Belle-Ile-en-Mer : randonnée en solo sur le GR 340

Belle-Ile-en-Mer : randonnée en solo sur le GR 340

Depuis un moment déjà, l’idée de partir marcher seule me trottait dans la tête. Il faut croire que la lecture de Wild de Cheryl Strayed a eu un fort impact sur ma personne. Etant en couple depuis mes 18 ans, je n’étais jamais partie en voyage en solo. J’avais envie de me retrouver seule avec moi-même, et de tester la randonnée itinérante par la même occasion. Pour une première, je voulais éviter de partir trop loin de chez moi, et trouver un itinéraire qui me permettrait plein de plan B si besoin.  Comme j’aime énormément la Bretagne, Belle-Île-en-mer s’est imposée comme une évidence. Les îles de la Bretagne Sud m’attirent depuis un petit moment déjà. J’ai pour objectif de toutes les visiter !

Le tour de Belle-Île fait environ 85 km pour environ 1900 m de dénivelé, ou plus selon les variantes choisies. Généralement, l’itinéraire se découpe en quatre étapes, qui ne sont pas du tout équilibrées en termes de kilométrage et de dénivelé, car il n’y a que quatre possibilités d’hébergement sur l’île. Cela oblige à marcher de l’un à l’autre chaque jour. J’ai croisé un couple qui a marché 96 km, en faisant des boucles un peu différentes. Pour ma part, je suis restée sur les étapes classiques. Evidemment, si on choisi de bivouaquer, il est possible de s’arrêter plus ou moins quand on veut, et donc de faire des étapes plus courtes au besoin. Le bivouac est toléré en basse saison et interdit en haute saison, en raison du nombre important de touristes sur l’île. De toutes façons, vu mon état en fin de journée, autant vous dire que j’étais très contente d’arriver dans un camping. Pour seulement 7€ la nuit, je ne me serais pas privée d’une douche fraîche, histoire de me débarrasser de l’odeur de rat mort qui me collait à la peau depuis 10h du matin environ…

Je suis partie de Quiberon, pour des raisons pratiques : il y a plus de ferry qui en partent tours les jours. Depuis Nantes, j’ai pris un covoiturage pour aller jusqu’à Quiberon. De cette façon, j’économisais le prix du parking sur place, qui peut rapidement être très onéreux.

Pour les autres infos pratiques type poids de mon sac, matériel emporté, prix total, etc, je ferais un article dédié si le sujet vous intéresse.

Première journée : du Palais à Sauzon

Etape : 14 km, 300 m D+

Après 45 minutes de traversée en ferry, je suis arrivée au Palais à 14h, la randonnée pouvait commencer. La première étape est assez courte puisqu’elle fait environ 14 km, pour 300 m de dénivelé positif cumulé. J’ai mis 4h30 pour arriver à Sauzon, pauses comprises. Les premiers kilomètres ont été difficiles. J’ai dû m’habituer à porter 12 kg sur mon dos en marchant. C’est pas du tout la même chose que d’avoir juste de l’eau et son pique-nique du jour ! Mes hanches ont protesté un bon moment, mes pieds aussi d’ailleurs. A bout d’un moment, on s’y fait ceci dit. C’est ce que tout le monde m’avait dit, et c’est vrai. Le corps s’adapte. Le deuxième jour, j’oubliais déjà mon sac.

Au départ, le GR passe dans la citadelle Vauban avant de rejoindre la côte. Ensuite, le chemin suit le littoral, traverse des forêts de pins ainsi que plein de petites criques à l’eau turquoise. Les paysages sont très beaux et, vu la chaleur de la journée, je n’ai pas résisté à l’envie d’aller me baigner en fin d’après-midi. J’ai profité d’une plage sans personne pour enfiler mon maillot de bain et sauter dans l’eau fraîche. Le bonheur. En revanche, les deux derniers kilomètres m’ont paru infinis. L’anse juste avant Sauzon est très profonde. Il faut donc faire un long détour avant d’entrer dans le village. C’est un peu frustrant étant donné que Sauzon est bien visible tout le long ! Point positif, le camping se trouve juste en bordure de GR, pas besoin de marcher deux bornes de plus pour y arriver.

Le long du chemin, j’ai croisé Laurent, que j’avais vu sur le ferry pendant la traversée. Les gens qui porte de grosses chaussures de rando et leur maison sur le dos se repère facilement étonnamment. On a échangé cinq minutes en marchant avant de décider de se retrouver au camping plus tard pour avancer chacun à notre rythme. Nous avons donc passé une partie de la soirée ensemble à papoter, pester contre la longueur de l’anse de Sauzon, boire du perrier (pour moi) et de la bière (pour lui). Une très bonne première soirée en somme.

1 - en chemin vers Sauzon 21 - en chemin vers Sauzon 1

1- Baignade à Port Blanc 3

1 - Vue sur Sauzon

 

Deuxième journée : de Sauzon à Bangor

Etape : 30,5 km, 600 m D+

J’appréhendais un peu les nuits en tente, surtout que la mienne est particulièrement petite, puisque c’est une tente de bivouac. L’avantage c’est qu’elle est légère. L’inconvénient c’est qu’on y entre « en escalope » et qu’on peut difficilement bouger à l’intérieur. Les autres randonneurs m’ont quand même surnommée « la fille à la tente sarcophage » ! Finalement la première nuit s’est très bien passée, et les suivantes aussi d’ailleurs. Le matin, j’étais debout vers 6h30, pour partir environ 1h plus tard, le temps de remballer les affaires, de me brosser les dents et de manger mon super porridge froid pas très bon.

L’étape qui relie Sauzon à Bangor est la plus longue, elle fait un peu plus de 30 km pour 600 m D+. C’était celle qui je redoutais le plus, n’ayant jamais fait de randonnée de plus de 22 km. Ce jour-là était en plus censé être la journée la plus chaude de la semaine, annoncée caniculaire partout en France. Ça s’est vérifié, on a eu au moins 32°C dès 10h du matin. Je suis donc partie à la fraîche, après une pause à la boulangerie pour acheter le ravitaillement du jour. Entre Sauzon et Bangor, le GR longe la côte sauvage, en passant par plusieurs lieux particulièrement beaux (et touristiques). Après cinq kilomètres, on trouve la pointe des Poulains, puis un peu plus loin, à la grotte de l’apothicaire (qui doit son nom aux nombreux nids d’oiseaux alignés régulièrement le long de ses parois, qui font penser aux pots de produits pharmaceutiques qui ornaient les échoppes des « apothicaires » d’autant). Les deux endroits sont superbes mais grouillent de monde, alors que le reste du temps, j’ai la sensation d’être (presque) seule au monde. Ensuite, le chemin traverse la réserve ornithologique. Probabilité de prendre une fiente d’oiseau sur la tête : 120% à la vue de l’état du sol… Ce jour-là, je me suis baignée à la plage du Donnant, qui est la plus imposante de l’île et un spot à surfeurs bien connu. J’ai beaucoup aimé la couleur ocre du sable à cet endroit, elle m’a fait penser à celle des plages de Quiberon.

En fin d’après-midi je suis arrivée aux aiguilles de Port Coton, non sans mal. Mes pieds me brûlaient comme jamais malgré toute la NOK dont ils étaient enduits et j’avais les genoux en compote. Le site des aiguilles est beau mais très (trop) fréquenté. Franchement, je cherche encore pourquoi tout le monde en fait tout un foin… Même si j’admets que la luminosité pourrie et la fatigue du moment ne m’ont certainement pas aidée à apprécier le lieu.

A ce moment-là de la journée, j’étais plus ou moins au bout de ma vie. J’étais partie avec 4 L d’eau et avais quasiment tout bu à 16h30. La côte sauvage est particulièrement exposée au vent, ça monte et ça descend beaucoup et surtout il n’y pas un arbre en vue sur 30 km. Entre la chaleur et l’effort, J’ai donc littéralement transpiré 4 L de sueur… Glamour hein ? Théoriquement, il me restait entre 4 et 5 km à parcourir mais je ne me voyais pas les faire avec 500 mL de flotte, par plus de 30°C, dans mon état de fatigue. J’ai donc dit au revoir à Laurent, qui s’arrêtait là, et pris le bus pour rejoindre le camping municipal de Bangor. Autant vous dire que la douche en arrivant n’était pas volée et que je l’ai savourée, tout comme la pizza que je me suis offerte un plus tard dans la soirée. En tout, cette étape m’aura pris 8h30 pauses comprises, pour 26 km et 500 m D+.

2 - Laurent marchant

2 - Phare des Poulains

2 - Sieste du midi2 - Plage du Donnant2 - Grand phare

2- Aiguilles de Port Coton 2

 

Troisième jour : de Bangor à Port Andro

Etape : 26 km, 700 m D+

Pour rejoindre Port Andro depuis Bangor, il y a 26 km et 700 m D+. Cette étape est connue comme la plus difficile à cause du dénivelé qui est plus important que lors des autres étapes.

3 - Panneau

Le chemin qui part de Bangor pour ramener sur le GR est en sous-bois, ce qui permet de rester au frais pendant 2,5 km avant d’être de nouveau en plein soleil. Je l’ai trouvé uniquement grâce aux indications du personnel du camping. Faut dire qu’il est particulièrement bien caché ! A la fin du chemin, se trouve la plage de Kérel, puis c’est de nouveau le GR. Ce matin-là, une autre randonneuse m’a rejoint. On a marché ensemble une petite heure en discutant de tout et rien, mais surtout d’écologie. C’était un bon moment, j’en suis ressortie reboostée.

Les paysages sont très escarpés le long du parcours. On marche à flanc de falaise, on descend souvent au niveau de la mer avant de tout remonter 5 m plus loin. Ça fait les jambes ! Et les fesses ! Comme les jours précédents, j’ai fait une pause baignade bien méritée, à la plage d’Herlin cette fois. A midi, je me suis assise sous le seul arbre visible à 10 km à la ronde avec un autre marcheur. Il s’appelait Erwan et c’est, je crois, ma plus jolie rencontre de ce voyage. Je l’avais dépanné la vieille quand il cherchait désespérément un pansement pour ses énormes ampoules (toujours avoir une trousse de premiers soins avec soi) (la base). On a donc déjeuné en faisant plus ample connaissance avant qu’il ne reparte en boitant, pour prendre de l’avance qu’il disait !

La seconde partie de l’étape m’a semblé facile. J’étais d’excellente humeur malgré mes pieds douloureux. Le panneau indiquant Port Maria m’a quand même fait très plaisir. Ça voulait dire ravitaillement et pause tout bientôt. Locmaria est le seul village sur le chemin pour se ravitailler. Il faut s’écarter légèrement du GR mais trouve tout ce qu’il faut. J’ai pu faire quelques courses, discuter avec les autres marcheurs et prendre une glace dans un café. Me remettre en route ensuite a été relativement douloureux même s’il ne restait que 3 km pour rejoindre Port Andro.

L’arrivée au camping fût une libération. Le temps de monter ma tente, d’enfiler mon maillot et je sautais dans les vagues ! Rien de mieux pour se rafraîchir. Je vous rassure j’ai quand même pris une douche après ! Plus tard, avec Erwan, on a partagé un pique-nique improvisé et discuté jusqu’à 22h (hyper tard dans notre univers^^). Malheureusement il a dû arrêter là son tour de Belle-Île à pieds à cause de ses ampoules et de douleurs aux chevilles.

3 - Plage de Kérel

3- Plage d'Herlin

Quatrième jour : de Port Andro au Palais

Etape : 14 km, 340 m D+

La quatrième journée a super bien commencé puisque mes voisins de camping m’ont gentiment offert un pain au chocolat tout frais avec un thé au jasmin. De quoi mettre du baume au cœur avant d’enfiler de nouveau mes chaussures de rando et de dire au revoir à Erwan.

Cette étape fût la plus courte. Elle fait un peu moins de 14 km et 340 m D+. Après les deux jours précédents, on peut prendre la faire en moonwalk ou presque ! En revanche le chemin est moins bien entretenus qu’ailleurs. Par moment, j’évoluais dans une forêt de fougères géantes. Il y a également plus de portions bitumées, ce que je trouve moins agréable. La lumière du matin était tout de même particulièrement jolie. J’en ai profité pour faire quelques photos des plages et des fleurs qui parsèment le chemin. La matinée est passée très vite, en 4h30 j’étais au Palais (pause baignade comprise). Là, j’ai pris le temps de m’offrir un très bon resto (je salive encore en y pensant), puis j’ai repris le ferry dans l’autre sens à 16h pour entamer mon trajet de retour vers Nantes.

4 - plage Port Andro4 - fleurs 3

4 - marque GR

4- chemin

4 - fougères 3

4 - Vers le Palais

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Alors partir seule, est-ce que ça vaut le coup ?

A cette question, je répondrais oui, mille fois oui. J’ai adoré cette première expérience en solo. Je me suis découverte sous un nouveau jour, encore plus indépendante que ce que je pensais. Apparemment j’ai le contact facile, alors que j’étais persuadée du contraire. J’appréhendais beaucoup la solitude, je ne me suis jamais sentie seule alors que je passais le plus clair de mon temps à marcher en solo. La marche aussi, parlons-en. En partant, je n’étais pas sûr de pouvoir terminer. Finalement, je me suis vue endurante et capable de faire de grosses étapes dans des conditions compliquées (merci la canicule). Pas de grande révélations pendant la rando par contre. Souvent on pense qu’en partant seule, on va pouvoir réfléchir à sa vie, tout ça… Bon c’est peut-être que moi, mais je n’ai pas eu le temps du tout pour ça. J’étais concentrée sur mon efforts, le lieu, les rencontres. Si révélations, il y a, c’est plutôt en rentrant chez soi. Le retour à Nantes a été douloureux les premiers jours…

J’ai tout aimé : les rencontres, marcher pendant des heures, sentir la mort comme jamais, partir avec le minimum syndical, être libre de tous mes mouvements, devoir me débrouiller toute seule, dormir dans une micro tente, faire ma lessive le soir, les paysages, sauter dans les vagues… Si c’était à refaire, je referais tout pareil à deux détails près : je n’emmènerai pas de livre (250 g qui n’ont servi à rien !) et je prendrais les coordonnées de gens avec qui j’accrocherai vraiment. Ces quatre jours me laissent des étoiles dans les yeux. Je réfléchis déjà à la prochaine randonnée que je pourrais faire !

Et vous, vous faites de la randonnée itinérante ? Vous êtes déjà partie seule ? Vous aimeriez ?

Un long weekend à Quiberon

Un long weekend à Quiberon

Me revoilà avec un nouveau billet découverte des jolis endroits autour de chez moi ! Je vous parlais en début d’année de notre volonté de mieux connaître la France avant de continuer à voyager à l’étranger, et surtout de découvrir notre nouvelle région. Avec cette idée en tête, nos pas nous ont menés sur la presqu’île de Quiberon au début du mois de mars.

C’est une amie qui nous a conseillé d’aller là-bas. Quiberon est bien connu pour sa Thalasso thérapie (que nous n’avons pas testée) (c’était complètement hors budget^^) et son littoral sauvage, qui offre de superbes panoramas. Apparemment, en été, l’endroit est surpeuplé, c’est la rançon du succès ! Comme nous y étions à la fin de l’hiver, on a pu profiter de la côte sauvage tranquillement, avec très peu de monde sur les sentiers. Par contre, on a dû composer avec la pluie et le vent. Mais en même temps, Quiberon, c’est en Bretagne donc on n’a pas vraiment le droit de se plaindre de la pluie ! 😉 Pour l’anecdote, comme il commençait à pleuvoir à la fin de notre première balade, nous sommes rentrés en stop. C’était la toute première fois que je faisais ça, j’ai eu l’impression d’être une grande aventurière !

Durant trois jours, on s’est promené à pieds le long de la côte. On a dû marcher une quarantaine de kilomètres, tranquillement. On a principalement profité du sud et de l’ouest de la presqu’île : depuis la pointe du Conguel jusqu’au port de Portivy. On a également fait un petit tour du côté de saint-Pierre de Quiberon pour aller voir les alignements de dolmens à Kerbourgnec, mais franchement, ce n’est pas exceptionnel. La côte sauvage reste le point fort de Quiberon pour les amoureux de nature. C’est aussi un bon spot pour les surfeurs mais on n’en a pas croisé cette fois-ci. Les paysages nous ont beaucoup fait penser à l’Irlande : beaucoup de vert et un littoral très découpé. Au printemps, la ressemblance doit être encore plus frappante, quand le sol est recouvert de petites fleurs roses typiques de la Bretagne et de la côte Irlandaise.

L’autre point fort de ce weekend en amoureux : les crêpes. Là c’est clairement ma gourmandise qui s’exprime ! Je vous donne la bonne adresse de crêperie où nous avons dîné : ça s’appelle La crep’, c’est dans le centre même de Quiberon et c’est délicieux ! Les galettes sont faites maisons, hyper bien garnies et remplies de produits locaux. Si vous êtes dans le coin, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Je vous laisse maintenant avec les photos de ce superbe weekend.

D’abord la balade depuis la grande plage de Quiberon jusqu’à la pointe du Conguel

long weekend à Quiberon

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Puis plusieurs marches le long de la côte sauvage

long weekend à Quiberon

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long weekend à Quiberon

Et puis le soir venu, quand la lumière décline…

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Vous connaissez Quiberon ? Vous aimez ?

4 balades et randonnées à faire autour d’Annecy

4 balades et randonnées à faire autour d’Annecy

Quatre balades et randonnées à faire autour d’Annecy

Il y a quelque temps je vous parlais de notre séjour à Annecy et je vous montrais les photos de la ville et du lac. Durant cette semaine en Haute-Savoie, nous avons fait quelques balades et randonnée autour d’Annecy. Aujourd’hui je vous en présente quatre qui nous ont beaucoup plus et qui valent le détour. Il y a une promenade familiale aux gorges du Fier, deux randonnées accessibles au plus grand nombre et puis, il y a la randonnée de la tournette qui demande d’être un petit peu plus sportif quand même.

Balade découverte et baignade aux Gorges du Fier

Informations pratiques :

  • 5,70€ par adulte
  • Pensez à vérifier les horaires d’ouverture

La balade aux Gorges du Fier est la balade familiale par excellence. Nous, on y a été une après-midi où nous étions très fatigués, rapport au fait qu’on avait fait le tour du lac en VTT le matin. Le lieu est joli, mais bondé de monde. Préférez le matin pour vous y rendre si vous avez le choix.

La balade dure environ 1h30 aller-retour. On peut admirer l’étroit canyon où le Fier en marchant le long de la passerelle, construite 25 m au-dessus du cours d’eau. Certains rochers ont des formes particulières et il y a plusieurs panneaux qui expliquent le processus de formation des curiosités naturelles comme les marmites de géants.

Après la visite, nous sommes allés un peu en aval du cours d’eau pour nous baigner et profiter du soleil de la fin de journée. Plusieurs personnes en profitaient pour plonger du haut des rochers. Elles ont toute mon admiration. Je suis beaucoup trop froussarde pour faire ça pour le moment. Sauter depuis le bord m’ayant déjà demandé tout mon courage !

Sommet du mont Sulens

Informations pratiques :

  • Départ au col de Plan Bois à 1299 m d’altitude, à côté de l’auberge de Plan Bois
  • 7 km
  • 640 m D+
  • 3h de marche environ

La montée est facile et demande moins d’1h30 d’efforts en prenant son temps. Le chemin est large, sans difficultés particulières. Si vous avez des enfants, c’est la balade parfaite.

Il est possible de faire une randonnée plus courte, de 5 km, en prenant le même chemin à l’allée et au retour. Avec Jo, nous avons préféré faire une boucle en continuant le long de la crête jusqu’au sommet nord, puis en descendant par le versant Est. On a ainsi profité d’un peu calme ; la plupart des gens faisant demi-tour arrivé à la table d’orientation au sommet. Peu après la croix de Sulens, se trouve un chemin étroit et très sinueux, dit le sentier du Curé, qui permet de descendre en une seule fois les 550 m montés précédemment. Arrivé en bas, on passe une assemblée de cairns et des panneaux indiquent la direction du col de Plan Bois. On s’est donc repéré très facilement et on est revenu à notre point de départ sans encombre. Quand on connait notre propension à nous perdre partout, on sait que ça tient du miracle. 😉

Cette marche offre de superbes points de vue sur toute la chaîne des Aravis. On a d’ailleurs pu admirer la montagne de la Tournette, que l’on a affrontée plus tard dans la semaine. On a aussi pris un peu la pluie, marché dans les nuages qui allaient et venaient au somment. C’est impressionnant de voir arriver de grosses masses blanches et soudain ne plus rien voir à 20 m devant soi. Une très jolie randonnée pour se mettre en jambes en début de semaine.

La tournette, par le refuge du Rosairy

Informations pratiques :

  • Départ 3 km après la ville de Thônes, tout au bout de la route de la Tournette
  • 12 km
  • 1281 m D+
  • 6 – 7h de marche
  • Sommet à 2351 m

L’ascension de la tournette, c’était un peu la cerise sur le gâteau de nos vacances à la montagne. C’est LA randonnée à faire quand on va là-bas. Celle qui offre une vue inoubliable sur le lac d’Annecy et ses alentours quand le ciel est dégagé. Manque de bol, nous, on a terminé la tête dans les nuages. C’est un peu humide mais ça donne un autre charme vous me direz. La montée nous a tout de même offert des paysages magnifiques.

Monter jusqu’au sommet nous a demandé environ 3h30 d’efforts pour quasiment 1300 m de dénivelé positif. Le sentier est très bien balisé tout du long. Après environ 1h30, on arrive au refuge du Rosairy, ce qui permet de faire une petite pause. Puis on repart pour encore 2h de grimpette. A la fin, je sentais mes fessiers et mes ischios comme jamais. 😉

Arrivée presqu’en haut, j’ai eu la surprise de découvrir le « fauteuil », sorte d’énorme rocher culminant à 2351 m et constituant le sommet de la Tournette. Pour y accéder, il faut monter des échelles et faire un peu d’escalade. Y aller n’est évidemment pas obligatoire, mais quitte à être allé jusque-là, autant aller au bout. N’écoutant que mon courage, j’ai donc bravé ma peur des échelles pour grimper jusqu’en haut (et j’ai tremblé tout du long) (rien que d’y repenser j’ai des frissons). Certains marcheurs prenaient leur déjeuné la haut. Personnellement je suis redescendue rapidement. Déjà parce qu’il faisait super froid : 12 °C au sommet contre 30 °C au départ. Prévoyez une polaire ! Ensuite parce que rester sur un rocher peu large pendant longtemps en haut d’une montagne me semble relativement contre nature !

Nous avons donc pique-niqué un peu plus bas, juste avant de nous faire attaquer par une horde de chèvre à la recherche de sel. L’une d’entre elles à lécher l’intégralité de mes jambes. Deux fois. Au moins. C’était… étrange ! Par la suite, nous avons eu la chance de croiser le chemin de plusieurs bouquetins. Ils ont visiblement l’habitude des humains et on a pu s’approcher assez près pour les photographier.

La descente nous a demandé 3h, principalement parce que mes genoux ne sont pas du tout habitués à ce type d’efforts et ont protesté vigoureusement après les 600 m premier mètre de descente. Les 600 m suivant ont été longs… Je n’avais plus de genoux arrivée en bas. Et le lendemain, j’ai eu de très jolies courbatures aux mollets. Ceci dit, si vous avez l’habitude de marcher, que le dénivelé ne vous fait pas peur, je vous conseille grandement cette randonnée. Les paysages sont sublimes. Et avec un peu de chance, vous aurez du soleil et profiterez de la vue sur le lac que nous n’avons pas eu. Nous c’était vu sur le brouillard ! 😉

La traversée de la petite Rochette

Informations pratiques :

  • Départ au parking du col de la Forclaz
  • 9 km
  • 560 D+
  • 4h de marche environ
  • Sommet à 1555 m

Après la déception de l’ascension de la Tournette, je voulais absolument trouver une randonnée offrant une vue plongeante sur le lac d’Annecy et que ce soit sûr à 100%. Sans risque de « trop de nuages arrivé en haut », « désolé revenez plus tard ». Pour la dernière marche de la semaine, on a donc opté pour la traversée de la Petite Rochette : une randonnée d’une dizaine de kilomètre avec peu de dénivelé pour reposer nos pauvres mollets endoloris suite à la marche de la veille.

Au départ, ça grimpe sec jusqu’à arriver à la piste de décollage des parapentistes. De là, le sentier est très bien balisé et reste assez tranquille. Sauf à la fin, où ça monte à nouveau. On profite de paysages de montagnes, de passages par-dessus un ruisseau sur des troncs qui donnent l’impression d’avoir 7 ans à nouveau, de chemins en sous-bois ou au milieu des estives et donc des troupeaux de vaches. Une très jolie randonnée tranquille, à faire en famille ou entre amis.

En plus c’était une randonnée particulière puisqu’on avait rendez-vous avec Nathalie et David pour la première fois, que l’on a connu via Instagram. Une super rencontre dans la vraie vie, tout en naturel et qui s’est soldée par une part de tarte à la myrtille et des bières en terrasse avec une vue magnifique ! La belle vie quoi !

Ces idées de randonnées vous ont-elles plu ? Vous en avez déjà fait certaines ?

Rodtrip en Irlande #7 : une journée dans le Connemara

Rodtrip en Irlande #7 : une journée dans le Connemara

On arrive déjà au dernier jour de notre roadtrip en Irlande, qui se termine par un superbe séjour dans la région du Connemara. Nous sommes arrivés à Clifden le  jeudi soir, après avoir fait la route depuis Rossaveal. Nous avons d’ailleurs profité du trajet pour nous arrêter à Roundstone, petit village charmant et choisi de rouler le long de la wild atlantic way pour en prendre plein les mirettes avec les paysages marins. Question paysages, la transition d’avec la région du Burren est très marquée ! On passe d’un désert rocailleux à des montagnes et des tourbières à perte de vue. En chemin, on croise très régulièrement des chevaux, qui sont en fait des poneys de la race Connemara. Logique. ^^ On s’est arrêté une fois pour les prendre en photos, parce que ce sont des animaux vraiment magnifiques. Et là surprise, un autre véhicule se met sur le bas côté et un monsieur en sort, avec un énorme téléobjectif. Clairement il était mieux équipé que moi pour les photographier !

Connemara

Connemara Irlande RoadtripIrlande #7 : une journée dans le ConnemaraConnemaraConnemara

Connemara

En arrivant à Clifden, nous avons la très agréable surprise de découvrir que notre auberge de jeunesse est magnifique ! La chambre ressemble à celle d’un hôtel, la cuisine est immense et parfaitement équipées, les parties communes sont très belles également. Et que dire du petit déjeuné inclus, sous forme de buffet, qui permet de manger pour la journée… L’endroit était parfait et si on retourne dans le Connemara un jour, c’est là que nous logerons à nouveau ! Ce soir là, je suis tombée de sommeil encore plus vite que d’habitude. Les jours de voyages, la marche et les kilomètres parcourus commençaient sérieusement à se faire sentir !

Clifden

Promenade au château de Clifden et le long de la Skyroad

Le lendemain, nous nous sommes levés de bonne heure pour profiter au maximum de notre dernière journée en Irlande. La météo est avec nous. On a la chance d’avoir un grand ciel bleu et du soleil. Après un petit déjeuné copieux, on part pour la première étape du jour : le château du Clifden. Ou plutôt ce qu’il en reste puisque ce sont des ruines d’un ancien manoir, construit en 1818 dans un style néo-gothique. On s’est promené à l’intérieur des ruines tranquillement, prenant le temps de flâner et de photographier le lieu sous toutes ses coutures. On s’est finalement décidé à partir quand d’autres touristes arrivaient.

clifden castle

clifden castle

clifden castle

Clifden castle

Clifden castle Irlande

Nous avons ensuite repris la voiture pour rejoindre la Skyroad, un peu plus loin. La Skyroad est une portion de route d’une dizaine de kilomètre, réputée pour être une des plus belles routes d’Irlande. Et effectivement, les paysages sont magnifiques. En revanche, on a été un peu déçu car il y a très peu de possibilités de se garer. Du coup, à chaque fois qu’on se dit « waouh c’est sublime » et qu’on a envie de s’arrêter pour profiter de la vue (et photographier le paysage)(on ne me changera plus), et bien on ne peut pas. C’est un peu frustrant, ça passe trop vite, même en roulant très doucement. J’aurai presque voulu refaire un tour (comme sur un manège ^^). Nous sommes donc arrivés en bas beaucoup trop rapidement à mon goût, puis reparti vers d’autres aventures.

skyroad irlande

Skyroad Irlande

Ascension du Diamon hill : ou comment faire plaisir aux amoureux de beaux points de vue

Après ces petites excursions matinales, nous sommes allés dans le parc national du Connemara, afin de grimper en haut de la plus haute colline des environs : le Diamon hill. En arrivant  au centre de visiteurs, une dame nous prévient : il y a une tempête et aujourd’hui, l’ascension est déconseillée. On regarde dehors. Zéro nuages à l’horizon. Incompréhension totale. La dame nous explique donc qu’il s’agit d’une tempête de vent et qu’en haut du Diamon hill, ça souffle vraiment fort. Si on décide de monter quand même, il faut faire très attention lors de la descente sur l’autre versant. N’écoutant que notre courage (et notre envie de monter tout en haut aussi), on y va ! On est téméraires comme ça ! En chemin, je demande à une marcheuse comment s’est passé sa descente. Elle me dit que c’est tout à fait gérable, même si elle a parfois du descendre sur les fesses pour ne pas s’envoler. Comme on fait à peu près le même gabarit, je me dis que ça devrait le faire. Le diamon hill fait parti de chaîne de montagne des Twelve Bens. C’est un des plus petits sommets de la chaîne avec ses 445 m de hauteur. C’est donc une randonnée facile et accessible au plus grand nombre. L’ascension est tranquille, même si ça finit par chauffer dans les cuisses, surtout sur les derniers mètres. Arrivé en haut, on profite d’un panorama à 360° sur les paysages à alentours : de la lande, des montagnes et les lacs en contrebas. Ça vaut son pesant de cacahuètes comme dirait mon papa ! C’est un de mes plus souvenirs de ce voyage. Ça valait vraiment la peine d’affronter les grosses bourrasques de vent. On est resté sur la crête quelques temps, pour profiter de la vue. Mais pas trop quand même, ça soufflait vraiment fort, le genre de vent qui vous coupe la respiration par moment. Pour la descente, j’ai effectivement du en faire une petite partie sur les fesses, sous peine de m’envoler. Un grand moment !^^ Au bout d’un moment, ça s’est tout de même calmé et on en a profité pour manger notre pique-nique, avec vue ! La balade nous aura pris trois bonnes heures, en marchant tranquillement.

Diamon hill Irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande Diamon hill irlande Diamon hill irlande Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

En fin d’après-midi, nous avons hésité à aller visiter labbaye de Kylemore, réputée très jolie. Le prix et notre fatigue nous en ont dissuadés (16€ par personne tout de même !). On l’a donc seulement aperçue de loin et repris la voiture, direction Galway cette fois pour notre dernière nuit en Irlande. en chemin, on croisé quelques moutons… qui n’étaient absolument pas pressés de se pousser. ^^

Connemara

Lors de cette dernière soirée en Irlande, on s’est offert un dîner au King’s head, un pub réputé du centre ville de Galway. Le repas était très bon, bien qu’un peu cher. Pour l’anecdote, j’ai découvert à cette occasion que les Irlandais servent le cidre au format pinte. Quand on est rentré, à pied, j’étais un petit peu éméchée du coup. Moi qui ne bois quasiment jamais d’alcool, ça faisait un peu beaucoup d’un coup ! Le lendemain matin, c’était voiture toute la matinée pour rejoindre l’aéroport de Cork. Rien de bien folichon donc. Mais on avait encore les images des superbes paysages Irlandais dans la tête.

Connemara IrlandeConnemara Irlande

J’espère que ce voyage en Irlande avec nous vous aura plu. Moi j’ai adoré m’occuper des photos et écrire ces articles. Je me suis replongée dans les souvenirs du voyage, ça l’a prolongé un peu plus longtemps.

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

Vous connaissez l’Irlande ? Vous aimeriez y aller un jour ?

 

 

 

Irlande #6 : Découverte de la région du Burren et d’Inishmore

Irlande #6 : Découverte de la région du Burren et d’Inishmore

Randonnée dans le parc national du Burren

Pour le 8ème jour de notre roadtrip en Irlande, nous avons visité la région du Burren, trop rapidement à notre goût malheureusement. Nous étions en effet pressés par le temps car nous devions prendre le ferry à Rossaveel pour rejoindre l’île d’Inishmore à 18h30. On s’est donc levé de bonne heure, pour profiter au maximum du coin. Mais peut-être pas encore suffisamment tôt.

A partir de Doolin, nous avons longé la route côtière jusqu’à Black Head puis bifurqué pour rejoindre l’intérieur des terres. Les paysages sont radicalement différents de ce qu’on a vu jusqu’à présent. Des grandes étendues verdoyantes, on passe à un paysage désertique et rocailleux, presque lunaire. La région du Burren est en réalité un immense plateau karstique de 300 km². Evidemment, on s’arrête le long du chemin pour se promener un peu et prendre quelques images. Seules quelques fleurs font de la résistance et arrivent à percer entre les rochers. Je pensais qu’on pourrait marcher au niveau du phare de Black Head et en fait non. Il n’y a aucun  espace pour se garer. La déception ! Si vous êtes bons marcheurs et que vous avez plus temps dans la région, la randonnée qui passe par le phare a l’air super chouette à faire ! C’est une boucle d’environ 26 km, nous on a du passé notre tour cette fois-ci.

burren burren burren burren

Après cette petite balade en voiture le long de la côte, nous sommes allés jusqu’au Dolmen de Poulnabrone. On ne l’aura vu que de loin. On est arrivé, on s’est garé et on est reparti aussi vite. Trop de monde sur le site et aucune envie de revivre l’expérience des falaises de Moher. Moralité : si vous voulez voir le dolmen tranquillement, allez-y hyper tôt, vers 6h du matin ou, au contraire, très très tard au coucher du soleil.

Comme nous rêvions de retrouver un peu de tranquillité, on s’est directement rendu au parc national du Burren. Objectif : aller marcher sur un des chemins de randonnées proposés. Toutes les randonnées proposées partent du même endroit. Il n’en fallait pas plus pour qu’on se perde, doués comme nous sommes. Nous voulions faire « la trace bleue » soit 7,5 km. Finalement nous avons fait le chemin de découverte blanc PUIS le loopwalk bleu. xD On ne va pas se plaindre, les deux offrent des points de vue différents sur le lac en contrebas (ou l’art de voir le positif dans chaque chose).

burren

Le guide annonçait 3 h pour 7,5 km et 150 m de dénivelé positif. Ça nous paraissait long pour une courte distance et peu de dénivelé. Finalement, il nous a bien fallu ce temps là pour monter en haut de Mullaghmore et en redescendre. En cause : le terrain caillouteux, avec des trous partout et traître pour les chevilles. Il faut être vigilant à chaque pas, surtout si on a les chevilles fragiles (comme moi quoi !). On marche donc lentement tout le  temps.

Les paysages sont très beaux et étranges. Il y a des curiosités géologiques partout, des panneaux explicatifs parfois. Il faut avouer que des collines en forme de spirale, on n’en voit pas tous les jours. On trouve également des tas de fossiles d’algues et de coraux parmi les pierres par terre. Le plateau du Burren étant en fait un ancien fond marin ! On eu l’endroit quasiment pour nous tous seuls ! Seuls quelques rares randonneurs ont croisé notre chemin ce jour là. J’ai adoré cette balade, qui m’a fait un bien fou. Je vous la recommande donc chaudement !

Randonnée dans le Burren, Irlande

Randonnée dans le Burren, IrlandeRandonnée dans le Burren, Irlande Randonnée dans le Burren, Irlande

Vers 15h30, on s’est finalement décidé à quitter la quiétude du parc naturel pour nous diriger vers Rossaveal afin de prendre notre Ferry pour Inishmore. La route fut longue, très longue. Il faut compter au moins 2h de route, sans les bouchons, dont 1h pour faire les 45 km qui séparent Galway et Rossaveal. La vitesse est limitée à 50 km/h tout le long ! J’ai eu l’impression qu’on n’arriverait jamais.

On est finalement arrivé à destination 30 minutes avant l’embarquement : le temps de payer le parking pour les prochaines 24h, de rejoindre le quai et on montait à bord. Une heure plus tard, nous débarquions sur Inishmore. Petit problème du soir : nous n’avions pas vu à la réservation que notre B&B se trouvait à 4 km du port. Or à 19h30, les boutiques de locations de vélo sont fermées. Impossible d’en louer un. Seule option : la navette (payante) pour amener nos affaires au B&B, puis revenir manger dans le seul pub ouvert du centre et rentrer à pieds le soir. J’avoue qu’on était déjà plus très frais en débarquant. Alors après avoir mangé et marcher nos 4 kms pour rejoindre le B&B pour la nuit, on était carrément explosés. L’avantage c’est qu’on a pu faire des câlins à des chevaux sur le chemin et admirer le coucher de soleil sur l’océan.

Ferry Inishmore

Découverte d’Inishmore : balade à vélo, pneu crevé et un site vraiment difficile à trouver !

L’île d’Inishmore est grande, enfin surtout longue. Il est donc impossible de tout voir en une petite journée, il faut faire des choix. Pour circuler sur place, il y a plusieurs possibilités : les minibus pour touristes qui proposent des circuits (au secours), la marche et le vélo. Nous avons opté pour le vélo, plus pratique et rapide pour relier les différents sites qui nous intéressaient.

Le matin au réveil, nous avons assisté aux premiers pas d’un veau tout juste né, en direct depuis notre fenêtre. C’était la surprise et la séquence émotion du jour ! Il lui fallut une bonne demi-heure pour arriver à se tenir sur ces 4 pattes et avancer à peu près droit. Après ce joli moment, nous nous sommes régalés d’un petit déjeuner maison très copieux puis nous avons récupéré nos vélos. Notre hôte nous en avait fait livrer directement au B&B, le top. Grâce à elle, nous avons également eu deux entrées gratuites pour le fort Dun Aengus, site historique le plus connu de l’île que nous souhaitions visiter. Sur ces bons conseils, nous avons pédalé tout droit pour profiter du fort avant midi, en faisant des pauses photos quand même, on ne se refait pas. Il nous a fallu environ 1h de vélo avant d’arriver sur le site. Sur place, nous étions quasiment tous seuls et nous avons pu profiter des paysages pleinement. Jo a juste failli défaillir en me voyant m’approcher près du bord des falaises pour faire des photos. C’est qu’il y avait du vent ! Nous sommes repartis quasiment à midi pile, et on a compris pourquoi il faut visiter le fort le matin ou tard le soir : en bas, au moins 4 minibus remplis de touristes venaient d’arriver. (Oui je fais une fixette sur les touristes)(dont je fais parti je sais)(ne cherchez pas la cohérence).

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

Nous sommes ensuite remontés en selle, pour partir à la recherche du second site qui nous faisait de l’œil : le worm hole, une piscine naturelle creusée dans la roche dont le niveau varie en fonction des marrées. Dire qu’on a eu du mal à le trouver serait un euphémisme. On a beaucoup (beaucoup) tourné en rond, repassant plusieurs fois aux mêmes endroits sans jamais voir le début d’une indication d’un commencement de chemin pour y aller. Je vous avous que je commençais à fatiguer et que ma patience fondait comme neige au soleil. Dans les voyages, il y a toujours une journée où on est fatigué et on en a un peu marre. Pour nous, c’était cette journée là, enfin… Cette après-midi là plus précisément. Au bout d’un lonnnng moment, j’ai fini par apercevoir une petite marque rouge sur un muret, et je me suis souvenue d’avoir lu quelque part que les habitants avaient marqué le chemin à la peinture. Et victoire ! C’était bien le début du sentier !

Nous avons garés nos vélos sur un muret de pierres (il y en a absolument partout sur l’île), puis rejoint le whorm hole à pieds. L’endroit est impressionnant. Il parait que des concours de plongeons sont organisés dans la piscine naturelle, pour les grands sportifs. Personnellement, vu la force des courants à l’intérieur, je ne m’y risquerais pas ! En repartant, nous avons eu la chance d’apercevoir des phoques, ce qui a achevé de me rendre ma bonne humeur !

Après cette balade, il nous restait juste le temps de retourner au port pour prendre notre ferry de retour. Manque de bol, le pneu avant de Jo a crevé alors qu’il nous restait la moitié du chemin à faire. Il a donc roulé 10 km en étant assis sur le porte-bagages, en ponctuant chaque montée de beaucoup d’injures. Un grand moment. Pour sa peine, le loueur de vélo lui a rendu 5€ en lui conseillant d’aller de payer un coup à boire pour se consoler. Avant d’embarquer sur le bateau, nous avions encore un peu de temps, on en a donc profité pour manger un morceau dans un pub à 15h55. Je m’en souviens bien car la cuisine fermait à 16h ; nous sommes arrivés in extremis ! ^^. Jo a pris une Guinness pour se remettre de ses émotions et je me souviens vaguement de salade avec de beaux fromages de chèvres rôtis et de la confiture de cramberries.

Inishmore worm hole

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Inishmore worm hole Inishmore worm hole

Inishmore worm hole

Le trajet du retour a été calme. On dormi pendant 1 h dans le ferry, épuisés comme on l’était. Ensuite nous allions jusqu’à Clifden pour y passer la nuit, mais ça c’est déjà le Connemara et ça sera l’objet du prochain article sur notre roadtrip en Irlande !

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

 

Vous aimez les paysages rocailleux et désertiques ? Je suis curieuse de connaître vos anecdotes de voyage un peu « loose ». Partagez-les avec nous en commentaires !

 

Roadtrip en Irlande #5 : Balade le long des falaises de Moher

Roadtrip en Irlande #5 : Balade le long des falaises de Moher

A la fin du dernier article sur notre périple en Irlande, je vous ai laissé à la fin de la matinée du 7ème jour. Nous venions de monter jusqu’au col du Conor Pass et de marcher au milieu des nuages.  Nous avons ensuite repris la voiture et roulé tout droit (ou presque) jusqu’au comté de Clare. L’objectif du jour : découvrir les falaises de Moher, ou cliffs of Moher en anglais, dont nous avions beaucoup entendu parler. Apparemment c’est un endroit à ne pas manquer en Irlande. Quel que soit le chemin choisi, il faut compter 3h30 de route pour relier le Conor Pass aux falaises de Moher. Sur les conseils du gérant de l’auberge de jeunesse de la veille, nous avons donc choisi le chemin « le plus cool » et prit le ferry qui relie Tabert à Killimer pour nous épargner une centaine de kilomètres de route. La traversée dure 30 minutes et il y a des ferries très régulièrement en saison touristique. Le paysage est beaucoup plus sympa qu’en passant par Limerick, et ça limite grandement la fatigue due à la conduite. Que du bénéf donc !

falaises de moher

falaises de moher

Nous sommes arrivés en début d’après-midi sur le site des falaises de Moher. Et là, les amoureux de nature (et de solitude) que nous sommes, on déchanté un peu. On sent dès le début que c’est un endroit TRÈS touristique : obligation de se garer sur l’immense parking du site et de s’acquitter de 7€ par personne. Sur le coup, j’ai eu l’impression d’arriver dans un grand parc d’attractions connu si vous voyez ce que je veux dire. Ça contrastait fort avec les jours précédents et les paysages de nature sauvage. Bon je râle, je râle… Ceci dit, l’endroit a le mérite d’être accessible à tous, personnes à mobilité réduite comprises, ce qui n’est pas le cas de mes montagnes chéries. C’est donc « un mal » pour un bien.

Après avoir acheté nos deux billets et n’écoutant que notre courage, nous sommes parti affronté la foule, direction les falaises. Les falaises de Moher font parties des plus belles d’Irlande. Elles s’étendent sur 8 km de long et atteignent 215 m de haut par endroit. Je l’admets, c’est beau. Et majestueux. Vraiment. Ceci dit, on a été moins sensibles à ces paysages-là. Par exemple, j’ai nettement préféré les falaises du Kerry, plus « bruts ». C’est sans doute dû à la masse de touristes sur place (oui, je sais que je suis une touriste)(laissez-moi à mes contradictions merci bien^^). La vue des déchets laissés çà et là n’aide pas à s’immerger dans la beauté des lieux. Les gens qui râlent non plus, « mais pourquoi ça fait que monter et descendre ? » « Parce que ce sont des falaises… ». Bref. Pas notre lieu préféré du voyage tout simplement.

falaises de moher

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falaises de moherFalaises de moherfalaises de moher

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Photo bonus : nos touristes favoris 😉

falaises de moher

On a appris plus tard à l’auberge qu’on peut rejoindre le site en marchant depuis un village du coin. Cela fait une belle randonnée d’environ 3h et du coup l’accès est gratuit. Si c’était à refaire on irait très tôt le matin en marchant, pour échapper à la foule. Si vous y allez un jour, je vous conseille de faire comme ça. En bonus, vous pourriez prendre des photos de lever de soleil sur les falaises, ce qui à mon avis doit sublimer les lieux !

Ce soir-là, nous avons dormi dans une auberge de jeunesse à Doolin. Après un dîner somme toute basique (soupe & tartines pour changer), nous sommes ressorti admirer le coucher de soleil en amoureux sur le port. Ce fut un moment particulièrement agréable.

doolin coucher de soleil

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Le lendemain, nous partions à la découverte du Burren. Mais ça sera pour le prochain épisode ! 😉

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

Et vous, vous appréciez les lieux très touristiques ? Vous en visitez souvent ?

Roadtrip en Irlande #4 : découverte de la péninsule de Dingle

Roadtrip en Irlande #4 : découverte de la péninsule de Dingle

Pour le 5ème jour de notre roadtrip en Irlande, on attaque la péninsule de Dingle. Nous sommes partis tôt le matin de Cahersiveen et avons longé la Wild Atlantic Way jusqu’à Inch Beach. Le premier stop de notre journée est donc une des plus belles et longues plages d’Irlande. L’endroit est très prisé par les surfeurs. D’ailleurs il y a plusieurs écoles sur place. C’est toujours étrange de voir des gens aller se baigner ou surfer alors que moi je suis habillée en mode montagne. Bonnet et écharpe compris ! Pour l’anecdote, les voitures sont autorisées à rouler sur la plage, ce que je ne trouve pas génial à titre personnel, ça gâche un peu le paysage. Pour vraiment profiter des lieux, il faut prendre son temps. La plage est vraiment très longue et même en y restant 1h30, on n’a pas pu aller au bout.

Roadtrip en Irlande

Après notre longue balade sur le sable, nous avons repris notre chemin et bifurqué sur une petite route toute discrète pour aller voir Minard castle, une vieille tour en ruine. Il faut savoir que c’est là pour y arriver. L’endroit était désert, un vrai bonheur pour les amoureux des grands espaces vides comme nous. En plus la marée était basse, on a donc pu se promener un peu sur la plage. On en a profité pour boire un thé bien chaud face à l’Atlantique, en admirant le paysage.

Roadtrip en Irlande Minard castle

Après tout ça, il était déjà quasiment midi. L’estomac de chouchou commençait à grogner alors nous avons rejoint Dingle pour déjeuner. Au programme : promenade dans la ville et le long du port, dégustation d’une (ou deux) glace chez Murphy’s, et passage par la petite boutique Dingle candle pour faire le plein de bougies parfumées. Chez Murphy’s, j’ai pu tester un sorbet cassis à l’eau de pluie Irlandaise ! (la classe tout de même). Et chez Dingle candle, on a passé un long moment à sentir toutes les bougies possibles et tergiversé un peu avant d’en choisir deux à ramener à la maison : des bougies éthiques, faites à la main, avec de la cire de soja, des senteurs qui réchauffent et des mèches en bois qui crépîtes et en plus pas chères ! L’amoureuse des bougies que je suis était ravie (oui il en faut peu pour me faire plaisir !)

La ville de Dingle est tout à fait charmante, avec toutes ses façades colorées, ses boutiques et sa mascotte. La mascotte en question n’est autre que Fungie le dauphin. L’animal a élu domicile dans la baie depuis quelques années. Depuis, il vient rendre visite aux bateaux qui sortent du port. C’est clairement l’attraction touristique principale de la ville et ça fait le bonheur des enfants ! Nous on s’est contenté d’admirer la statue de Fungie sur la place. 😉

péninsule de Dingle

péninsule de Dingle

 

péninsule de Dinglepéninsule de Dingle

Nous avons ensuite passé l’après-midi à rouler sur une partie de la Slea Head drive, qui regorge de superbes points de vue sur les paysages alentours, notamment une plage où a été tourné un film : La fille de Ryan. Il y a aussi quelques sites préhistoriques mais malheureusement l’accès est payant pour la plupart d’entre eux donc on les a évité. Comme nous n’avions pas du tout le temps de tout faire, il a fallu choisir. On a finalement opté pour une petite promenade de 5 km dans la campagne, au départ du « Blasket centre ». La marche offre une très belle vue sur les îles Blasket, juste en face. On a évidemment rencontré plein de moutons en liberté, comme d’habitude, et pris du vent dans les oreilles !

péninsule de Dinglepéninsule de Dinglepéninsule de Dinglepéninsule de Dingle

Après tout ça, nous étions vidés. Le vent c’est vraiment épuisant. Donc nous sommes retournés directement à Dingle, manger et boire un verre au Murphy’s pub. Puis on est rentré directement à l’auberge de jeunesse (sans passer par la case départ)(blague nulle pardon). D’ailleurs cette nuit-là nous étions littéralement les seuls résidents de l’auberge. Le gérant a été absolument adorable. J’ai adoré sa tête quand je lui ai dit que pour moi, 16°C c’est froid et que chaud ça commence à 25°C.^^ Pour lui 16°c c’est déjà chaud, la température idéale pour aller manger une glace quoi, comme les Ecossais. Pour le petit déjeuner, il propose des œufs frais des poules de la fermette située juste à côté, avec du pain et de la confiture si on le souhaite. On peut aussi faire un câlin à ses chèvres. Et en plus, il est plein de bons conseils pour la visite de la région et a quelques anecdotes hilarantes. Par exemple, quand il nous a parlé des œufs frais du matin, il nous a bien spécifié qu’il fallait les cuir avant de les manger. Évident, me direz-vous. Eh bien pas pour tout le monde ! Un ancien résident a voulu s’en offrir un pour son petit-déj. Pensant qu’il s’agissait d’un œuf dur, il a cassé la coque à la main, au dessus de son assiette… Je vous laisse imaginer le résultat !

Le lendemain matin, nous sommes partis de bonne heure pour monter jusqu’au Conor Pass avant de prendre la route vers de comté de Clare. Le Conor Pass est un col de montagne qui culmine à 465 m. La route pour y accéder est très étroite et sinueuse, encore plus qu’ailleurs en Irlande je veux dire. D’ailleurs la route est fermée aux camions toute l’année et au voiture pendant tout l’hiver. Ce jour-là, le temps était nuageux mais tout de même suffisamment dégagé pour que l’on puisse profiter de la vue vertigineuse sur les vallées de Dingle et de Tralee : des lacs, de la brume, la lande et des montagnes à perte de vue. Juste magnifique ! (en plus on a marché dans les nuages, ce qui m’amuse toujours !^^).

Après ça nous avons roulé jusqu’aux falaises de Moher, mais ça sera pour le prochain épisode ! 

Roadtrip en Irlande #3 : randonnée au gap of Dunloe & découverte du ring of Kerry

Roadtrip en Irlande #3 : randonnée au gap of Dunloe & découverte du ring of Kerry

Dans ce troisième article, on attaque un gros morceau de notre roadtrip en Irlande : les alentours de Killarney et l’anneau du Kerry. Installez-vous confortablement et je vous emmène pour deux jours de voyage.

La région de Killarney

Le troisième jour de voyage a assez mal débuté : Jo avait un gros rhume, avait mal dormi à cause du matelas en carton et la météo était plus que menaçante. Manque de bol, nous avions prévu d’aller marcher au gap of Dunloe le matin et je voulais absolument voir ce coin, réputé magnifique. N’écoutant que notre courage, on y sommes allé malgré la pluie (et le rhume), en s’emmitouflant dans 10 couches de vêtements. D’ailleurs il y a une photo collector de moi et de mon équipement mais vous ne la verrez pas ici, histoire que je conserve un peu de dignité. XD

Manque de bol bis, ce jour là précisément il y avait une course de voiture organisée dans la région et toutes les routes allant de Kenmare jusqu’au Gap of Dunloe étaient fermées. Pour en être bien certains, on les a toutes essayées… . Bref, on a tourné un certains temps avant de capituler et de s’arrêter au Moll’s Gap pour attendre que la course soit terminée, passer et enfin rejoindre le départ de la randonnée. Ça nous a quand même fait perdre quasiment 3h cette histoire !

Arrivé sur place, il y a du vent mais pas encore de pluie donc on se lance. Nous ne sommes pas les seuls intrépides à y aller malgré le temps pourri, ça nous rassure un peu. La marche fut épique : des rafales de vent impressionnantes et la pluie qui nous tombe dessus à mi-parcours. Bon, on s’en doutait donc on n’a pas vraiment le droit de râler. Evidemment on râle quand même, surtout chouchou avec son rhume qui a juste envie de mourir sur la fin. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour moi et mes envies de paysages. 😉

En parlant de paysage, même sous la pluie, l’endroit vaut le déplacement, c’est juste magnifique. Les paysages m’ont beaucoup fait penser à Glencoe, mon coup de cœur Écossais. Si vous voulez y aller, le plus simple est de se garer sur le parking du kate Keaney’s cottage. Ensuite il faut compter environ 5 km de marche pour aller jusqu’au gap of Dunloe et 5 km pour en revenir. La route est interdite aux voitures, sauf pour les riverains, donc nous avons été quasiment seuls tout le long. Je suis sûre qu’en temps normal ça se fait très bien mais ce jour là, ça a été une randonnée difficile pour nous deux. Notamment à cause des grosses bourrasques. J’ai bien cru que j’allais m’envoler par moments !

 

Au retour nous sommes allés déjeuner au Kate Kearney’s cottage. Nous étions trempés et congelés, il faut bien le dire. C’est donc le moment où nous avons bénit les Irlandais de toujours proposer une soupe du jour à la carte ! Ça fait beaucoup de bien et ça réchauffe de l’intérieur. Il y a une petite boutique dans l’auberge. C’est la que j’ai dégoté mon bonnet à pompon, doublé polaire à l’intérieur. Il ne m’a quasiment plus quitté pour le reste du voyage.

Après déjeuner, nous sommes allés du côté de Killarney. Visiter la ville ne nous tentait pas du tout alors on a opté pour la visite du Ross Castle, un beau château rénové datant du XVe siècle. Nous avons fait la visite guidée, qui coûte 5€ par personne. Les photos étaient interdites à l’intérieur donc vous n’en verrez pas. J’ai trouvée la visite très vivante. On apprend plein de choses sur le mode de vie des habitants de l’époque. Ça casse complètement la vision romancée que l’on peut se faire de la vie de château : fumées toxiques à cause des cheminées ouvertes, vent, froid par manque de fenêtres, intimité zéro, la majorité des gens qui dorment à même le sol qui n’est jamais nettoyé, latrines communes… Ça fait pas du tout rêver !

On est donc resté à l’abri des éléments quelques temps et ensuite, on a pu profiter d’une belle vue sur le parc national de Killarney. Je pense que le parc aurait mérité une journée de visite à lui tout seul pour en profiter pleinement.

En sortant du château, il commençait à se faire tard donc on a opté pour un chocolat chaud en ville avant de nous diriger vers l’auberge de jeunesse. Avant de rentrer, nous avons encore fait deux petites pauses : une pour aller voir une jolie cascade de 18 m de haut appelée Torc waterfall et une autre pour admirer le point de vue depuis la Ladie’s view. Bon la chute d’eau est mignonne mais ne vaut pas forcément qu’on s’y attarde longtemps. Il y a beaucoup de monde sur le site, même en fin de journée, ce qui n’aide pas à en profiter.

En revanche, je vous conseille vivement de faire un petit détour et de pousser jusqu’à la Ladie’s view. La vue sur les lacs en contrebas est sublime. Il faut juste oublier les voitures garées à côté de vous. 😉 L’endroit s’appelle comme ça car la reine Victoria fut tellement entousiaste la première fois qu’elle vit le paysage qu’elle plusieurs minutes pour l’admirer. Il paraitrait même qu’elle autorisa ses dames de compagnie à regarder aussi, si ce n’est pas de la générosité ça !

Là-dessus nous sommes rentrés manger une soupe et nous écrouler au fond de notre lit, avec option doliprane pour Jo. Je vous rassure, une bonne nuit de sommeil et le lendemain ça allait déjà mieux !

A la découverte de l’anneau du Kerry

125 km – environ 2h30 de route

Pendant ce roadtrip, j’attendais particulièrement deux choses : visiter la péninsule de Dingle (ça serait l’objet du prochain article) et découvrir l’anneau du Kerry, joyaux du comté du même nom. J’ai adoré cette journée. Je crois même que mes meilleurs souvenirs du séjour sont ceux du roadtrip autour du ring of Kerry !

Nous sommes partis de Kenmare tôt le matin et avons longé la route côtière jusqu’à Caherciveen, avec une petite bifurcation l’après-midi pour aller sur l’île Valentia.

Premier stop du jour : le Staigue stone fort, un grand fort circulaire tout en pierre dont les murs font jusqu’à 5,5 m de haut. Il daterait du 4ème siècle environ et aurait servi de place forte pour se protéger d’éventuels ennemis. La visite est rapide et amusante. On peut notamment monter en haut du mur d’enceinte et faire tout le tour.

Ensuite nous roulons (presque) sans interruption jusqu’à la plage de Derrynane. Non loin de là se trouve la maison de Daniel O’Connel, homme politique important dans l’histoire Irlandaise. Bon ça reste une grosse bâtisse toute grise, pas très esthétique. Si la politique vous intéresse, sachez simplement que la demeure se visite. Nous, on a préféré opter pour la promenade le long de la plage et dans le petit bois, qui se sont révélées très agréables. Par chance, la marée était basse et nous avons pu explorer le petit bout de terre qui abrite les ruines d’une vieille abbaye. Moi et ma passion pour les vieilles pierres étions comblées. Mention spéciale pour le panneau interdisant la baignade. Ça ne me serait jamais venu à l’esprit d’aller mettre un seul orteil dans l’eau.

Point moins sympa, il y avait énormément de déchets sur l’une des plages. Ça a le don de me mettre le moral dans les chaussettes, de voir tout ce plastique dans le sable. Ça ramène brusquement à la réalité du monde actuel et de la pollution que nos modes de vies engrangent.

Après un déjeuner dans un petit resto à Waterville, nous avons repris la route le long de la Wild Atlantic Way. Les panoramas le long de la route côtière sont superbes, comme toujours.

Prochain arrêt : les falaises du Kerry, qui ont été un coup de cœur absolu pour moi. La vue sur les falaises escarpées est… ébouriffante. 😉 Je serais restée là des heures malgré le vent ! De là-bas, on aperçoit les îles Skellig rendu célèbres récemment par Star Wars. On peut également admirer Valentia Island en face et profiter d’une vue plongeante sur la vallée. C’est un endroit à ne manquer sous aucun prétexte, vraiment.

Nous avons fini par repartir de ce lieu magique, direction Valentia Island. On passe le pont reliant Portmargee à l’île et direction la pointe de Bray head pour une petite marche de 7 km. La promenade est agréable et offre une belle vue sur les falaises juste en face. On rencontre des moutons, comme d’habitude ! Par contre, la tour napoléonienne n’a pas d’intérêt en elle-même, en dehors de nous offrir un abri contre la pluie quelques instants. En repartant, petite pause à Portmargee où j’ai pu déguster un énorme chocolat chaud avec plein de chantilly dessus, mon pécher mignon, et acheter des confitures et des chocolats à ramener à la maison.

Après ça c’est déjà la fin journée, on est fatigués et on va directement au B&B. Finalement on décide de ressortir pour explorer le château de Ballycarbey qui offre un super terrain de jeu. Pour un peu on se prendrait pour des aventuriers explorant de vieilles ruines à la recherche de trésors antiques (#teamLaraCroftForever). On en a même profité pour improviser une séance portrait. C’est le genre de lieu qui s’y prête parfaitement. Ce qui est génial en Irlande c’est que vous pouvez partir sous un ciel bleu et vous retrouver sous des trombes d’eau 15 minutes après… C’est exactement ce qui nous est arrivé ce soir là. Nous avons donc été contraints et forcés d’abandonner le château plus rapidement que prévu. La déception. Bon, on s’en est vite remis en allant manger un plat bien chaud dans un pub en ville. 😉

 

Pour retrouver les épisodes précédents c’est par ici :

La suite dans l’épisode 4 ! 🙂

Roadtrip en Irlande #2 : découverte de la péninsule de Beara

Roadtrip en Irlande #2 : découverte de la péninsule de Beara

Découverte de la péninsule de Beara

165 km – environ 3h15 de route

La journée du vendredi a très bien commencé avec un petit déjeuné gargantuesque et fait maison par Maggie, notre hôte du jour. Au menu : brown bread & scones maison, smoothies frais, fruits, plateaux de fromages Irlandais, œufs « comme on veut », granola maison, thé, jus de fruits frais… Maggie peut même préparer un « full Irish breakfast » pour ceux qui le souhaitent. Autant vous dire qu’on a très très bien mangé et que nous n’avons pas eu faim avant 16h30 ce jour là ! D’ailleurs je suis tombée en amour pour le brown bread, un pain légèrement sucré avec de la mélasse, dont je vous partagerais la recette sur le blog tout bientôt !

Une fois l’estomac bien rempli (c’est peu de le dire), nous avons repris la route pour aller à la découverte de la péninsule de Beara, 2ème étape de notre roadtrip en Irlande. Il faisait un temps magnifique et le premier stop du jour fut le col du Healy Pass. Pour y arriver, il faut rouler jusqu’en haut sur une route à lacets très sinueuse et étroite (encore plus que les autres routes d’Irlande !). En haut du col, il y a un petit parking pour se garer. Le lieu était désert à notre arrivée, le bonheur. Un peu plus tard nous avons croisé deux courageux qui faisaient le trajet à vélo, ça doit sérieusement piquer dans les jambes quand même!

Pour bénéficier d’un meilleur point de vue, nous avons quittés la route et sommes montés un peu plus haut à pieds. Ça vaut le coup de sortir de marcher un peu. On peut alors profiter d’une vue quasiment à 180° sur les deux côtés de la péninsule de Beara.

J’ai profité de la pause thé traditionnelle pour lire le guide et en savoir un peu plus sur le lieu. C’est le point culture du billet (je suis comme ça, j’aime bien connaitre un peu l’histoire des lieux que je visite). Et donc en parlant d’’histoire, celle du Healy Pass n’est vraiment pas très reluisante ! La route a été construite lors de la grande famine afin de fournir plus de travail aux Irlandais. Mais à cause des conditions de travail très difficiles et du peu de nourriture disponible, il y a eu énormément de morts parmi les travailleurs et les travaux ont du être arrêtés. Ils ont finalement été terminés quelques années plus tard.

Ensuite, nous avons roulé quasiment d’une traite jusqu’à la pointe de la péninsule avec l’île de Dursey en ligne de mire (avec plein de pauses photos évidemment). Initialement, nous voulions aller sur l’île et en faire le tour en marchant. Sauf que, j’avais mal lu le guide (shame on me). Nous avons donc trouvé le câble car, cabine reliant Dursey au reste de l’Irlande, fermé en arrivant. Il s’avère qu’il fonctionne toute la journée uniquement en pleine saison. Du coup, changement de programme et petite déception quand même. Pour ne pas rester sur notre faim, nous avons finalement décidé de faire une promenade d’environ 4 km à la place : le Garinish Loop. La marche part du parking du câble car et fait une boucle autour de la baie de Garinish.

Comme nous sommes des champions, on a réussi à se perdre quasiment dés le départ et ce, malgré les énormes poteaux jaunes fluo qui balisent le chemin (oui on est super forts comme ça) ! Je vous laisse découvrir les paysages en photos : le vert Irlandais n’est vraiment pas une légende et l’omniprésence de moutons non plus, quoi que l’on ait aussi vu beaucoup de vaches dans les pâturages.

Sur le chemin du retour, nous avons même pu acheter des œufs frais directement dans un poulailler, parfait pour le petit déjeuné du lendemain ! J’adore ce genre de système basé sur la confiance : on glisse l’argent dans la boite posée là et on prend le produit disponible. Je me souviens avoir vu ça plusieurs fois en randonnée, avec des habitants qui vendaient des petits sachets de noix, de noisettes… Anecdote amusante : le poulailler en question consistait en une ancienne cabine de cable car, réaménagée pour ses nouvelles pensionnaires !

A la fin de la journée, nous étions encore une fois très fatigués et Jo commençait à avoir un bon rhume. Nous sommes donc allés directement à Kenmare pour nous reposer un peu. Nous avions loué une chambre dans une auberge de jeunesse, au milieu de nul part, pour les deux nuits suivantes. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça fait un choc après les deux B&B précédents : chauffage (trop?) réduit et confort de base. Ce qui me convient très bien en temps normal, mais est déjà moins sympa quand il fait froid, qu’il pleut et qu’on est malade comme pas possible. Difficile de se réchauffer correctement, y a plus qu’à empiler les couettes ! XD Jo n’a pas gardé cette auberge dans son cœur.^^ Moi j’ai dormi comme un bébé malgré le matelas en carton.

Ceci dit le gros avantage, c’est qu’on peut se faire à manger : en l’occurrence pour nous ça se résume souvent au tryptique soupe / pain / fromage. Ça va parfaitement avec la météo Irlandaise et la fatigue du soir. L’autre avantage des auberges c’est qu’on peut rencontrer des gens facilement et avoir des discussions intéressantes. Enfin en théorie. Comme nous étions au tout début de la saison touristique, la plupart des auberges de jeunesse où nous avons été étaient encore vides malheureusement.

C’est la fin de cette deuxième journée de roadtrip. Dans le prochain article, on vous emmène dans la région de Killarney et faire le tour du Ring of Kerry.

Pour retrouver l’épisode précédent c’est par ici :

La suite au prochain épisode ! 😉

Roadtrip en Irlande #1 : premiers kilomètres sur la Wild Atlantic Way

Roadtrip en Irlande #1 : premiers kilomètres sur la Wild Atlantic Way

Nous y voilà, on vous raconte enfin notre magnifique voyage en Irlande. Enfin, on commence car il y aura normalement 6 articles en tout, dont un regroupant toutes les informations pratiques pour plus de clarté.

Aujourd’hui, on vous dévoile le premier jour du séjour. J’espère que ça vous plaira autant qu’à nous et que cela vous fera voyager un peu.

Nous sommes partis le mercredi après-midi de Paris et avons atterri à Cork, ville où nous n’avons fait que passer. C’était un choix totalement assumé car nous voulions éviter les villes le plus possible. Les objectifs du voyage : prendre un grand bol d’air, voir plein de paysages tout verts et marcher beaucoup. Nous avons donc récupéré notre voiture de location à l’aéroport avant de filer directement à Kinsale, notre première étape. Kinsale est le point de départ de la Wild Atlantic Way, notre itinéraire principal et est située à peine à 30 minutes de voiture de l’aéroport, parfait pour se remettre dans le bain de la conduite à gauche et des routes étroites. Jo a d’ailleurs été un peu stressé lors de ce premier trajet !

Nous avons profité de cette première soirée pour nous promener dans le centre de la ville, assez petit, et découvrir le goût très particulier des Irlandais en termes de couleurs de façades de leurs maisons. 😉 Comme nous étions épuisés par le voyage, nous sommes rentrés nous coucher assez tôt après un premier repas typiquement Irlandais dans un pub.

Roatrip en Irlande : De Kinsale à Bantry

152 km – environ 3h de route

Le jeudi, le roadtrip commençait vraiment avec comme objectif principal : la pointe de Mizen Head à environ 115 km. Nous avons pris notre temps pour faire la route en nous arrêtant régulièrement pour profiter du paysage, nous dégourdir les jambes ou simplement prendre des photos. Le problème étant, si on peut appeler ça un problème, qu’on pourrait très bien s’arrêter tous les 500 m tellement la route côtière offre de beaux panoramas ! La Wild Atlantic Way est très bien indiquée, avec des panneaux bleus partout, donc impossible de se perdre en voiture.

Wild Atlantic Way

En chemin, nous fait une halte pour aller voir le «Drombeg Stone Circle», un site néolithique qui aurait environ 3000 ans et donne un aperçu des pratiques rituelles de l’époque. Le site est tout petit mais offre une très belle vue sur la campagne Irlandaise. Nous avons eu la chance d’arriver quand il n’y avait personne et de repartir au moment où plein de gens arrivaien t(#teamAssocialForever). On en a aussi profité pour faire notre première pause du voyage à base de thé chaï fumant et de chocolat noir, qui est vite devenue une institution vu les conditions météos Irlandaises : froid et venteux donc !

Wild Atlantic Way

Plus loin sur la route, nous nous sommes arrêtés sur la plage de Barleycove pour déjeuner, une des plus plages de sable blanc de la région. L’endroit est superbe et nous en avons même pu nous promener dans les dunes et faire une petite sieste au soleil et à l’abri du vent. En écosse nous avions faits plein de siestes sur les plages, on ne change pas les bonnes habitudes ! Mention spéciale pour le pont flottant ! C’est très étrange de le traverser, on rebondit à chaque pas.

Wild Atlantic Way

Après la sieste, direction Mizen Head, le point le plus au sud de l’Irlande. D’ailleurs Mizen signifie artimau en Gaellique, ce qui désigne le mât le plus en arrière d’un voilier (#PointCulture). J’attendais d’y arriver avec impatience car on m’avait très bien vendu les paysages. Et à fortes raisons ! Le sémaphore de Mizen head est situé sur un ilot, lui-même relié au continent par un pont suspendu à 300 m au dessus de l’océan : le fameux et très photogénique Mizen Bridge. En regardant en bas, on a donc une vue plongeante sur  l’océan qui vient s’abattre violemment  sur les rochers. Une fois le pont passé, on arrive sur un chemin avec plusieurs promenades le long des falaises et au bout du bout on trouve la station de signalisation. Celle-ci se visite et nous avons ainsi pu découvrir qu’à une époque, les gardiens employaient de la dynamite pour faire des signaux (pratique abandonnée depuis je vous rassure !). Plusieurs pièces permettent de découvrir les conditions de vie, assez spartiates, des gardiens de phares lorsqu’ils étaient en fonction ainsi que le matériel qu’ils avaient à disposition.  Le site offre des panoramas superbes sur les falaises environnantes et des expériences venteuses inoubliables (ceux qui ont déjà été tout au bout du bout de Mizen Head me comprennent !^^). A certains endroits, faire la mise au point avec l’appareil photo devient sportif à cause de la force des bourrasques ! D’ailleurs, même respirer devient compliquer…

Wild Atlantic Way

Wild Atlantic Way

Notez qu’il faut s’acquitter de 7,5€ par personne pour y accéder (beaucoup d’endroits sont payant en Irlande). Si vous y allez, je vous conseille d’arriver assez tôt car certaines promenades ferment avant le site lui-même et ce serait dommage d’en rater une partie. Tous les points de vue valent le coup !

Après tout ça, nous étions bien fatigués de notre journée (le vent ça épuise). Nous avons donc simplement repris la Wild Altantic Way jusqu’à Bantry, et admiré les paysages en roulant doucement. Le soir nous avons dîné dans un pub du coin appelé The Snug, qui nous avait été conseillé par notre hôte. Je vous le recommande chaudement. Les portions sont très généreuses et les plats sont délicieux ! Si vous aimez et mangez du poisson, vous aimerez la « bar food » d’Irlande car ils ont toujours un poisson péché du jour même à la carte. En sortant du pub, on a eu la chance de pouvoir admirer le couché de soleil sur la baie de Bantry.

Wild Atlantic Way

Après tout ça, on avait l’impression d’avoir vu milles choses en une journée ! On est allé se coucher tôt, pour être en forme pour la suite du périple!

To be continued… 😉