Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

L’automne est ici. On a rangé les claquettes et ressorti les grosses chaussettes.  Les journées se font doucement plus courtes, et on se dit qu’on resterait bien juste à côté de la cheminée, avec une tasse de café et un bon livre (#teamcafé).

J’ai un sentiment mitigé vis-à-vis de l’automne. J’adores ses couleurs ! J’adore retrouver la bouffe doudou, la chaleur des plaids et les allées couvertes de feuilles orangées. Mais en même temps que la météo, l’humeur commence aussi à se faire capricieuse. Ça devient plus facile de râler, je suis toujours dans les premiers à choper un rhume, et y’a toujours une partie de mon corps qui a froid. Et en même temps que cette baisse de moral vient irrémédiablement une remise en question, le doute, la fatigue. C’est tous les automnes la même chose et j’ai beau le savoir en avance, pas moyen d’y échapper. Jusqu’au moment où j’ai dit STOP.

Photo : Autumn is coming

Alors je me suis plongé dans mes livres. Psycho, philo, développement personnel. Et j’en ai tiré des leçons applicables bien au-delà du blues automnal. Si j’en avais une seule à partager, ça serait ceci :

Tout commence en nous.

De but en blanc, là comme ça, à froid, c’est difficile de comprendre l’étendue de ces quatre mots. Mais ils sont pour moi essentiels, et je vais essayer, à travers trois livres, de vous faire comprendre pourquoi.

Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat

Résumé

Quentin se roule par terre dans le supermarché, Lucie pleure toutes les larmes de son corps parce que son ballon a éclaté, François se réveille toutes les nuits parce qu’un monstre le poursuit, Pierre est terrifié par les tunnels… Les parents sont souvent démunis devant les émotions de leurs enfants. Que faire devant les larmes ? Que dire face aux hurlements ? Comment réagir vis-à-vis des paniques ? Que dire aussi à Paul qui a perdu son papa ? à Mathilde, atteinte d’un cancer ? à Simon dont les parents divorcent ? Voici un livre très concret qui, puisant ses exemples dans le quotidien, vous aidera à accompagner votre enfant vers l’autonomie, à retrouver le contact avec votre propre enfance et à aller vers davantage d’harmonie familiale.

Source : https://www.babelio.com/livres/Filliozat-Au-coeur-des-emotions-de-lenfant/118287

Ce livre de parentalité m’a appris beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et m’a donné un regard neuf sur le monde, et sur moi-même. Je l’ai lu à la base par simple curiosité, parce que, ben, on n’a pas d’enfant, et c’est pas encore dans les tuyaux ^^. Mais je me suis vite rend compte que ce livre était bien plus. Qu’est-ce qui se passerait si on le lisait en se mettant à la place de l’enfant qu’on a été ? Secouez très fort, versez, et vous obtenez une bonne auto-thérapie !

Pourquoi est-ce nécessaire, me direz-vous ? Comprendre de quoi nous sommes faits, nos émotions, nos impulsions, nos peurs, nos manques, nos envies, nous permet d’avoir une meilleure emprise sur nous-même, et nous sommes les premiers acteurs face à nos émotions. C’est donc quelque chose de primordial. Cela passe d’abord par prendre conscience de nos défauts. Je ne parle pas ici de se dire “Ah, mais en fait je suis une plus grosse merde que ce que je pensais !”  Non ! Pas de jugement. C’est une prise de conscience, pas un pugilat ! Connaître nos défauts permet de savoir sur quoi il faut qu’on travaille pour s’améliorer. C’est la première pierre de l’édifice. L’objectif n’est pas non-plus d’être parfait. Parce que 1 : on s’en fout de l’être, 2 : de toutes façons c’est impossible, sauf sur Insta. Il s’agit plutôt de prendre pleinement conscience de qui nous sommes, et de bâtir à partir de là.

J’ai donc fait ce travail de déliaison (comme dirait Frédéric Lenoir dans La Puissance de la Joie). J’ai analysé mon passé pour comprendre qui j’étais aujourd’hui, sans rien épargner. Par exemple, je sais pourquoi j’ai tendance à faire le minimum syndical pour m’en sortir et passer à l’étape suivante. Disons que la stratégie parentale du “Tu peux mieux faire !” n’a pas marché super super sur moi… Oups 🙂 Là où ça devient problématique, c’est que j’ai tendance à ne pas aller jusqu’au bout des choses à cause de cela. Je travaille encore sur le sujet, il faut dire que c’est une habitude tenace, mais j’apprends petit à petit à me donner un cadre pour changer cela. J’essaie de mettre en place des astuces pour m’aider aller jusqu’au bout des choses, comme utiliser le plus possible mon calendrier. Mais si je n’y arrive pas, je me souviens que c’est un travail en cours et que je fais de mon mieux, qu’à cet instant précis, je suis comme je suis, et que j’essaie de m’améliorer, et que c’est là l’essentiel. (#empathie)

Le petit traité de l’abandon – Alexandre Jollien

Résumé

Alexandre Jollien poursuit sa quête d’une sagesse qui apporte la paix intérieure. Si la joie est le but, la voie royale pour la vivre est l’abandon ou, en termes bouddhistes, la « non-fixation ». Ne pas « fixer », c’est se débarrasser des représentations, et par là laisser la vie être ce qu’elle est. Cela rend la perte vivable. Cela rend ouvert à l’autre, au monde. C’est aussi un chemin pour s’accepter tel que l’on est, même handicapé.

Chacune des 20 pensées réunies dans ce livre est à la fois un remède et une méditation sur les obstacles qui nous écartent de la joie, et les chemins qui nous y conduisent. Ainsi s’esquisse « un art de vivre qui nous dépouille du trop et nous aide à trouver l’audace de danser joyeusement dans la ronde de l’existence ».

Source : https://www.babelio.com/livres/Jollien-Petit-traite-de-labandon–Pensees-pour-accueilli/702909

Passé la première étape de remise à plat des fondations, vient la seconde : construire des murs et un toit solide qui nous protégeront. Les conseils d’Alexandre Jollien pour cela, par ce qu’il a vécu et ce qu’il essaie de mettre en pratique au quotidien sont précieux.

Prenons un exemple concret : la comparaison aux autres. Je ne compte plus le nombre de fois où, après avoir scrollé bon nombre de comptes Instagram (oui, c’est mon réseau social favori, pourquoi ?), je me retrouvais avec le moral dans les chaussettes, regardant le prix des cordes chez Casto, parce que j’avais le sentiment que ma vie, et par extension, ma personne, n’avait aucune valeur. Vous voyez de quoi je parle ? Jollien nous livre ses pensées et ses outils mentaux contre ce fléau. Cela commence par accepter ce que nous sommes. Placer la perfection que nous recherchons dans la réalité et dans l’instant présent. En d’autres termes, ce que nous voyons chez les autres, notamment à travers les réseaux sociaux, ne représente qu’une vision artificielle des choses, un idéal, un imaginaire. Nous pouvons nous en inspirer, mais il serait illusoire de vouloir l’atteindre. Non, la vraie question est, comment faire pour atteindre la joie, ici, et maintenant. Car c’est ça qui est vraiment important, l’essentiel.

Une autre notion importante à mes yeux qui a vraiment changé mon existence est de reconnaître les choses qui dépendent ou pas de moi. Cette idée vient de la philosophie stoïcienne (Epictète).  Elle nous dit qu’il ne faut pas désirer ce qui ne dépend pas de nous si l’on veut accéder au bonheur : si quelque chose ne dépend pas de nous, nous ne pouvons donc pas maîtriser cette chose. Et si cette chose n’est pas comme nous le souhaitons, alors nous sommes malheureux. Alors que faire ? Accepter les choses qui ne dépendent pas de nous comme elles sont, et agir sur ce qui dépend de nous pour façonner notre réalité.

Avec cet outil en poche et avec un peu d’entraînement, nous pouvons mieux accueillir les événements, et construire ces murs qui nous protégerons. Et il en faudra de l’entrainement, car accepter ce qui ne dépend pas de nous est un exercice difficile. Accueillir nos sentiments comme ils sont, les laisser vivre et mourir, et passer à la suite, ce n’est pas quelque chose d’évident au début. Mais, comme une maison ne se bâtit pas en un jour, notre force mentale non plus. Cela demande du temps, de la patience, de l’attention, et de l’empathie envers nous-même. Ça tombe bien, on a toute la vie :).

La puissance de la joie – Frédéric Lenoir

Résumé

« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?

J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture narcissique et consumériste, mais différente aussi des sagesses qui visent à l’ataraxie, c’est-à-dire à l’absence de souffrance et de trouble.

Pour ma part, je préfère une sagesse de la joie, qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer. Sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza et de Nietzsche, une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie…

… Pour trouver ou retrouver la joie parfaite, qui n’est autre que la joie de vivre. »

Source : https://www.babelio.com/livres/Lenoir-La-puissance-de-la-joie/785305

Je pense que ce livre, je vais le lire, lire et relire encore !  Il m’a appris à faire la différence entre le bonheur, le plaisir, la joie, et les liens entre ces notions. À travers les philosophies aussi bien occidentales qu’orientales, Frédéric Lenoir tente de nous montrer la voie vers la joie. La voie, ou les voies, car il en existe plus d’une, mais c’est avant tout quelque chose qui se cultive. Un état où nos émotions les plus belles explosent en nous et nous subliment.

La joie selon Spinoza, philosophe du XVIIe siècle, et l’un de mes chouchous : il distingue deux types majeurs de joies : passive et actives. Les joies passives sont celles qui dépendent d’une source extérieure, comme un partenaire, un collègue, etc. Les joies actives sont celles qui n’a que nous comme cause. Ces dernières sont plus fortes, plus longues, plus intenses. Les joies passives ne sont pas toutes mauvaises pour autant. Elles peuvent elles aussi nous aider dans notre construction personnelle. Mais elles peuvent aussi nous apporter plus de malheur que prévu.Par exemple quand nous idéalisons quelque chose. Il est rare que ces choses soient à la hauteur de nos attentes, ce qui provoquera chez nous l’inverse de l’effet escompté.

Ok, et qu’est-ce qu’on fait de ça, me diriez-vous ? Si les joies actives sont fortes et durables, il serait judicieux de préparer en nous un terrain propice à leur apparition. En nous, encore une fois, parce que par définition, ces joies sont actives parce que nous en sommes la seule cause. Pour moi, cela passe par me fixer des objectifs d’évolution : lire et écrire plus, faire de la longboard, m’améliorer en photographie. Uniquement des choses qui ne dépendent que de moi.

Petite parenthèse sur les objectifs. Un objectif ne se définit pas n’importe comment. Il faut de la précision dans la matière. C’est comme les résolutions de début d’année. Si c’est trop irréaliste, ça rate parce que la marche est trop grande. Si c’est trop vague, ça rate parce qu’il n’y a pas de limite et on ne sait pas quand on remplit l’objectif ou non. S’il n’y a pas d’objectif de date, ça rate parce qu’on peut toujours repousser la limite de temps. Prenons la longboard dans mon cas. Je voulais absolument en faire, parce que, beh, je trouve ça super cool. J’ai défini mon plan d’action comme suit :

Objectif : Pouvoir me balader dans la rue sur ma planche.

  • Etape 1 : Tenir sur la planche en statique
  • Etape 2 : Tenir sur le planche en roulant à plat, dans un endroit dégagé et sur route toute propre
  • Etape 3 : Rouler sur les trottoirs dégagés (pour appréhender les trous)
  • Etape 4 : Utiliser la longboard pour mes déplacements en ville.

Objectif de temps : 1 mois (réalisable, parce que j’avais déjà fait un peu de skateboard)

Entrainement : Week-end au début, puis tous les midis 20 minutes.

Simple, réalisable, précis.

Mais revenons à nos moutons. La réalisation de ses objectifs ne dépend que de moi. Je suis acteur de ma vie, et seul maître à bord. La joie que j’en tire n’a pas d’égal. Si je n’y parviens pas, je n’aurais quand même pas été statique. J’aurais appris, sur moi, sur le sujet en question (photographie, skate, etc.). J’aurais essayé. Spinoza parle de la force de vie, qui nous met en mouvement. Le Conatus, la persévérance dans son être. Cette persévérance augmente quand nous sommes fidèles à ce que nous sommes, et que nous essayons de nous améliorer, ce qui a aussi pour incidence d’augmenter notre ouverture à la joie.

Conclusion

La joie est donc une recherche permanente, quotidienne. Elle se trouve dans les petites choses de la vie, dans le partage, l’échange, l’empathie. L’empathie envers les autres, mais aussi et d’abord envers nous-même. Apprendre à se connaître, accepter qui l’on est et d’où nous venons constitue la première étape vers le bonheur. Ces trois ouvrages sont mes guides vers une vie meilleure, et j’espère que les partager ici pour vous aider, ne serait-ce qu’un peu, à améliorer la vôtre.

Et vous ? Quels sont vos trucs pour vous rendre la vie meilleure ?

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

En ce début année, propice aux bonnes résolutions, j’ai eu envie de parler de minimalisme et de partager avec vous notre expérience sur le sujet ainsi que nos motivations, nos échecs et nos réussites.

D’ici un mois ou deux, nous allons voir fleurir un peu partout les sujets sur le ménage de printemps, le rangement et la bonne organisation des placards. Or pour la plupart d’entre nous, j’ai tendance à penser que nous ne manquons pas vraiment de place ou d’organisation mais que nous avons surtout beaucoup trop d’affaires ! (si vous habitez dans une chambre de bonne de 9m² sous les toits à Paris – douche comprise et toilettes sur le palier – vous n’êtes pas visé évidemment^^).

Parler de minimalisme permet de réfléchir sur notre rapport aux objets, à leur valeur que nous leur portons, à la manière dont nos affaires peuvent changer le regard que l’on porte sur nous-même ou de comment le regard des autres modifie notre façon de consommer.

Dans ce premier article sur le sujet, je vais d’abord vous parler de notre parcours : qu’est-ce qui nous a poussés à suivre ce chemin ? Quels sont les objectifs d’une telle démarche ?

Notre déclic

Bougie

Pour nous, tout a commencé un soir d’hiver il y a 3 ans un dimanche soir. Nous nous préparions à aller nous coucher, pas tout à fait prêts à entamer une nouvelle semaine. Gwen était déjà dans la chambre, je finissais de me brosser les dents et d’enfiler mon pyjama. Quelques vérifications de routine : porte d’entrée bien fermée, extinction des lumières, les chats dans le salon… Direction la chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. C’était sans compter sur la poignée de porte qui qui choisit à ce moment là de me rester dans la main, condamnant la porte avec Gwen d’un côté et moi de l’autre. J’ai repensé aux trois autres poignées de portes déjà cassées pendant le mois et à notre facture de chauffage astronomique malgré les 16°C dans l’appart, c’en était trop ! Après un long moment à essayer de démonter la poignée avec une lame de rasoir (les tournevis étaient rangés dans la chambre, logique je sais), j’ai décidé que, là, vraiment, il fallait qu’on bouge : « On déménage ! ».

La décision était prise, mais on ne savait pas encore où cela nous mènerait. En effet, pour pouvoir déménager plus facilement nous avons du nous délester de beaucoup de nos biens matériels.

Nous avons donc commencé, plein d’enthousiasme, à préparer les cartons, remplir les valises, vider les meubles et la cave. Ah la cave ! A l’époque elle était tellement pleine qu’on ne pouvait littéralement plus passer la porte. Pour accéder au fond, il fallait escalader une cuisinière si je me souviens bien, la faute à toutes nos affaires d’étudiants entassées dedans. Nous nous sommes donc retrouvés un peu ahuris devant notre montagne de bazar en nous demandant « comment on a fait pour accumuler autant de trucs ?!».  Cette étape nous a vraiment permis de nous rendre compte de la quantité d’objets que nous possédions et d’ouvrir les yeux sur notre surconsommation. Quand vous retrouvez un pèle-pomme au fin fond d’un placard alors que vous avez l’habitude de les manger entières avec la peau, vous vous interrogé sérieusement sur votre capacité à acheter n’importe quoi (et à balancer vos sous par les fenêtres par la même occasion !).

Nous avons alors débuté le grand jeu du tri en mettant les choses « qui ne servent à rien » d’un côté et tout le reste de l’autre. Parmi les choses éliminées, il y avait tous les vêtements que nous n’avions pas mis depuis 1 an ou plus, les gadgets, de vieilles peluches, les DVDs qu’on ne regardait jamais, nos anciennes affaires d’étudiants, les trucs en double ou en triple exemplaire… L’idée était simple : moins on en garde, moins de cartons on aura à faire et à transporter. #teamfeignasse. Nous avons ainsi pu éliminer six ou sept de sacs de 100L de vêtements, donner plus de 300 lots d’objets en tout genre et revendu pas mal des choses entassées à la cave. C’est donc considérablement allégés que nous avons enfin quitté notre vieille appartement !

En arrivant dans la nouvelle maison, nous nous sommes fixés une règle : tout doit rentrer dans les placards intégrés, à une exception prête : les livres, la grande passion de la maison. Que voulez-vous, nous ne sommes pas parfaits 😉 . Nous nous sommes alors rendu compte que nous avions toujours trop d’affaires. Les placards débordaient toujours et nous avions du mal à tenir notre résolution à garder la table à manger sans rien dessus. C’est à ce moment que nous avons découvert que ce que l’on avait fait naturellement portait un nom « le minimalisme » et que plein de gens en parlaient sur les blogs, dans les livres ou les magazines ! Il se trouve qu’actuellement, le rangement et le désencombrement sont des sujets qui ont le vent en poupe, il y a donc pléthore de bouquins disponibles dans les rayons, des plus pratiques au plus théoriques en passant par les plus farfelus aussi. Vous trouverez ci-dessous une petite sélection non-exhaustive de livres sur ce thème. Ceux avec une petite étoile devant sont ceux que nous avons lus :

Chaque auteur propose sa propre définition du minimalisme. Ils sont tous inspirant à leur manière et donnent envie de commencer à désencombrer. Par contre certains adoptent un ton extrêmement péremptoire, du style à vous dire combien de paires de chaussettes vous êtes supposés avoir dans votre tiroir pour être un « vrai » minimaliste. Il faut donc garder son esprit critique et prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit. Ce n’est pas du tout notre vision des choses et je vous propose maintenant de vous parler de notre façon de faire.

Notre vision du minimalisme

Salon

Définir ce qu’est le minimalisme n’est pas une mince affaire tant les points de vue diverges.

Commençons par le plus évident : non (!), ce n’est pas souhaiter vivre dans une cabane au fond d’un bois de l’arrière-pays, vivant uniquement d’amour et d’eau fraiche en élevant des brebis (Maman, merci pour ton soutien sans faille XD Je t’aime !).

Notez qu’on a le droit de vouloir ça hein ! Certaines personnes vont effectivement jusqu’à vivre avec 100 objets ou moins et adopter un style nomade. Ceci étant dit, c’est loin d’être la majorité des cas et je ne pense pas que ce style de vie convienne à tout le monde.

Le minimalisme n’est pas non plus réservé à ceux qui ont plein de sous, sont sans enfants, vivent à Paris, aux hippies ou à ceux tiennent un compte instagram ou une galerie sur Pinterest (rayez les mentions inutiles). On n’est pas obligé d’adopter les murs tous blancs ou de vivre dans un appart digne d’un magazine de déco ! Et même les familles avec enfants peuvent s’y mettre. J’irais même jusqu’à dire qu’elles le devraient ! 😉 Plein de familles partagent leur témoignage sur le net, par exemple ici, ici ou .

Le principe du minimalisme d’après nous : vivre aussi bien (ou mieux), avec moins de choses, revenir à nos vrais besoins, libérer de l’espace et retrouver du temps pour voir nos proches, vivre des expériences enrichissantes et réaliser tous les projets qui nous tiennent à cœur mais que l’on reporte en permanence d’habitude. Le minimalisme c’est aussi très bien pour simplement prendre le temps pour faire la sieste (j’adore la sieste) !

À mon sens, il n’y a pas de minimaliste parfait, d’objets à avoir ou au contraire, à éviter absolument. Chaque personne ou famille doit adopter un mode de vie qui lui convient en prenant le temps de réfléchir à ses propres besoins. Certains vous diront qu’ils n’ont pas besoin d’un micro-onde ou d’un canapé, d’autres qu’ils n’ont plus aucuns livres ou d’objets de décoration chez eux… Chez nous, des bouquins, il y en a plein (Gwen a une collectionnite aigüe de livres de cuisine végétale) (il parait qu’elle se soigne mais j’ai un doute). On a aussi une chambre qui sert de salle de sport avec plein de poids, d’haltères, kettlebells et autres joyeusetés parce qu’on s’en sert tous les jours. (Ca fait parti des avantages d’habiter à la campagne de pouvoir faire ça, je le reconnais.) Chez d’autres, ça serait totalement superflu. En revanche, vous ne trouverez pas de consoles de jeu ou de tablettes chez nous. Il n’y a pas un minimalisme mais autant de façon de faire et de vivre que de personnes.

Vinyles

Certains vont jusqu’à compter le nombre de leur possession pour pouvoir ensuite juger de leur degré de minimalisme. Personnellement je n’en vois pas l’intérêt du tout. Pour moi, le minimalisme c’est se détacher du matériel, et non remplacer une obsession (accumuler des objets) par une autre (réduire ses possessions coûte que coûte). Je trouve que compter ses affaires revient à remettre les objets au centre de notre attention alors que l’on cherche justement à s’en défaire.

Pour nous le mode de vie minimalisme est aussi fortement lié aux problématiques environnementales, à la réduction de nos déchets et au végétarisme. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Dans les prochains articles sur ce thème, je reviendrais plus en détails sur les aspects pratiques : comment désencombrer et que faire des objets en trop. Je tenterais de répondre à la « grande question » que tous nos proches se posent « sont-ils fous ? » « Qu’est-ce que cela peut bien leur apporter de tout vider comme ça, aussi bien mentalement que physiquement ? ».

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

skull

Oui, je sais ce que vous allez dire. « Mais les pirates, ils sont méchants ! Ce sont des brutes sanguinaires qui pillent, violent et détruisent tout sur leur passage ! ».

Et si on vous avez menti ?

« Quoi ? Mensonges et fourberie ? Pirates des caraïbes n’est pas une description exacte de la réalité ? Mais qui étaient-ils alors ? Et pourquoi donc suis-je en train de lire un article sur les pirates ? »

Et bien les enfants, essayez-vous dans votre canapé préféré, avec un bon chocolat chaud (parce qu’il faut prendre les bon réflexes de l’automne approchant), et laissez-vous conter leurs histoires !  … Et puis faut dire ce qui est, y’en a marre des zombies !

LES PIRATES DE TOUS LES PAYS – MARCUS REDIKER

Converture pirate

J’ai tendance à fonctionner par phase. Philosophie, psychologie, éducation, zombies … et maintenant, pirates (cherchez le lien). Il y a quelques temps, j’étais dans ma phase « Politique », et au détour d’une vidéo, je suis tombé sur une personne ventant le système politique des pirates. Il avait gagné mon indivisible attention. Cette personne, dont je ne saurais retrouver le nom malheureusement, conseillait les ouvrages de Marcus Rediker, historien et professeur, portant un intérêt particulier pour les boucaniers et flibustiers de l’atlantique, et affirmait que les pirates n’étaient pas des barbares comme on essaie de nous faire croire, mais des personnes extrêmement démocratiques ! (Whaaaaat ?!)

Piqué au vif, je me suis (enfin) procuré son livre, et je n’en suis absolument pas déçu ! À tel point que j’ai saoulé mes collègues à en parler sans cesse, et j’avais une folle envie de m’acheter un tricorne et de mettre un eye-patch !

RÉSUMÉ DU LIVRE (4E DE COUVERTURE)

L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726)

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »
Charles Bellamy.

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

SUR LA ROUTE DES FLIBUSTIERS

Livre pirate

Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Robert dit le Baronnet Noir, England, Kennedy, Fly, mais aussi Anne Bonny et Mary Read, ce livre nous fait le récit de leurs aventures, mais surtout nous raconte comment et pourquoi ils et elles se sont « mis et misent à leur compte ». C’est un livre d’histoire certes,mais pas celle des vainqueurs. Et c’est tout de suite moins noir et blanc.

Il s’agit d’histoires de héros ! Car oui, ces hommes et ses femmes étaient considérés comme des héros par beaucoup. Ils se battaient contre les Etats et les marchands, et pour un monde meilleur, régit par des règles qu’ils auraient tous choisi. La fin du XVIe siècle voit la naissance du capitalisme, et laissez moi vous dire, que ça s’est pas fait dans la joie et l’harmonie ! Ça fout même plutôt la rage, et on comprend vite pourquoi les mutineries étaient fréquentes. Imaginez que vous arriviez au bureau le matin, que le capitaine vous attende avec un fouet au cas où vous voudriez prendre une pause café, que vous pouviez vous asseoir sur votre salaire, qui de toutes façons ne pèse pas bien lourd, et qu’à manger le midi, vous aillez à peine de quoi remplir une carie. C’est bon ? Maintenant imaginez que c’est le XVIIe siècle et que la médecine avait encore beaucoup de progrès à faire … Et c’est pas un bureau, mais un bateau. Et vous n’avez pas vraiment voulu venir par vous même, alors on vous a forcé. Eh bien c’était ça, la marine du XVI et XVIIe siècle ! Française, anglaise, hollandaise, espagnole ou portugaise, même combat. Et ça, c’est si on avait de la chance. Parce qu’on pouvait aussi être un esclave, vendu au plus offrant…

Alors ça donne envie de casser de l’officier ? Ça vous rappelle quelqu’un au bureau, et vous irez travailler demain en chantant des chansons pirates ?

Parce que c’est là la volonté primaire de ces milliers de personnes : se venger des injustices commises, retrouver leur liberté et le droit de choisir. Choisir une vie plus joyeuse, plus remplie ! … Bon, plus courte du coup aussi, car hors-la-loi.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Y’a pas à dire, j’ai vraiment apprécié lire ce livre. Je l’ai trouvé d’abord bien construit. La trame ne se base pas sur le temps, mais prend un élément de la vie pirate (vie à bord, système politique, justice, etc…) et prends plusieurs exemple sur la période historique.

Cette lecture a beaucoup raisonné en moi, car c’est malgré tout d’actualité. Beaucoup de monde essaie de trouver une issue à notre société actuelle. Ecologie, décroissance,  grèves, pédagogies alternatives … Tous les sujets sont taclés par le peuple pour trouver de meilleures solutions à celles proposées, et tendre vers plus de bonheur. C’est aussi ça d’être un pirate !

Illustration pirate

Un petit mot sur les illustrations se trouvant à l’intérieur du livre, à chaque début de chapitre. Elles ont été réalisées par Thierry Guitard. Elles aident beaucoup à l’immersion, et ont bien stimulées mon imagination ! XD

CONCLUSION

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais heureusement que les historiens sont là pour rétablir la vérité. J’ai adoré apprendre l’univers des pirates, et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même. D’une manière générale, ce livre me rappelle qu’il faut sans cesse remettre en question ce qu’on nous dit et ce qu’on nous a appris, de sans cesse apprendre, réfléchir, et contruire. Cela ne pourra que nous rapprocher de notre liberté, et de celle qui nous suivront.