Roadtrip en Irlande #2 : de Bantry à Kenmare

Roadtrip en Irlande #2 : de Bantry à Kenmare

De Bantry à Kenmare

165 km – environ 3h15 de route

La journée du vendredi a très bien commencé avec un petit déjeuné gargantuesque et fait maison par Maggie, notre hôte du jour. Au menu : brown bread & scones maison, smoothies frais, fruits, plateaux de fromages Irlandais, œufs « comme on veut », granola maison, thé, jus de fruits frais… Maggie peut même préparer un « full Irish breakfast » pour ceux qui le souhaitent. Autant vous dire qu’on a très très bien mangé et que nous n’avons pas eu faim avant 16h30 ce jour là ! D’ailleurs je suis tombée en amour pour le brown bread, un pain légèrement sucré avec de la mélasse, dont je vous partagerais la recette sur le blog tout bientôt !

Une fois l’estomac bien rempli (c’est peu de le dire), nous avons repris la route pour aller à la découverte de la péninsule de Beara. Il faisait un temps magnifique et le premier stop du jour fut le col du Healy Pass. Pour y arriver, il faut rouler jusqu’en haut sur une route à lacets très sinueuse et étroite (encore plus que les autres routes d’Irlande !). En haut du col, il y a un petit parking pour se garer. Le lieu était désert à notre arrivée, le bonheur. Un peu plus tard nous avons croisé deux courageux qui faisaient le trajet à vélo, ça doit sérieusement piquer dans les jambes quand même!

Pour bénéficier d’un meilleur point de vue, nous avons quittés la route et sommes montés un peu plus haut à pieds. Ça vaut le coup de sortir de marcher un peu. On peut alors profiter d’une vue quasiment à 180° sur les deux côtés de la péninsule de Beara.

J’ai profité de la pause thé traditionnelle pour lire le guide et en savoir un peu plus sur le lieu. C’est le point culture du billet (je suis comme ça, j’aime bien connaitre un peu l’histoire des lieux que je visite). Et donc en parlant d’’histoire, celle du Healy Pass n’est vraiment pas très reluisante ! La route a été construite lors de la grande famine afin de fournir plus de travail aux Irlandais. Mais à cause des conditions de travail très difficiles et du peu de nourriture disponible, il y a eu énormément de morts parmi les travailleurs et les travaux ont du être arrêtés. Ils ont finalement été terminés quelques années plus tard.

Ensuite, nous avons roulé quasiment d’une traite jusqu’à la pointe de la péninsule avec l’île de Dursey en ligne de mire (avec plein de pauses photos évidemment). Initialement, nous voulions aller sur l’île et en faire le tour en marchant. Sauf que, j’avais mal lu le guide (shame on me). Nous avons donc trouvé le câble car, cabine reliant Dursey au reste de l’Irlande, fermé en arrivant. Il s’avère qu’il fonctionne toute la journée uniquement en pleine saison. Du coup, changement de programme et petite déception quand même. Pour ne pas rester sur notre faim, nous avons finalement décidé de faire une promenade d’environ 4 km à la place : le Garinish Loop. La marche part du parking du câble car et fait une boucle autour de la baie de Garinish.

Comme nous sommes des champions, on a réussi à se perdre quasiment dés le départ et ce, malgré les énormes poteaux jaunes fluo qui balisent le chemin (oui on est super forts comme ça) ! Je vous laisse découvrir les paysages en photos : le vert Irlandais n’est vraiment pas une légende et l’omniprésence de moutons non plus, quoi que l’on ait aussi vu beaucoup de vaches dans les pâturages.

Sur le chemin du retour, nous avons même pu acheter des œufs frais directement dans un poulailler, parfait pour le petit déjeuné du lendemain ! J’adore ce genre de système basé sur la confiance : on glisse l’argent dans la boite posée là et on prend le produit disponible. Je me souviens avoir vu ça plusieurs fois en randonnée, avec des habitants qui vendaient des petits sachets de noix, de noisettes… Anecdote amusante : le poulailler en question consistait en une ancienne cabine de cable car, réaménagée pour ses nouvelles pensionnaires !

A la fin de la journée, nous étions encore une fois très fatigués et Jo commençait à avoir un bon rhume. Nous sommes donc allés directement à Kenmare pour nous reposer un peu. Nous avions loué une chambre dans une auberge de jeunesse, au milieu de nul part, pour les deux nuits suivantes. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça fait un choc après les deux B&B précédents : chauffage (trop?) réduit et confort de base. Ce qui me convient très bien en temps normal, mais est déjà moins sympa quand il fait froid, qu’il pleut et qu’on est malade comme pas possible. Difficile de se réchauffer correctement, y a plus qu’à empiler les couettes ! XD Jo n’a pas gardé cette auberge dans son cœur.^^ Moi j’ai dormi comme un bébé malgré le matelas en carton.

Ceci dit le gros avantage, c’est qu’on peut se faire à manger : en l’occurrence pour nous ça se résume souvent au tryptique soupe / pain / fromage. Ça va parfaitement avec la météo Irlandaise et la fatigue du soir. L’autre avantage des auberges c’est qu’on peut rencontrer des gens facilement et avoir des discussions intéressantes. Enfin en théorie. Comme nous étions au tout début de la saison touristique, la plupart des auberges de jeunesse où nous avons été étaient encore vides malheureusement.

C’est la fin de cette deuxième journée de roadtrip. Dans le prochain article, on vous emmène dans la région de Killarney et faire le tour du Ring of Kerry.

La suite au prochain épisode ! 😉

Roadtrip en Irlande #1 : de Kinsale à Bantry

Roadtrip en Irlande #1 : de Kinsale à Bantry

Nous y voilà, on vous raconte enfin notre magnifique voyage en Irlande. Enfin, on commence car il y aura normalement 6 articles en tout, dont un regroupant toutes les informations pratiques pour plus de clarté.

Aujourd’hui, on vous dévoile le premier jour du séjour. J’espère que ça vous plaira autant qu’à nous et que cela vous fera voyager un peu.

Nous sommes partis le mercredi après-midi de Paris et avons atterri à Cork, ville où nous n’avons fait que passer. C’était un choix totalement assumé car nous voulions éviter les villes le plus possible. Les objectifs du voyage : prendre un grand bol d’air, voir plein de paysages tout verts et marcher beaucoup. Nous avons donc récupéré notre voiture de location à l’aéroport avant de filer directement à Kinsale, notre première étape. Kinsale est le point de départ de la Wild Atlantic Way, notre itinéraire principal et est située à peine à 30 minutes de voiture de l’aéroport, parfait pour se remettre dans le bain de la conduite à gauche et des routes étroites. Jo a d’ailleurs été un peu stressé lors de ce premier trajet !

Nous avons profité de cette première soirée pour nous promener dans le centre de la ville, assez petit, et découvrir le goût très particulier des Irlandais en termes de couleurs de façades de leurs maisons. 😉 Comme nous étions épuisés par le voyage, nous sommes rentrés nous coucher assez tôt après un premier repas typiquement Irlandais dans un pub.

Roatrip en Irlande : De Kinsale à Bantry

152 km – environ 3h de route

Le jeudi, le roadtrip commençait vraiment avec comme objectif principal : la pointe de Mizen Head à environ 115 km. Nous avons pris notre temps pour faire la route en nous arrêtant régulièrement pour profiter du paysage, nous dégourdir les jambes ou simplement prendre des photos. Le problème étant, si on peut appeler ça un problème, qu’on pourrait très bien s’arrêter tous les 500 m tellement la route côtière offre de beaux panoramas ! La Wild Atlantic Way est très bien indiquée, avec des panneaux bleus partout, donc impossible de se perdre en voiture.

En chemin, nous fait une halte pour aller voir le «Drombeg Stone Circle», un site néolithique qui aurait environ 3000 ans et donne un aperçu des pratiques rituelles de l’époque. Le site est tout petit mais offre une très belle vue sur la campagne Irlandaise. Nous avons eu la chance d’arriver quand il n’y avait personne et de repartir au moment où plein de gens arrivaien t(#teamAssocialForever). On en a aussi profité pour faire notre première pause du voyage à base de thé chaï fumant et de chocolat noir, qui est vite devenue une institution vu les conditions météos Irlandaises : froid et venteux donc !

Plus loin sur la route, nous nous sommes arrêtés sur la plage de Barleycove pour déjeuner, une des plus plages de sable blanc de la région. L’endroit est superbe et nous en avons même pu nous promener dans les dunes et faire une petite sieste au soleil et à l’abri du vent. En écosse nous avions faits plein de siestes sur les plages, on ne change pas les bonnes habitudes ! Mention spéciale pour le pont flottant ! C’est très étrange de le traverser, on rebondit à chaque pas.

Après la sieste, direction Mizen Head, le point le plus au sud de l’Irlande. D’ailleurs Mizen signifie artimau en Gaellique, ce qui désigne le mât le plus en arrière d’un voilier (#PointCulture). J’attendais d’y arriver avec impatience car on m’avait très bien vendu les paysages. Et à fortes raisons ! Le sémaphore de Mizen head est situé sur un ilot, lui-même relié au continent par un pont suspendu à 300 m au dessus de l’océan : le fameux et très photogénique Mizen Bridge. En regardant en bas, on a donc une vue plongeante sur  l’océan qui vient s’abattre violemment  sur les rochers. Une fois le pont passé, on arrive sur un chemin avec plusieurs promenades le long des falaises et au bout du bout on trouve la station de signalisation. Celle-ci se visite et nous avons ainsi pu découvrir qu’à une époque, les gardiens employaient de la dynamite pour faire des signaux (pratique abandonnée depuis je vous rassure !). Plusieurs pièces permettent de découvrir les conditions de vie, assez spartiates, des gardiens de phares lorsqu’ils étaient en fonction ainsi que le matériel qu’ils avaient à disposition.  Le site offre des panoramas superbes sur les falaises environnantes et des expériences venteuses inoubliables (ceux qui ont déjà été tout au bout du bout de Mizen Head me comprennent !^^). A certains endroits, faire la mise au point avec l’appareil photo devient sportif à cause de la force des bourrasques ! D’ailleurs, même respirer devient compliquer…

Notez qu’il faut s’acquitter de 7,5€ par personne pour y accéder (beaucoup d’endroits sont payant en Irlande). Si vous y allez, je vous conseille d’arriver assez tôt car certaines promenades ferment avant le site lui-même et ce serait dommage d’en rater une partie. Tous les points de vue valent le coup !

Après tout ça, nous étions bien fatigués de notre journée (le vent ça épuise). Nous avons donc simplement repris la Wild Altantic Way jusqu’à Bantry, et admiré les paysages en roulant doucement. Le soir nous avons dîné dans un pub du coin appelé The Snug, qui nous avait été conseillé par notre hôte. Je vous le recommande chaudement. Les portions sont très généreuses et les plats sont délicieux ! Si vous aimez et mangez du poisson, vous aimerez la « bar food » d’Irlande car ils ont toujours un poisson péché du jour même à la carte. En sortant du pub, on a eu la chance de pouvoir admirer le couché de soleil sur la baie de Bantry.

Après tout ça, on avait l’impression d’avoir vu milles choses en une journée ! On est allé se coucher tôt, pour être en forme pour la suite du périple!

To be continued… 😉