Chili con tofu {végétalien}

Chili con tofu {végétalien}

Aujourd’hui je vous propose une idée de plat spécial « fond de placard » avec un chili con tofu végétalien. J’en fais régulièrement à la maison en variant les accompagnements et les légumes à l’intérieur. Sentez vous libres de mettre les légumes que vous avez sous la main et de les changer en fonction des saisons. En été, poivrons et courgettes donnent un très bon résultat.

Si vous n’avez pas de tofu, ou que vous n’en trouvez pas près de chez vous, vous pouvez le remplacer par 250 g de haricots rouges ou noirs.

Bref, la recette est complètement adaptable ! 🙂

chili con tofu végétalienChili con tofu {végétalien}

Pour 6 personnes

Ingrédients

  • 250 g de haricots rouges cuits
  • 250 g de tofu ferme (nature ou fumé)
  • 1 gros oignon jaune
  • 4 carottes
  • 800 g de tomates concassées (2 conserves)
  • 280 g de maïs égoutté
  • 4 gousses d’ail écrasées
  • Origan, feuilles de laurier, poivre, cumin, basilic, cumin en poudre, paprika & piment de cayenne

Préparation

  • Émincez l’oignon et découpez les carottes et le tofu ferme en petits dés.
  • Dans une sauteuse, faites chauffer 2 CS d’huile d’olive et ajoutez l’oignon émincé et l’ail. Quand il est translucide, ajoutez les carottes, les tomates concassées, les haricots rouges, le tofu ferme, 1 L d’eau ainsi que les épices. Adapter la quantité d’épices en fonction de votre gout. Ici on met peu de piment, beaucoup beaucoup d’origan et de paprika et un peu du reste.
  • Laissez mijoter 45 minutes à 1 h à feu moyen. ajoutez de l’eau si besoin.
  • Ajoutez le maïs en fin de cuisson. Salez, poivrez.
  • Servez bien chaud avec un filet de jus de citron. Éventuellement saupoudrez de levure maltée. Accompagnez par exemple avec du riz, des tortillas de maïs, de l’avocat, de la coriandre…

chili con tofu végétalien

 

Bon appétit !

Quiche d’hiver à la patate douce, bleu d’Auvergne & noix {végétarien}

Quiche d’hiver à la patate douce, bleu d’Auvergne & noix {végétarien}

Cette quiche, je voulais la faire depuis un petit moment déjà. Je me suis finalement laissée tenter le weekend dernier en me disant qu’elle m’aiderait à survivre aux trombes d’eau qui tombaient. Le bleu, la patate douce et les noix s’accordent parfaitement et donnent une tarte rustique et qui tient au corps ! Vous pouvez remplacer la patate douce par de la courge, comme du potimarron, de la butternut ou même par des carottes. Tant que ça reste un légume orange, un peu sucré et fondant, ça sera parfait.

Vous pouvez faire cuire les légumes à l’avance et les conserver au frigo. De cette façon, vous n’aurez plus qu’à assembler et mettre au four le jour où vous souhaitez manger la quiche. Généralement, je m’avance durant le weekend pour la semaine.

Cette tarte salée cale (plus que) bien et est parfaite pour les jours pluvieux et froids ! Prévoyez de petites parts.

Quiche d'hiver à la patate douce, bleu d'Auvergne & noix

Quiche d’hiver à la patate douce, bleu d’Auvergne & noix {végétarien}

Pour 4 à 6 personnes

Ingrédients

Pour la pâte :

  • 250 g de farine de blé T80
  • 60 g d’huile d’olive
  • 100 g d’eau
  • une pincée de sel

Pour la quiche :

  • 1 grosse patate douce (la mienne faisait 700 g)
  • 1 gros oignon jaune
  • 100 g de bleu d’Auvergne
  • 60 de noix de Grenoble
  • 3 œufs
  • 200 mL de lait de soja
  • 1 CS d’huile d’olive
  • Sel, poivre

Quiche d'hiver à la patate douce, bleu d'Auvergne & noix

Quiche d'hiver à la patate douce, bleu d'Auvergne & noix

Préparation

  • Commencez par préparer la pâte. Mélangez la farine, le sel, l’huile et l’eau dans un cul de poule. Pétrissez à la main quelques instants puis formez une boule. Mettez la dans un torchon au frigo le temps de préparer le reste. Elle sera plus facile à étaler et se tiendra mieux.
  • Émincez l’oignon. Pelez et découpez la patate douce en petits cubes. Dans une sauteuse, faites chauffer 1 CS d’huile d’olive et ajouter les légumes. Laissez dorer une quinzaine de minutes.
  • Pendant ce temps, préparez l’appareil en battant les œufs avec le lait de soja. Salez et poivrez.
  • Découpez le bleu en dés et concassez les noix.
  • Étalez la pâtes dans un moule. Répartissez les légumes, les dés de fromage et les noix. Versez la préparation à base d’œufs.
  • Enfournez pour 40 minutes à 180°C.
  • Servez bien chaud avec une belle salade de crudités ou une soupe de légumes verts en accompagnement.

Note

Il existe une alternative végétale au bleu d’Auvergne. Donc si vous en trouvez près de chez vous, vous pouvez essayer avec.

Bon appétit !

Une journée au festival Zéro Déchet

Une journée au festival Zéro Déchet

DSC_0120

Du 30 juin au 2 juillet, le premier festival zéro déchet de France s’est tenu à Paris, au cabaret sauvage dans le parc de Villette. Le festival était organisé par l’association Zero Waste France et affichait complet en début d’après-midi, ce qui est plutôt de bon augure ! Nous y sommes allés uniquement le samedi, bien que plein de conférences avaient l’air passionnantes les 2 jours précédents.

A l’entrée, on nous a donné les badges pour la journée, imprimés sur des feuilles de brouillon et fait choisir notre menu avant de nous remettre des tickets colorés pour le repas du midi : 1 couleur = 1 plat spécifique.

Sur place, on trouvait une grande scène où se déroulaient les conférences principales sur le zéro déchets en général, un studio pour les thématiques plus spécifiques, plusieurs ateliers pour apprendre à mettre en pratique ce qu’on a appris et enfin une boutique pour s’équiper.

Le matin, Béa Johnson donnait une conférence que nous avons aperçu de loin. Nous avions déjà lu son livre et pour ma part, j’avais vu la conférence faite chez Google, donc on a préféré aller faire un tour du côté des ateliers pratiques, en commençant par celui sur le compostage. La, on a enfin compris pourquoi notre composte est envahi de moucherons et sent franchement la mort par moment; il manque de matières carbonées (carton, feuilles mortes, branchages…). La bonne nouvelle c’est qu’un composte n’est jamais raté et qu’on peut toujours l’améliorer. Nous sommes donc repartis avec une petite liste des choses à faire pour réparer les dégâts ! On devrait s’en occuper dimanche prochain, affaire à suivre…

On a également fait le point sur ce que l’on mettre dedans ou non et l’animateur a parlé rapidement du lombricompostage, pour ceux qui vivent en appartement. Une mine d’information en 1h de temps.

DSC_0127DSC_0129

Après cet atelier, je suis retournée à l’intérieur afin d’assister à une conférence nommée « les luttes citoyennes à la rescousse du zéro déchet« . J’ai entendu parlé pour la première fois de Destiny Watford, jeune étudiante qui a réussi à stopper la construction d’un grand incinérateur juste à côté de son lycée à Baltimore. Inspirant ! Un juriste de l’association Zero Waste France nous a expliqué de quelle façon l’association intervient pour aider les collectifs locaux à lutter contre les projets polluants et couteux et, pour finir, le collectif 3R a présenté les tenants et les aboutissants du projet de re-contruction du grand incinérateur d’Ivry. Si vous habitez en Île-de-France, je vous invite fortement à vous renseigner à ce sujet ici et à découvrir le plan alternatif proposé par le collectif . Tout cela m’a convaincu une fois de plus que réduire ses propres déchets, c’est bien, mais insuffisant. Il est également nécessaire d’agir collectivement à un niveau institutionnel afin de mettre place de vrais politiques zéros déchets, conformément à la loi de transition énergétique de 2015 et stopper les grands projets polluants qui vont à contre-sens.

DSC_0133

Pendant ce temps, Jo est resté aux ateliers pour apprendre à faire des lasagnes. Pas le plât, mais la technique de culture. Elle consiste à installer des couches successives de matière carbonées (bois, feuillages, …) et azotées (épluchures, tonte, …) et permet de faire pousser des plans (mais pas de graine directement) absolument n’importe où, même sur du béton ! Une question revenait souvent à propos des agrumes : ils sont compostables ! Leur peau contient de l’huile essentielle, anti-bactérienne, ce qui est contre-productif pour le compostage. Mais tant que les quantités sont petites, cela ne pose aucun problème. Bon à savoir 🙂 .

Après une courte présentation d’Enercoop, le déjeuné a été servi. Le repas était végétarien (option végétalien ou sans gluten possible) et entièrement zéro déchet avec des bols, des couverts et des verres réutilisables. Honnêtement j’ai été impressionnée par la gestion: on a attendu 5 minutes max pour être servis! Nous avions opté pour l’option sandwich + salade et c’était vraiment très bon. J’ai évidemment oublié de prendre des photos (#TeamJaiTropFaim). Nous avons mangé à l’une des tables du cabaret en échangeant avec d’autres festivaliers sur nos expériences, individuelles pour certains, collectives et communales pour d’autres. Ces discussions étaient passionnantes, et nous ont donné envie d’en faire encore plus !

L’après midi nous sommes restés prêt de la grande scène pour assister à la présentation d’une quinzaine de minutes de Jérémie Pichon, de la famille presque zéro déchet. Je vous conseille leur livre qui regorge de bonnes idées pour réduire la taille de sa poubelle. Il a axé son discours sur « pourquoi » lui et sa famille en sont venus au zéro déchet après 15 ans de militantisme au sein d’ONG environnementales et d’actions au niveau institutionnel (rédaction des Grenelles…). Son propos est clairement axé sur l’écologie et l’urgence de protéger l’environnement et de changer complètement de modèle de société. Il a également listé les avantages de ce mode vie : économies, plaisirs, sérénité mentale lorsque nos actions deviennent cohérentes par rapport à nos valeurs…

Après lui, plusieurs familles sont montées sur scène pour raconter leur quotidien, leur porte d’entrée dans ce mouvement, leurs motivations et leur expérience. C’est une des conférences que j’ai préféré parce qu’elle permettait d’écouter des profils très divers allant de la mère de famille à l’étudiant en colocation, auxquels beaucoup de gens peuvent s’identifier. Leurs motivations étaient très diverses. Certains recherchant une vie plus sereine, d’autres voulant laisser un monde « au moins aussi propre » à leurs enfants. Mention spéciale pour la dame qui a découvert le mouvement par hasard parce qu’elle souhaitait adopter des poules et qui m’a beaucoup fait rire.

La suite de la journée a encore été bien remplie avec une présentation de Jean Bouteille sur la consigne, son intérêt écologique et le buisiness model qui va avec et un point sur la réparation tant au niveau législatif que pratique (lois en vigueur, obligations légales pour les fabricants, métiers de réparateurs…). Les intervenantes ont abordé, entre autre, l'(in)utilité de l’imprimante 3D, l’obligation d’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées (très peu mise en pratique) et la baisse du nombre de personnes qualifiées pour effectuer des réparations. Il semblerait que nous soyons tous assez peu cohérents puisque, si une majorité de gens déclarent vouloir des produits plus robustes et réparables, très peu d’entre nous faisons réellement le pas d’aller voir un réparateur quand un produit tombe en panne, préférant racheter un objet bas de gamme et peu cher.

Enfin, on a écouté Laura Chatel nous expliquer où vont nos poubelles: soit à l’incinérateur, soit dans une décharge à ciel ouvert, soit l’enfouissement (en France, si si !).

Dehors on pouvait participer à une initiation à la couture ou à une école du zéro déchet pour apprendre, par exemple, à trier correctement ses déchets, à fabriquer ses produits ménagers ou ses éponges simplement ou encore comprendre le cycle de vie et le coût écologique (tout sauf neutre) d’un jean ou d’un smartphone.

DSC_0144DSC_0156

Sur un autre stand, on pouvait apprendre à réparer différents objets du quotidien: machine à laver, vélo, micro-onde, cafetière…

DSC_0145

Enfin, il y avait une petite boutique pour s’équiper en alternatives zéro déchet: gourdes en inox, bentos, serviettes et couches lavables, cup menstruelle, shampoings et déodorants solides, sacs à vrac, emballages cadeaux en tissus… Les créateurs de certains de ces objets étaient la pour les présenter et expliquer leur fonctionnement.

DSC_0152DSC_0153

J’ai énormément appris au cours de cette journée et je regrette de n’avoir pas pu participer aux deux jours précédents. Le fait de rencontrer d’autres personnes engagées redonnent de l’espoir et ça m’a donné envie de m’investir à un autre niveau pour la suite.

Je pense que l’on développera la thématique du zéro déchet et son pendant, le minimalisme, sur le blog : la façon dont nous le vivons, nos recettes, nos astuces… Mais aussi nos points de blocage et ce que l’on fait pour les lever.

S’il y a une seconde édition de ce festival, j’y retournerai avec plaisir.