Lectures d’octobre

lectures d'octobreCe mois-ci, j’ai lu 7 romans dont un gros flop que je détaillerai très peu en fin d’article. Parmi les 6 autres livres, deux m’ont particulièrement plus. Je vous laisse les découvrir.

La maitresse de Guerre

Par Gabriel Katz, aux éditions Pocket

469 pages

lectures d'octobre - la maitresse de guerreRésumé

Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…

Mon avis

Après avoir lu Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, qui est une lecture assez sérieuse, j’ai eu envie d’un peu de légèreté. J’ai lu énormément de romans de fantaisie étant adolescente, jusqu’à l’écœurement complet. J’avais complètement laissé de côté le genre jusqu’à ce que ma curiosité soit piquée par une vidéo de Margaud Liseuse qui vantait le talent de Gabriel Katz (oui elle a beaucoup d’influence sur mes lectures en ce moment !). C’est donc  tout naturellement que je me suis laissé tenter, quand au détour d’un rayon de librairie, je suis tombée sur La maîtresse de Guerre de cet auteur. Ce roman  a un autre avantage non négligeable pour moi, c’est un one-shot, ce qui est assez rare en fantaisie pour le souligner.

J’ai apprécié que la quatrième de couverture ne dévoile quasiment rien de l’intrigue. Tout ce qui y est décrit se passe dans les premières pages du roman ! Pas de spoiler pour une fois !

Après un micro-chapitre pour nous poser le contexte, on est directement plongé dans l’action. Kaelyn est une fille badass, parce qu’elle sait se battre et qu’elle veut se faire une place en temps que guerrière dans un monde d’homme. En même temps, elle garde ses faiblesses, manque de confiance en elle et d’expérience. C’est une débutante dans l’art de la guerre. Tout cela la rend plus humaine à mes yeux. On la retrouve alors qu’elle vient de s’engager dans l’armée des libérateurs et malheureusement pour elle, rien ne va se passer comme prévu. Première bataille, première défaite et… je ne peux pas en dire plus sans spoiler à fond l’histoire.

J’ai adoré les personnages, même ceux que l’on est censé détester mais j’ai été frustrée de ne pas en apprendre plus sur eux et sur leur passé. Je pense à Hadrian notamment, qui restera énigmatique jusqu’au bout.

J’ai trouvé l’univers du roman très riche et bien décrit, l’humour très présent également. Néanmoins, vu le contexte de guerre et d’esclavagisme présenté et des scènes sanglantes, le déroulé de l’action est un peu trop lisse et propret à mon goût. Finalement, rien de « vraiment » grave n’arrive directement à l’héroïne. Elle s’en sort toujours par une pirouette scénaristique. Tout se passe « facilement » pour elle.

L’évolution du point de vue de Kaelyn sur « l’ennemi barbare» permet de réfléchir sur l’attitude de libérateur de certains peuples/ gouvernement et je pense que l’on peut faire un parallèle avec la politique internationale occidentale.

En résumé, j’ai passé un bon moment de lecture et j’ai aimé suivre les aventures des personnages. Il y a beaucoup de retournement de situation et la scène de fin est parfaite. C’est un très bon roman d’initiation sur fond de guerre. Je trouve cependant que l’histoire aurait gagné à être un peu plus sombre, et peut-être du même coup plus réaliste.

Manifeste pour une maison rangée

D’Anne-Solange Tardy, aux éditions First

126 pages

lectures d'octobreRésumé

Qui n’a jamais ressenti brusquement le désir de faire le vide dans son appartement ou sa maison ? A un tournant de la vie, naissance, rupture, déménagement, ou simplement parce que trop, c’est trop…

 Anne-Solange Tardy nous propose, de sa plume touchante, poétique et bienveillante, parfois drôle, un texte pour nous accompagner dans ce moment-clé. Car entreprendre un grand rangement c’est avant tout s’interroger sur ses envies du moment, ses besoins aussi, ses habitudes. Et déterminer ce que l’on veut vraiment. Bien plus qu’un simple coup de balai…

Mon avis

Il faut que je vous avoue une chose : j’adore tout ce qui touche au mouvement minimaliste. Pourtant, je ne suis pas moi-même une « vraie » minimaliste. J’ai plein de livres partout par exemple. Mais c’est un sujet qui me touche et m’intéresse parce que j’ai à cœur de me simplifier la vie et d’arriver à dompter mon côté matérialiste. Je lis plein de blogs sur le sujet et j’ai même plusieurs livres qui en parlent.

Alors quand j’ai vu qu’Anne-Solange, dont j’apprécie beaucoup le travail, avait sorti un livre sur ce thème, je me suis jetée dessus laissé amadouer et je l’ai commandé. Bien m’en a pris, vu qu’à la suite de cette lecture, on s’est enfin décidé à changer la table basse qui nous sortait par les yeux et le fauteuil complètement fichu. Pour le moment c’est juste un test mais je dois dire que la nouvelle disposition de nos meubles me plait beaucoup plus qu’avant. J’ai gagné en confort visuel.

Ce que j’ai adoré avec ce livre, c’est qu’il n’est pas là pour nous donner une solution clé en main ou nous apprendre à plier nos chaussettes pour avoir l’intérieur minimaliste parfait. Au contraire, durant les 126 pages, l’auteure nous répète que notre intérieur doit s’adapter à nos besoins particulier (et non l’inverse) et que notre démarché de simplification sera forcément différente de celle de notre voisin. Elle nous invite à vraiment faire le point sur nos habitudes de vie et nos envies afin de pouvoir ensuite mettre en œuvre ce qu’il faut pour se créer un cocon. Pas de listes de choses à jeter, à avoir ou à acheter. On ne nous pousse pas du tout à la consommation. A vrai dire, Anne-Solange fait plutôt l’apologie de la débrouille.

Enfin c’est un concentré de bienveillance, qui incite à être plus doux envers soi-même.

Si je ne devais garder ou conseiller qu’un livre sur le désencombrement, ça serait celui-ci.

Miss Peregrine et les enfants particuliers

De ransom Riggs, aux éditions Bayard, traduit de l’américain par Sidonie Van den Dries

444 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître…

Mon avis

J’ai entendu parler de Miss Peregrine et les enfants particuliers à peu près partout. Même ma libraire me l’a vendu comme génial. Je me suis donc décidée à le lire, juste avant la sortie du film éponyme.

Et j’ai été surprise. Je ne m’attendais pas tout à ce que j’ai trouvé à la lecture : une ambiance ultra glauque, des personnages très étranges et des situations franchement malsaines par moment à mon avis… Clairement ce n’est pas un livre pour jeunes enfants !

On suit Jacob, qui a beaucoup de mal à se remettre du décès de son grand-père qui a eu une mort très brutale à laquelle il a assisté. Durant toute son enfance, son grand-père lui a conté des histoires sur une île paradisiaque, un orphelinat et les enfants particuliers qui l’habitent. Juste avant de mourir, il murmure à Jacob de trouver l’île… Ce que celui-ci finira par faire. C’est là qu’il rencontrera Miss Peregrine et les enfants, notamment Emma.

Jacob est un adolescent vivant aux Etats-Unis dans une famille somme toutes assez ordinaire, ayant une vie toute tracée devant lui. Il rêve d’aventure, est introverti et peu sociable. Il a un seul ami avec qui il entretient une relation donnant-donnant plutôt qu’une véritable amitié. Il n’est véritablement attaché qu’à son grand-père. Il a cru les histoires de celui-ci une bonne partie de sa vie, avant de grandir et de passer dans le camp des sceptiques comme son père, puis de douter à nouveau à sa mort. Il se remet alors à croire aux monstres et fera tout pour remonter la piste de l’enfance de son grand-père et en même temps découvrir qui il est.

Le personnage de Miss Peregrine est à la fois effrayant et maternant. Elle contrôle toute la vie sur l’île, garde toutes les informations importantes pour elle et dirige les enfants d’une main de fer. J’avoue n’avoir eu aucune sympathie pour elle tout au long du roman.

Les enfants ont tous des dons étranges que je vous laisse découvrir par vous-même, qui change de ce que l’on peut rencontrer habituellement. On verra principalement Emma qui peut produire des flammes, jeune fille qui prendra jacob en grippe avant de s’attacher à lui.

Les monstres sont… vraiment des monstres ! Sur tous les plans ! Je pense qu’au cinéma, ils doivent bien rendre visuellement.

Le livre met un moment avant de vraiment démarrer, environ 150 pages tout de même. J’ai eu l’impression que l’auteur nous racontait des choses inutiles mais finalement, tout est utilisé à la fin du roman. Le rythme est lent, la totalité de l’intrigue n’est dévoilé quasiment qu’à la fin. C’est vraiment un premier tome pour mettre en place l’univers et ses personnages. Si j’ai apprécié ma lecture, ce n’est clairement pas un coup de cœur pour moi. Je pense tout de même lire la suite, au moins pour faire plaisir à ma libraire qui l’adore ! 😉

Le crime d’Halloween

D’Agatha Chritie, aux éditions Poche, traduit de l’anglais par Janine Lévy

230 pages

lectures d'octobre

Quatrième de couverture

Le 31 octobre, les sorcières s’envolent sur leur manche à balai : c’est Halloween, la fête du potiron. À cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans ». Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. « Savez-vous que j’ai eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ? » se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu’inventer pour se rendre intéressante. La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C’est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu’on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Mon avis

Certains mois, je participe au club de lecture crée par Victoria du blog Mango & Salt que j’apprécie beaucoup. Pour le mois d’octobre, elle avait proposé une belle sélection de saison et le livre finalement choisi fut Le crime d’Halloween, un roman policier parfait pour la période !

Jusqu’à maintenant je n’avais lu qu’un seul roman d’Agatha Christie. Il s’agissait des 10 petits nègres que j’avais découverts à l’occasion d’un cours de français. A l’époque je l’avais adoré et j’avais été abasourdie par la fin et l’énorme retournement de situation ! De fait, pour Le crime d’Halloween, je partais avec un à-priori très positif et j’en attendais beaucoup !

Et je dois avouer que j’ai été déçue. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Impossible d’avoir de l’empathie pour les personnages, même pour l’adolescente assassinée. J’ai également eu des difficultés avec le personnage d’Hercule Poirot, que je découvrais pour la première fois. Je l’ai trouvé arrogant et superficiel. Vous me direz, c’est peut-être le but. Mais là il me tapait sur le système plus qu’autre chose. En revanche, j’ai apprécié l’ambiance très automnale qui se dégageait : les pommes, les citrouilles, les jardins…

La première partie du livre est assez longue. Certains passages sont, à mon goût, de trop. Je pense par exemple à un chapitre qui se déroule dans des jardins. Poirot divague pendant plusieurs pages sur la beauté des plantes, ce qui ne sert pas vraiment le récit et m’a fait lire en diagonale! Cependant, le rythme s’accélère enfin à la deuxième moitié du roman, pour mon plus grand plaisir. Quant aux indices disséminés ça et là par l’auteure, je les ai trouvés assez grossiers et j’avais deviné l’identité du tueur bien avant la fin. Pas de surprise donc.

Si j’ai finalement apprécié ma lecture sur la fin, je ne pense pas retenter l’expérience avec un autre roman de la série d’Hercule Poirot.

Charley Davidson, tome 1 Première tombe sur la droite

De Darynda Jones, aux éditions Milady, traduit de l’américain par Isabelle Pernot

429 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…

Mon avis

Je n’ai pas forcément grand-chose à dire sur celui-ci. Les romans de bit-lit, c’est mon petit péché mignon un peu honteux quand j’ai envie d’une lecture facile, rapide, plein d’action et des monstres (vampires, fantômes, tout ça…). Pas de la grande littérature mais des très bons moments de lecture tout de même.

J’ai entamé le premier tome de Charley Davidson après en avoir entendu parler sur les blogs et je n’ai été agréablement surprise. Déjà par l’héroïne, Charley qui est super badass, franche, drôle et intelligente. Et même temps, elle reste sensible et n’est pas complètement blasée face à ce qu’elle rencontre dans ses boulots, qu’elle prend très à coeur. Elle se débrouille comme elle peut avec son don de faucheuse en accompagnant les morts vers la lumière et en aidant la police à résoudre des enquêtes. Ce que j’ai particulièrement aimé chez elle, c’est qu’elle ne se prend pas la tête. Elle agit, et ça, ça me change des héroïnes américaines habituelles qui « overthink » tout !

Les autres personnages ne sont pas en reste et sont hauts en couleur. Certains connaissent le don de Charley, d’autres ne veulent pas la croire… Mention spéciale pour la meilleure amie Cookie que j’ai adoré et Reyes, le mâle alpha du bouquin, qui est parfait.

Ce premier tome met en place l’univers de Charley et les différentes règles qui régissent son don. On apprend à la connaitre, on découvre son passé, ses craintes et ses proches. Il y a de l’action à chaque page et plusieurs intrigues en parallèle.

J’ai passé un très bon moment de lecture et je lirais avec plaisir le second tome.

Fangirl

De Rainbow Rowell, aux éditions Castelmore et traduit de l’anglais par Cédric Degottex

508 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Cath et Wren sont des jumelles inséparables. Fans de Simon Snow, elles passent leur temps sur les forums consacrés à l’auteur. Mais la passion de Cath a tellement pris le pas sur sa vie que Wren lui annonce l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. L’une est prête à renoncer à ses rêves pour profiter dignement des joies de la vie estudiantine. L’autre est soudain projetée dans un univers hostile dans lequel tout le monde ses profs, sa famille et sa colocataire méprise la fanfiction. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d’un obsédé de la littérature…

Mon avis

Je me suis gardé Fangirl de Rainbow Rowell exprès pour l’automne comme on garde un bon gâteau parfumé pour les weekends pluvieux. Samedi dernier, je me suis dit qu’un long weekend de 4 jours se prêtait à merveille à cette lecture et, je l’ai finalement terminé en 24h. Donc vous vous en douté, j’ai aimé ce roman.

Le style de l’auteur est simple, fluide et sans fioritures. Il y a peu de descriptions mais beaucoup de dialogues, que j’ai trouvés très bien faits. L’intrigue avance rapidement. D’ailleurs dès les premières pages, nous sommes plongés dans l’univers de Cath qui fait sa rentrée scolaire dans le Nebraska. Je ne me suis pas ennuyée un instant à la lecture.

Le roman est centré sur le personnage Cath : autour d’elle gravitent sa sœur jumelle Wren, sa coloc Reagan, l’ami de sa coloc Lévi ainsi que son père Arthur. Ils sont attachants et ressemblent à de « vrais » gens, ce qui fait qu’on peut s’identifier à eux. Au début du livre, Cath vient de rentrer à l’université. Elle emménage sans joie sur le campus avec Reagan après que sa sœur jumelle lui ait dit ne pas vouloir s’installer avec elle. Chose qu’elle a (très) mal pris. Cath est écrivaine. Elle écrit surtout des fanfictions sur l’histoire d’un mage (toute ressemblance avec Harry Potter ne serait pas fortuite^^) et rencontre énormément de succès sur la toile. Le seul cours qui l’intéresse vraiment à la fac est celui d’écriture créative. Elle est aussi très introvertie, peu sociable et un peu bizarre parfois. Du genre à passer un mois à manger des barres de céréales pour ne pas avoir à chercher le réfectoire… J’ai été touchée par son introversion. Et le fait qu’elle ait du mal avec les gens et les normes sociales en général. J’ai pu me reconnaitre en elle, étant moi-même introvertie, n’aimant pas les fêtes, boire de l’alcool, etc. Cependant, je dois avouer que par moment, j’ai été agacée de la voir tout compliquer « pour pas grand-chose », même si elle explique clairement pourquoi elle agit de telle ou telle manière. Cath est aussi une jeune fille aimante et très protectrice avec les siens. Elle prend grand soin de ses proches. Finalement, on la voit évoluer au fils des pages. Cath grandit tout le long pour finalement devenir une jeune adulte qui s’assume de plus en plus.

Wren ne m’a pas marquée plus que ça. Je ne l’ai pas trouvée sympathique du tout, voir égoïste par moment. Son personnage permet tout de même d’aborder les problèmes d’alcool sur les campus américain. Reangan, la coloc, a un caractère bien trempé et c’est ce qui fait son charme. Elle peut être très mordante mais est finalement très gentille avec ses proches. Je l’ai adorée ! Pour finir, Lévi, le garçon de l’histoire est la gentillesse incarnée, toujours à sourire, à rendre service. Pour autant il n’est pas effacé et saura raisonner Cath quand elle en aura besoin ! Une romance est évidemment à prévoir, qui prend d’ailleurs beaucoup de place à mon goût par moment.

Le livre a un petit côté féministe qui m’a (beaucoup) plu. L’auteure dénonce les violences faites aux femmes, les problèmes liés aux agressions sexuelles sur les campus, au GHB… Il y a aussi une scène entre Lévi et Cath que j’ai adoré où celle-ci lui demande de la respecter en tant que femme et notamment de respecter sa force et d’arrêter de partir du principe que parce que c’est un mec il a le devoir de porter ses affaires à elle. Merci de prendre note, si on a besoin d’un coup de main, on demande. Sinon c’est qu’on gère !

Fangirl, c’est aussi un livre sur les débuts en tant qu’auteur, l’angoisse de la page blanche, la difficulté de créer de nouveaux univers et des personnages à partir de rien. On suit Cath quand elle écrit, avec toutes les difficultés que l’exercice recèle mais aussi ce que ça lui apporte. Une libération par les mots.

C’est un joli roman « bonbon » comme j’aime à les appeler : une histoire simple avec des personnages attachants et qui parle de nos vies à tous, dans laquelle on peut se retrouver.

Soyez imprudents les enfants

De Véronique Ovaldé, aux éditions Flammarion

400 pages

Enfin en Octobre, j’ai lu Soyez imprudents les enfants , que je n’ai pas aimé du tout. C’est pourtant merveilleusement bien écrit mais l’histoire ne m’a pas touchée. Impossible de m’intéresser à l’héroïne, je me suis ennuyée quasiment tout le long. Les passages que j’ai le plus apprécié étaient ceux concernant ces ancêtres, une toute petite partie du roman donc. De cette auteure, je vous conseille plutôt Ce que je sais de Vera Candida, que j’avais dévoré !

Et vous, qu’avez-vous lu en Octobre ? Partagez moi vos coups de cœur !

Une réflexion au sujet de « Lectures d’octobre »

  • 6 novembre 2016 à 19 h 57 min
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    On verra si c’est un aussi gros flop pour moi ^^ tes avis sont super complets ! Faudra que je me pose pour les lire tranquillement 🙂

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