Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

L’automne est ici. On a rangé les claquettes et ressorti les grosses chaussettes.  Les journées se font doucement plus courtes, et on se dit qu’on resterait bien juste à côté de la cheminée, avec une tasse de café et un bon livre (#teamcafé).

J’ai un sentiment mitigé vis-à-vis de l’automne. J’adores ses couleurs ! J’adore retrouver la bouffe doudou, la chaleur des plaids et les allées couvertes de feuilles orangées. Mais en même temps que la météo, l’humeur commence aussi à se faire capricieuse. Ça devient plus facile de râler, je suis toujours dans les premiers à choper un rhume, et y’a toujours une partie de mon corps qui a froid. Et en même temps que cette baisse de moral vient irrémédiablement une remise en question, le doute, la fatigue. C’est tous les automnes la même chose et j’ai beau le savoir en avance, pas moyen d’y échapper. Jusqu’au moment où j’ai dit STOP.

Photo : Autumn is coming

Alors je me suis plongé dans mes livres. Psycho, philo, développement personnel. Et j’en ai tiré des leçons applicables bien au-delà du blues automnal. Si j’en avais une seule à partager, ça serait ceci :

Tout commence en nous.

De but en blanc, là comme ça, à froid, c’est difficile de comprendre l’étendue de ces quatre mots. Mais ils sont pour moi essentiels, et je vais essayer, à travers trois livres, de vous faire comprendre pourquoi.

Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat

Résumé

Quentin se roule par terre dans le supermarché, Lucie pleure toutes les larmes de son corps parce que son ballon a éclaté, François se réveille toutes les nuits parce qu’un monstre le poursuit, Pierre est terrifié par les tunnels… Les parents sont souvent démunis devant les émotions de leurs enfants. Que faire devant les larmes ? Que dire face aux hurlements ? Comment réagir vis-à-vis des paniques ? Que dire aussi à Paul qui a perdu son papa ? à Mathilde, atteinte d’un cancer ? à Simon dont les parents divorcent ? Voici un livre très concret qui, puisant ses exemples dans le quotidien, vous aidera à accompagner votre enfant vers l’autonomie, à retrouver le contact avec votre propre enfance et à aller vers davantage d’harmonie familiale.

Source : https://www.babelio.com/livres/Filliozat-Au-coeur-des-emotions-de-lenfant/118287

Ce livre de parentalité m’a appris beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et m’a donné un regard neuf sur le monde, et sur moi-même. Je l’ai lu à la base par simple curiosité, parce que, ben, on n’a pas d’enfant, et c’est pas encore dans les tuyaux ^^. Mais je me suis vite rend compte que ce livre était bien plus. Qu’est-ce qui se passerait si on le lisait en se mettant à la place de l’enfant qu’on a été ? Secouez très fort, versez, et vous obtenez une bonne auto-thérapie !

Pourquoi est-ce nécessaire, me direz-vous ? Comprendre de quoi nous sommes faits, nos émotions, nos impulsions, nos peurs, nos manques, nos envies, nous permet d’avoir une meilleure emprise sur nous-même, et nous sommes les premiers acteurs face à nos émotions. C’est donc quelque chose de primordial. Cela passe d’abord par prendre conscience de nos défauts. Je ne parle pas ici de se dire “Ah, mais en fait je suis une plus grosse merde que ce que je pensais !”  Non ! Pas de jugement. C’est une prise de conscience, pas un pugilat ! Connaître nos défauts permet de savoir sur quoi il faut qu’on travaille pour s’améliorer. C’est la première pierre de l’édifice. L’objectif n’est pas non-plus d’être parfait. Parce que 1 : on s’en fout de l’être, 2 : de toutes façons c’est impossible, sauf sur Insta. Il s’agit plutôt de prendre pleinement conscience de qui nous sommes, et de bâtir à partir de là.

J’ai donc fait ce travail de déliaison (comme dirait Frédéric Lenoir dans La Puissance de la Joie). J’ai analysé mon passé pour comprendre qui j’étais aujourd’hui, sans rien épargner. Par exemple, je sais pourquoi j’ai tendance à faire le minimum syndical pour m’en sortir et passer à l’étape suivante. Disons que la stratégie parentale du “Tu peux mieux faire !” n’a pas marché super super sur moi… Oups 🙂 Là où ça devient problématique, c’est que j’ai tendance à ne pas aller jusqu’au bout des choses à cause de cela. Je travaille encore sur le sujet, il faut dire que c’est une habitude tenace, mais j’apprends petit à petit à me donner un cadre pour changer cela. J’essaie de mettre en place des astuces pour m’aider aller jusqu’au bout des choses, comme utiliser le plus possible mon calendrier. Mais si je n’y arrive pas, je me souviens que c’est un travail en cours et que je fais de mon mieux, qu’à cet instant précis, je suis comme je suis, et que j’essaie de m’améliorer, et que c’est là l’essentiel. (#empathie)

Le petit traité de l’abandon – Alexandre Jollien

Résumé

Alexandre Jollien poursuit sa quête d’une sagesse qui apporte la paix intérieure. Si la joie est le but, la voie royale pour la vivre est l’abandon ou, en termes bouddhistes, la « non-fixation ». Ne pas « fixer », c’est se débarrasser des représentations, et par là laisser la vie être ce qu’elle est. Cela rend la perte vivable. Cela rend ouvert à l’autre, au monde. C’est aussi un chemin pour s’accepter tel que l’on est, même handicapé.

Chacune des 20 pensées réunies dans ce livre est à la fois un remède et une méditation sur les obstacles qui nous écartent de la joie, et les chemins qui nous y conduisent. Ainsi s’esquisse « un art de vivre qui nous dépouille du trop et nous aide à trouver l’audace de danser joyeusement dans la ronde de l’existence ».

Source : https://www.babelio.com/livres/Jollien-Petit-traite-de-labandon–Pensees-pour-accueilli/702909

Passé la première étape de remise à plat des fondations, vient la seconde : construire des murs et un toit solide qui nous protégeront. Les conseils d’Alexandre Jollien pour cela, par ce qu’il a vécu et ce qu’il essaie de mettre en pratique au quotidien sont précieux.

Prenons un exemple concret : la comparaison aux autres. Je ne compte plus le nombre de fois où, après avoir scrollé bon nombre de comptes Instagram (oui, c’est mon réseau social favori, pourquoi ?), je me retrouvais avec le moral dans les chaussettes, regardant le prix des cordes chez Casto, parce que j’avais le sentiment que ma vie, et par extension, ma personne, n’avait aucune valeur. Vous voyez de quoi je parle ? Jollien nous livre ses pensées et ses outils mentaux contre ce fléau. Cela commence par accepter ce que nous sommes. Placer la perfection que nous recherchons dans la réalité et dans l’instant présent. En d’autres termes, ce que nous voyons chez les autres, notamment à travers les réseaux sociaux, ne représente qu’une vision artificielle des choses, un idéal, un imaginaire. Nous pouvons nous en inspirer, mais il serait illusoire de vouloir l’atteindre. Non, la vraie question est, comment faire pour atteindre la joie, ici, et maintenant. Car c’est ça qui est vraiment important, l’essentiel.

Une autre notion importante à mes yeux qui a vraiment changé mon existence est de reconnaître les choses qui dépendent ou pas de moi. Cette idée vient de la philosophie stoïcienne (Epictète).  Elle nous dit qu’il ne faut pas désirer ce qui ne dépend pas de nous si l’on veut accéder au bonheur : si quelque chose ne dépend pas de nous, nous ne pouvons donc pas maîtriser cette chose. Et si cette chose n’est pas comme nous le souhaitons, alors nous sommes malheureux. Alors que faire ? Accepter les choses qui ne dépendent pas de nous comme elles sont, et agir sur ce qui dépend de nous pour façonner notre réalité.

Avec cet outil en poche et avec un peu d’entraînement, nous pouvons mieux accueillir les événements, et construire ces murs qui nous protégerons. Et il en faudra de l’entrainement, car accepter ce qui ne dépend pas de nous est un exercice difficile. Accueillir nos sentiments comme ils sont, les laisser vivre et mourir, et passer à la suite, ce n’est pas quelque chose d’évident au début. Mais, comme une maison ne se bâtit pas en un jour, notre force mentale non plus. Cela demande du temps, de la patience, de l’attention, et de l’empathie envers nous-même. Ça tombe bien, on a toute la vie :).

La puissance de la joie – Frédéric Lenoir

Résumé

« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?

J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture narcissique et consumériste, mais différente aussi des sagesses qui visent à l’ataraxie, c’est-à-dire à l’absence de souffrance et de trouble.

Pour ma part, je préfère une sagesse de la joie, qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer. Sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza et de Nietzsche, une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie…

… Pour trouver ou retrouver la joie parfaite, qui n’est autre que la joie de vivre. »

Source : https://www.babelio.com/livres/Lenoir-La-puissance-de-la-joie/785305

Je pense que ce livre, je vais le lire, lire et relire encore !  Il m’a appris à faire la différence entre le bonheur, le plaisir, la joie, et les liens entre ces notions. À travers les philosophies aussi bien occidentales qu’orientales, Frédéric Lenoir tente de nous montrer la voie vers la joie. La voie, ou les voies, car il en existe plus d’une, mais c’est avant tout quelque chose qui se cultive. Un état où nos émotions les plus belles explosent en nous et nous subliment.

La joie selon Spinoza, philosophe du XVIIe siècle, et l’un de mes chouchous : il distingue deux types majeurs de joies : passive et actives. Les joies passives sont celles qui dépendent d’une source extérieure, comme un partenaire, un collègue, etc. Les joies actives sont celles qui n’a que nous comme cause. Ces dernières sont plus fortes, plus longues, plus intenses. Les joies passives ne sont pas toutes mauvaises pour autant. Elles peuvent elles aussi nous aider dans notre construction personnelle. Mais elles peuvent aussi nous apporter plus de malheur que prévu.Par exemple quand nous idéalisons quelque chose. Il est rare que ces choses soient à la hauteur de nos attentes, ce qui provoquera chez nous l’inverse de l’effet escompté.

Ok, et qu’est-ce qu’on fait de ça, me diriez-vous ? Si les joies actives sont fortes et durables, il serait judicieux de préparer en nous un terrain propice à leur apparition. En nous, encore une fois, parce que par définition, ces joies sont actives parce que nous en sommes la seule cause. Pour moi, cela passe par me fixer des objectifs d’évolution : lire et écrire plus, faire de la longboard, m’améliorer en photographie. Uniquement des choses qui ne dépendent que de moi.

Petite parenthèse sur les objectifs. Un objectif ne se définit pas n’importe comment. Il faut de la précision dans la matière. C’est comme les résolutions de début d’année. Si c’est trop irréaliste, ça rate parce que la marche est trop grande. Si c’est trop vague, ça rate parce qu’il n’y a pas de limite et on ne sait pas quand on remplit l’objectif ou non. S’il n’y a pas d’objectif de date, ça rate parce qu’on peut toujours repousser la limite de temps. Prenons la longboard dans mon cas. Je voulais absolument en faire, parce que, beh, je trouve ça super cool. J’ai défini mon plan d’action comme suit :

Objectif : Pouvoir me balader dans la rue sur ma planche.

  • Etape 1 : Tenir sur la planche en statique
  • Etape 2 : Tenir sur le planche en roulant à plat, dans un endroit dégagé et sur route toute propre
  • Etape 3 : Rouler sur les trottoirs dégagés (pour appréhender les trous)
  • Etape 4 : Utiliser la longboard pour mes déplacements en ville.

Objectif de temps : 1 mois (réalisable, parce que j’avais déjà fait un peu de skateboard)

Entrainement : Week-end au début, puis tous les midis 20 minutes.

Simple, réalisable, précis.

Mais revenons à nos moutons. La réalisation de ses objectifs ne dépend que de moi. Je suis acteur de ma vie, et seul maître à bord. La joie que j’en tire n’a pas d’égal. Si je n’y parviens pas, je n’aurais quand même pas été statique. J’aurais appris, sur moi, sur le sujet en question (photographie, skate, etc.). J’aurais essayé. Spinoza parle de la force de vie, qui nous met en mouvement. Le Conatus, la persévérance dans son être. Cette persévérance augmente quand nous sommes fidèles à ce que nous sommes, et que nous essayons de nous améliorer, ce qui a aussi pour incidence d’augmenter notre ouverture à la joie.

Conclusion

La joie est donc une recherche permanente, quotidienne. Elle se trouve dans les petites choses de la vie, dans le partage, l’échange, l’empathie. L’empathie envers les autres, mais aussi et d’abord envers nous-même. Apprendre à se connaître, accepter qui l’on est et d’où nous venons constitue la première étape vers le bonheur. Ces trois ouvrages sont mes guides vers une vie meilleure, et j’espère que les partager ici pour vous aider, ne serait-ce qu’un peu, à améliorer la vôtre.

Et vous ? Quels sont vos trucs pour vous rendre la vie meilleure ?

Bilan lecture #3

Bilan lecture

Aujourd’hui, on se retrouve pour le troisième bilan lecture sur le blog. Je vous propose une sélection éclectiques avec des titres légers et d’autres beaucoup plus sérieux. J’ai beaucoup aimé découvrir ces 4 ouvrages, j’espère qu’il en sera de même pour vous.

Tu comprendras quand tu seras grande, Virginie Grimaldi

Bilan lecture

Ce livre, je vous l’accorde, on le voit un peu partout (le second dont je vous parle aussi d’ailleurs) mais ce n’est pas grave. J’assume mon côté suiveuse de monde littéraire ! Fin juillet, j’étais fatiguée et j’avais envie d’une lecture reposante et apaisante. J’ai opté pour ce roman de Virginie Grimaldi parce que j’en avais entendu beaucoup de bien et que j’avais apprécié son premier roman, Le premier jour du reste de ma vie.

Cette lecture m’a effectivement fait beaucoup de bien. C’est frais, léger et intéressant en même temps. On suit Julia, qui part vivre dans le sud de la France suite à de gros bouleversements dans sa vie. Elle décide de tout plaquer à Paris et part travailler comme psychologue dans une maison de retraite. Si au début, elle a peur de côtoyer des personnes âgées au quotidien, elle s’attache vite à eux et surtout fait exploser ses idées préconçues jours après jours. C’est une autre vision de la vieillesse que nous propose l’auteure, pleine de bienveillance et de douceurs. En parallèle, elle n’oublie toutefois pas de traiter les difficultés liées à cette période de la vie (malade, douleurs, deuil).

Les personnages du roman sont hauts en couleurs, certains sont adorables, d’autres détestables. J’ai énormément ri en le lisant. Certains passages m’ont fait verser de petites larmes, ceci dit je suis bon publique et je pleurs très facilement à la moindre séquence émotion dans un roman, un film, une série… En dernière partie de roman, une romance vient se greffer à l’histoire. Cela donne lieu à quelques scènes cocasses.

Si je devais retenir un message du livre, ce serait que la vie ne s’arrête pas à la retraite et que l’on peut faire des projets quelque soit notre âge. En bref, si vous avez envie de vous détendre et de réfléchir en même temps, que vous aimez les romans qui dissimulent quelques leçons de vie, je vous le conseille très fort.

Rien à voir avec le roman suivant. Pour celui-là, il faut déjà être dans une bonne période !

La servante écarlate, de Margaret Atwood

Bilan lecture

Le roman La servante écarlate de Margaret Atwood est un roman dystopique qui relate la vie d’une « servante » au sein de Gilead, état totalitaire situé à l’emplacement des Etats-Unis. Dans ce monde, la natalité a chuté brusquement, sans que l’on sache vraiment pourquoi, et la majorité des gens ne peuvent plus avoir d’enfants. Le gouvernement américain a été renversé et des fondamentalistes religieux ont pris le pouvoir. La population est repartie par classe sociale avec, évidemment, ses élites : les commandants et leurs épouses, ainsi que les Yeux, espions à la solde de l’état qui sont partout. Dans cette société, les femmes sont réparties par « fonctions » : les épouses, les marthas (bonnes à tout faire en quelques sortes), les éconofemmes et enfin, les servantes écarlates qui forment une caste à part. Les servantes sont en fait des femmes encore fertiles  qui ont été déclarées impures afin de pouvoir les faire prisonnières et les contrôler. Et croyez moi, à Gilead, il y a plein de raisons pour déclarer quelqu’un impur…  Les servantes sont attribuées aux familles des élites ne pouvant pas avoir d’enfant et le seul but de leur existence est de procréer pour les autres. L’état loue leur utérus aux plus riches quoi…

Dans le roman, Defred, le personnage principal, nous décrit sa vie en temps que servante au service d’un commandant. Elle raconte également sa formation au centre rouge ainsi que l’organisation de la vie à Gilead : cérémonie mensuelle lors de la période d’ovulation pour recevoir la semence du commandant de façon naturelle, sévices physiques au centre de formation, humiliations, interdictions de lire, d’écrire, de montrer son visage, de porter autre chose qu’une immense robe rouge pour ne pas susciter de désir, interdiction de discuter, de vivre tout simplement. Il y a aussi ses petites victoires, qui font du bien même si elles semblent dérisoires finalement. Et toujours la possibilité de se faire prendre, et donc de mourir.

Au moment où Defred vit tout ça, le changement de régime est récent. Elle se rappelle donc sa vie d’avant, quand elle était libre. D’ailleurs elle répète à plusieurs reprises quelque chose comme « c’est fou comme on s’habitue vite »,  « comme quelque chose devient normal rapidement ». Il y a beaucoup de flashback et au fur et à mesure on capte quelques brides d’informations. On comprend un peu ce qui a pu se passer, même si on reste tout de même dans un grand flou vis-à-vis de ce qui a rendu les gens stériles. On n’en sait pas plus qu’elle finalement. Le fait que Defred se souviennent d’avoir pu aller courir, s’habiller en jean, travailler, faire l’amour avec qui elle voulait, ect, a fait que je me suis facilement s’identifiée à elle. Et du coup, je me suis aussi identifiée à elle lorsqu’elle subissait la cérémonie ou les autres joyeusetés. Dans ces conditions, il est facile de se dire « ça pourrait arriver ici ». Et c’est terrifiant. Enfin personnellement, la perte de mes droits fondamentaux sous prétexte que je suis une femme, ça fait parti du top 3 de mes cauchemars personnels ! Et c’est ce qui nourrit mon féminisme depuis mon adolescence !

Certains passages sont vraiment marquants et peuvent être transposés facilement au contexte politique actuel. Je pense notamment à une double page où Defred raconte la façon dont le renversement de régime s’est fait. A savoir dans l’indifférence générale, et même avec l’assentiment du peuple qui souhaitait plus de sécurité suite aux coups d’états, tandis que les attentats étaient mis sur le dos des « fanatiques islamiques ». A chaque fois, il est bon de se souvenir que le roman a été publié en 1985 et non 2016… Il parait qu’une bonne dystopie doit pouvoir être lue et comprise, peut importe l’époque. Et bien je pense que celle-ci est très bonne.

 Le roman a récemment refait surface peu après l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Vous savez, cet homme qui dit tranquillou en interview qu’il peut attraper les femmes par la chatte parce qu’il a de l’argent… Et qui est élu à la tête des USA peut après… Celui qui, à peine arrivé au pouvoir, a commencé par rendre l’accès à l’avortement extrêmement difficile d’accès et à couper les subventions aux organisations qui le pratiquent ou simplement informent sur la contraception. Et c’est sans parler de son climato-septisme, de sa politique raciste ou transphobe…  Bref, on comprend que le roman ait pu facilement faire écho à un vécu en cette période là-bas.

Par ailleurs, la postface écrite récemment par l’auteure est édifiante. Elle explique qu’elle n’a rien voulu inventer pour son roman afin d’éviter d’être accusée de prêter des intentions perverses à l’être humain. Alors elle a simplement pioché dans ce qui a déjà été fait dans nos contrées occidentales et « chrétiennes » en matière de dictature, de contrôle des femmes, des populations, de punitions ou de mises à mort…

Je pense que c’est un très livre important à lire. Il nous rappelle que ce que l’on prend pour acquis, nos droits en tant que femmes entre autre, ne l’est pas. Il suffit de peu pour revenir en arrière finalement.

Pour aller plus loin, je vous propose de lire cet article de Slate : pourquoi la servante écarlate nous fait-elle si peur ?

Amours, Leonor de Récondo

Bilan lecture

Dernier roman de cette sélection, Amours est une petite pépite découverte complètement pas hasard cet été. En arrivant à Saint Denis d’Oléron à la fin du mois d’aout, nous sommes allés faire une petite balade sur le port et avons découvert une librairie indépendante « La pêche aux livres ». Evidemment, on y est entré. Evidemment, je suis ressorti avec un livre. Mais pour une fois, je suis ressortie sans savoir ce que j’avais acheté. Les gérantes ont une petite sélection de romans emballés à disposition, pour un blind date avec un roman ! J’ai choisi celui-ci d’après les quelques mots écrits sur la carte par la libraire « ôde à la féminité et au dépassement de soi ». Personnellement j’aime beaucoup le concept. Je trouve que c’est un très bon moyen de sortir de ma zone de confort et de varier mes lectures.

Amours raconte l’histoire d’amours entre deux femmes de conditions différentes, que tout oppose, dans une maison bourgeoise au 20ème siècle. Le roman est dense, un peu plus de 200 pages seulement. L’histoire est raconté mais sans empressement. L’écriture est précise. Je me suis beaucoup attaché à Céleste et Victoire. Les femmes subissent toutes les deux leur condition de femme et le manque de liberté qui va avec, malgré leur statut social très différent. D’ailleurs, quand Victoire se débarrasse d’un objet contraignant pour elle, elle le dit « je veux être une femme libre ».

Le roman traite aussi indirectement du sort qui était réservé aux domestiques dans les maisons de bonnes familles, puisque Céleste se retrouve à devoir porter l’enfant de l’homme de la maison après avoir été violée à répétition par celui-ci. Et encore, c’est juger par la plupart des personnages comme un traitement de faveurs puisque normalement, elle aurait du être chassée !

Amours est un très beau roman sur la féminité, le désir, l’amour maternel et d’autres choses encore. Je le conseille vivement. Apparemment Leonor de Récondo a publié un nouveau roman, je pense le lire prochainement.

Eat & Run (manger pour gagner), Scott Jurek

Bilan lecture

On change complètement de catégorie avec Eat & run de Scott Jurek. J’avais entendu parler de ce livre il y a un bon moment déjà mais je ne m’étais jamais décidée à l’acheter. Pourtant, étant amoureuse de course à pied et végé moi-même, il m’appelait. En passant un peu de temps dans le rayon sport d’une librairie en août, je suis tombée dessus et je suis repartie avec.

Scott Jurek est un athlète végétalien coureur d’ultramarathon, discipline particulière qui consiste à courir sur des distances allant de 80 km à plus de 200 km… D’aucuns disent que ces épreuves sont pour les surhumains. Scott Jurek, lui, considère qu’elles sont à la portée de chacun avec un bon entrainement. Il l’écrit d’ailleurs dans le livre. Bon personnellement j’ai un gros doute la dessus. Pour encaisser de tels traitements, je pense que les corps des coureurs d’ultra doivent quand même être plus résistants que la moyenne. Mais ça fait toujours du bien de rêver un peu en lisant les exploits que certains arrivent à réaliser.

Le titre est explicite. Run, pour courir et eat, pour manger. Le livre est divisé en 21 petits chapitres qui se lisent rapidement. Scott Jurek nous raconte ses débuts en course à pieds, les grandes lignes de sa vie et ses grandes courses. Il nous parle de ses mentors, des athlètes qu’il admire. On sent sa soif de gagner et son amour de la compétition à chaque page. L’homme a tout de même finit un ultra avec une grosse entorse à la cheville et entamé (et gagné !) un autre avec un orteil cassé… Ses exploits sont impressionnants, ça va sans dire. Quand je lis les distances et les dénivelés des ultras, j’hallucine juste ! A l’heure actuelle, ma distance de course maximum est de 16 km… Autant vous dire que la lecture de ce livre redonne un peu d’humilité !

Il explique sans rentrer dans les détails que le végétarisme, puis le végétalisme lui ont permis d’aller plus loin dans sa pratique du running. Ses temps de récupération sont devenus plus courts et sa forme s’est améliorée en adoptant une alimentation végétale. Il est donc convaincu qu’une alimentation saine et végétale est la clé pour performer. Une recette végétalienne ponctue d’ailleurs la fin de chaque chapitre.

Ceci dit, ce qui ressort le plus des pages, je trouve que c’est la force de son mental avec un mantra « parfois il faut juste faire les choses ». Cette capacité qu’il a de s’arrêter pour faire le point, puis de repartir quand tout le monde s’arrêterait. Ça m’a vraiment impressionnée. Et surtout motivée à fond. Le weekend suivant après avoir fini ma lecture, je participais à une course nature. Au 9ème kilomètre j’ai été prise d’un très gros point de côté qui ne m’a pas lâché jusqu’au bout. J’avais mal, mais je me suis dit qu’il s’il pouvait finir une course de 217 dans la vallée de la mort, par plus de 40°C, après avoir vomi tripes et boyaux, je pouvais bien aller au bout de mes 16 bornes. xD Motivant ce livre je vous dis.

Un excellent livre pour les amoureux de la course à pied ou du sport en général. Un livre fort, sur le dépassement de soi, l’amitié, la course, la vie et ses difficultés, l’alimentation végétale et bien d’autres sujets. Je le recommande sans modération. Moi, je sens que je vais bientôt lire Finding ultra, de Rich Roll, dans la même veine !

C’est déjà fini pour ce troisième bilan lecture. Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver l’intégralité de mes lectures ainsi qu’un avis sommaire sur chacune sur mon profil livraddict.

Avez-vous lu certains de ces livres ? Lequel vous tenterait le plus ?

 

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

J’aime cuisiner depuis que je suis ado et je me souviens encore parfaitement du tout premier livre que j’ai acheté. Il s’agissait de Ma cuisine des fruits et légumes de Béatrice Lagandré. D’ailleurs, il est toujours dans ma bibliothèque. Déjà à l’époque, je m’intéressais surtout aux fruits et légumes de saison. Je me souviens aussi de mon père qui a râlé que ça ne servait à rien parce que internet tout ça, et de ma mère qui lui ai répondu « oh ça va elle peut bien avoir un livre de cuisine… ». De ce livre, je tiens ma recette de poivrons farcis préférée (qui ont fait fureur auprès de mes amis quand j’étais encore en école d’ingénieur !). Le temps passant, ma collection d’ouvrages culinaires s’est agrandie progressivement et je suis devenue végétarienne. Aujourd’hui, je possède la bagatelle de 70 livres de cuisine, de toutes les tailles, des plus généraux aux plus spécialisés. J’ai compté pour les besoins de l’article. ^^ Aujourd’hui, je vous présente mes 5 livres de cuisine végétale préférés, ceux qui sont en quelque sorte mes « bibles ». C’est évidemment une sélection très personnelle et vous allez voir que j’apprécie beaucoup une maison d’édition en particulier en la matière.

Healthy vegan, de Marie Laforêt, aux Editions La Plage

324 pages , 28,39 €

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Healthy vegan est mon livre de cuisine végétale préféré, parce qu’il correspond à ma façon de cuisiner : des produits simples, bruts, des farines et des sucres complets, des légumes, des fruits et des recettes rapides avec peu d’ingrédients. En plus les ingrédients utilisés, pour la plupart, correspondent à mon placard de base donc c’est juste parfait. Quand ce n’est pas le cas, je remplace toujours par quelque chose j’ai déjà en stock. Les photos qui illustrent les quelques 500 recettes sont sublimes, comme toujours avec Marie Laforêt.

Le livre est divisé en 3 grandes parties :

  • Explorer de nouveaux horizons : pour découvrir les recettes de la tendance « healthy ». Pour être honnête, c’est la partie que je consulte le moins. Mais si vous aimez la cuisine crue, faire des jus ou que vous voulez savoir vous servir d’un déshydrateur ou encore découvrir la fermentation et la germination de graines, vous trouverez là toutes les infos dont vous aurez besoin.
  • Réinventer la cuisine du quotidien : plein de recettes pour se régaler au petit-déjeuner (miam les gaufres à la farine de châtaigne et le porridge façon pumpkin pie), faire ses lunch-box, préparer des goûters sains et de bons desserts gourmands.
  • Diners et repas à partager : des recettes pour l’apéro, de la finger food, des entrées, plein de salades et de plats qui mettent les légumes à l’honneur (soupes, gratins, parmentiers, pâtes, chilis…)

A la fin on trouve également des recettes plus festives pour recevoir. Mention spéciale pour le tofucake à la provençale qui est très très bon !

Dans cet ouvrage, Marie Laforêt nous propose donc une cuisine saine mais surtout accessible, loin des super-aliments venus du bout du monde et des poudres magiques en tout genre. Ma référence à moi. Si je ne devais garder qu’un seul livre de cuisine (le cauchemar ;-)), ce serait celui-ci.

Tout sans gluten, de Clea, aux Editions La Plage

324 pages, 29,95€

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

A la maison, nous mangeons régulièrement des produits contenant du gluten car nous ne sommes pas intolérants. Mais je suis de nature curieuse et j’adore varier ma cuisine. En plus, une de mes amies très proche est intolérante au gluten, ça m’a fait une très bonne excuse pour me procurer ce livre lors de sa sortie « nan mais comme ça, quand Gwen vient à la maison, j’ai plein d’idées pour lui faire à manger » #MauvaiseFoi. Et j’ai bien fait parce que ce livre est devenu un de mes préférés. Je l’ouvre très facilement quand je cherche une idée ou que j’ai envie de changer de ma classique pâte à tarte à la farine de blé.

De base, j’apprécie le travail de Cléa, l’auteure. J’ai plusieurs de ses autres livres. Elle pratique une cuisine simple et originale à la fois, ce que j’aime donc. Ici, elle réussit un tour de force puisque contrairement à beaucoup de livres de cuisine sans gluten qui se contentent de propose des recettes naturellement sans gluten, elle s’est attaqué aux sujets qui fâchent ! A savoir : la boulange sans gluten, les pâtes, tartes, crumbles et autres gâteaux.

Le livre est divisé en 3 grandes parties, en plus de l’introduction :

  • Boulanger ! : Comment réaliser des pains, des brioches, des viennoiseries, des pizzas ou des crêpes sans gluten.
  • Cuisiner ! : Là on retrouve de multiples variations autour des pâtes fraiches maison, des quiches, des galettes et boulettes, des muffins, des recettes de couscous, de taboulés et même des recettes de seitan !
  • Pâtisser ! : tartes sucrées, biscuits crumbles, gâteaux, muffins, desserts, entremets… Tout y est pour réaliser des douceurs délicieuses sans gluten.

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Le livre est ultra complet. Il y a régulièrement un  focus sur un ingrédient particulier comme la farine de châtaigne (que j’aime d’amour), les flocons d’avoine, les légumineuses, les fécules, de sarrasin ou la patate douce (et d’autres encore). Je n’ai pas été déçue une seule fois par les recettes que j’ai essayées. Elles sont toutes délicieuses. Je me souviens encore de la quiche aux blettes et olives avec une pâte à base de farine de pois chiches. C’était parfait.

Toutes les recettes sont sans lactose et la plupart sont végétaliennes. Dans tous les cas, il y a toujours une option végétale par type de recette.

Des soupes qui nous font du bien, par Clea et Clémence Catz, aux Editions La Plage

252 pages, 23,65 €

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

En automne et en hiver, je suis une inconditionnelle des soupes. J’en fais très régulièrement : des veloutés de légumes et des soupes complètes avec céréales et légumineuses. Donc quand j’ai vu que ce livre sortait aux éditions La Plage, je l’ai directement mis sur ma wishlist d’anniversaire ! Dans ce gros livre, Clea et Clemence Catz nous propose un peu plus de 200 recettes différentes : des soupes mais pas que. Il y a aussi des idées d’accompagnements et de petits pains, des idées pour recycler les épluchures des légumes… Bref un livre très complet.

Il est divisé en 7 parties :

  • Avant de commencer : des informations sur la cuisson, le matériel nécessaire, des idées pour accommoder les restes de soupes et un super tableau des légumes en fonction des saisons.
  • A chaque légume sa soupe : des idées originales mais toujours simples pour préparer les différents légumes (asperge, betterave, brocoli, choux courges, poireaux, tomates…). Le tout classé par ordre alphabétique.
  • Les accompagnements : Des recettes de pains, de croutons, de topping en veux tu en voilà. J’ai testé (et refait plein de fois) la recette de petits pains au yaourt de soja, à la farine de châtaigne et au miso. Un régal et un franc succès auprès de mes proches !
  • Les soupes partage : ma rubrique préférée. Avec ma soupe préférée : la soupe rustique au petit épeautre ! Une trentaine de recettes qui montrent que les soupes peuvent être des plats riches et conviviaux.
  • Les soupes santé aux super aliments : 7 recettes qui mettent en valeurs des « super aliments » relativement communs.
  • Les soupes crues : quelques recettes crues pour découvrir une autre façon de préparer une soupe et profiter un peu plus des nutriments présents dans les ingrédients.
  • Les bouillons : 6 recettes de bouillons, du basique à l’exotique. De bonnes bases.

En bref, un livre que j’aime beaucoup beaucoup (surtout pour les 3 premières parties). En plus les photos sont magnifiques ! Chose important pour un beau livre de cuisine. Je ne sais pas vous, mais moi, ce sont les belles photos qui me donnent envie de réaliser un plat.

Les secrets véganes d’Isa, par Isa Moskowitz, aux éditions L’âge D’Homme

308 pages, 30€

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Seul livre des éditions L’âge D’Homme de cette sélection, les secrets véganes d’Isa est un de mes livres de références quand je recherche un plat bien réconfortant : soupe, ragoût ou finger food. Et surtout, il est drôle. Oui je sais ce n’est pas commun comme argument de vente pour un livre cuisine mais que voulez-vous… Je suis plus que cliente de l’humour de l’auteure ! Elle nous raconte une anecdote en haut de chaque recette, qui ne manque généralement pas de piquant. Et l’introduction est très drôle également (oui je fais partie de ces gens qui lisent les introductions des livres de cuisine)(je suis irrécupérable)(mais je le vis bien merci !).

Le livre contient environ 150 recettes. Elles ne sont pas toutes illustrées, mais une grande partie l’est et les photos sont superbes. Les plats sont répartis en 11 catégories :

  • Les soupes : 17 recettes différentes. De la basique poireaux pommes de terre, jusqu’aux soupes du monde comme la harira à l’aubergine et aux pois chiches ou le borsch de sa grand-mère.
  • Les salades : 11 recettes pour arrêter de faire toujours la même sempiternelle salade riz/ tomate/ maïs. Isa propose des recettes de salades très complètes et riches, pleines de saveurs. Par exemple la salade de chou-rouge au sésame et seitan chaud à l’ail ou le taboulé de la mer 100% végétal.
  • Manger avec les mains : 17 recettes de confort food du tonnerre ! Des wraps, des burgers, des sandwiches, des frites en veux-tu en voilà !
  • Les pâtes & risottos : 17 recettes de pâtes crémeuses et de risottos généreux dont ma préférée : les fusilli aux lentilles et tomates.
  • Les ragoûts, chilis & currys : 16 recettes parfaites pour se réchauffer quand les températures extérieures descendent en flèche. A tester : le ragoût de seitan à la bière belge ou le curry maison au tofu et brocolis (des minis arbres comme dirait Jo !).
  • Les poêlées et sautées : 11 recettes de poêlées originales qui donnent envie comme la poêlée d’asperges aux « bœuf » et aux herbes fraiches ou encore le riz frit à la mangue.
  • Les bols : peut-être ma catégorie préférée ! 12 recettes de bol ou d’assiettes complètes pour des diners tous simples mais succulents ! Mon favori entre tous : le bol de soba au chou-fleur grillé et sa sauce (divine) au shiro miso et au tahini. J’adore le miso blanc ; je peux le manger à la petite cuillère !
  • Les diners du dimanche : 7 recettes un peu plus travaillées. C’est la catégorie dont je ne me sers jamais. Même le dimanche j’aime cuisiner simplement et surtout, rapidement. On y trouve entre autre une belle tourte végane, des enchiladas ou des gnocchis de patate douce.
  • Quelques protéines de base : 6 recettes basiques pour préparer le tofu ou le seitan.
  • Petits déjeuners, brunch et pâtisseries matinales : 15 recettes divines avec des scones, des gauffres aux myrtilles, du tofu brouillés, un cake à la banane et d’autres délices végétaux.
  • Les desserts : 15 recettes de douceurs avec des cookies, un sublime gâteau renversé à l’ananas ou un autre au chocolat et aux courgettes. De la diversité pour faire plaisir à tout le monde !

Ce livre est donc une vraie bible de la cuisine végétalienne. Dans certaines recettes, les ingrédients peuvent paraitre étranges mais c’est parce que l’auteure est américaine. Je me contente de remplacer parce ce que j’ai déjà à disposition et ça fonctionne très bien. Nul besoin d’aller acheter des produits exotiques qui ne serviront qu’une seule fois.

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Veggivore, de Clotilde Dusoulier, chez Hachette cuisine

224 pages, 14,95€

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Clotilde est une des premières bloggeuses culinaires françaises et j’apprécie beaucoup son travail. Son livre est à l’image de son blog : une cuisine simple, familiale, saisonnière et savoureuse. Elle nous propose un peu plus de 80 recettes. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le classement des recettes par saison. Parfait pour savoir quels légumes cuisiner à quel moment de l’année.

Chaque début de partie présente les ingrédients phares de la saison : l’asperge, les blettes ou les petits pois pour le printemps par exemple, pour ne citer qu’eux. Certaines recettes proposent d’utiliser des « déchets » comme la recette de pâtes aux fanes de radis. Testées et approuvées d’ailleurs.

La toute fin du livre est consacrée aux essentiels : recettes de bouillon de légumes, de pâte à tarte ou encore vinaigrettes et sauces variées. Un joli basique pour apprendre à cuisiner les légumes de saison de façon créative.

Mes 5 livres de cuisine végétale préférés

Et vous, quels sont vos livres de cuisine préférés ?

Bilan lecture #1

Bilan lecture #1

bilan lecture 1

Petit changement pour la rubrique lecture. Au lieu de chroniquer mes lectures tous les mois, je passe maintenant aux « bilans lectures ». Comme ça, je pourrais les écrire quand je le souhaite. C’est beaucoup plus facile pour moi vu que je n’arrive pas à me forcer à écrire à date fixe. J’ai également décidé que je ne vous parlerai plus de tous les livres que je lis mais uniquement de ceux qui m’ont vraiment marqués. Vous pouvez cependant retrouver l’intégralité de mes lectures et des avis succins sur chacune d’entre elles sur livraddict ; j’utilise le pseudo gwendoline_and_co.

Depuis début janvier, j’ai lu un peu plus d’une douzaine de livres. Ici je vous en présente 6, de styles assez variés : de la littérature jeunesse, de la littérature japonaise, du contemporain et deux bandes dessinées.

Le restaurant de l’amour retrouvé, Ito Ogawa

bilan lecture 1

Celui-là, on me l’a offert à Noël. Jamais je ne l’aurais acheté par moi-même car je lis très rarement des auteurs japonais. Pourtant, Le restaurant de l’amour retrouvé fut une très (très) belle surprise et mon premier coup de cœur de l’année (merci Choupette pour le cadeau !).

C’est l’histoire de Rinco qui, suite à une grosse déception amoureuse et la perte de tous ses biens, devient aphone. Elle alors décide de quitter son travail de chef cuisinier en ville et de retourner dans son village natal pour y vivre avec sa mère qu’elle n’a pas revu depuis des années. En arrivant là-bas, la jeune fille n’a plus rien à elle en dehors de ce qu’elle porte et de la saumure de sa grand-mère. Aidée de ses proches, elle ouvre son propre restaurant dans une des dépendances de la maison de sa mère. Elle crée alors un restaurant très particulier et je n’en dirais pas plus pour que vous puissiez découvrir l’originalité de l’endroit dans le roman. Rinco a un don merveilleux, elle aide les gens grâce à sa cuisine : un futur couple à se découvrir, une famille à faire ses adieux, une veuve à reprendre goût à la vie… Ce roman met en avant la magie de la cuisine, tout ce que l’on peut transmettre en nourrissant les autres (au sens propre et au figuré), la beauté des produits du terroir et des beaux légumes, l’amour que l’on met dans nos plats quand on les prépare avec attention pour nos proches…

Le restaurant de l’amour retrouvé est une ode à la cuisine ainsi qu’une fresque familiale touchante. Au fur et à mesure des pages, Rinco se rapproche doucement de sa mère, même si les sentiments restent tus, conformément à culture Japonaise.

C’est un roman que je vous conseille si vous aimez la cuisine ou que vous voulez comprendre ces gens qui adorent cuisiner.

(Attention pour les végés, la fin peut surprendre et gêner un peu.)

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

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Dans Rien ne s’oppose à la nuit, L’auteure nous raconte sa mère, Lucile, depuis son enfance jusqu’à son décès. On voit donc Lucile grandir au sein de sa grande famille dans leur appartement parisien, la vie semble lui sourire et on lui promet un bel avenir. Puis les années passent, life happens comme disent les anglais, et la jeune Lucile doit encaisser les coups (qui sont nombreux !) comme elle peut. Cette fois, nous la suivons au grès de ses pérégrinations, plus ou moins rythmés par la maladie, en espérant à chaque fois qu’elle arrivera finalement à se relever. Delphine de Vigan nous livre un portrait de femme très fort, un très bel hommage à sa mère et nous rappelle combien il est important de prendre soin de proches, même quand cela devient difficile.

Le livre alterne entre des chapitres racontant la vie de Lucile et d’autres, durant lesquels on découvre le processus d’écriture de l’autrice, ses doutes sur la légitimité à écrire ce livre, ses peurs quant à la réception du roman par les frères et sœurs de sa mère, les recherches ainsi que les entretiens qu’elle doit mener afin de récolter des souvenirs, des anecdotes et mieux reconstituer « sa version » de la vie de sa mère. Si j’ai été un peu déroutée au départ par la construction du récit, je m’y suis finalement faite très rapidement. Je trouve que connaître les états d’âme de Delphine apporte énormément au récit.

En conclusion, Rien ne s’oppose à la nuit est un roman biographique touchant et émouvant. C’est un livre qui marque. J’ai eu besoin de quelques jours avant de pouvoir lire autre chose, le temps de digérer ma lecture en quelque sorte. C’est le second livre de Delphine de Vigan que je lis après No et moi. Je découvre cette auteure et je peux déjà vous dire que je ne compte pas m’arrêter là !

Les carnets de Cerise, tome 1 : le zoo pétrifié, de A. Neyret et J. Chamblain

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À peu près 1000 ans après tout le monde, j’ai découvert la BD Les carnets de Cerise grâce à ma libraire préférée. Elle m’a mis la BD entre les mains en disant, à peu de choses près, « je déteste l’auteur mais les dessins sont magnifiques et l’histoire adorable, il faut absolument que vous la lisiez ». Et bien je confirme les planches sont superbes et l’histoire met du baume au cœur.

C’est Cerise qui nous raconte l’histoire, en écrivant dans son carnet secret. La petite fille est une véritable aventurière en herbe, passionnée de nature et de lecture (forcément je l’adore cette gamine !). Avec ses deux meilleures amies, elles décident de mener l’enquête sur un mystérieux individu : un vieil homme recouvert de tâches de peinture. Elles vont ainsi découvrir un ancien zoo, oublié de tous et aider notre homme à aller au bout de son rêve.

Cette bande dessinée est donc une très belle histoire d’amitié et d’entraide servie par des planches aux couleurs délicates et aux dessins tous doux. Une petite merveille et un régal pour les yeux. J’ai évidemment déjà acheté le tome 2, qui m’attend sagement dans ma bibliothèque.

À lire si vous avez conservé votre âme d’enfant. 😉

Les culottées, Tome 1, Pénélope Bagieu

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Comme pour la BD précédents, j’ai lu le premier tome des Culottées  avec beaucoup de retard. Enfin je l’ai lu… Je l’ai dévoré ! J’ai adoré découvrir toutes ces femmes exceptionnelles, si différentes les unes des autres, mais ayant en commun d’avoir vécu comme elles l’entendaient, parfois au péril de leur vie, et non comme la société l’exigeait.

Les histoires sont courtes, seulement quelques pages sont consacrées à chacunes femme présentée. C’est frustrant parfois, on voudrait en savoir plus, entrer dans les détails. Dans tous les cas on ne peut que survoler la vie de ces héroïnes du monde réel. Une bonne occasion pour faire ensuite nos propres recherches ! L’histoire des sœurs Mariposas, opposantes au régime en place en République Dominicaine, ainsi que celle d’Agnodice, gynécologue à Athènes durant l’antiquité, m’ont particulièrement marquées.

Si vous cherchez un livre inspirant et mettant en avant des femmes oubliées par l’Histoire avec un grand H, foncez !

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

bilan lecture 1

Pour tout vous dire, la critique d’Americanah, je ne savais pas trop par quel bout la prendre. J’avais le livre sur mes étagères depuis plus d’un an et je ne me décidais pas à le lire parce que j’appréhendais une lecture difficile (et que c’est un pavé de plus de 600 pages aussi !). Effectivement, je confirme, ce n’est pas le roman le plus accessible de la sélection d’aujourd’hui. Par contre, c’est sans doute le plus riche du lot !

Le livre commence avec Ifemelu, l’héroïne, qui décide de quitter les Etats-Unis où elle vit depuis 15 ans et de rentrer au Nigéria. Avant de partir, elle décide d’aller se faire tresser les cheveux dans un salon et replonge dans ses souvenirs. À partir de là, le récit alterne entre scènes au présent et retour dans le passé. On remonte jusqu’à son enfance, puis son adolescence où elle rencontre Obinze et tombe amoureuse. Ces deux-là file presque le parfait amour jusqu’à ce qu’Ifemelu parte étudier aux USA. Ils vont alors se perdre de vue et continuer leurs vies chacun de leur côté sans jamais vraiment s’oublier. Toute une partie du roman est consacrée à Obinze, qui essaie d’immigrer en Angleterre. Finalement, les souvenirs d’Ifemelu nous ramènent au salon de coiffure et on la suit ensuite, rentrant dans son pays d’origine où elle doit se réhabituer à sa propre culture.

Pour moi, l’histoire d’amour d’Americanah n’est qu’un prétexte pour évoquer des sujets beaucoup plus sérieux et importants. En vrac et évidemment de façon non exhaustive : le soin des cheveux crépu au naturel, l’absence de modèle noir dans les médias, la différence de culture entre les noirs américains et les non-américains, la corruption au Nigéria, le racisme, le désir d’une vie meilleure, l’angoisse de vivre sans papiers à l’étranger… J’en passe et des meilleures. Evidemment le fait qu’Ifemelu tienne un blog sur la race est bien pratique. Cela permet à l’auteure de faire passer toutes sortes de messages avec la subtilité d’un bulldozer, sans avoir à prendre de pincettes.^^ J’ai particulièrement apprécié les quelques pages à destination des blancs sur « comment être un bon allié anti-raciste ».

C’est donc un livre que j’ai vraiment apprécié et que je vous recommande, malgré quelques longueurs. Je pense qu’il faut le lire en prenant son temps, petits bouts par petits bouts, pour assimiler ce que l’auteure veut nous dire.

 Chimamanda Ngozi Adichie écrit dans Americanah que publier un livre sur la race, qui soit lu, est impossible et pourtant elle l’a fait avec succès.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, Benjamin Alire Saenz

bilan lecture 1

Le petit dernier de cette sélection, et un gros coup de cœur pour Jo et moi. J’ai lu Aristote et Dante en 2 petits jours seulement, après en avoir beaucoup entendu parler. Aristote est adolescent et s’ennuie durant l’été. Pour passer le temps, il va à la piscine. Là-bas il rencontre Dante. Celui-ci lui apprend à nager et c’est le début d’une longue amitié entre les deux garçons. Ils sont pourtant très différents l’un de l’autre : Aristote se cherche encore. Il est en colère contre le monde entier ou pas loin, ne se sent à sa place nulle part et est très solitaire. Dante est au contraire un garçon très positif, joyeux et à l’aide avec tout le monde. Il sait qui il est et l’assume parfaitement.

Au fil des pages, on suit simplement l’évolution de leur relation, soumise aux aléas de la vie : accident, déménagement, premiers émois amoureux, acceptation de l’autre… L’étape charnière et délicate qu’est l’adolescence est bien cernée, surtout avec les états d’âme de Ari. Un exemple qui m’a frappé : il arrive à aimer et détester sa mère en même temps. Ça résume bien les fluctuations d’humeur à cet âge je pense.

J’ai trouvé le roman dynamique, touchant et souvent très drôle, surtout grâce aux dialogues. J’ai parfois eu envie de coller des baffes, vers la fin lors d’un évènement précis. À ce moment-là, on se souvient qu’on vit encore dans un monde où la différence n’est pas acceptée si facilement par tout le monde !

Un beau roman à lire à tout âge.

Y-a-t-il un livre parmi cette sélection qui vous tente ? Vous en avez déjà lu certains ? Je serais curieuse de connaître vos avis !

Lectures de Septembre

Lectures de Septembre

lectures de septembre

Au mois de septembre j’ai lu 4 romans aux styles très différents  et aux auteurs variés : trois femmes et un homme. Deux d’entre eux sont des gros coup de cœur! Je vous laisse les découvrir plus en détails.

Eleanor & Park

Par Rainbow Rowel, aux éditions France Loisirs et traduit par Juliette Paquereau

Paru le 5 juin 2014, 378 pages

Eleanor & Park

Quatrième de couverture

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis

Je me suis décidé à lire Eleanor & Park environ mille ans après tout le monde je pense. Je le voyais tellement partout que j’y allais à reculons et puis finalement, au détour d’une vidéo de Margaud Liseuse, j’ai me suis laissée tenter.

Et grand bien m’en a pris, parce que ce roman est un vrai coup de cœur. J’ai été happé par l’histoire dés les premières pages. J’ai adoré voir les liens se tisser entre les deux adolescents, leur relation se renforcer de jours en jours. C’est ma partie favorite du roman. Les personnages sont normaux, entendez par là que l’on peut s’identifier à eux, ce que je trouve franchement chouette pour un roman destiné aux adolescents. Eleanor est une jeune fille intelligente, un peu ronde, qui se pose beaucoup (trop) de questions, ne se trouve pas jolie et possède un style vestimentaire bien à elle qui ne manque pas de la faire remarquer partout où elle va. Park est un adolescent  dans la moyenne, pas particulièrement populaire, pas  looser non plus, avec comme signe distinctif d’être le seul asiatique dans un quartier blanc. Nos deux protagonistes vont se rencontrer dans le bus qui les emmènent au lycée et apprendre à se connaitre tout doucement, jour après jour.

Les émotions, les conflits intérieurs et les sensations sont merveilleusement bien décrits. J’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière, à l’heure des premiers amours où toutes les sensations sont plus vives et les émotions plus violentes. L’alternance de points de vue entre Eleanor et Park est aussi particulièrement bien trouvée. Elle permet par exemple de voir les personnages tels qu’ils sont grâce au regard de l’autre et non tels qu’ils se perçoivent eux-mêmes.

En dehors de l’histoire d’amour, ce roman nous parle du bullying à l’école et des dégâts qu’il occasionne, de la nécessité d’accepter les autres, d’apprendre à les connaitre. Je pense notamment à Park qui se demande sans cesse comment il avait pu penser « ça » d’Eleanor la première fois qu’il la vu. Enfin le livre nous montre ce que peut être la violence physique et psychologique au sein d’une famille.

La fin est riche en émotion (et m’a fait verser quelques larmes) et laisse libre court à l’imagination du lecteur. Si j’ai été d’abord très frustrée par la conclusion du dernier chapitre, j’ai fini par décider moi-même de la fin de l’histoire et elle me convient très bien ! 😉

Pour toutes ces raisons, Eleanor & Park est un petit bijou, un livre bonbon qui se savoure et que je vous recommande chaudement. Moi je me suis déjà offert Fangirl, de la même auteure, et je me le réserve pour un long weekend d’automne !

Fahrenheit 451

De Ray Badbury, aux éditions folio SF et traduit de l’américain par Jacques Chambon et Henri Robillot

Paru en 1953, nouvelle traduction française en 1995, 236 pages

Fahrenheit 451

Quatrième de couverture

En 1953, Ray Bradbury eut à travers son roman Fahrenheit 451, devenu depuis un classique de la science-fiction, l’une des visions les plus effroyables de l’avenir. Dans cette première adaptation autorisée en bande dessinée, réalisée en étroite collaboration avec Ray Bradbury, Tim Hamilton a su créer une oeuvre d’art véritablement saisissante. La prise de conscience par le héros des méthodes d’un gouvernement violemment obscurantiste s’y accompagne de la découverte de l’importance de la lecture en tant que liberté individuelle.

Mon avis

J’ai découvert Fahrenheit 451 pour la première fois au détour d’une page de livraddict et ma curiosité a tout de suite été piquée ! Pensez-vous, un monde où les livres sont interdits, ça ne peut que m’interloquer ! Ça se rapproche de mon pire cauchemar.

Le livre a été écrit en 1953 aux Etats-Unis, à une époque où les voitures allaient lentement et où les télévisions arrivaient à peine dans les foyers. Il s’agit d’une dystopie et l’auteur nous dépeint un monde froid, où les interactions sociales ont disparu, où les gens ne réfléchissent plus ni ne marchent.

Dans ce pays, le rôle des pompiers a changé : maintenant que les maisons sont toutes ignifugées, ils brûlent tous les livres qu’ils trouvent. Leur possession est interdite et passable de punition. C’est dans ce contexte que Montag, pompier de son état, va rencontrer Clarisse, sa jeune voisine. Lui, ne se pose pas de questions et exécute simplement son travail. Elle, c’est une originale. Elle marche dans la rue, regarde la lune, discute de choses et d’autres. Au fil de leurs rencontres, Montag commence à  s’interroger sur sa vie et finit par se rebeller en volant un livre lors d’une opération « de nettoyage ». S’en suit une course poursuite entre lui et ses anciens employeurs, tandis que son ancienne vie tombe en ruine.

Honnêtement, le style d’écriture n’est pas magnifique et j’ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs. Malgré tout, il se lit très rapidement. Petit bémol concernant le personnage de Clarisse. Elle est là uniquement pour changer le héros. Quand c’est chose faite, pouf, elle disparaît. Oui, ça m’a un peu agacé.

Ceci étant dit, j’ai surtout aimé ce livre pour les idées mises en avant. Et surtout, en faisant le parallèle entre l’univers dépeint et notre époque, j’ai été un peu scotchée.

Voyez-vous-même : les voitures vont de plus en plus vite et il y a une vitesse minimum à respecter ( !) ; les habitants se mettent des appareils dans les oreilles pour écouter des bruits plus intéressants que ceux de la nature et les «4 murs à images» remplissent les salons, empêchant ainsi toutes discussions entre personnes ; les livres ont disparu parce que les gens ont arrêté de lire progressivement; la société est pensée pour apporter un bonheur facile et superficiel ; le héros (et les autres) se sentent vides et il y a beaucoup de tentatives de suicides ; la violence augmente ; les gens recherchent de plus en plus les sensations ; à l’intérieur du pays on mange à sa faim mais partout ailleurs c’est la misère ; les médias manipulent les images et les informations ; on sait qu’il y a des conflits armés ailleurs mais personne ne n’y intéresse vraiment… Honnêtement ça ne vous rappelle rien ?

J’ai eu l’impression en lisant, que tout de même, on s’en rapproche un peu de ce monde. Pour ça, je vous conseille ce roman.

L’appel du coucou

De Robert Galbraith, aux éditions France Loisirs et traduit de l’anglais par François Rosso

Publié en 2013, 695 pages

l'appel du coucou

Quatrième de couverture

Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.

Mon avis

Robert Galbraith est le pseudonyme qu’à utiliser J.K. Rowling pour pouvoir publier un nouveau roman anonymement. Ais-je vraiment besoin d’expliquer plus en détails pourquoi je tenais à lire L’appel du coucou ? 😉

Habituellement quand je lis un polar, je lis la fin très rapidement. Là, vous vous dites sans doute que je suis complètement folle puisque tout l’intérêt d’un roman policier, c’est le suspens… Bon, et bien, vous serez contents de savoir que pour une fois, j’ai fait un effort surhumain et je ne me suis pas spoiler la fin ! Tout ça pour savoir si je pouvais deviner le coupable à l’avance. Si c’est pas de l’abnégation…

Le roman est assez long, plus de 600 pages tout de même. J’ai eu des difficultés à vraiment rentrer dans l’histoire et du coup mis quasiment 2 semaines à le finir, vu que je le délaissais au profit d’autre chose. Je n’avais pas spécialement envie de replonger dedans et pourtant, à chaque fois que je reprenais la lecture, je passais un bon moment. C’était assez bizarre. J’ai trouvé le rythme plus lent que d’habitude pour un roman policier. J’ai été un peu déroutée au début puis j’ai finalement commencé à apprécier cette lenteur. Je pense qu’on se rapproche plus du rythme d’une véritable enquête. Il n’y a pas de l’action à chaque page. Tout n’est pas résolu en 48h, il faut plusieurs semaines à notre héros pour avancer et récupérer ses indices et ses preuves.

Le héros parlons-en. Cormoran Strike est détective privé et son affaire ne marche pas très bien. Il est même carrément au bout du rouleau. Il m’a fait l’effet d’un gros ours, un homme bourru et hirsute, peu délicat et pourtant gentil dans le fond. Je m’y suis facilement attachée. Avec tout ce qu’il a vécu (et ce qu’il vit !), on a envie que ça s’arrange enfin pour lui. L’enquête sur la mort du superbe mannequin Lula Landy, il l’accepte comme l’enquête de la dernière chance pour remonter son affaire. Il est accompagné dans son travail par Robin, secrétaire intérimaire fraichement arrivée à Londres. Elle lui est d’un grand secours et apporte un peu de chaleur humaine au roman si je puis dire. J’espère cependant que son personnage sera plus développé dans les opus suivants.

Londres est superbement bien décrit, on a l’impression de visiter la ville avec les personnages. Apparemment les descriptions sont précises et réalistes. N’étant pas Londonienne, je ne saurais confirmer.

L’appel du coucou est finalement un bon roman policier, qui respecte tous les codes du genre : des personnages hauts en couleurs parfois sympathiques mais souvent détestables, des suspects en pagaille, des rebondissements et une jolie fin que, personnellement, je n’avais pas vu venir. Par contre on n’échappe pas à la tirade explicative du meurtrier à la fin ! De toute façon, je crois bien qu’on n’y échappe jamais que ce soit dans un livre, un film ou une série.

L’espace d’un an

De Becky Chambers, aux éditions L’atalante

L'Espace d'un an

 

Je ne vais pas vous dire grand-chose sur ce roman, à part que c’est un énorme coup de cœur. Et je pèse mes mots.

Il mérite un article pour lui tout seul et c’est Jo qui s’en chargera.

Je vous dirais simplement que si vous cherchez un roman qui montre ce qu’est vraiment l’acceptation des différences d’autrui, inclusif au possible, drôle, émouvant et plein de rebondissements, c’est celui-ci qu’il vous faut !

Avez-vous lu ces romans ? Certains vous tenteraient pour vos prochaines lectures ?

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

skull

Oui, je sais ce que vous allez dire. « Mais les pirates, ils sont méchants ! Ce sont des brutes sanguinaires qui pillent, violent et détruisent tout sur leur passage ! ».

Et si on vous avez menti ?

« Quoi ? Mensonges et fourberie ? Pirates des caraïbes n’est pas une description exacte de la réalité ? Mais qui étaient-ils alors ? Et pourquoi donc suis-je en train de lire un article sur les pirates ? »

Et bien les enfants, essayez-vous dans votre canapé préféré, avec un bon chocolat chaud (parce qu’il faut prendre les bon réflexes de l’automne approchant), et laissez-vous conter leurs histoires !  … Et puis faut dire ce qui est, y’en a marre des zombies !

LES PIRATES DE TOUS LES PAYS – MARCUS REDIKER

Converture pirate

J’ai tendance à fonctionner par phase. Philosophie, psychologie, éducation, zombies … et maintenant, pirates (cherchez le lien). Il y a quelques temps, j’étais dans ma phase « Politique », et au détour d’une vidéo, je suis tombé sur une personne ventant le système politique des pirates. Il avait gagné mon indivisible attention. Cette personne, dont je ne saurais retrouver le nom malheureusement, conseillait les ouvrages de Marcus Rediker, historien et professeur, portant un intérêt particulier pour les boucaniers et flibustiers de l’atlantique, et affirmait que les pirates n’étaient pas des barbares comme on essaie de nous faire croire, mais des personnes extrêmement démocratiques ! (Whaaaaat ?!)

Piqué au vif, je me suis (enfin) procuré son livre, et je n’en suis absolument pas déçu ! À tel point que j’ai saoulé mes collègues à en parler sans cesse, et j’avais une folle envie de m’acheter un tricorne et de mettre un eye-patch !

RÉSUMÉ DU LIVRE (4E DE COUVERTURE)

L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726)

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »
Charles Bellamy.

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

SUR LA ROUTE DES FLIBUSTIERS

Livre pirate

Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Robert dit le Baronnet Noir, England, Kennedy, Fly, mais aussi Anne Bonny et Mary Read, ce livre nous fait le récit de leurs aventures, mais surtout nous raconte comment et pourquoi ils et elles se sont « mis et misent à leur compte ». C’est un livre d’histoire certes,mais pas celle des vainqueurs. Et c’est tout de suite moins noir et blanc.

Il s’agit d’histoires de héros ! Car oui, ces hommes et ses femmes étaient considérés comme des héros par beaucoup. Ils se battaient contre les Etats et les marchands, et pour un monde meilleur, régit par des règles qu’ils auraient tous choisi. La fin du XVIe siècle voit la naissance du capitalisme, et laissez moi vous dire, que ça s’est pas fait dans la joie et l’harmonie ! Ça fout même plutôt la rage, et on comprend vite pourquoi les mutineries étaient fréquentes. Imaginez que vous arriviez au bureau le matin, que le capitaine vous attende avec un fouet au cas où vous voudriez prendre une pause café, que vous pouviez vous asseoir sur votre salaire, qui de toutes façons ne pèse pas bien lourd, et qu’à manger le midi, vous aillez à peine de quoi remplir une carie. C’est bon ? Maintenant imaginez que c’est le XVIIe siècle et que la médecine avait encore beaucoup de progrès à faire … Et c’est pas un bureau, mais un bateau. Et vous n’avez pas vraiment voulu venir par vous même, alors on vous a forcé. Eh bien c’était ça, la marine du XVI et XVIIe siècle ! Française, anglaise, hollandaise, espagnole ou portugaise, même combat. Et ça, c’est si on avait de la chance. Parce qu’on pouvait aussi être un esclave, vendu au plus offrant…

Alors ça donne envie de casser de l’officier ? Ça vous rappelle quelqu’un au bureau, et vous irez travailler demain en chantant des chansons pirates ?

Parce que c’est là la volonté primaire de ces milliers de personnes : se venger des injustices commises, retrouver leur liberté et le droit de choisir. Choisir une vie plus joyeuse, plus remplie ! … Bon, plus courte du coup aussi, car hors-la-loi.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Y’a pas à dire, j’ai vraiment apprécié lire ce livre. Je l’ai trouvé d’abord bien construit. La trame ne se base pas sur le temps, mais prend un élément de la vie pirate (vie à bord, système politique, justice, etc…) et prends plusieurs exemple sur la période historique.

Cette lecture a beaucoup raisonné en moi, car c’est malgré tout d’actualité. Beaucoup de monde essaie de trouver une issue à notre société actuelle. Ecologie, décroissance,  grèves, pédagogies alternatives … Tous les sujets sont taclés par le peuple pour trouver de meilleures solutions à celles proposées, et tendre vers plus de bonheur. C’est aussi ça d’être un pirate !

Illustration pirate

Un petit mot sur les illustrations se trouvant à l’intérieur du livre, à chaque début de chapitre. Elles ont été réalisées par Thierry Guitard. Elles aident beaucoup à l’immersion, et ont bien stimulées mon imagination ! XD

CONCLUSION

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais heureusement que les historiens sont là pour rétablir la vérité. J’ai adoré apprendre l’univers des pirates, et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même. D’une manière générale, ce livre me rappelle qu’il faut sans cesse remettre en question ce qu’on nous dit et ce qu’on nous a appris, de sans cesse apprendre, réfléchir, et contruire. Cela ne pourra que nous rapprocher de notre liberté, et de celle qui nous suivront.

 

Lectures du mois de Mai

Lectures du mois de Mai

Bienvenue dans la rubrique lecture. Ici j’aimerais discuter de mes lectures du mois qui se termine, et peut-être même que Jonathan viendra parler des siennes de temps à autres. Cela me permettra de pratiquer l’exercice délicat de la critique littéraire et de garder une trace de mes lectures.

J’ai eu l’occasion de lire un peu pendant notre voyage en Écosse. Assez peu la première semaine finalement. En rentrant le soir, j’étais tellement fatiguée que je m’écroulais sur mon lit et m’endormais en moins de 2 minutes.

J’ai tout de même lu 4 livres au cours du mois de Mai : trois romans et un essai. Cette année je mets un point d’honneur à diversifier mes lectures. Les quatre livres que je vais vous présenter sont donc très différents tant en terme de style, que de thématique et de période narrative. Ils ont cependant un point commun, ils sont tous écrits par des femmes et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’un d’entre eux est un vrai coup de cœur et un autre m’a permis d’amorcer une réflexion sur un sujet que je trouve très important. Je vous laisse les découvrir.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee ♥♥♥♥

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Résumé :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :

J’ai adoré ce roman et l’ai lu quasiment d’une traite. J’avoue m’y être intéressée seulement parce que l’auteure est décédée il y a peu et que, comme d’habitude, son livre s’est retrouvé partout. Nous suivons donc Scout, une petite fille de 8 ans dans ces péripéties avec son frère, ses amis et sa famille. On la voit évoluer pendant 3 ans et c’est à travers son regard que l’on va suivre le procès d’un homme noir accusé de viol par une femme blanche. Son père est en effet l’avocat de cet homme.  Le récit est incroyablement bien mené. Chaque élément de l’histoire sert à un moment ou un autre. La lecture est fluide et l’auteure arrive à nous faire oublier que la narratrice n’a plus 8 ans au moment où elle raconte les faits. Ce qui fait que certaines réflexions peuvent surprendre.  C’est un livre plein d’humour, une belle histoire sur l’enfance, qui en même temps renseigne très clairement sur le racisme ambiant du sud des États-Unis à l’époque et les problèmes du système judiciaire américain. Un roman que je vous conseille mille fois.

« Mais non ! Tout le monde est obligé d’apprendre ! Les bébés savent pas lire en naissant ! Walter est aussi intelligent que possible, il est seulement un peu en retard parce que son père a besoin de lui pour l’aider. Sinon il est tout à fait normal. Non, Jem, moi je pense qu’il a qu’une seule sorte de gens, les gens. »

La prison est-elle obsolète ?, Angela Davis ♥♥♥

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Résumé :

Comment et pourquoi plus de deux millions d’américains sont aujourd’hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d’électeurs dans les minorités ?

Mon avis :

Angela Davis est une figure de proue des mouvements anti-raciste et féministe américain. Elle milite également pour l’abolition carcérale. Abolir la prison ? En voilà une idée qui a du mal à faire son chemin dans mon esprit tant l’institution me semble immuable et obligatoire au bon fonctionnement de nos sociétés. Après tout, c’est une bonne alternative à la peine de mort non ? Non ? Ah… En effet, dans cet essai d’une centaine de pages, Angela Davis démonte les arguments pro-prison et surtout explique en quoi ce système est en fait profondément raciste et prend ses racines dans la suite de l’esclavage et dans le louage carcéral. Certains passages historiques fond franchement froid dans le dos. Elle explique aussi comment le genre structure le système carcéral (violences sexuelles impunies en autre) et comment s’est construit le système carcéro-industriel. A la lecture, on découvre notamment que le nombre de prisons construites aux États-Unis (et donc le nombre de prisonniers) a explosé alors même que la criminalité était déjà en baisse, que la plupart d’entre elles sont gérées par des sociétés privées, que n’importe qui peut se retrouver dans une prison supermax en isolement 23 heures sur 24 peut-importe le crime commis,  que les violences faites aux prisonniers sont légions…

Je suis restée sur ma faim au dernier chapitre lorsque l’auteure aborde les alternatives abolitionnistes. Cette partie est assez succincte comparée au reste du livre. Elle donne les grandes lignes, qui selon elle, permettrait d’aller vers un désengorgement des prisons américaines. Elle explique qu’il ne faut pas rechercher une seule solution alternative à la prison mais qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une myriade de mesures afin d’aboutir à une désincarcération et de déconstruire le lien que l’on fait aujourd’hui entre crime et châtiment. Elle parle entre autre des politiques de réconciliation.

C’est un livre que je juge d’utilité publique pour réfléchir à l’utilité de la prison, à son efficacité réelle et à pourquoi nous considérons la prison comme la norme absolue. Maintenant j’aimerais trouver d’autres sources d’informations sur le système carcéral français. A priori, le système carcéro-industriel est tout même un peu moins puissant ici par exemple, même s’il existe aussi.

« Si on supprime les prisons, par quoi alors les remplacer ? Telle est la question piège qui souvent coupe court à toute tentative de réflexion poussée sur les visées abolitionnistes. Pourquoi serait-il si difficile d’imaginer des solutions alternatives à notre système d’incarcération ? Un certain nombre de raisons expliquent notre résistance à l’idée qu’il serait possible de façonner un système de justice entièrement différent – et plus égalitaire. Premièrement nous considérons notre système pénal, avec sa dépendance démesurée à la prison, comme une norme absolue ; nous avons donc le plus grand mal à envisager d’autres solutions  pour traiter le cas des quelques deux millions de personnes actuellement incarcérées »

Un été prodigue, de Barbara Kingsolver ♥♥

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Résumé

Dans le décor sauvage et grandiose des Appalaches, Un été prodigue tisse trois histoires de femmes. Celle de Deanna, employée par l’office des forêts, dont la solitude va être bouleversée par l’arrivée d’un jeune chasseur. Celle de Lusa, une intellectuelle qui, devenue veuve, décide de rester dans la vallée et de gagner le cœur d’une famille hostile. Celle de Nannie, enfin, dont les opinions en matière de religion ou de pesticides suscitent des querelles de voisinage.

Dans ce roman foisonnant et généreux, Barbara Kingsolver traite du thème qui lui est le plus cher – le respect de la nature – avec un charme et une grâce qui suscitent l’enthousiasme.

Mon avis

J’ai découvert ce roman dans une vidéo de Friendly Beauty. Le thème « nature » m’interpellait et je me suis laissé tenter.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et il m’a bien fallu une centaine de pages pour finalement accrocher vraiment. De la même façon, les personnages ne me touchaient pas ou peu et puis, au fil du récit, j’ai senti que je m’attachais à eux. Celles qui m’intéressaient le moins, Lusa & Nannie, sont devenues celles que j’attendais avec impatience.

Au fil des pages, les trois femmes et le vieux voisin de Nannie, sont tour à tout touchants, énervants, drôles…  J’ai trouvé Nannie pleine d’humour. On les suit le temps d’un été ; on les regarde essayer de s’adapter au mieux à leur environnement.  On sent leur amour de la nature et leur envie de la protéger, de faire des différemment des autres. Les relations humaines sont également au cœur du roman puisque les trois femmes sont confrontées à l’incompréhension de leurs proches quant à leurs choix de vie et doivent composer avec leurs réactions.

Ce livre est une véritable ode à la nature et on sent  qu’il a été écrit pour traiter, entre autre, de la fragile stabilité des écosystèmes. L’histoire des différents protagonistes ne sont finalement que des prétextes pour aborder d’autres questions : l’utilisation de pesticides qui finalement augmentent la quantité d’insectes, l’importance des prédateurs, la difficulté à vivre de la terre de nos jours ou encore les ravages causés par les plantes ou les animaux importés sur la faune et la flore locale. Beaucoup d’exemples sont donnés. J’ai vraiment beaucoup appris et je trouve que ce livre fait réfléchir. En tous cas, il m’a fait remettre en cause certaines certitudes que j’avais.

En bref je vous le conseille, au moins autant pour les histoires de Deanna, Lusa et Nannie que pour les informations disséminées çà et là au cours du roman.

« La vie d’un carnivore, c’est la plus précieuse de la pyramide, ça, c’est une chose. Dans le cas d’un coyote ou d’un grand félin, la mère passe une année entière à élever ses petits. Pas simplement quelques semaines. Elle doit leur apprendre à pister à et à chasser, ainsi que tout ce qui se rapporte à cette activité. Elle aura de la chance si un seul de ses jeunes passe au travers. […] si tu lui tires dessus, Eddie, voilà ce que tu mets par terre. »

Mémé dans les orties, Aurélie Valognés

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Résumé

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis

J’ai acheté ce roman sur un coup de tête, à la gare de Lyon en rentrant d’Ecosse parce que j’avais 1h40 de train à faire et plus rien à lire. (Un drame intersidéral pour moi.) C’est un roman agréable, qui se lit facilement mais qui ne m’a pas transporté. Du tout. Sur la forme, rien à dire mais sur le fond, j’ai vraiment eu l’impression de lire deux fois le même roman. En effet, l’intrigue m’a fait penser très fort à Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrick Backman ou encore au livre Le vieux qui ne voulait pas souhaiter son anniversaire de Jonas Jonasson. On y retrouve le même petit vieux un peu (beaucoup) aigri, haut en couleurs et qui n’aime vraiment que sa chienne Daisy.  Le même type de rencontre avec un ou plusieurs personnages, ici une petite fille surdouée et une mamie de plus de 90 ans hyper-moderne, qui vont l’aider à changer et à s’ouvrir aux autres. Les personnages sont touchants et certains dialogues vraiment drôles. Mais à choisir je préfère les deux livres précédemment cités. Ce roman ne restera donc pas dans ma bibliothèque.

 «

– Non mais qu’est-ce que tu fais, là ? Je rêve ! Sors de chez moi, gamine. Illico !

-Si je peux me permettre, vous avez une tête d’œuf de Pâques ! Moi, si je devais me suicider, je ne me jetterais pas sous un bus. Trop de risques de se rater, non ?

La mâchoire de Ferdinand s’apprête à lâcher quand la petite enchaîne :

-J’ai apporté des pâtes de fruits. Je me suis dit que ça nous ferait un dessert. Je parie que vous n’avez rien dans votre frigo.

Elle se lève et ponctue son inspection rapide d’un « bingo ! ».  »

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci? Un de ces livres vous intéresse-t-il?