Minimalisme dans le dressing #1 : désencombrer et mieux se connaître

Minimalisme dans le dressing #1 : désencombrer et mieux se connaître

Minimalisme dans le dressing #1 : désencombrer et mieux se connaître

D’ici peu, nous allons déménager dans une nouvelle région. Cette fois, c’est un changement de vie que l’on a voulu très fort.  Maintenant, il va falloir transporter nos affaires de l’autre côté de la France. C’est l’occasion pour nous de refaire un tri parmi toutes nos possessions et de nous interroger sur ce que l’on veut vraiment emmener. Le but étant évidemment de partir le plus léger possible ! Vous connaissez ce moment où vous faites une estimation en mètres cubes de vos affaires ? Et où vous vous rendez compte que vous n’êtes pas si minimalistes que ça ? Je n’ose imaginer le désastre si on avait tendance à accumuler les choses !

Je vous ai déjà parlé de minimalisme sur le blog  au travers de plusieurs articles : en vous racontant notre déclic, en parlant des différentes méthodes de désencombrement ou encore en listant les stratégies que je connais pour évacuer tout ce qui nous encombre une fois le tri fait. D’ailleurs en se moment je mets plein de choses en vente (si quelqu’un cherche des palmes en 36/37…^^)

Pour la suite de la série sur le sujet, je vous propose d’aller un peu plus dans les détails et de parler de l’application minimalisme dans le dressing. Aujourd’hui, on va parler désencombrement de fringues et de comment le minimalisme m’a aidé à affiner mes goûts en matière vestimentaire et à mieux me connaitre.

Désencombrer sa penderie et ses placards à vêtements peut être angoissant pour certains. Personnellement, j’adore. Plus je tris, plus mon dressing me correspond. Ce n’est que du positif.

Désencombrer son dressing

minimalisme dressing

La plupart d’entre nous mettons les mêmes vêtements jours après jours et pourtant nos penderies débordent de choses en tout genre, qui ne voient jamais la lumière du jour. L’objectif du désencombrement, c’est d’identifier les pièces inutiles pour ensuite s’en débarrasser.

Je trouve que trier son armoire est somme toute assez facile. A chaque fois, je commence par tout sortir sur mon lit. Je me retrouve alors avec un petit monticule de vêtements (au début c’était plutôt une montagne)(je progresse ^^). Je prends ensuite le temps de les considère un par un et je les classe en plusieurs catégories :

  • A garder « j’adore / je mets tout le temps / ce jean me fait des fesses de folie »
  • A garder et à réparer (mais tout de suite, pas dans 1000 ans…)
  • A donner ou à vendre pour les « non vraiment je n’aurai jamais dû l’acheter mais c’est en bon état »
  • A jeter pour les vêtements usés, troués, datant de l’âge de pierre

A la fin du tri, je remets tous les « à garder » dans le placard, je répare les vêtements qui en ont besoin et je mets en vente ou je recycle le reste.

Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil. Le hic, c’est qu’on peut faire le tri régulièrement et continuer d’acheter des vêtements qui ne nous conviennent pas et donc nous encombrent. C’est pour ça que je pense que le minimalisme dans le dressing passe forcément par une petite introspection. L’idée derrière tout ça c’est finalement d’acheter moins et de posséder des pièces qui nous vont, que l’on aime et que l’on prend plaisir à porter régulièrement. Pour arriver à une garde-robe minimaliste, il faut d’abord savoir ce que l’on aime et ce qui nous va. Logique non ? Et pourtant pas si facile que cela parait.

La phase de désencombrement est donc, à mon sens, seulement la première étape. Elle est nécessaire mais pas suffisante.

Mieux connaitre ses goûts

minimalisme dressing

Pour arrêter d’acheter des vêtements qui ne m’allaient pas, j’ai pris du temps de réfléchir mon style et à mes goûts. J’ai essayé de comprendre pourquoi j’achetais des vêtements que je ne mettais jamais ou d’autres qui ne m’allait pas du tout.

J’ai décortiqué les vêtements qui avaient été rangés dans la catégorie « j’adore » pour comprendre ce qu’ils avaient de spécial. Le but était de déterminer ce qui fonctionne sur moi. En parallèle, j’ai lu sur la mode, les garde-robes capsules, les couleurs, les tons de peau, le style, l’uniforme… La chaine youtube de Justine Leconte est une mine d’or, tout comme les blogs into mind & un-facy sont supers chouettes pour creuser ces sujets. Notez que les 3 sont en anglais.

En faisant ce travail, j’ai compris que les hauts qui mettent en valeur les épaules me vont bien, les coupes cintrées également ou encore les couleurs sombres et chaudes comme le marron foncé. J’ai accepté que j’aime le confort par-dessus tout et donc des coupes assez amples en haut. Typiquement  en hiver, je porte des pulls aux coupes « loose », voir « oversize ». J’ai tout le temps froid, j’ai donc fait miens les sous-pulls thermiques de chez Uniglo et c’est le bonheur. Je peux les mettre en-dessous de n’importe quoi.

En revanche, j’ai compris que les robes sans manches en hiver ne sont pas pour moi. Je ne sais jamais quoi mettre par-dessus et ça me gonfle. Les matières rigides me donnent l’air trop guindée et je déteste ça, je ne me sens pas moi-même. Les cols trop resserrés autour du coup me donnent la sensation d’étouffer. Ou encore, les vêtements trop classiques type petit cardigan léger à boutons me font prendre 10 ans et ressembler à une nonne.

Ce travail de réflexion sur mon style m’a aussi permis de faire la part des choses entre qui je suis, l’image que je renvois et ce que j’aurai voulu être. J’avais cette vision fantasmé de ce qu’est « une vraie femme » (merci la presse féminine et l’image de femme fatale ultra sophistiquée). Je me suis rendu compte que certains de mes vêtements correspondaient à cette vision mais pas à moi. Je me souviens d’une robe noire que je trouvais très belle mais qui était beaucoup trop rigide et habillée pour moi. Je ne l’ai jamais portée. Je préfère les vêtements fluides et je ne vais jamais dans des endroits qui nécessitent d’être habillée de façon stricte. Même aux mariages, je porte des robes  légères que je peux porter tous les jours ensuite.

Dans la même veine, certaines pièces n’étaient simplement pas adaptées à mon style de vie ou à mes besoins spécifiques. J’avais acheté certains vêtements simplement parce qu’il faut les avoir. Par exemple un trench beige. Toute penderie qui se respecte doit en contenir un, non ? Non. J’étais aussi la championne pour acheter des bottines à talons hauts, parce que je trouve ça magnifique et que ça fait « femme ». Je ne les portais évidemment jamais parce qu’elles me faisaient mal aux pieds et que je déteste marcher en talons… Cherchez l’erreur !

J’ai également pu définir les couleurs qui me vont vraiment au teint. Typiquement, le noir me donne l’air d’un cadavre (et c’est méchant pour les cadavres)(c’est vous dire…). J’ai la peau orangé, avec une beaucoup de jaune dedans. Ce qui me va, ce sont les couleurs chaudes, sombres et lumineuses. J’évite donc les couleurs froides, pastels ou claires comme la peste. Partout on nous répète que les bons basiques sont noirs, gris ou blancs. Sauf que si je m’habille comme ça, je ressemble à un mort vivant. Mes basiques à moi sont bleu marine, marrons foncés, camels, beiges ou écrus. Maintenant que je le sais, faire du shopping est nettement plus facile. Je vais directement vers les teintes qui me vont et j’ignore superbement tout le reste !

Après moult tris et erreurs d’achats, j’ai finalement fait la paix avec moi-même et abandonné mon fantasme de ce que « j’aurai dû être » pour accepter mon style personnel. J’ai ainsi pu définir mon « look signature » , à savoir :

Sneakers/ boots/ bottes +skinny jean + top loose/ blouse fluide/ pull large

C’est simple, efficace et surtout confortable. Ma pièce centrale est un jean skinny brut : le 711 de Levi’s. J’en ai plusieurs pour en avoir toujours un de propre sous la main. Je me débrouille pour les trouver d’occasion, mais ça sera l’objet d’un autre article. A partir d’une même base, je peux avoir un look très casual ou opter pour une silhouette plus sophistiquée en changeant simplement la paire de chaussures ou les accessoires.  Les jours de folie, je remplace le jean skinny par une jupe ou une robe. En été, je mets simplement un short en jean, brut aussi.

Lister ses (non-)préférences vestimentaires

En plus de déterminer mon uniforme, j’ai établi une liste non exhaustive de critères d’achat, mais aussi (et surtout ?) d’anti-critères pour ma garde-robe.

Ce que j’aime

Ce que j’évite
Les couleurs chaudes, lumineuses et sombres

Les pulls larges avec un col rond ou col V

Les pulls oversizes

Les gilets looses ou déstructurés

Les tops avec des bretelles larges

Top avec détails/ structure au niveau des épaules

Les crop tops

Les t-shirts cintrés basiques unis

Les blouses looses avec un col large

Les blazers courts et cintrés

Les jeans skinny taille mi-haute

Les mini-jupes en jean droite

Les mini-jupes moulantes

Les jupes bohèmes longues jusqu’aux chevilles

Les robes resserrées au niveau de la taille

Les robes sans manches en été

Les robes d’hiver avec manches

Les collants opaques

Les bijoux en or ou en laiton

Les chaussures plates :

Sneakers

Bottes

Ankle boots

Ou des talons épais et bas (< 5 cm)

Les couleurs froides, pastels ou claires

Les pulls à cols roulés

Les pulls trop moulants

Les pulls courts (au-dessus de la taille)

Les pulls qui grattent (quelle horreur)

Les cardigans légers à boutons

Les tops à très fines bretelles

Les hauts avec un col trop resserré autour du cou

Les tops ou blouses transparents

Les tops ou blouses très rigides

Les tops ou blouses en crêpes

Les t-shirts à motifs

Les vestes longues

Les jeans taille basse

Les jeans larges ou évasés

Les jupes midi

Les jupes crayon

Les robes d’hiver sans manches

Les robes boules

Les robes droites

Les collants transparents

Les bijoux en argent ou métal argenté

Les chaussures à talons fins et hauts (> 5cm)

Je me suis également créer un tableau sur pinterest pour mieux visualiser ce qui me plait. Vous pouvez le retrouver ici : lookbook. Evidemment tout cela n’est pas gravé dans le marbre et mon style personnel est susceptible d’évoluer avec les années qui passent. On ne s’habille généralement pas de la même façon à 30 ans et à 50 ans.

Avoir compris tout ça et établi ma liste de critères me permet de ne plus me planter quand j’achète un vêtement, neuf ou d’occasion, et de savoir quoi chercher en premier lieu. Je suis donc à l’aise dans 95% de mes fringues et je sais que je porte quasiment tout ce que j’ai dans mes placards. C’est déjà un grand pas.

Faire ce travail de tri puis de réflexion sur un sujet apparemment aussi futile et banale que les vêtements m’a également permis de me confectionner une garde-robe plus versatile et donc, de fait, plus minimaliste. Je parlerais de l’aspect versatile des vétements plus en détail dans un second billet sur le minimalisme dans le dressing. Pour le moment, je serais ravie de connaitre vos avis sur ce sujet.

Où en êtes-vous dans votre rapport aux vêtements ? Vos armoires débordent-elles ? Vous savez ce qui vous va et ce que vous aimez vraiment ? Vous faites encore des erreurs d’achat ?

 

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

minimaliste, don, vente et tri

Une fois que l’on se décide à trier nos affaires et à désencombrer, on se retrouve avec plein d’objets sur les bras dont on ne sait pas forcément quoi faire. Pour autant, il est hors question de tout jeter manu-militari (n’est-ce pas papa ?). Ça serait anti-écologique au possible et clairement un grand gâchis.

Pour se délester de ses affaires en trop, il y a plein de solutions différentes. Certaines prenant plus de temps que d’autres et certaines permettant de récupérer quelques sous au passage. C’est un peu le bonus du désencombrement.

Et non, on ne refile pas tout à son frangin, sa tante, ses copines ou toute autre personne proche de nous sous prétexte que « ça débarrasse ». Si vos proches ont vraiment besoin d’un objet précis dont vous ne voulez plus, banco. Par contre, si c’est juste parce que « ça pourrait servir », oubliez, ça va simplement les encombrer.

Revendre

  • Pour les livres, CDs et DVDs il y a le site momox qui propose de les racheter pour quelques euros. Vous rentrer les produits en ligne, vous les mettez en cartons et vous expédiez (les frais de port sont pris en charge par le site). Après vérification du colis, momox vous verse la somme convenue au départ. Parfois, le site reprend certains items à un prix vraiment dérisoire – 0.15 cts le DVD… – et n’en reprend pas du tout certains autres. Notez que les livres récents sont repris à des tarifs plus avantageux que les anciens. Petit bémol : certains ont eu de mauvaises surprises avec des livres indiqués manquants alors qu’ils les avaient mis dans le paquet. Personnellement, tout s’est toujours très bien passé et j’ai récupéré quelques centaines d’euros de cette façon.
  • Pour les vêtements, chaussures et accessoires, il y a Vinted. Je trouve ce site beaucoup plus pratique que le bon coin, pour les ventes comme pour les achats. J’y ai personnellement vendu quelques affaires et j’y achète la grande majorité de mes vêtements et chaussures.
  • Le bon coin, pour tout et n’importe quoi. Un grand classique que tout le monde connait. Bien pratique pour dénicher ou vendre des objets de seconde main près de chez soi.
  • Pensez également à la plateforme Etsy. Vous seriez surpris de ce qui se vend, et cher en plus. J’ai vu dernièrement des bols blancs à petites fleurs bleues vendus 18€ les 2 alors que ma mère a les même depuis 20 ans… Mais si ça fait vintage, ça se vend cher !
  • Easy-cash (ou autre) : qui reprennent aussi les livres, CDs et compagnie. Mais également les machines à café, petit électro-ménager, instrument de musique. L’avantage c’est que ça va vite, l’inconvénient c’est que généralement, ils vous reprennent tout ça pour une bouchée pain. N’espérez pas en tirer un bon prix. Ceci dit, ça sera toujours plus que ce que vous gagneriez en le laissant au fond d’un placard à prendre la poussière…
  • Pour les bijoux en or, des boutiques spécialisées existent. Il y a aussi la possibilité de les refondre et de créer ainsi des bijoux qui sont à votre taille ou simplement plus à votre goût.
  • Les vide-greniers. Ils peuvent être l’occasion de passer une journée sympa si vous y aller à plusieurs. J’en ai fait un seul et j’en garde un bon souvenir. Le souci majeur à mon sens c’est qu’il faut payer l’emplacement, se lever aux aurores et emmener tout son barda avec soi (et le reprendre à la fin de la journée si tout n’est pas parti).
  • Organiser un vide-maison. Jamais testé personnellement mais je crois régulièrement des panneaux sur ma route indiquant des vide-maisons aux beaux jours. Une façon pratique de faire le vide, surtout si vous voulez vendre de gros meubles ou autre objet très encombrant.

Donner

  • Sur internet, il y a par exemple la plateforme Donnons.org. C’est parfait pour donner les objets au fur et à mesure de son tri et à des gens proches de soi. Je vous conseille de préciser dans vos annonces que vous ne faites pas d’envois et qu’il faut venir chercher les dons chez vous. On a donné plus de 300 lots d’objets via ce site et ça s’est toujours bien passé. On a même eu quelques fois des pots de confiture, de la compote maison ou du chocolat en cadeau. Une autre fois un monsieur nous a offert un très bon couteau de cuisine en échange de plusieurs cartons de vaisselle en vrac. Je l’utilise encore 2 ans après !
  • Sur facebook, il existe des groupes de trocs et/ou de dons par région. Je n’ai jamais testé pour le moment.
  • Emmaus : soit vous y allez pour déposer les affaires, soit vous prenez rendez-vous et ils se déplacent. Cela peut être très pratique si vous avez beaucoup de choses à donner d’un coup ou des objets volumineux. Ils sont venus une fois chez nous quand nous avions un sommier pour deux personnes à donner. Il y a probablement d’autres associations qui reprennent certaines affaires près de chez vous. Par exemple, à Montargis, le secours populaire reprend les jouets en bon état.
  • Les ressourceries : regardez sur internet il y en surement un proche de chez vous. Vous pouvez tous leur ramener, même les objets cassés. Ils s’occupent de les réparer et les remettent sur le marché de l’occasion pour un prix modique.
  • S’il y a une ludothèque près de chez vous, vous pouvez aussi leur proposer vos jouets en surnombre.
  • Vous pouvez déposer vos magazines dans la salle d’attende d’un médecin. Les patients vous remercieront, ils en avaient ras le pompon de lire et relire le numéro d’avril 2004 de Voici…
  • Pensez à ramener les cintres en fer au pressing si vous en avez chez vous. C’est toujours ça de fait.
  • De plus en plus les boites à dons se développent dans les villes et même les villages. Peut-être qu’il y en une près de chez vous ?

Réutiliser

Vous pouvez choisir de donner une seconde vie à certains objets. Pour ma part, j’ajouterais : seulement si vous en avez réellement l’utilité.

Par exemple, vous pouvez fabriquer un sac en tissu à partir d’un vieux tee-shirt ou des lingettes lavables avec d’anciennes serviettes éponges. Mais n’allez pas garder de vieux machins parce que ça pourrait être réutilisé un jour dans une autre vie lointaine ! Je vous vois venir ! 😉

Jeter

Je jette les choses uniquement en dernier recours, si c’est cassé et irréparable, toxique ou simplement usé jusqu’à la corde.

Pensez à aller à la déchetterie près de chez vous et surtout à bien trier. Pas question de jeter de l’électronique dans votre poubelle ménagère par exemple.

Piles, appareil électriques, produits ménagers, peintures, verre, carton, textiles… Tout cela doit aller dans des bennes bien spécifiques pour être ensuite soit recycler soit traiter correctement.

 

Et vous, comment faites-vous pour vous défaire de vos objets de façon éthique ?

 

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

*Petit disclaimer : non, je ne vous promets pas le bonheur absolu et immédiat parce que vous aurez désencombré votre intérieur. Par contre, vous pourrez certainement vous libérer du temps, retrouver un peu de sérénité chez vous et avoir les chaussettes qui vont ensembles le matin, ce qui n’est déjà pas si mal ! 😉

De prime abord, ce travail peut paraître insurmontable, effrayant ou irréaliste (rayer la mention inutile) (ou pas). Cependant, à mon sens, il est indispensable et on ne regrette pas une seule seconde de l’avoir entrepris à la maison. 

« N’ai rien dans chez toi qui tu ne sais pas être utile ou que tu ne penses pas beau »

Avant de commencer, si vous n’avez pas encore lu notre premier article sur le minimalisme, c’est ici. On y raconte notre déclic.

Maintenant, je vous propose faire une petite expérience ensemble : ouvrez un tiroir de votre cuisine. Est-ce que vous pouvez y trouver un objet qui ne vous a pas servi depuis un mois ? Six mois ? Un an ? Si vous arrivez effectivement à trouver cet objet, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui vous pousse à le garder ?

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

Voyons si votre réponse se trouve dans l’une de ces catégories :

  • Catégorie 1 : « Au cas où… » aussi connu sous le nom : « On sait jamais… » ou encore : « ça peut servir ! »
  • Catégorie 2 : « Mais c’est un cadeau ! »
  • Catégorie 3 : « Je l’ai acheté y’a pas longtemps ! »
  • Catégorie 4 : « Si si je m’en sers ! Regarde ! »
  • Catégorie 5 : Les doubles, triples, quadruple
  • Catégorie 6 : Les gadgets, trucs publicitaires et détritus en puissance

Vous avez répondu oui ? Plusieurs fois ? Effectivement, il serait peut être utile de trier un peu. 😉

Il est très facile d’acheter ou de garder des objets dont nous n’avons au final aucune réelle utilité. Il y a plein de raisons qui peuvent expliquer ces comportements : envie (consciente ou non) d’accéder à un certain niveau social, peur de manquer, culpabilité à l’idée de se débarrasser d’un objet, peur de regretter…  Il arrive souvent que l’on achète quelque chose sans vraie raison, juste pour se récompenser ou compenser une émotion négative. L’action de consommer libère de la dopamine, hormone du plaisir et nous incite à recommencer régulièrement. On est stressé, on cherche un exutoire rapide et on va faire les magasins. On achète alors une énième paire de baskets/ bottes/ jeans/ livre/ CD/ perceuse (insérez ce que vous voulez^^).

Nous entassons donc des choses dans nos placards jusqu’à ne plus pouvoir les ouvrir. Nous ne savons plus quoi faire de nos affaires et certains vont même jusqu’à louer des espaces de stockage supplémentaires, déménagent dans (encore) plus grand et s’endettent. Ce qui est quand même un comble quand on sait que la surface habitable par personne en France n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui : environ 40m² par personne en moyenne en 2006 contre 31m² en 1984 !

Avec Jo, on entend souvent que notre maison est vide. Je conçois qu’on puisse le penser si on se réfère à la norme nationale. En réalité, elle n’est pas vide du tout. Je trouve même qu’on a plein de choses ! Mais chaque objet a son utilité et ils s’accordent entre eux pour former un ensemble qui nous plait. Dit autrement : aucun objet ne sert à rien, ni n’est dénué d’histoire. Par exemple, les tableaux aux murs sont remplis de nos photos ou proviennent d’événements auxquels nous avons participé. Ce sont nos objets sentimentaux. Pour tous les objets de la vie courante, on essai qu’ils soient à la fois ergonomiques et esthétiques pour être agréables à l’usage (oui même le balai-serpillère, pour ne pas avoir envie de le balancer par la fenêtre quand on s’en sert !).

Et donc pour arriver à ça, il faut d’abord trier. Mais par quoi commencer ? Sachez qu’il y a plein de façons de procéder et qu’aucune n’est meilleure que l’autre. Il faut en choisir une, celle qui « vous parle » le plus et vous lancer. Je vous propose de faire un petit tour non exhaustif des techniques de désencombrement pour la suite de l’article.

Dans tous les cas vous aurez besoin de plusieurs boites (vous pouvez prendre des sacs, on n’est pas difficiles) pour les catégories d’objets suivantes:

  • À garder
  • Je ne sais encore quoi en faire
  • À donner
  • À vendre
  • À jeter

Trier pièce par pièce et se poser les bonnes questions

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

 

La méthode la plus courante consiste à trier votre intérieur pièce après pièce, en commençant par exemple par les endroits visibles si vous voulez des résultats visibles rapidement (entrée, salon, surfaces planes…). J’aurai tendance à vous conseiller d’éviter de débuter par les endroits les plus encombrés ou le grenier rempli des souvenirs d’enfances. Ce sont des zones qui vous demanderont beaucoup d’énergie !

Préférez un moment où vous avez du temps devant vous, consacrez une journée entière ou une partie d’un weekend au tri par exemple.

Une fois la pièce choisie, vous pouvez vous lancer en vous posant une série de questions pour chaque chose. Clémentine a fait une très chouette infographie la dessus. Si un objet ne passe une des questions, vous pouvez vous en défaire. Je vous rassure, ça prend moins de temps que ça en a l’air. En réalité, on sait instinctivement quoi faire de chaque objet, même s’il peut y avoir de la résistance parfois. 😉

Est-ce que c’est cassé ?

Si oui, est-ce que c’est réparable ? Et surtout est-ce que vous allez prendre le temps de le réparer/ le faire réparer ou est-ce que ça va rester là au fond du placard pendant encore 2 ans sans bouger ? Soyez honnête avec vous-même. Par exemple, j’ai conservé certains colliers que j’aimais beaucoup dont un offert par mon papa et ramené de l’île de la Réunion (que Jo a réparé, merci chouchou). Et au contraire j’ai débarrassé des vêtements parce que je savais que je ne prendrais jamais le temps de les recoudre.

Est-ce que je m’en sers ?

Pour de vrai ? Ou la dernière fois que vous avez sorti ce moule à gâteau spécial fête foraine c’était en 2005 ? Vous voyez l’idée, si vous l’utilisez souvent, c’est bon. Sinon peut-être avez-vous autre chose chez vous qui pourrait remplir la même fonction. Vous pourriez aussi l’emprunter lors des très rares fois vous en avez besoin.

Généralement on dit que si ça n’a pas servi depuis 1 an ou plus ça peut partir. La couche de poussière à la surface des objets peut servir d’indice également. 😉

Est-ce que je l’aime bien ?

Si oui c’est parfait. Sinon, dehors. Oui parce qu’il arrive que l’on conserve des choses qui nous énervent ou que l’on déteste. C’est bien dommage puisque à chaque fois que vous voyez ces objets, ou que vous les utilisez, vous risquez d’être de mauvaise humeur ! C’est quand même bête de se pourrir la vie soi-même non ?

Est-ce que j’en ai plusieurs ?

Si oui, choisissez en un ou deux, vos préférés, et débarrassez les autres.

Evidemment ça ne fonctionne pas pour tout, une seule culotte dans le dressing ça fait un peu juste. Mais avez-vous besoin de 3 perceuses, de 4 tire-bouchons ou de 10 crèmes de jour ? Sérieusement ? (le premier qui me parle de mes 40 livres de cuisine végétale dort dehors).

Est-ce sain pour moi et l’environnement ?

C’est LA question à se poser pour les cosmétiques et les produits ménagers, mais aussi pour la batterie de cuisine. Les vieilles poêles en téflon avec plein de rayures, donc toxiques, devraient automatiquement disparaître de votre cuisine.

Pour les cosmétiques, je vous renvoie à ce site très bien fait et notamment à cet article sur les composants problématiques. Le magazine Que choisir a publié en février 2016 une liste de molécules à éviter, si ce n’est pas parfait car forcément incomplet, ça a le mérite de permettre de commencer trier sa salle de bain et son placard à produits ménager. Pas besoin de millions de produits différents pour prendre soin de sa peau ou nettoyer son intérieur. Des produits simples et respectueux de l’environnement existent, autant les utiliser.

Est-ce que c’est facile d’utilisation et d’entretien ?

L’idée c’est de vraiment se simplifier la vie.

Parce que le robot de cuisine qui demande 10 minutes de montage puis 20 minutes de lavage pour râper 2 carottes… Comment vous dire… Autant le faire manuellement avec une râpe toute simple. Bon ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, certains robots sont très pratiques. J’adore mes deux blenders par exemple. Comme d’habitude, tout dépend de l’utilisation que vous en avez. À vous de juger le rapport utilité/ simplicité d’utilisation.

Poser vous aussi la question pour les vêtements qui demandent un entretien spécifique. Personnellement, si ça ne passe pas en machine, je n’en veux pas ! Sinon de toutes façons ils resteront dans l’armoire parce que j’aurai la flemme/ pas l’envie/ pas le budget pour les emmener au pressing.

Est-ce que vous avez envie de le garder ?

Ou est-ce que vous vous sentez obligé ? Parce que c’est un cadeau, parce que vous l’avez payé cher… Si vous gardez quelque chose par culpabilité, et bien ne le gardez plus, tout simplement. Pour les cadeaux, l’objet a rempli son office au moment où on vous l’a offert. Et pour les choses payées cher, l’argent est déjà perdu. Garder la preuve du mauvais achat au fond de l’armoire ne remplira pas votre compte en banque. Par contre le revendre, ça peut aider. 😉

C’est la méthode qu’on a utilisé la toute première fois que nous avons trié nos affaires. Ça reste une approche très rationnelle. Elle permet d’y aller doucement, à son rythme.

La méthode dite « KonMari »

 

Tirée du livre La magie du rangement de Marie Kondo, une japonaise férue de rangement, cette technique est un peu plus « instinctive ». Le but est de tout trier en une seule fois. Forcément, c’est un gros chantier. On s’y met un bon coup, éventuellement sur plusieurs jours, et ensuite on est tranquille.

Le tri se fait par catégories d’objets :

  • Vêtements
  • Livres
  • Papiers divers
  • Vaisselle/ alimentation
  • Maison
  • Jardin/ bricolage
  • Sentimental

On rassemble d’abord tous les objets d’une même catégorie dans un endroit (tous les DVDs, tous les produits de beauté, toute la vaisselle…). Cette étape permet de se rendre vraiment compte de tout ce que l’on possède. Je vous assure que ça peut être assez impressionnant de réunir tous ses vêtements et chaussures sans exception et de voir une montagne se former sous nos yeux ébahis.

Ensuite il faut les trier un par un. Pour ça, d’après Marie Kondo, pas la peine de se poser milles questions, une seule suffit. Le principe, prendre chaque objet en mains et se demander : « Est-ce que cet objet me procure de la joie ? ». Oui, on garde. Non, on débarrasse. Simple et efficace. Là encore, il s’agit d’être parfaitement honnête avec soi-même.

La méthode trouve sans doute ses limites avec les objets très utilitaires comme les produits ménagers ou la balayette… Encore que, certains peuvent être très chiants d’utilisation quand d’autres seront plus agréables.

On a fait ça une fois arrivée dans la maison, en second tri. Ça a quelque chose d’amusant et au moins, on visualise ce que l’on a chez soi.

Minsgame

 

Le minsgame, raccourci pour « minismalist game » est un jeu pour commencer (ou continuer) à désencombrer. Il a été créé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les tenants du blog The Minimalists. Le 1er jour du mois, on se débarrasse d’un objet, de deux le 2ème jour et ainsi de suite. De cette façon, à la fin d’un mois vous aurez 460 objets en moins chez vous (1+2+3+…+ 30).

C’est simple, ludique, et ça demande peu de temps pour être mis en place. Tout compte : vêtements, meubles, bibelots, produits cosmétiques… Théoriquement, les objets doivent être sortis de la maison avant minuit mais rien n’empêche de les stocker dans un même lieu jusqu’à la fin du jeu, une sorte de zone de transit.

L’avantage c’est que vous pouvez piocher un peu partout chez vous comme ça vous dit. L’inconvénient, c’est que c’est une méthode moins rapide.

Si vous tapez #minsgame sur instagram vous devriez plein de gens qui participent. Un peu d’inspiration, ça fait toujours du bien.

La « packing party »

 

Cette méthode a aussi été proposée par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Elle consiste à emballer toute ou partie de ses affaires, comme pour un déménagement, puis à les mettre de côté. On ressort ensuite au fur et à mesure ce dont on a besoin. Au bout d’un temps décidé à l’avance, par exemple 3 ou 6 mois, on conserve ce que l’on a sorti des cartons et on débarrasse le reste. Evidemment on ne rouvre pas les cartons avant de les donner. Sinon c’est tricher et il y a de grandes chances pour qu’on veuille récupérer plein de trucs inutiles. Qui n’a jamais dit « je vais trier la cave » avant de passer des heures assis par terre à ressortir toutes les vieilles photos pour finalement ne rien ranger du tout…

L’avantage avec cette technique, c’est qu’on est sûr de garder uniquement des choses qu’on utilise régulièrement.

L’inconvénient, c’est que ça doit marcher moyen avec les affaires qui ne servent que pendant certaines saisons ou les objets sentimentaux.

Voilà pour les 4 techniques de désencombrement que je connais. J’avoue avoir une préférence pour les deux premières car elles permettent de prendre plusieurs critères en compte, dont le côté empreinte environnementale et d’aller plus rapidement.

Et vous, êtes-vous tenté de désencombrer votre intérieur ? Quelle méthode vous parle le plus ?