Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Après vous avoir raconté notre déclic, présenter quelques méthodes de désencombrement et donner quelques pistes pour se débarrasser des affaires en trop, c’est le moment de parler des bénéfices directs du minimalisme !

Adopter un mode de vie plus minimaliste a un certain nombre d’avantages et je vous propose ici un petit tour non exhaustif de ceux que l’on a constaté à la maison. Il y a les avantages directs et visibles tout de suite (gain de place, de temps) et les avantages que l’on constate avec le temps, au fur et à mesure que l’on progresse.

Le seul inconvénient que j’ai trouvé à ce jour, c’est que parfois on nous trouve un brin bizarre avec notre manie de ne rien garder.

Gagner de l’espace

Le fait de désencombrer son appartement ou sa maison permet en premier lieu de récupérer de l’espace : au sol, dans les placards, sur les murs… Il arrive souvent que l’on se rende compte que certains meubles sont finalement en trop. Nous avons par exemple débarrassé un buffet ainsi qu’un bureau.

Certaines personnes finissent même par déménager pour une surface plus petite parce qu’elles réalisent que leur habitation est bien trop grande pour leurs véritables besoins.

On gagne donc de la place pour circuler et un certain apaisement visuel. Là c’est propre à chacun mais, personnellement, le fait de pouvoir poser mon regard sur des zones non encombrées me fait beaucoup de bien. Les surfaces planes sont vides par exemple.

La maison est bien plus agréable à vivre de façon générale.

 

Gagner du temps

Le minimalisme fait gagner du temps de plusieurs façons.

D’abord, on passe moins de temps à entretenir nos affaires, vu qu’on en a moins. Fini les journées entières à « ranger » le garage vu qu’il est tout le temps rangé. Le ménage prend moins de temps vu que les surfaces sont dégagées et qu’il n’y pas de trucs qui trainent partout. Plus besoin de slalomer ou de soulever chaque objet pour faire les poussières ! À titre d’exemple, le ménage de la maison nous prend 1h par semaine.

On trouve nos affaires plus rapidement ! Plus besoin de fouiller les placards quand on a besoin de quelque chose (J’ai souvenir de trousseaux de clés retrouvés au milieu des épingles à linge chez mes parents…).  Chaque chose à sa place, située proche de son lieu d’utilisation si possible et dans l’idéal, facilement accessible.

On gagne aussi du temps parce qu’on ne fait plus (ou peu) de shopping. Je vais dans un magasin uniquement si j’ai un besoin spécifique et que je n’ai pas trouvé mon bonheur d’occasion, ce qui est relativement rare maintenant. Je suis toujours perplexe quand on me dit ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner ou de faire du sport et qu’on m’annonce ensuite avoir été faire du lèche vitrines tout le samedi « pour le fun ». Faire les magasins, c’est clairement le contraire de ce que je considère comme un loisir.^^

Tout cela pour dire que grâce au minimalisme, j’ai gagné du temps et j’ai pu le réinvestir dans ce qui m’importe vraiment : à savoir le sport, la lecture, la cuisine et le blog.

 

Faire des économies

On n’achète plus à tord et à travers, donc on économise nos sous. Voilàààà. CQFD. XD

Cela peut paraître antinomique pour certains. En effet, parfois, le fait d’être minimalistes nous fait payer plus cher un objet, parce qu’on privilégie la qualité pour pouvoir le garder et l’utiliser longtemps. Ceci étant dit, il faut choisir la « juste qualité » plutôt que la plus haute disponible sur le marché. Par exemple, la ménagère 12 couverts en inox basique est très bien pour tous les jours ET pour recevoir ! Pas besoin d’aller mettre 400€ la dedans ! En revanche, on a mis le prix pour les couteaux de cuisine qui sont utilisés de façon intensive tous les jours. Nous les avons choisis robustes, garantis à vie et réparables facilement.

Surtout, on apprend à se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Spoiler : la réponse est souvent non et l’achat peut ainsi être évité. Parfois, c’est oui et on y va. Parfois, c’est non et on décide de s’offrir l’objet de notre convoitise quand même. Les objets futiles apportent aussi leur lot de petits bonheurs : un joli collier, un bon roman, un legging de running un peu plus seyant… Mais au moins, les achats effectués le sont en conscience, et non sur un coup de tête. Notre compte en banque nous remercie. Pour ses achats-envies, surtout ceux nécessitant un investissement important, Jo utilise la technique suivante : quand une envie est là, elle subit le test des trois mois. Si trois mois après, l’envie est toujours là, c’est que ce n’était pas une envie de passage, et que l’investissement en vaut la peine.

Si vous déménagez pour une habitation plus petite, l’impact sur les finances sera probablement direct : loyer moins élevé, facture de chauffage et d’électricité à la baisse, etc. (Attention, l’astuce ne fonctionne pas si vous passez de la province/ banlieue à Paris. ^^)

La encore, ça permet de réinvestir l’argent dans ce qui nous importe vraiment. En l’occurrence, nous, on fait gonfler un PEL et on part en Irlande ce printemps. Certains partiront faire un tour du monde, d’autres iront plus souvent au restaurant ou d’autres encore auront simplement des fins de mois plus zen ou feront des dons à des associations. J’ai aussi lu que certains, forts de leur changement de mode de consommation, ont pu choisir de passer à mi-temps sereinement et ainsi passer plus de temps avec leurs proches. C’est le cas de Marina par exemple, qui raconte son expérience ici. Je trouve ça très inspirant.

 

Apprendre à mieux se connaitre

Le fait d’avoir peu de choses et de les utiliser régulièrement permet de mieux cerner nos goûts et nos usages au fur et à mesure. Résultat : on se plante de moins en moins quand on achète quelque-chose et on sait ce dont on a vraiment besoin au quotidien.

Effet collatéral : on devient (encore un peu) plus compliqué pour les cadeaux. 😉 (Tu vois maman, je ne suis pas une fille indigne, je sais juste très précisément ce que j’aime et ce que j’utilise.)

 

Voyager léger

On peut partir à deux avec seulement une petite valise pendant plusieurs jours. C’est hyper agréable pour voyager ! (sauf si on prend nos affaires de sport en plus du reste) (là clairement ça ne rentre plus dans la valise ahem).

 

(Ré)apprendre à se satisfaire de ce que l’on a

C’est le point le plus important selon moi. Le minimalisme nous réapprend à apprécier ce que l’on possède. On perd le réflexe de courir acheter dans un magasin dés qu’on veut faire quelque chose. On regarde ce que l’on a dans nos placards qui pourrait très bien faire l’affaire ou on emprunte ponctuellement à nos voisins, collègues ou amis.

Par exemple à Noël, j’ai emprunté un moule à cake à ma voisine. J’en avais besoin de deux pour l’occasion mais le reste du temps, un seul me suffit largement !

Autre exemple, dernièrement j’ai eu envie de changer mon appareil photo et de monter en gamme. Après en avoir parlé avec mon papa, il m’a proposé de récupérer son ancien Nikon D90 qui traînait dans un placard. L’appareil fait de meilleures images que mon ancien reflex et convient très bien pour mon usage actuel. J’ai économisé 1000€. \o/ Merci papa !

Pour l’inspiration, j’aime beaucoup la phrase « Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a ».

 

Réduire son impact environnemental

C’est un peu la conséquence directe de plusieurs points listés plus haut et je le place ex-æquo avec le point précédent en termes d’importance.

En effet, l’achat d’un objet neuf génère des déchets, puise dans les ressources mondiales, pollue et finalement pèse sur les ressources et les écosystèmes. Apprendre à s’en passer et adopter une consommation raisonnée permet donc, a fortiori, de limiter notre empreinte écologique.

De plus, le fait de faire des économies d’un côté peut permettre de faire des choix plus responsables et éthiques pour les achats neufs que l’on se décide finalement à faire.

 

Et vous, vous en êtes où par rapport à tous ça ? Vous trouvez ces mêmes bénéfices ou vous en avez d’autres encore ?

 

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

En ce début année, propice aux bonnes résolutions, j’ai eu envie de parler de minimalisme et de partager avec vous notre expérience sur le sujet ainsi que nos motivations, nos échecs et nos réussites.

D’ici un mois ou deux, nous allons voir fleurir un peu partout les sujets sur le ménage de printemps, le rangement et la bonne organisation des placards. Or pour la plupart d’entre nous, j’ai tendance à penser que nous ne manquons pas vraiment de place ou d’organisation mais que nous avons surtout beaucoup trop d’affaires ! (si vous habitez dans une chambre de bonne de 9m² sous les toits à Paris – douche comprise et toilettes sur le palier – vous n’êtes pas visé évidemment^^).

Parler de minimalisme permet de réfléchir sur notre rapport aux objets, à leur valeur que nous leur portons, à la manière dont nos affaires peuvent changer le regard que l’on porte sur nous-même ou de comment le regard des autres modifie notre façon de consommer.

Dans ce premier article sur le sujet, je vais d’abord vous parler de notre parcourt : qu’est-ce qui nous a poussés à suivre ce chemin ? Quels sont les objectifs d’une telle démarche ?

Notre déclic

Bougie

Pour nous, tout a commencé un soir d’hiver il y a 3 ans un dimanche soir. Nous nous préparions à aller nous coucher, pas tout à fait prêts à entamer une nouvelle semaine. Gwen était déjà dans la chambre, je finissais de me brosser les dents et d’enfiler mon pyjama. Quelques vérifications de routine : porte d’entrée bien fermée, extinction des lumières, les chats dans le salon… Direction la chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. C’était sans compter sur la poignée de porte qui qui choisit à ce moment là de me rester dans la main, condamnant la porte avec Gwen d’un côté et moi de l’autre. J’ai repensé aux trois autres poignées de portes déjà cassées pendant le mois et à notre facture de chauffage astronomique malgré les 16°C dans l’appart, c’en était trop ! Après un long moment à essayer de démonter la poignée avec une lame de rasoir (les tournevis étaient rangés dans la chambre, logique je sais), j’ai décidé que, là, vraiment, il fallait qu’on bouge : « On déménage ! ».

La décision était prise, mais on ne savait pas encore où cela nous mènerait. En effet, pour pouvoir déménager plus facilement nous avons du nous délester de beaucoup de nos biens matériels.

Nous avons donc commencé, plein d’enthousiasme, à préparer les cartons, remplir les valises, vider les meubles et la cave. Ah la cave ! A l’époque elle était tellement pleine qu’on ne pouvait littéralement plus passer la porte. Pour accéder au fond, il fallait escalader une cuisinière si je me souviens bien, la faute à toutes nos affaires d’étudiants entassées dedans. Nous nous sommes donc retrouvés un peu ahuris devant notre montagne de bazar en nous demandant « comment on a fait pour accumuler autant de trucs ?!».  Cette étape nous a vraiment permis de nous rendre compte de la quantité d’objets que nous possédions et d’ouvrir les yeux sur notre surconsommation. Quand vous retrouvez un pèle-pomme au fin fond d’un placard alors que vous avez l’habitude de les manger entières avec la peau, vous vous interrogé sérieusement sur votre capacité à acheter n’importe quoi (et à balancer vos sous par les fenêtres par la même occasion !).

Nous avons alors débuté le grand jeu du tri en mettant les choses « qui ne servent à rien » d’un côté et tout le reste de l’autre. Parmi les choses éliminées, il y avait tous les vêtements que nous n’avions pas mis depuis 1 an ou plus, les gadgets, de vieilles peluches, les DVDs qu’on ne regardait jamais, nos anciennes affaires d’étudiants, les trucs en double ou en triple exemplaire… L’idée était simple : moins on en garde, moins de cartons on aura à faire et à transporter. #teamfeignasse. Nous avons ainsi pu éliminer six ou sept de sacs de 100L de vêtements, donner plus de 300 lots d’objets en tout genre et revendu pas mal des choses entassées à la cave. C’est donc considérablement allégés que nous avons enfin quitté notre vieille appartement !

En arrivant dans la nouvelle maison, nous nous sommes fixés une règle : tout doit rentrer dans les placards intégrés, à une exception prête : les livres, la grande passion de la maison. Que voulez-vous, nous ne sommes pas parfaits 😉 . Nous nous sommes alors rendu compte que nous avions toujours trop d’affaires. Les placards débordaient toujours et nous avions du mal à tenir notre résolution à garder la table à manger sans rien dessus. C’est à ce moment que nous avons découvert que ce que l’on avait fait naturellement portait un nom « le minimalisme » et que plein de gens en parlaient sur les blogs, dans les livres ou les magazines ! Il se trouve qu’actuellement, le rangement et le désencombrement sont des sujets qui ont le vent en poupe, il y a donc pléthore de bouquins disponibles dans les rayons, des plus pratiques au plus théoriques en passant par les plus farfelus aussi. Vous trouverez ci-dessous une petite sélection non-exhaustive de livres sur ce thème. Ceux avec une petite étoile devant sont ceux que nous avons lus :

Chaque auteur propose sa propre définition du minimalisme. Ils sont tous inspirant à leur manière et donnent envie de commencer à désencombrer. Par contre certains adoptent un ton extrêmement péremptoire, du style à vous dire combien de paires de chaussettes vous êtes supposés avoir dans votre tiroir pour être un « vrai » minimaliste. Il faut donc garder son esprit critique et prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit. Ce n’est pas du tout notre vision des choses et je vous propose maintenant de vous parler de notre façon de faire.

Notre vision du minimalisme

Salon

Définir ce qu’est le minimalisme n’est pas une mince affaire tant les points de vue diverges.

Commençons par le plus évident : non (!), ce n’est pas souhaiter vivre dans une cabane au fond d’un bois de l’arrière-pays, vivant uniquement d’amour et d’eau fraiche en élevant des brebis (Maman, merci pour ton soutien sans faille XD Je t’aime !).

Notez qu’on a le droit de vouloir ça hein ! Certaines personnes vont effectivement jusqu’à vivre avec 100 objets ou moins et adopter un style nomade. Ceci étant dit, c’est loin d’être la majorité des cas et je ne pense pas que ce style de vie convienne à tout le monde.

Le minimalisme n’est pas non plus réservé à ceux qui ont plein de sous, sont sans enfants, vivent à Paris, aux hippies ou à ceux tiennent un compte instagram ou une galerie sur Pinterest (rayez les mentions inutiles). On n’est pas obligé d’adopter les murs tous blancs ou de vivre dans un appart digne d’un magazine de déco ! Et même les familles avec enfants peuvent s’y mettre. J’irais même jusqu’à dire qu’elles le devraient ! 😉 Plein de familles partagent leur témoignage sur le net, par exemple ici, ici ou .

Le principe du minimalisme d’après nous : vivre aussi bien (ou mieux), avec moins de choses, revenir à nos vrais besoins, libérer de l’espace et retrouver du temps pour voir nos proches, vivre des expériences enrichissantes et réaliser tous les projets qui nous tiennent à cœur mais que l’on reporte en permanence d’habitude. Le minimalisme c’est aussi très bien pour simplement prendre le temps pour faire la sieste (j’adore la sieste) !

À mon sens, il n’y a pas de minimaliste parfait, d’objets à avoir ou au contraire, à éviter absolument. Chaque personne ou famille doit adopter un mode de vie qui lui convient en prenant le temps de réfléchir à ses propres besoins. Certains vous diront qu’ils n’ont pas besoin d’un micro-onde ou d’un canapé, d’autres qu’ils n’ont plus aucuns livres ou d’objets de décoration chez eux… Chez nous, des bouquins, il y en a plein (Gwen a une collectionnite aigüe de livres de cuisine végétale) (il parait qu’elle se soigne mais j’ai un doute). On a aussi une chambre qui sert de salle de sport avec plein de poids, d’haltères, kettlebells et autres joyeusetés parce qu’on s’en sert tous les jours. (Ca fait parti des avantages d’habiter à la campagne de pouvoir faire ça, je le reconnais.) Chez d’autres, ça serait totalement superflu. En revanche, vous ne trouverez pas de consoles de jeu ou de tablettes chez nous. Il n’y a pas un minimalisme mais autant de façon de faire et de vivre que de personnes.

Vinyles

Certains vont jusqu’à compter le nombre de leur possession pour pouvoir ensuite juger de leur degré de minimalisme. Personnellement je n’en vois pas l’intérêt du tout. Pour moi, le minimalisme c’est se détacher du matériel, et non remplacer une obsession (accumuler des objets) par une autre (réduire ses possessions coûte que coûte). Je trouve que compter ses affaires revient à remettre les objets au centre de notre attention alors que l’on cherche justement à s’en défaire.

Pour nous le mode de vie minimalisme est aussi fortement lié aux problématiques environnementales, à la réduction de nos déchets et au végétarisme. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Dans les prochains articles sur ce thème, je reviendrais plus en détails sur les aspects pratiques : comment désencombrer et que faire des objets en trop. Je tenterais de répondre à la « grande question » que tous nos proches se posent « sont-ils fous ? » « Qu’est-ce que cela peut bien leur apporter de tout vider comme ça, aussi bien mentalement que physiquement ? ».

20 idées de cadeaux immatériels

20 idées de cadeaux immatériels

La semaine dernière je vous parlais de mon envie de fêter Noël autrement, de (re)mettre l’humain au centre de la fête et de faire de cette célébration un vrai moment de partage. Cette semaine, je vous partage quelques idées afin de gâter vos proches tout en restant dans un esprit minimaliste. J’ai essayé de voir large et de penser à tous les budgets. J’en ai moi-même mis certaines sur ma liste. 😉

20 idées de cadeaux immatériels

Voici 20 idées de cadeaux immatériels :

  • Du temps (baby-sitting pour de jeunes parents, aide pour trier la maison, cuisiner, jardiner…)
  • Un bon pour passer du temps ensemble (balade en forêt, weekend en famille, randonnée VTT, soirée jeux…)
  • Des billets de train pour se voir
  • Du rire en offrant des places pour une comédie au théâtre ou au cinéma
  • De la musique avec des places pour un concert
  • Un bon repas : chez soi en cuisinant son plat favori ou dans un restaurant
  • Un dossard pour participer à un événement pour les plus sportifs d’entre nous
  • Un terrain dans les Highlands écossais pour les amoureux de la nature (et le titre très honorifique de Lord qui va avec !)
  • Un abonnement à Netflix  ou un autre service multimédia en ligne pour les fans de série
  • Un abonnement pour un an de geocaching, la chasse aux trésors des grandes personnes 😉
  • Une séance de massage dans un SPA ou à domicile
  • Un cours de cuisine, de couture, de tricot ou même de plomberie si vous vous y connaissez. Partagez vos compétences avec vos proches !
  • Des places pour une exposition
  • Un cours de photographie, de peinture, de danse, d’informatique par un professionel
  • Une carte de piscine pour nos amis nageurs
  • Un pass d’un an pour un ou plusieurs musées pour les amateurs d’art
  • Un voyage, de quelques heures à quelques jours
  • Une partie d’escape game
  • Une séance photos par un professionnel (ou par vos soins si vous êtes photographe amateur !)
  • Faire venir une personne qui lui est chère

Et vous, faites-vous ce genre de cadeaux? Avez-vous d’autres idées? Partagez-les en commentaires !

Une journée au festival Zéro Déchet

Une journée au festival Zéro Déchet

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Du 30 juin au 2 juillet, le premier festival zéro déchet de France s’est tenu à Paris, au cabaret sauvage dans le parc de Villette. Le festival était organisé par l’association Zero Waste France et affichait complet en début d’après-midi, ce qui est plutôt de bon augure ! Nous y sommes allés uniquement le samedi, bien que plein de conférences avaient l’air passionnantes les 2 jours précédents.

A l’entrée, on nous a donné les badges pour la journée, imprimés sur des feuilles de brouillon et fait choisir notre menu avant de nous remettre des tickets colorés pour le repas du midi : 1 couleur = 1 plat spécifique.

Sur place, on trouvait une grande scène où se déroulaient les conférences principales sur le zéro déchets en général, un studio pour les thématiques plus spécifiques, plusieurs ateliers pour apprendre à mettre en pratique ce qu’on a appris et enfin une boutique pour s’équiper.

Le matin, Béa Johnson donnait une conférence que nous avons aperçu de loin. Nous avions déjà lu son livre et pour ma part, j’avais vu la conférence faite chez Google, donc on a préféré aller faire un tour du côté des ateliers pratiques, en commençant par celui sur le compostage. La, on a enfin compris pourquoi notre composte est envahi de moucherons et sent franchement la mort par moment; il manque de matières carbonées (carton, feuilles mortes, branchages…). La bonne nouvelle c’est qu’un composte n’est jamais raté et qu’on peut toujours l’améliorer. Nous sommes donc repartis avec une petite liste des choses à faire pour réparer les dégâts ! On devrait s’en occuper dimanche prochain, affaire à suivre…

On a également fait le point sur ce que l’on mettre dedans ou non et l’animateur a parlé rapidement du lombricompostage, pour ceux qui vivent en appartement. Une mine d’information en 1h de temps.

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Après cet atelier, je suis retournée à l’intérieur afin d’assister à une conférence nommée « les luttes citoyennes à la rescousse du zéro déchet« . J’ai entendu parlé pour la première fois de Destiny Watford, jeune étudiante qui a réussi à stopper la construction d’un grand incinérateur juste à côté de son lycée à Baltimore. Inspirant ! Un juriste de l’association Zero Waste France nous a expliqué de quelle façon l’association intervient pour aider les collectifs locaux à lutter contre les projets polluants et couteux et, pour finir, le collectif 3R a présenté les tenants et les aboutissants du projet de re-contruction du grand incinérateur d’Ivry. Si vous habitez en Île-de-France, je vous invite fortement à vous renseigner à ce sujet ici et à découvrir le plan alternatif proposé par le collectif . Tout cela m’a convaincu une fois de plus que réduire ses propres déchets, c’est bien, mais insuffisant. Il est également nécessaire d’agir collectivement à un niveau institutionnel afin de mettre place de vrais politiques zéros déchets, conformément à la loi de transition énergétique de 2015 et stopper les grands projets polluants qui vont à contre-sens.

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Pendant ce temps, Jo est resté aux ateliers pour apprendre à faire des lasagnes. Pas le plât, mais la technique de culture. Elle consiste à installer des couches successives de matière carbonées (bois, feuillages, …) et azotées (épluchures, tonte, …) et permet de faire pousser des plans (mais pas de graine directement) absolument n’importe où, même sur du béton ! Une question revenait souvent à propos des agrumes : ils sont compostables ! Leur peau contient de l’huile essentielle, anti-bactérienne, ce qui est contre-productif pour le compostage. Mais tant que les quantités sont petites, cela ne pose aucun problème. Bon à savoir 🙂 .

Après une courte présentation d’Enercoop, le déjeuné a été servi. Le repas était végétarien (option végétalien ou sans gluten possible) et entièrement zéro déchet avec des bols, des couverts et des verres réutilisables. Honnêtement j’ai été impressionnée par la gestion: on a attendu 5 minutes max pour être servis! Nous avions opté pour l’option sandwich + salade et c’était vraiment très bon. J’ai évidemment oublié de prendre des photos (#TeamJaiTropFaim). Nous avons mangé à l’une des tables du cabaret en échangeant avec d’autres festivaliers sur nos expériences, individuelles pour certains, collectives et communales pour d’autres. Ces discussions étaient passionnantes, et nous ont donné envie d’en faire encore plus !

L’après midi nous sommes restés prêt de la grande scène pour assister à la présentation d’une quinzaine de minutes de Jérémie Pichon, de la famille presque zéro déchet. Je vous conseille leur livre qui regorge de bonnes idées pour réduire la taille de sa poubelle. Il a axé son discours sur « pourquoi » lui et sa famille en sont venus au zéro déchet après 15 ans de militantisme au sein d’ONG environnementales et d’actions au niveau institutionnel (rédaction des Grenelles…). Son propos est clairement axé sur l’écologie et l’urgence de protéger l’environnement et de changer complètement de modèle de société. Il a également listé les avantages de ce mode vie : économies, plaisirs, sérénité mentale lorsque nos actions deviennent cohérentes par rapport à nos valeurs…

Après lui, plusieurs familles sont montées sur scène pour raconter leur quotidien, leur porte d’entrée dans ce mouvement, leurs motivations et leur expérience. C’est une des conférences que j’ai préféré parce qu’elle permettait d’écouter des profils très divers allant de la mère de famille à l’étudiant en colocation, auxquels beaucoup de gens peuvent s’identifier. Leurs motivations étaient très diverses. Certains recherchant une vie plus sereine, d’autres voulant laisser un monde « au moins aussi propre » à leurs enfants. Mention spéciale pour la dame qui a découvert le mouvement par hasard parce qu’elle souhaitait adopter des poules et qui m’a beaucoup fait rire.

La suite de la journée a encore été bien remplie avec une présentation de Jean Bouteille sur la consigne, son intérêt écologique et le buisiness model qui va avec et un point sur la réparation tant au niveau législatif que pratique (lois en vigueur, obligations légales pour les fabricants, métiers de réparateurs…). Les intervenantes ont abordé, entre autre, l'(in)utilité de l’imprimante 3D, l’obligation d’affichage de la durée de disponibilité des pièces détachées (très peu mise en pratique) et la baisse du nombre de personnes qualifiées pour effectuer des réparations. Il semblerait que nous soyons tous assez peu cohérents puisque, si une majorité de gens déclarent vouloir des produits plus robustes et réparables, très peu d’entre nous faisons réellement le pas d’aller voir un réparateur quand un produit tombe en panne, préférant racheter un objet bas de gamme et peu cher.

Enfin, on a écouté Laura Chatel nous expliquer où vont nos poubelles: soit à l’incinérateur, soit dans une décharge à ciel ouvert, soit l’enfouissement (en France, si si !).

Dehors on pouvait participer à une initiation à la couture ou à une école du zéro déchet pour apprendre, par exemple, à trier correctement ses déchets, à fabriquer ses produits ménagers ou ses éponges simplement ou encore comprendre le cycle de vie et le coût écologique (tout sauf neutre) d’un jean ou d’un smartphone.

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Sur un autre stand, on pouvait apprendre à réparer différents objets du quotidien: machine à laver, vélo, micro-onde, cafetière…

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Enfin, il y avait une petite boutique pour s’équiper en alternatives zéro déchet: gourdes en inox, bentos, serviettes et couches lavables, cup menstruelle, shampoings et déodorants solides, sacs à vrac, emballages cadeaux en tissus… Les créateurs de certains de ces objets étaient la pour les présenter et expliquer leur fonctionnement.

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J’ai énormément appris au cours de cette journée et je regrette de n’avoir pas pu participer aux deux jours précédents. Le fait de rencontrer d’autres personnes engagées redonnent de l’espoir et ça m’a donné envie de m’investir à un autre niveau pour la suite.

Je pense que l’on développera la thématique du zéro déchet et son pendant, le minimalisme, sur le blog : la façon dont nous le vivons, nos recettes, nos astuces… Mais aussi nos points de blocage et ce que l’on fait pour les lever.

S’il y a une seconde édition de ce festival, j’y retournerai avec plaisir.