Compte rendu des 10km Paris-Centre

Compte rendu des 10km Paris-Centre

La course des « 10km Paris centre », organisée par Nike, a eu lieu dimanche dernier, à Paris comme son nom l’indique ! C’est une course appréciée dans le petit monde des runners, connue pour être une course à records et je l’avais vu absolument partout sur internet ! Pourtant je n’avais pas prévu de m’y inscrire parce que je ne pensais pas avoir le niveau et que j’avais peur de finir bonne dernière. ^^

Je me suis finalement inscrite après une séance chez mon ostéopathe. Jeanne a passé la moitié de la séance à essayer de me convaincre que, si, je pouvais la finir, que le parcours était tout plat et même que ça serait la parfaite première course pour moi ! Le soir même, j’achetais mon dossard pour éviter de tergiverser pendant des jours et 5 minutes après, je me demandais dans quelle m**** je venais de mettre. XD

J’ai aussi embarqué Jo dans l’affaire, histoire de me sentir moins seule sur la ligne de départ !

Il me restait 4 semaines avant la course. J’ai du coup modifié mon entrainement pour ajouter des fractionnés à base de séries de 200m à fond et des sorties longues en vraie endurance fondamentale où j’avais quasiment l’impression de reculer tellement j’allais lentement. Un pur bonheur ! Et bien sûr une dernière semaine d’entrainement très allégée pour arriver à peu près fraiche le jour J.

Quelques jours avant le parcours est enfin dévoilé et là, stupeur et tremblements, il a été complètement modifié pour des raisons de sécurité. La course se fera le long des quais. Verdict : ce n’est plus plat du tout. Il y a plein de tunnels avec des montées/ descentes et de beaux faux plats pour pimenter un peu plus la chose. Je me demande un peu plus pourquoi j’ai eu la bonne idée de m’inscrire.

Le samedi, nous sommes arrivés à Paris en début d’après-midi pour aller récupérer nos dossards dans le village pas loin d’Opéra. Bon on aussi fait comme tout le monde, à savoir prendre nos noms en photos sur la maquette «  We run Paris » mise au milieu. 😉 Cette année le t-shirt est en matière technique, je vais pouvoir le remettre plus tard, et ça c’est chouette.

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Une après-midi de promenade, des photos, un diner entre amis et une nuit trop courte plus tard, nous voici sur la ligne de départ. Nous sommes en avance et après un petit échauffement, Jo et moi rejoignons nos sas respectifs : 1h et plus pour moi, moins de 55 minutes pour lui.  Pour ma part j’avais pour principal objectif de finir, même si j’espérais secrètement faire moins d’1h10, soit 3 minutes de moins qu’à l’entrainement.

Le départ est prévu pour 9h30 mais l’organisation a du retard. On a donc patienté un bon moment dans les sas, et j’ai eu le temps de me geler sur place jusqu’à claquer des dents !

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Le départ est finalement donné aux alentours de 10h15. Les sas se vident par vagues successives et finalement, c’est à la mienne de s’élancer. Pour le début de la course, je n’ai qu’une peur : partir trop vite en suivant d’autres coureurs et me griller au bout de 2km ! Comme j’aperçois une meneuse d’allure qui affiche 1h10, je décide de la suivre et je me cale sur son allure. Au premier kilomètre, ma montre m’annonce 6min38, donc en avance sur le chrono pour 1h10. Elle me dit que si je peux parler, c’est que je suis bien donc je peux continuer. Effectivement, je me sens bien. Je ne vais pas exploser tout de suite.^^ Du coup je reste avec elle et les kilomètres s’enchainent doucement. Le chrono reste stable. Cette vitesse là, je ne l’ai jamais tenue sur 10km et ça m’inquiète un peu. Je me vois sur le point d’imploser parce que j’ai trop forcé.^^ Mais en fait non, ça passe et ce malgré les faux plats et les montées à répétition.  Je profite du parcours, de la vue sur la seine, du soleil et de la tour Effel. C’est un peu magique.

Je bois un peu au ravitaillement du 5ème kilomètre et je perds ma porteuse de fanion de vue, elle s’est recalée à 7min/km pour 1h10. Je me dis que quitte à avoir tenue un rythme plus rapide jusque là, ça serait dommage de le lâcher donc je continue sur ma lancée avec un autre coureur.

 Au 8ème kilomètre, j’en ai marre, j’ai mal aux jambes, je commence à avoir du mal à tenir l’allure voulue et j’ai un point de côté  pour couronner le tout. Manque de bol, c’est à peu près à ce moment là qu’on croise tous les photographes! Je gère comme je peux avec la respiration et en appuyant dessus très fort, mais il persiste à rester le con (je parle du point de côté hein^^).  D’ailleurs sur la photo juste en dessous, on voit ma tête bien fatiguée et ma tentative pour faire passer le point de côté. 😉 C’est à ce moment que le coureur à coté de moi, à ma droite, a été d’un grand secours. Il m’a motivé à avancer, à garder le rythme et a tenu ma bouteille d’eau jusqu’au bout. On s’est même payé le luxe d’une accélération sur le dernier kilomètre à 6,15min/km malgré la dernière montée de la mort à la sortie d’un tunnel. La solidarité pendant une course, ça fait vraiment chaud au cœur.

Quand on aperçoit enfin (!) la ligne d’arrivée, j’ai l’impression que mon point de côté va exploser et je n’ai plus de souffle. En la passant je suis au bout de ma vie. Je n’aurais pas fait 100m de plus ! XD J’arrête le chrono, récupère ma médaille bien méritée et remercie le monsieur qui m’a soutenue.

J’attrape tant bien que mal une bouteille d’eau au ravitaillement et pars à la recherche de Jo et de Jeanne qui sont cachés quelque part dans la foule.

Officiellement, j’ai fait 10km en 1:06:56, soit 6 minutes de gagnées ! ça sera mon temps ma première course officielle. Je suis plus que ravie !

Jo a aussi explosé son record perso avec un temps de 47:33, s’il vous plait !

J’ai trouvé l’organisation autour de la course hyper fluide et efficace. L’ambiance était superbe également. Et pourtant il y avait plus de 15000 coureurs ! L’année prochaine c’est sûr, on revient !

Compte rendu de ma première course à obstacles

Compte rendu de ma première course à obstacles

Depuis que j’ai repris la course à pieds, je lorgne sur les courses en tout genre et particulièrement sur les courses à obstacles comme la Mud Day ou les Spartan Race. Je dois être un peu maso quelque part.

En début d’année, quand Gwenaëlle m’a proposé de participer à la Défi Run de Villeneuve d’Ascq, j’ai d’abord refusé pour cause d’épaule en vrac et de niveau catastrophique en running. Je venais tout juste de reprendre et clairement, 10 km, c’était le bout du monde pour moi.

Finalement, il y a 3 mois, l’état de ma blessure à l’épaule s’améliore et le kiné me demande de reprendre la musculation pour le haut du corps. Je m’exécute avec joie et, vu que maintenant je peux courir 10km sans souffrir, je me dis que la Défi Run, c’est jouable. Ça me fera une parfaite mise en bouche en matière de course officielle et de course à obstacle. Jo et moi avons donc acheté nos dossards sur un coup de tête la semaine dernière. Le rendez-vous était donné au stade Lille Métropole !

Dimanche dernier, après une semaine à manger du gâteau d’anniversaire de Gwen (chocolat courgette, une tuerie) (mais comme ça j’ai refais mes stocks de glycogène) (si si) et plutôt cool question entrainement, nous voilà au départ de la course avec elle et un de ses amis.

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L’objectif du jour : la finir, s’amuser beaucoup et ne pas se cramer à une semaine des 10 km Paris-Centre.

Nous sommes dans la vague de 10h05 mais l’organisation a un peu de retard. On s’élance finalement vers 10h50, et bien entendu, je pars trop vite. Sinon c’est trop facile !

Les obstacles sont répartis tous les 800m environ : une poutre géante qui monte, des rampes à franchir, des rouleaux qui tournent que l’on doit traverser en courant (qui m’ont fait penser très fort à Fort Boyard !), des parois droites ou penchées à escalader, un filet à grimper, des sacs de sable à porter, une échelle suspendue, des poutres en hauteur et le dernier avant l’arrivée : une paroi à grimper à l’aide d’une corde. L’un des obstacles nous a laissé franchement perplexe. On n’a pas compris ce qu’on était censé faire et aucun staff pour nous expliquer.

Je pensais pouvoir me reposer à chaque obstacle. Grossière erreur ! Chaque obstacle fait monter un peu plus le cœur dans les tours et casse complètement le rythme pour repartir en courant. J’ai eu l’impression de faire un fractionné de 10 km.

Ceci dit, j’ai trouvé les obstacles faciles à franchir, même si j’ai quelques courbatures dans les bras au lendemain de la course. Sans surprise, je pêche surtout niveau vitesse. J’avance à une allure de tortue, mais j’avance, c’est déjà bien !

Question ravitaillement, il faisait tellement beau et chaud ce dimanche qu’on a eu très soif dès le 2ème kilomètre. J’ai regretté de ne pas avoir emmené ma petite gourde avec moi. Je me suis donc un peu jetée sur la bouteille d’eau au ravitaillement au 5ème km, j’ai trop bu, et je l’ai payé sur la suite puisque j’ai récolté un magnifique point de côté qui n’a plus voulu me quitter ! J’ai donc fini la course tranquillement avec mon chéri et laissé nos amis filer devant.

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On aura finalement bouclé les 10 km (plutôt 9km en vrai) et ses obstacles en 1h12 d’après ma montre. Avec le sourire et surtout l’envie de s’attaquer à plus dur.

À l’arrivée on a été accueilli par un canon à mousse et reçu nos médailles. J’ai porté la mienne, ma toute première, toute la journée ! 😉 J’ai aussi été ravie de trouver des fruits et des légumes à manger (radis, pommes, bananes, tomates, cerises) et de l’eau. Le ravito de fin de course parfait.

Bon du coup, l’année prochaine, je songe à une Spartan Race !