Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Après vous avoir raconté notre déclic, présenter quelques méthodes de désencombrement et donner quelques pistes pour se débarrasser des affaires en trop, c’est le moment de parler des bénéfices directs du minimalisme !

Adopter un mode de vie plus minimaliste a un certain nombre d’avantages et je vous propose ici un petit tour non exhaustif de ceux que l’on a constaté à la maison. Il y a les avantages directs et visibles tout de suite (gain de place, de temps) et les avantages que l’on constate avec le temps, au fur et à mesure que l’on progresse.

Le seul inconvénient que j’ai trouvé à ce jour, c’est que parfois on nous trouve un brin bizarre avec notre manie de ne rien garder.

Gagner de l’espace

Le fait de désencombrer son appartement ou sa maison permet en premier lieu de récupérer de l’espace : au sol, dans les placards, sur les murs… Il arrive souvent que l’on se rende compte que certains meubles sont finalement en trop. Nous avons par exemple débarrassé un buffet ainsi qu’un bureau.

Certaines personnes finissent même par déménager pour une surface plus petite parce qu’elles réalisent que leur habitation est bien trop grande pour leurs véritables besoins.

On gagne donc de la place pour circuler et un certain apaisement visuel. Là c’est propre à chacun mais, personnellement, le fait de pouvoir poser mon regard sur des zones non encombrées me fait beaucoup de bien. Les surfaces planes sont vides par exemple.

La maison est bien plus agréable à vivre de façon générale.

 

Gagner du temps

Le minimalisme fait gagner du temps de plusieurs façons.

D’abord, on passe moins de temps à entretenir nos affaires, vu qu’on en a moins. Fini les journées entières à « ranger » le garage vu qu’il est tout le temps rangé. Le ménage prend moins de temps vu que les surfaces sont dégagées et qu’il n’y pas de trucs qui trainent partout. Plus besoin de slalomer ou de soulever chaque objet pour faire les poussières ! À titre d’exemple, le ménage de la maison nous prend 1h par semaine.

On trouve nos affaires plus rapidement ! Plus besoin de fouiller les placards quand on a besoin de quelque chose (J’ai souvenir de trousseaux de clés retrouvés au milieu des épingles à linge chez mes parents…).  Chaque chose à sa place, située proche de son lieu d’utilisation si possible et dans l’idéal, facilement accessible.

On gagne aussi du temps parce qu’on ne fait plus (ou peu) de shopping. Je vais dans un magasin uniquement si j’ai un besoin spécifique et que je n’ai pas trouvé mon bonheur d’occasion, ce qui est relativement rare maintenant. Je suis toujours perplexe quand on me dit ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner ou de faire du sport et qu’on m’annonce ensuite avoir été faire du lèche vitrines tout le samedi « pour le fun ». Faire les magasins, c’est clairement le contraire de ce que je considère comme un loisir.^^

Tout cela pour dire que grâce au minimalisme, j’ai gagné du temps et j’ai pu le réinvestir dans ce qui m’importe vraiment : à savoir le sport, la lecture, la cuisine et le blog.

 

Faire des économies

On n’achète plus à tord et à travers, donc on économise nos sous. Voilàààà. CQFD. XD

Cela peut paraître antinomique pour certains. En effet, parfois, le fait d’être minimalistes nous fait payer plus cher un objet, parce qu’on privilégie la qualité pour pouvoir le garder et l’utiliser longtemps. Ceci étant dit, il faut choisir la « juste qualité » plutôt que la plus haute disponible sur le marché. Par exemple, la ménagère 12 couverts en inox basique est très bien pour tous les jours ET pour recevoir ! Pas besoin d’aller mettre 400€ la dedans ! En revanche, on a mis le prix pour les couteaux de cuisine qui sont utilisés de façon intensive tous les jours. Nous les avons choisis robustes, garantis à vie et réparables facilement.

Surtout, on apprend à se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Spoiler : la réponse est souvent non et l’achat peut ainsi être évité. Parfois, c’est oui et on y va. Parfois, c’est non et on décide de s’offrir l’objet de notre convoitise quand même. Les objets futiles apportent aussi leur lot de petits bonheurs : un joli collier, un bon roman, un legging de running un peu plus seyant… Mais au moins, les achats effectués le sont en conscience, et non sur un coup de tête. Notre compte en banque nous remercie. Pour ses achats-envies, surtout ceux nécessitant un investissement important, Jo utilise la technique suivante : quand une envie est là, elle subit le test des trois mois. Si trois mois après, l’envie est toujours là, c’est que ce n’était pas une envie de passage, et que l’investissement en vaut la peine.

Si vous déménagez pour une habitation plus petite, l’impact sur les finances sera probablement direct : loyer moins élevé, facture de chauffage et d’électricité à la baisse, etc. (Attention, l’astuce ne fonctionne pas si vous passez de la province/ banlieue à Paris. ^^)

La encore, ça permet de réinvestir l’argent dans ce qui nous importe vraiment. En l’occurrence, nous, on fait gonfler un PEL et on part en Irlande ce printemps. Certains partiront faire un tour du monde, d’autres iront plus souvent au restaurant ou d’autres encore auront simplement des fins de mois plus zen ou feront des dons à des associations. J’ai aussi lu que certains, forts de leur changement de mode de consommation, ont pu choisir de passer à mi-temps sereinement et ainsi passer plus de temps avec leurs proches. C’est le cas de Marina par exemple, qui raconte son expérience ici. Je trouve ça très inspirant.

 

Apprendre à mieux se connaitre

Le fait d’avoir peu de choses et de les utiliser régulièrement permet de mieux cerner nos goûts et nos usages au fur et à mesure. Résultat : on se plante de moins en moins quand on achète quelque-chose et on sait ce dont on a vraiment besoin au quotidien.

Effet collatéral : on devient (encore un peu) plus compliqué pour les cadeaux. 😉 (Tu vois maman, je ne suis pas une fille indigne, je sais juste très précisément ce que j’aime et ce que j’utilise.)

 

Voyager léger

On peut partir à deux avec seulement une petite valise pendant plusieurs jours. C’est hyper agréable pour voyager ! (sauf si on prend nos affaires de sport en plus du reste) (là clairement ça ne rentre plus dans la valise ahem).

 

(Ré)apprendre à se satisfaire de ce que l’on a

C’est le point le plus important selon moi. Le minimalisme nous réapprend à apprécier ce que l’on possède. On perd le réflexe de courir acheter dans un magasin dés qu’on veut faire quelque chose. On regarde ce que l’on a dans nos placards qui pourrait très bien faire l’affaire ou on emprunte ponctuellement à nos voisins, collègues ou amis.

Par exemple à Noël, j’ai emprunté un moule à cake à ma voisine. J’en avais besoin de deux pour l’occasion mais le reste du temps, un seul me suffit largement !

Autre exemple, dernièrement j’ai eu envie de changer mon appareil photo et de monter en gamme. Après en avoir parlé avec mon papa, il m’a proposé de récupérer son ancien Nikon D90 qui traînait dans un placard. L’appareil fait de meilleures images que mon ancien reflex et convient très bien pour mon usage actuel. J’ai économisé 1000€. \o/ Merci papa !

Pour l’inspiration, j’aime beaucoup la phrase « Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a ».

 

Réduire son impact environnemental

C’est un peu la conséquence directe de plusieurs points listés plus haut et je le place ex-æquo avec le point précédent en termes d’importance.

En effet, l’achat d’un objet neuf génère des déchets, puise dans les ressources mondiales, pollue et finalement pèse sur les ressources et les écosystèmes. Apprendre à s’en passer et adopter une consommation raisonnée permet donc, a fortiori, de limiter notre empreinte écologique.

De plus, le fait de faire des économies d’un côté peut permettre de faire des choix plus responsables et éthiques pour les achats neufs que l’on se décide finalement à faire.

 

Et vous, vous en êtes où par rapport à tous ça ? Vous trouvez ces mêmes bénéfices ou vous en avez d’autres encore ?

 

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

minimaliste, don, vente et tri

Une fois que l’on se décide à trier nos affaires et à désencombrer, on se retrouve avec plein d’objets sur les bras dont on ne sait pas forcément quoi faire. Pour autant, il est hors question de tout jeter manu-militari (n’est-ce pas papa ?). Ça serait anti-écologique au possible et clairement un grand gâchis.

Pour se délester de ses affaires en trop, il y a plein de solutions différentes. Certaines prenant plus de temps que d’autres et certaines permettant de récupérer quelques sous au passage. C’est un peu le bonus du désencombrement.

Et non, on ne refile pas tout à son frangin, sa tante, ses copines ou toute autre personne proche de nous sous prétexte que « ça débarrasse ». Si vos proches ont vraiment besoin d’un objet précis dont vous ne voulez plus, banco. Par contre, si c’est juste parce que « ça pourrait servir », oubliez, ça va simplement les encombrer.

Revendre

  • Pour les livres, CDs et DVDs il y a le site momox qui propose de les racheter pour quelques euros. Vous rentrer les produits en ligne, vous les mettez en cartons et vous expédiez (les frais de port sont pris en charge par le site). Après vérification du colis, momox vous verse la somme convenue au départ. Parfois, le site reprend certains items à un prix vraiment dérisoire – 0.15 cts le DVD… – et n’en reprend pas du tout certains autres. Notez que les livres récents sont repris à des tarifs plus avantageux que les anciens. Petit bémol : certains ont eu de mauvaises surprises avec des livres indiqués manquants alors qu’ils les avaient mis dans le paquet. Personnellement, tout s’est toujours très bien passé et j’ai récupéré quelques centaines d’euros de cette façon.
  • Pour les vêtements, chaussures et accessoires, il y a Vinted. Je trouve ce site beaucoup plus pratique que le bon coin, pour les ventes comme pour les achats. J’y ai personnellement vendu quelques affaires et j’y achète la grande majorité de mes vêtements et chaussures.
  • Le bon coin, pour tout et n’importe quoi. Un grand classique que tout le monde connait. Bien pratique pour dénicher ou vendre des objets de seconde main près de chez soi.
  • Pensez également à la plateforme Etsy. Vous seriez surpris de ce qui se vend, et cher en plus. J’ai vu dernièrement des bols blancs à petites fleurs bleues vendus 18€ les 2 alors que ma mère a les même depuis 20 ans… Mais si ça fait vintage, ça se vend cher !
  • Easy-cash (ou autre) : qui reprennent aussi les livres, CDs et compagnie. Mais également les machines à café, petit électro-ménager, instrument de musique. L’avantage c’est que ça va vite, l’inconvénient c’est que généralement, ils vous reprennent tout ça pour une bouchée pain. N’espérez pas en tirer un bon prix. Ceci dit, ça sera toujours plus que ce que vous gagneriez en le laissant au fond d’un placard à prendre la poussière…
  • Pour les bijoux en or, des boutiques spécialisées existent. Il y a aussi la possibilité de les refondre et de créer ainsi des bijoux qui sont à votre taille ou simplement plus à votre goût.
  • Les vide-greniers. Ils peuvent être l’occasion de passer une journée sympa si vous y aller à plusieurs. J’en ai fait un seul et j’en garde un bon souvenir. Le souci majeur à mon sens c’est qu’il faut payer l’emplacement, se lever aux aurores et emmener tout son barda avec soi (et le reprendre à la fin de la journée si tout n’est pas parti).
  • Organiser un vide-maison. Jamais testé personnellement mais je crois régulièrement des panneaux sur ma route indiquant des vide-maisons aux beaux jours. Une façon pratique de faire le vide, surtout si vous voulez vendre de gros meubles ou autre objet très encombrant.

Donner

  • Sur internet, il y a par exemple la plateforme Donnons.org. C’est parfait pour donner les objets au fur et à mesure de son tri et à des gens proches de soi. Je vous conseille de préciser dans vos annonces que vous ne faites pas d’envois et qu’il faut venir chercher les dons chez vous. On a donné plus de 300 lots d’objets via ce site et ça s’est toujours bien passé. On a même eu quelques fois des pots de confiture, de la compote maison ou du chocolat en cadeau. Une autre fois un monsieur nous a offert un très bon couteau de cuisine en échange de plusieurs cartons de vaisselle en vrac. Je l’utilise encore 2 ans après !
  • Sur facebook, il existe des groupes de trocs et/ou de dons par région. Je n’ai jamais testé pour le moment.
  • Emmaus : soit vous y allez pour déposer les affaires, soit vous prenez rendez-vous et ils se déplacent. Cela peut être très pratique si vous avez beaucoup de choses à donner d’un coup ou des objets volumineux. Ils sont venus une fois chez nous quand nous avions un sommier pour deux personnes à donner. Il y a probablement d’autres associations qui reprennent certaines affaires près de chez vous. Par exemple, à Montargis, le secours populaire reprend les jouets en bon état.
  • Les ressourceries : regardez sur internet il y en surement un proche de chez vous. Vous pouvez tous leur ramener, même les objets cassés. Ils s’occupent de les réparer et les remettent sur le marché de l’occasion pour un prix modique.
  • S’il y a une ludothèque près de chez vous, vous pouvez aussi leur proposer vos jouets en surnombre.
  • Vous pouvez déposer vos magazines dans la salle d’attende d’un médecin. Les patients vous remercieront, ils en avaient ras le pompon de lire et relire le numéro d’avril 2004 de Voici…
  • Pensez à ramener les cintres en fer au pressing si vous en avez chez vous. C’est toujours ça de fait.
  • De plus en plus les boites à dons se développent dans les villes et même les villages. Peut-être qu’il y en une près de chez vous ?

Réutiliser

Vous pouvez choisir de donner une seconde vie à certains objets. Pour ma part, j’ajouterais : seulement si vous en avez réellement l’utilité.

Par exemple, vous pouvez fabriquer un sac en tissu à partir d’un vieux tee-shirt ou des lingettes lavables avec d’anciennes serviettes éponges. Mais n’allez pas garder de vieux machins parce que ça pourrait être réutilisé un jour dans une autre vie lointaine ! Je vous vois venir ! 😉

Jeter

Je jette les choses uniquement en dernier recours, si c’est cassé et irréparable, toxique ou simplement usé jusqu’à la corde.

Pensez à aller à la déchetterie près de chez vous et surtout à bien trier. Pas question de jeter de l’électronique dans votre poubelle ménagère par exemple.

Piles, appareil électriques, produits ménagers, peintures, verre, carton, textiles… Tout cela doit aller dans des bennes bien spécifiques pour être ensuite soit recycler soit traiter correctement.

 

Et vous, comment faites-vous pour vous défaire de vos objets de façon éthique ?

 

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

*Petit disclaimer : non, je ne vous promets pas le bonheur absolu et immédiat parce que vous aurez désencombré votre intérieur. Par contre, vous pourrez certainement vous libérer du temps, retrouver un peu de sérénité chez vous et avoir les chaussettes qui vont ensembles le matin, ce qui n’est déjà pas si mal ! 😉

De prime abord, ce travail peut paraître insurmontable, effrayant ou irréaliste (rayer la mention inutile) (ou pas). Cependant, à mon sens, il est indispensable et on ne regrette pas une seule seconde de l’avoir entrepris à la maison. 

« N’ai rien dans chez toi qui tu ne sais pas être utile ou que tu ne penses pas beau »

Avant de commencer, si vous n’avez pas encore lu notre premier article sur le minimalisme, c’est ici. On y raconte notre déclic.

Maintenant, je vous propose faire une petite expérience ensemble : ouvrez un tiroir de votre cuisine. Est-ce que vous pouvez y trouver un objet qui ne vous a pas servi depuis un mois ? Six mois ? Un an ? Si vous arrivez effectivement à trouver cet objet, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui vous pousse à le garder ?

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

Voyons si votre réponse se trouve dans l’une de ces catégories :

  • Catégorie 1 : « Au cas où… » aussi connu sous le nom : « On sait jamais… » ou encore : « ça peut servir ! »
  • Catégorie 2 : « Mais c’est un cadeau ! »
  • Catégorie 3 : « Je l’ai acheté y’a pas longtemps ! »
  • Catégorie 4 : « Si si je m’en sers ! Regarde ! »
  • Catégorie 5 : Les doubles, triples, quadruple
  • Catégorie 6 : Les gadgets, trucs publicitaires et détritus en puissance

Vous avez répondu oui ? Plusieurs fois ? Effectivement, il serait peut être utile de trier un peu. 😉

Il est très facile d’acheter ou de garder des objets dont nous n’avons au final aucune réelle utilité. Il y a plein de raisons qui peuvent expliquer ces comportements : envie (consciente ou non) d’accéder à un certain niveau social, peur de manquer, culpabilité à l’idée de se débarrasser d’un objet, peur de regretter…  Il arrive souvent que l’on achète quelque chose sans vraie raison, juste pour se récompenser ou compenser une émotion négative. L’action de consommer libère de la dopamine, hormone du plaisir et nous incite à recommencer régulièrement. On est stressé, on cherche un exutoire rapide et on va faire les magasins. On achète alors une énième paire de baskets/ bottes/ jeans/ livre/ CD/ perceuse (insérez ce que vous voulez^^).

Nous entassons donc des choses dans nos placards jusqu’à ne plus pouvoir les ouvrir. Nous ne savons plus quoi faire de nos affaires et certains vont même jusqu’à louer des espaces de stockage supplémentaires, déménagent dans (encore) plus grand et s’endettent. Ce qui est quand même un comble quand on sait que la surface habitable par personne en France n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui : environ 40m² par personne en moyenne en 2006 contre 31m² en 1984 !

Avec Jo, on entend souvent que notre maison est vide. Je conçois qu’on puisse le penser si on se réfère à la norme nationale. En réalité, elle n’est pas vide du tout. Je trouve même qu’on a plein de choses ! Mais chaque objet a son utilité et ils s’accordent entre eux pour former un ensemble qui nous plait. Dit autrement : aucun objet ne sert à rien, ni n’est dénué d’histoire. Par exemple, les tableaux aux murs sont remplis de nos photos ou proviennent d’événements auxquels nous avons participé. Ce sont nos objets sentimentaux. Pour tous les objets de la vie courante, on essai qu’ils soient à la fois ergonomiques et esthétiques pour être agréables à l’usage (oui même le balai-serpillère, pour ne pas avoir envie de le balancer par la fenêtre quand on s’en sert !).

Et donc pour arriver à ça, il faut d’abord trier. Mais par quoi commencer ? Sachez qu’il y a plein de façons de procéder et qu’aucune n’est meilleure que l’autre. Il faut en choisir une, celle qui « vous parle » le plus et vous lancer. Je vous propose de faire un petit tour non exhaustif des techniques de désencombrement pour la suite de l’article.

Dans tous les cas vous aurez besoin de plusieurs boites (vous pouvez prendre des sacs, on n’est pas difficiles) pour les catégories d’objets suivantes:

  • À garder
  • Je ne sais encore quoi en faire
  • À donner
  • À vendre
  • À jeter

Trier pièce par pièce et se poser les bonnes questions

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

 

La méthode la plus courante consiste à trier votre intérieur pièce après pièce, en commençant par exemple par les endroits visibles si vous voulez des résultats visibles rapidement (entrée, salon, surfaces planes…). J’aurai tendance à vous conseiller d’éviter de débuter par les endroits les plus encombrés ou le grenier rempli des souvenirs d’enfances. Ce sont des zones qui vous demanderont beaucoup d’énergie !

Préférez un moment où vous avez du temps devant vous, consacrez une journée entière ou une partie d’un weekend au tri par exemple.

Une fois la pièce choisie, vous pouvez vous lancer en vous posant une série de questions pour chaque chose. Clémentine a fait une très chouette infographie la dessus. Si un objet ne passe une des questions, vous pouvez vous en défaire. Je vous rassure, ça prend moins de temps que ça en a l’air. En réalité, on sait instinctivement quoi faire de chaque objet, même s’il peut y avoir de la résistance parfois. 😉

Est-ce que c’est cassé ?

Si oui, est-ce que c’est réparable ? Et surtout est-ce que vous allez prendre le temps de le réparer/ le faire réparer ou est-ce que ça va rester là au fond du placard pendant encore 2 ans sans bouger ? Soyez honnête avec vous-même. Par exemple, j’ai conservé certains colliers que j’aimais beaucoup dont un offert par mon papa et ramené de l’île de la Réunion (que Jo a réparé, merci chouchou). Et au contraire j’ai débarrassé des vêtements parce que je savais que je ne prendrais jamais le temps de les recoudre.

Est-ce que je m’en sers ?

Pour de vrai ? Ou la dernière fois que vous avez sorti ce moule à gâteau spécial fête foraine c’était en 2005 ? Vous voyez l’idée, si vous l’utilisez souvent, c’est bon. Sinon peut-être avez-vous autre chose chez vous qui pourrait remplir la même fonction. Vous pourriez aussi l’emprunter lors des très rares fois vous en avez besoin.

Généralement on dit que si ça n’a pas servi depuis 1 an ou plus ça peut partir. La couche de poussière à la surface des objets peut servir d’indice également. 😉

Est-ce que je l’aime bien ?

Si oui c’est parfait. Sinon, dehors. Oui parce qu’il arrive que l’on conserve des choses qui nous énervent ou que l’on déteste. C’est bien dommage puisque à chaque fois que vous voyez ces objets, ou que vous les utilisez, vous risquez d’être de mauvaise humeur ! C’est quand même bête de se pourrir la vie soi-même non ?

Est-ce que j’en ai plusieurs ?

Si oui, choisissez en un ou deux, vos préférés, et débarrassez les autres.

Evidemment ça ne fonctionne pas pour tout, une seule culotte dans le dressing ça fait un peu juste. Mais avez-vous besoin de 3 perceuses, de 4 tire-bouchons ou de 10 crèmes de jour ? Sérieusement ? (le premier qui me parle de mes 40 livres de cuisine végétale dort dehors).

Est-ce sain pour moi et l’environnement ?

C’est LA question à se poser pour les cosmétiques et les produits ménagers, mais aussi pour la batterie de cuisine. Les vieilles poêles en téflon avec plein de rayures, donc toxiques, devraient automatiquement disparaître de votre cuisine.

Pour les cosmétiques, je vous renvoie à ce site très bien fait et notamment à cet article sur les composants problématiques. Le magazine Que choisir a publié en février 2016 une liste de molécules à éviter, si ce n’est pas parfait car forcément incomplet, ça a le mérite de permettre de commencer trier sa salle de bain et son placard à produits ménager. Pas besoin de millions de produits différents pour prendre soin de sa peau ou nettoyer son intérieur. Des produits simples et respectueux de l’environnement existent, autant les utiliser.

Est-ce que c’est facile d’utilisation et d’entretien ?

L’idée c’est de vraiment se simplifier la vie.

Parce que le robot de cuisine qui demande 10 minutes de montage puis 20 minutes de lavage pour râper 2 carottes… Comment vous dire… Autant le faire manuellement avec une râpe toute simple. Bon ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, certains robots sont très pratiques. J’adore mes deux blenders par exemple. Comme d’habitude, tout dépend de l’utilisation que vous en avez. À vous de juger le rapport utilité/ simplicité d’utilisation.

Poser vous aussi la question pour les vêtements qui demandent un entretien spécifique. Personnellement, si ça ne passe pas en machine, je n’en veux pas ! Sinon de toutes façons ils resteront dans l’armoire parce que j’aurai la flemme/ pas l’envie/ pas le budget pour les emmener au pressing.

Est-ce que vous avez envie de le garder ?

Ou est-ce que vous vous sentez obligé ? Parce que c’est un cadeau, parce que vous l’avez payé cher… Si vous gardez quelque chose par culpabilité, et bien ne le gardez plus, tout simplement. Pour les cadeaux, l’objet a rempli son office au moment où on vous l’a offert. Et pour les choses payées cher, l’argent est déjà perdu. Garder la preuve du mauvais achat au fond de l’armoire ne remplira pas votre compte en banque. Par contre le revendre, ça peut aider. 😉

C’est la méthode qu’on a utilisé la toute première fois que nous avons trié nos affaires. Ça reste une approche très rationnelle. Elle permet d’y aller doucement, à son rythme.

La méthode dite « KonMari »

 

Tirée du livre La magie du rangement de Marie Kondo, une japonaise férue de rangement, cette technique est un peu plus « instinctive ». Le but est de tout trier en une seule fois. Forcément, c’est un gros chantier. On s’y met un bon coup, éventuellement sur plusieurs jours, et ensuite on est tranquille.

Le tri se fait par catégories d’objets :

  • Vêtements
  • Livres
  • Papiers divers
  • Vaisselle/ alimentation
  • Maison
  • Jardin/ bricolage
  • Sentimental

On rassemble d’abord tous les objets d’une même catégorie dans un endroit (tous les DVDs, tous les produits de beauté, toute la vaisselle…). Cette étape permet de se rendre vraiment compte de tout ce que l’on possède. Je vous assure que ça peut être assez impressionnant de réunir tous ses vêtements et chaussures sans exception et de voir une montagne se former sous nos yeux ébahis.

Ensuite il faut les trier un par un. Pour ça, d’après Marie Kondo, pas la peine de se poser milles questions, une seule suffit. Le principe, prendre chaque objet en mains et se demander : « Est-ce que cet objet me procure de la joie ? ». Oui, on garde. Non, on débarrasse. Simple et efficace. Là encore, il s’agit d’être parfaitement honnête avec soi-même.

La méthode trouve sans doute ses limites avec les objets très utilitaires comme les produits ménagers ou la balayette… Encore que, certains peuvent être très chiants d’utilisation quand d’autres seront plus agréables.

On a fait ça une fois arrivée dans la maison, en second tri. Ça a quelque chose d’amusant et au moins, on visualise ce que l’on a chez soi.

Minsgame

 

Le minsgame, raccourci pour « minismalist game » est un jeu pour commencer (ou continuer) à désencombrer. Il a été créé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les tenants du blog The Minimalists. Le 1er jour du mois, on se débarrasse d’un objet, de deux le 2ème jour et ainsi de suite. De cette façon, à la fin d’un mois vous aurez 460 objets en moins chez vous (1+2+3+…+ 30).

C’est simple, ludique, et ça demande peu de temps pour être mis en place. Tout compte : vêtements, meubles, bibelots, produits cosmétiques… Théoriquement, les objets doivent être sortis de la maison avant minuit mais rien n’empêche de les stocker dans un même lieu jusqu’à la fin du jeu, une sorte de zone de transit.

L’avantage c’est que vous pouvez piocher un peu partout chez vous comme ça vous dit. L’inconvénient, c’est que c’est une méthode moins rapide.

Si vous tapez #minsgame sur instagram vous devriez plein de gens qui participent. Un peu d’inspiration, ça fait toujours du bien.

La « packing party »

 

Cette méthode a aussi été proposée par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Elle consiste à emballer toute ou partie de ses affaires, comme pour un déménagement, puis à les mettre de côté. On ressort ensuite au fur et à mesure ce dont on a besoin. Au bout d’un temps décidé à l’avance, par exemple 3 ou 6 mois, on conserve ce que l’on a sorti des cartons et on débarrasse le reste. Evidemment on ne rouvre pas les cartons avant de les donner. Sinon c’est tricher et il y a de grandes chances pour qu’on veuille récupérer plein de trucs inutiles. Qui n’a jamais dit « je vais trier la cave » avant de passer des heures assis par terre à ressortir toutes les vieilles photos pour finalement ne rien ranger du tout…

L’avantage avec cette technique, c’est qu’on est sûr de garder uniquement des choses qu’on utilise régulièrement.

L’inconvénient, c’est que ça doit marcher moyen avec les affaires qui ne servent que pendant certaines saisons ou les objets sentimentaux.

Voilà pour les 4 techniques de désencombrement que je connais. J’avoue avoir une préférence pour les deux premières car elles permettent de prendre plusieurs critères en compte, dont le côté empreinte environnementale et d’aller plus rapidement.

Et vous, êtes-vous tenté de désencombrer votre intérieur ? Quelle méthode vous parle le plus ?

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

En ce début année, propice aux bonnes résolutions, j’ai eu envie de parler de minimalisme et de partager avec vous notre expérience sur le sujet ainsi que nos motivations, nos échecs et nos réussites.

D’ici un mois ou deux, nous allons voir fleurir un peu partout les sujets sur le ménage de printemps, le rangement et la bonne organisation des placards. Or pour la plupart d’entre nous, j’ai tendance à penser que nous ne manquons pas vraiment de place ou d’organisation mais que nous avons surtout beaucoup trop d’affaires ! (si vous habitez dans une chambre de bonne de 9m² sous les toits à Paris – douche comprise et toilettes sur le palier – vous n’êtes pas visé évidemment^^).

Parler de minimalisme permet de réfléchir sur notre rapport aux objets, à leur valeur que nous leur portons, à la manière dont nos affaires peuvent changer le regard que l’on porte sur nous-même ou de comment le regard des autres modifie notre façon de consommer.

Dans ce premier article sur le sujet, je vais d’abord vous parler de notre parcours : qu’est-ce qui nous a poussés à suivre ce chemin ? Quels sont les objectifs d’une telle démarche ?

Notre déclic

Bougie

Pour nous, tout a commencé un soir d’hiver il y a 3 ans un dimanche soir. Nous nous préparions à aller nous coucher, pas tout à fait prêts à entamer une nouvelle semaine. Gwen était déjà dans la chambre, je finissais de me brosser les dents et d’enfiler mon pyjama. Quelques vérifications de routine : porte d’entrée bien fermée, extinction des lumières, les chats dans le salon… Direction la chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. C’était sans compter sur la poignée de porte qui qui choisit à ce moment là de me rester dans la main, condamnant la porte avec Gwen d’un côté et moi de l’autre. J’ai repensé aux trois autres poignées de portes déjà cassées pendant le mois et à notre facture de chauffage astronomique malgré les 16°C dans l’appart, c’en était trop ! Après un long moment à essayer de démonter la poignée avec une lame de rasoir (les tournevis étaient rangés dans la chambre, logique je sais), j’ai décidé que, là, vraiment, il fallait qu’on bouge : « On déménage ! ».

La décision était prise, mais on ne savait pas encore où cela nous mènerait. En effet, pour pouvoir déménager plus facilement nous avons du nous délester de beaucoup de nos biens matériels.

Nous avons donc commencé, plein d’enthousiasme, à préparer les cartons, remplir les valises, vider les meubles et la cave. Ah la cave ! A l’époque elle était tellement pleine qu’on ne pouvait littéralement plus passer la porte. Pour accéder au fond, il fallait escalader une cuisinière si je me souviens bien, la faute à toutes nos affaires d’étudiants entassées dedans. Nous nous sommes donc retrouvés un peu ahuris devant notre montagne de bazar en nous demandant « comment on a fait pour accumuler autant de trucs ?!».  Cette étape nous a vraiment permis de nous rendre compte de la quantité d’objets que nous possédions et d’ouvrir les yeux sur notre surconsommation. Quand vous retrouvez un pèle-pomme au fin fond d’un placard alors que vous avez l’habitude de les manger entières avec la peau, vous vous interrogé sérieusement sur votre capacité à acheter n’importe quoi (et à balancer vos sous par les fenêtres par la même occasion !).

Nous avons alors débuté le grand jeu du tri en mettant les choses « qui ne servent à rien » d’un côté et tout le reste de l’autre. Parmi les choses éliminées, il y avait tous les vêtements que nous n’avions pas mis depuis 1 an ou plus, les gadgets, de vieilles peluches, les DVDs qu’on ne regardait jamais, nos anciennes affaires d’étudiants, les trucs en double ou en triple exemplaire… L’idée était simple : moins on en garde, moins de cartons on aura à faire et à transporter. #teamfeignasse. Nous avons ainsi pu éliminer six ou sept de sacs de 100L de vêtements, donner plus de 300 lots d’objets en tout genre et revendu pas mal des choses entassées à la cave. C’est donc considérablement allégés que nous avons enfin quitté notre vieille appartement !

En arrivant dans la nouvelle maison, nous nous sommes fixés une règle : tout doit rentrer dans les placards intégrés, à une exception prête : les livres, la grande passion de la maison. Que voulez-vous, nous ne sommes pas parfaits 😉 . Nous nous sommes alors rendu compte que nous avions toujours trop d’affaires. Les placards débordaient toujours et nous avions du mal à tenir notre résolution à garder la table à manger sans rien dessus. C’est à ce moment que nous avons découvert que ce que l’on avait fait naturellement portait un nom « le minimalisme » et que plein de gens en parlaient sur les blogs, dans les livres ou les magazines ! Il se trouve qu’actuellement, le rangement et le désencombrement sont des sujets qui ont le vent en poupe, il y a donc pléthore de bouquins disponibles dans les rayons, des plus pratiques au plus théoriques en passant par les plus farfelus aussi. Vous trouverez ci-dessous une petite sélection non-exhaustive de livres sur ce thème. Ceux avec une petite étoile devant sont ceux que nous avons lus :

Chaque auteur propose sa propre définition du minimalisme. Ils sont tous inspirant à leur manière et donnent envie de commencer à désencombrer. Par contre certains adoptent un ton extrêmement péremptoire, du style à vous dire combien de paires de chaussettes vous êtes supposés avoir dans votre tiroir pour être un « vrai » minimaliste. Il faut donc garder son esprit critique et prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit. Ce n’est pas du tout notre vision des choses et je vous propose maintenant de vous parler de notre façon de faire.

Notre vision du minimalisme

Salon

Définir ce qu’est le minimalisme n’est pas une mince affaire tant les points de vue diverges.

Commençons par le plus évident : non (!), ce n’est pas souhaiter vivre dans une cabane au fond d’un bois de l’arrière-pays, vivant uniquement d’amour et d’eau fraiche en élevant des brebis (Maman, merci pour ton soutien sans faille XD Je t’aime !).

Notez qu’on a le droit de vouloir ça hein ! Certaines personnes vont effectivement jusqu’à vivre avec 100 objets ou moins et adopter un style nomade. Ceci étant dit, c’est loin d’être la majorité des cas et je ne pense pas que ce style de vie convienne à tout le monde.

Le minimalisme n’est pas non plus réservé à ceux qui ont plein de sous, sont sans enfants, vivent à Paris, aux hippies ou à ceux tiennent un compte instagram ou une galerie sur Pinterest (rayez les mentions inutiles). On n’est pas obligé d’adopter les murs tous blancs ou de vivre dans un appart digne d’un magazine de déco ! Et même les familles avec enfants peuvent s’y mettre. J’irais même jusqu’à dire qu’elles le devraient ! 😉 Plein de familles partagent leur témoignage sur le net, par exemple ici, ici ou .

Le principe du minimalisme d’après nous : vivre aussi bien (ou mieux), avec moins de choses, revenir à nos vrais besoins, libérer de l’espace et retrouver du temps pour voir nos proches, vivre des expériences enrichissantes et réaliser tous les projets qui nous tiennent à cœur mais que l’on reporte en permanence d’habitude. Le minimalisme c’est aussi très bien pour simplement prendre le temps pour faire la sieste (j’adore la sieste) !

À mon sens, il n’y a pas de minimaliste parfait, d’objets à avoir ou au contraire, à éviter absolument. Chaque personne ou famille doit adopter un mode de vie qui lui convient en prenant le temps de réfléchir à ses propres besoins. Certains vous diront qu’ils n’ont pas besoin d’un micro-onde ou d’un canapé, d’autres qu’ils n’ont plus aucuns livres ou d’objets de décoration chez eux… Chez nous, des bouquins, il y en a plein (Gwen a une collectionnite aigüe de livres de cuisine végétale) (il parait qu’elle se soigne mais j’ai un doute). On a aussi une chambre qui sert de salle de sport avec plein de poids, d’haltères, kettlebells et autres joyeusetés parce qu’on s’en sert tous les jours. (Ca fait parti des avantages d’habiter à la campagne de pouvoir faire ça, je le reconnais.) Chez d’autres, ça serait totalement superflu. En revanche, vous ne trouverez pas de consoles de jeu ou de tablettes chez nous. Il n’y a pas un minimalisme mais autant de façon de faire et de vivre que de personnes.

Vinyles

Certains vont jusqu’à compter le nombre de leur possession pour pouvoir ensuite juger de leur degré de minimalisme. Personnellement je n’en vois pas l’intérêt du tout. Pour moi, le minimalisme c’est se détacher du matériel, et non remplacer une obsession (accumuler des objets) par une autre (réduire ses possessions coûte que coûte). Je trouve que compter ses affaires revient à remettre les objets au centre de notre attention alors que l’on cherche justement à s’en défaire.

Pour nous le mode de vie minimalisme est aussi fortement lié aux problématiques environnementales, à la réduction de nos déchets et au végétarisme. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Dans les prochains articles sur ce thème, je reviendrais plus en détails sur les aspects pratiques : comment désencombrer et que faire des objets en trop. Je tenterais de répondre à la « grande question » que tous nos proches se posent « sont-ils fous ? » « Qu’est-ce que cela peut bien leur apporter de tout vider comme ça, aussi bien mentalement que physiquement ? ».