Belle-Ile-en-Mer : randonnée en solo sur le GR 340

Belle-Ile-en-Mer : randonnée en solo sur le GR 340

Depuis un moment déjà, l’idée de partir marcher seule me trottait dans la tête. Il faut croire que la lecture de Wild de Cheryl Strayed a eu un fort impact sur ma personne. Etant en couple depuis mes 18 ans, je n’étais jamais partie en voyage en solo. J’avais envie de me retrouver seule avec moi-même, et de tester la randonnée itinérante par la même occasion. Pour une première, je voulais éviter de partir trop loin de chez moi, et trouver un itinéraire qui me permettrait plein de plan B si besoin.  Comme j’aime énormément la Bretagne, Belle-Île-en-mer s’est imposée comme une évidence. Les îles de la Bretagne Sud m’attirent depuis un petit moment déjà. J’ai pour objectif de toutes les visiter !

Le tour de Belle-Île fait environ 85 km pour environ 1900 m de dénivelé, ou plus selon les variantes choisies. Généralement, l’itinéraire se découpe en quatre étapes, qui ne sont pas du tout équilibrées en termes de kilométrage et de dénivelé, car il n’y a que quatre possibilités d’hébergement sur l’île. Cela oblige à marcher de l’un à l’autre chaque jour. J’ai croisé un couple qui a marché 96 km, en faisant des boucles un peu différentes. Pour ma part, je suis restée sur les étapes classiques. Evidemment, si on choisi de bivouaquer, il est possible de s’arrêter plus ou moins quand on veut, et donc de faire des étapes plus courtes au besoin. Le bivouac est toléré en basse saison et interdit en haute saison, en raison du nombre important de touristes sur l’île. De toutes façons, vu mon état en fin de journée, autant vous dire que j’étais très contente d’arriver dans un camping. Pour seulement 7€ la nuit, je ne me serais pas privée d’une douche fraîche, histoire de me débarrasser de l’odeur de rat mort qui me collait à la peau depuis 10h du matin environ…

Je suis partie de Quiberon, pour des raisons pratiques : il y a plus de ferry qui en partent tours les jours. Depuis Nantes, j’ai pris un covoiturage pour aller jusqu’à Quiberon. De cette façon, j’économisais le prix du parking sur place, qui peut rapidement être très onéreux.

Pour les autres infos pratiques type poids de mon sac, matériel emporté, prix total, etc, je ferais un article dédié si le sujet vous intéresse.

Première journée : du Palais à Sauzon

Etape : 14 km, 300 m D+

Après 45 minutes de traversée en ferry, je suis arrivée au Palais à 14h, la randonnée pouvait commencer. La première étape est assez courte puisqu’elle fait environ 14 km, pour 300 m de dénivelé positif cumulé. J’ai mis 4h30 pour arriver à Sauzon, pauses comprises. Les premiers kilomètres ont été difficiles. J’ai dû m’habituer à porter 12 kg sur mon dos en marchant. C’est pas du tout la même chose que d’avoir juste de l’eau et son pique-nique du jour ! Mes hanches ont protesté un bon moment, mes pieds aussi d’ailleurs. A bout d’un moment, on s’y fait ceci dit. C’est ce que tout le monde m’avait dit, et c’est vrai. Le corps s’adapte. Le deuxième jour, j’oubliais déjà mon sac.

Au départ, le GR passe dans la citadelle Vauban avant de rejoindre la côte. Ensuite, le chemin suit le littoral, traverse des forêts de pins ainsi que plein de petites criques à l’eau turquoise. Les paysages sont très beaux et, vu la chaleur de la journée, je n’ai pas résisté à l’envie d’aller me baigner en fin d’après-midi. J’ai profité d’une plage sans personne pour enfiler mon maillot de bain et sauter dans l’eau fraîche. Le bonheur. En revanche, les deux derniers kilomètres m’ont paru infinis. L’anse juste avant Sauzon est très profonde. Il faut donc faire un long détour avant d’entrer dans le village. C’est un peu frustrant étant donné que Sauzon est bien visible tout le long ! Point positif, le camping se trouve juste en bordure de GR, pas besoin de marcher deux bornes de plus pour y arriver.

Le long du chemin, j’ai croisé Laurent, que j’avais vu sur le ferry pendant la traversée. Les gens qui porte de grosses chaussures de rando et leur maison sur le dos se repère facilement étonnamment. On a échangé cinq minutes en marchant avant de décider de se retrouver au camping plus tard pour avancer chacun à notre rythme. Nous avons donc passé une partie de la soirée ensemble à papoter, pester contre la longueur de l’anse de Sauzon, boire du perrier (pour moi) et de la bière (pour lui). Une très bonne première soirée en somme.

1 - en chemin vers Sauzon 21 - en chemin vers Sauzon 1

1- Baignade à Port Blanc 3

1 - Vue sur Sauzon

 

Deuxième journée : de Sauzon à Bangor

Etape : 30,5 km, 600 m D+

J’appréhendais un peu les nuits en tente, surtout que la mienne est particulièrement petite, puisque c’est une tente de bivouac. L’avantage c’est qu’elle est légère. L’inconvénient c’est qu’on y entre « en escalope » et qu’on peut difficilement bouger à l’intérieur. Les autres randonneurs m’ont quand même surnommée « la fille à la tente sarcophage » ! Finalement la première nuit s’est très bien passée, et les suivantes aussi d’ailleurs. Le matin, j’étais debout vers 6h30, pour partir environ 1h plus tard, le temps de remballer les affaires, de me brosser les dents et de manger mon super porridge froid pas très bon.

L’étape qui relie Sauzon à Bangor est la plus longue, elle fait un peu plus de 30 km pour 600 m D+. C’était celle qui je redoutais le plus, n’ayant jamais fait de randonnée de plus de 22 km. Ce jour-là était en plus censé être la journée la plus chaude de la semaine, annoncée caniculaire partout en France. Ça s’est vérifié, on a eu au moins 32°C dès 10h du matin. Je suis donc partie à la fraîche, après une pause à la boulangerie pour acheter le ravitaillement du jour. Entre Sauzon et Bangor, le GR longe la côte sauvage, en passant par plusieurs lieux particulièrement beaux (et touristiques). Après cinq kilomètres, on trouve la pointe des Poulains, puis un peu plus loin, à la grotte de l’apothicaire (qui doit son nom aux nombreux nids d’oiseaux alignés régulièrement le long de ses parois, qui font penser aux pots de produits pharmaceutiques qui ornaient les échoppes des « apothicaires » d’autant). Les deux endroits sont superbes mais grouillent de monde, alors que le reste du temps, j’ai la sensation d’être (presque) seule au monde. Ensuite, le chemin traverse la réserve ornithologique. Probabilité de prendre une fiente d’oiseau sur la tête : 120% à la vue de l’état du sol… Ce jour-là, je me suis baignée à la plage du Donnant, qui est la plus imposante de l’île et un spot à surfeurs bien connu. J’ai beaucoup aimé la couleur ocre du sable à cet endroit, elle m’a fait penser à celle des plages de Quiberon.

En fin d’après-midi je suis arrivée aux aiguilles de Port Coton, non sans mal. Mes pieds me brûlaient comme jamais malgré toute la NOK dont ils étaient enduits et j’avais les genoux en compote. Le site des aiguilles est beau mais très (trop) fréquenté. Franchement, je cherche encore pourquoi tout le monde en fait tout un foin… Même si j’admets que la luminosité pourrie et la fatigue du moment ne m’ont certainement pas aidée à apprécier le lieu.

A ce moment-là de la journée, j’étais plus ou moins au bout de ma vie. J’étais partie avec 4 L d’eau et avais quasiment tout bu à 16h30. La côte sauvage est particulièrement exposée au vent, ça monte et ça descend beaucoup et surtout il n’y pas un arbre en vue sur 30 km. Entre la chaleur et l’effort, J’ai donc littéralement transpiré 4 L de sueur… Glamour hein ? Théoriquement, il me restait entre 4 et 5 km à parcourir mais je ne me voyais pas les faire avec 500 mL de flotte, par plus de 30°C, dans mon état de fatigue. J’ai donc dit au revoir à Laurent, qui s’arrêtait là, et pris le bus pour rejoindre le camping municipal de Bangor. Autant vous dire que la douche en arrivant n’était pas volée et que je l’ai savourée, tout comme la pizza que je me suis offerte un plus tard dans la soirée. En tout, cette étape m’aura pris 8h30 pauses comprises, pour 26 km et 500 m D+.

2 - Laurent marchant

2 - Phare des Poulains

2 - Sieste du midi2 - Plage du Donnant2 - Grand phare

2- Aiguilles de Port Coton 2

 

Troisième jour : de Bangor à Port Andro

Etape : 26 km, 700 m D+

Pour rejoindre Port Andro depuis Bangor, il y a 26 km et 700 m D+. Cette étape est connue comme la plus difficile à cause du dénivelé qui est plus important que lors des autres étapes.

3 - Panneau

Le chemin qui part de Bangor pour ramener sur le GR est en sous-bois, ce qui permet de rester au frais pendant 2,5 km avant d’être de nouveau en plein soleil. Je l’ai trouvé uniquement grâce aux indications du personnel du camping. Faut dire qu’il est particulièrement bien caché ! A la fin du chemin, se trouve la plage de Kérel, puis c’est de nouveau le GR. Ce matin-là, une autre randonneuse m’a rejoint. On a marché ensemble une petite heure en discutant de tout et rien, mais surtout d’écologie. C’était un bon moment, j’en suis ressortie reboostée.

Les paysages sont très escarpés le long du parcours. On marche à flanc de falaise, on descend souvent au niveau de la mer avant de tout remonter 5 m plus loin. Ça fait les jambes ! Et les fesses ! Comme les jours précédents, j’ai fait une pause baignade bien méritée, à la plage d’Herlin cette fois. A midi, je me suis assise sous le seul arbre visible à 10 km à la ronde avec un autre marcheur. Il s’appelait Erwan et c’est, je crois, ma plus jolie rencontre de ce voyage. Je l’avais dépanné la vieille quand il cherchait désespérément un pansement pour ses énormes ampoules (toujours avoir une trousse de premiers soins avec soi) (la base). On a donc déjeuné en faisant plus ample connaissance avant qu’il ne reparte en boitant, pour prendre de l’avance qu’il disait !

La seconde partie de l’étape m’a semblé facile. J’étais d’excellente humeur malgré mes pieds douloureux. Le panneau indiquant Port Maria m’a quand même fait très plaisir. Ça voulait dire ravitaillement et pause tout bientôt. Locmaria est le seul village sur le chemin pour se ravitailler. Il faut s’écarter légèrement du GR mais trouve tout ce qu’il faut. J’ai pu faire quelques courses, discuter avec les autres marcheurs et prendre une glace dans un café. Me remettre en route ensuite a été relativement douloureux même s’il ne restait que 3 km pour rejoindre Port Andro.

L’arrivée au camping fût une libération. Le temps de monter ma tente, d’enfiler mon maillot et je sautais dans les vagues ! Rien de mieux pour se rafraîchir. Je vous rassure j’ai quand même pris une douche après ! Plus tard, avec Erwan, on a partagé un pique-nique improvisé et discuté jusqu’à 22h (hyper tard dans notre univers^^). Malheureusement il a dû arrêter là son tour de Belle-Île à pieds à cause de ses ampoules et de douleurs aux chevilles.

3 - Plage de Kérel

3- Plage d'Herlin

Quatrième jour : de Port Andro au Palais

Etape : 14 km, 340 m D+

La quatrième journée a super bien commencé puisque mes voisins de camping m’ont gentiment offert un pain au chocolat tout frais avec un thé au jasmin. De quoi mettre du baume au cœur avant d’enfiler de nouveau mes chaussures de rando et de dire au revoir à Erwan.

Cette étape fût la plus courte. Elle fait un peu moins de 14 km et 340 m D+. Après les deux jours précédents, on peut prendre la faire en moonwalk ou presque ! En revanche le chemin est moins bien entretenus qu’ailleurs. Par moment, j’évoluais dans une forêt de fougères géantes. Il y a également plus de portions bitumées, ce que je trouve moins agréable. La lumière du matin était tout de même particulièrement jolie. J’en ai profité pour faire quelques photos des plages et des fleurs qui parsèment le chemin. La matinée est passée très vite, en 4h30 j’étais au Palais (pause baignade comprise). Là, j’ai pris le temps de m’offrir un très bon resto (je salive encore en y pensant), puis j’ai repris le ferry dans l’autre sens à 16h pour entamer mon trajet de retour vers Nantes.

4 - plage Port Andro4 - fleurs 3

4 - marque GR

4- chemin

4 - fougères 3

4 - Vers le Palais

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Alors partir seule, est-ce que ça vaut le coup ?

A cette question, je répondrais oui, mille fois oui. J’ai adoré cette première expérience en solo. Je me suis découverte sous un nouveau jour, encore plus indépendante que ce que je pensais. Apparemment j’ai le contact facile, alors que j’étais persuadée du contraire. J’appréhendais beaucoup la solitude, je ne me suis jamais sentie seule alors que je passais le plus clair de mon temps à marcher en solo. La marche aussi, parlons-en. En partant, je n’étais pas sûr de pouvoir terminer. Finalement, je me suis vue endurante et capable de faire de grosses étapes dans des conditions compliquées (merci la canicule). Pas de grande révélations pendant la rando par contre. Souvent on pense qu’en partant seule, on va pouvoir réfléchir à sa vie, tout ça… Bon c’est peut-être que moi, mais je n’ai pas eu le temps du tout pour ça. J’étais concentrée sur mon efforts, le lieu, les rencontres. Si révélations, il y a, c’est plutôt en rentrant chez soi. Le retour à Nantes a été douloureux les premiers jours…

J’ai tout aimé : les rencontres, marcher pendant des heures, sentir la mort comme jamais, partir avec le minimum syndical, être libre de tous mes mouvements, devoir me débrouiller toute seule, dormir dans une micro tente, faire ma lessive le soir, les paysages, sauter dans les vagues… Si c’était à refaire, je referais tout pareil à deux détails près : je n’emmènerai pas de livre (250 g qui n’ont servi à rien !) et je prendrais les coordonnées de gens avec qui j’accrocherai vraiment. Ces quatre jours me laissent des étoiles dans les yeux. Je réfléchis déjà à la prochaine randonnée que je pourrais faire !

Et vous, vous faites de la randonnée itinérante ? Vous êtes déjà partie seule ? Vous aimeriez ?

Un long weekend à Quiberon

Un long weekend à Quiberon

Me revoilà avec un nouveau billet découverte des jolis endroits autour de chez moi ! Je vous parlais en début d’année de notre volonté de mieux connaître la France avant de continuer à voyager à l’étranger, et surtout de découvrir notre nouvelle région. Avec cette idée en tête, nos pas nous ont menés sur la presqu’île de Quiberon au début du mois de mars.

C’est une amie qui nous a conseillé d’aller là-bas. Quiberon est bien connu pour sa Thalasso thérapie (que nous n’avons pas testée) (c’était complètement hors budget^^) et son littoral sauvage, qui offre de superbes panoramas. Apparemment, en été, l’endroit est surpeuplé, c’est la rançon du succès ! Comme nous y étions à la fin de l’hiver, on a pu profiter de la côte sauvage tranquillement, avec très peu de monde sur les sentiers. Par contre, on a dû composer avec la pluie et le vent. Mais en même temps, Quiberon, c’est en Bretagne donc on n’a pas vraiment le droit de se plaindre de la pluie ! 😉 Pour l’anecdote, comme il commençait à pleuvoir à la fin de notre première balade, nous sommes rentrés en stop. C’était la toute première fois que je faisais ça, j’ai eu l’impression d’être une grande aventurière !

Durant trois jours, on s’est promené à pieds le long de la côte. On a dû marcher une quarantaine de kilomètres, tranquillement. On a principalement profité du sud et de l’ouest de la presqu’île : depuis la pointe du Conguel jusqu’au port de Portivy. On a également fait un petit tour du côté de saint-Pierre de Quiberon pour aller voir les alignements de dolmens à Kerbourgnec, mais franchement, ce n’est pas exceptionnel. La côte sauvage reste le point fort de Quiberon pour les amoureux de nature. C’est aussi un bon spot pour les surfeurs mais on n’en a pas croisé cette fois-ci. Les paysages nous ont beaucoup fait penser à l’Irlande : beaucoup de vert et un littoral très découpé. Au printemps, la ressemblance doit être encore plus frappante, quand le sol est recouvert de petites fleurs roses typiques de la Bretagne et de la côte Irlandaise.

L’autre point fort de ce weekend en amoureux : les crêpes. Là c’est clairement ma gourmandise qui s’exprime ! Je vous donne la bonne adresse de crêperie où nous avons dîné : ça s’appelle La crep’, c’est dans le centre même de Quiberon et c’est délicieux ! Les galettes sont faites maisons, hyper bien garnies et remplies de produits locaux. Si vous êtes dans le coin, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Je vous laisse maintenant avec les photos de ce superbe weekend.

D’abord la balade depuis la grande plage de Quiberon jusqu’à la pointe du Conguel

long weekend à Quiberon

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Puis plusieurs marches le long de la côte sauvage

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Et puis le soir venu, quand la lumière décline…

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Vous connaissez Quiberon ? Vous aimez ?

Premier instameet & visite du château de Goulaine

Premier instameet & visite du château de Goulaine

Dimanche dernier, j’ai participé à mon premier instameet : événement organisé par igersnantes et regroupant une trentaine d’instagrameurs Nantais. Etant arrivée récemment dans la région, je m’étais dit que ce serait un bon moyen de rencontrer des personnes ayant au moins deux points en commun avec moi, habiter à Nantes et aimer prendre des photos. C’était aussi très sympa de mettre un visage sur un pseudo et plutôt rigolo d’en voir certain-e-s à l’œuvre pour photographier, notamment en s’allongeant par terre… On reconnait les « vrais » photographes. 😉 Pour l’occasion, nous étions presque tous venu avec nos couronnes. Il faut bien se fondre dans le décor ! Cette première expérience fut une vraie réussite et j’ai hâte de participer au prochain événement !

Pour cette première rencontre de 2018, nous avions rendez-vous au château de Goulaine, situé à quelques kilomètres au sud-est de Nantes. Pour s’y rendre, il faut compter une demi-heure de voiture ou bien une petite heure de vélo pour les plus sportifs (et quand la météo s’y prête). Au programme nous avions une visite guidée du château rien que pour nous, un superbe brunch offert par Oh my brunch dans le musée LU et pour finir, nous avons improvisé une petite balade digestive à la butte de la Roche pour profiter du soleil et de la vue sur les marais de Goulaine.

Nous avons eu la chance d’avoir une guide vraiment passionnée, hyper joyeuse et qui vivait ses histoires ! Elle avait même une épée en bois, c’est vous dire !  Cela a rendu la visite vraiment intéressante et dynamique avec juste ce qu’il faut d’anecdotes pour maintenir notre attention mais pas trop pour éviter de se noyer dans les informations. Au cours de la matinée, on avance graduellement dans le temps, depuis les seigneurs du 16ème siècle jusqu’aux châtelains qui habitent aujourd’hui le château. Nous avons ainsi visité les anciennes cuisines, la salle de réception remplie de magnifiques tapisseries, un cabinet de curiosités rempli de vraies curiosités (mention spéciale pour la double tête de veau), des salons très colorés et la chambre du roi à la décoration dite intemporelle (je reste assez sceptique sur le côté intemporelle de la chose tout de même !).

On a seulement aperçu les jardins depuis les fenêtres du château ; avec les marais de Goulaine en toile de fond. Je pense qu’au printemps, ils doivent être vraiment beaux lorsqu’ils sont fleuris et que les arbres retrouvent leur feuillage.

Ensuite, nous avons profité d’un très bon brunch servi dans le musée LU et pu discuter un peu pour apprendre à mieux nous connaitre. L’occasion pour les petits nouveaux, dont je faisais partie, de se familiariser avec toutes les têtes présentes ! On s’est régalé de mini burgers, de mini cônes remplis de purée patate douce, de brochettes de curé nantais et abricots secs… J’ai aussi pu goûter pour la première fois au gâteau nantais. Verdict : beaucoup trop sucré pour moi. Mon palais n’est plus habitué à tant de sucre d’un coup. ^^ Ceci dit, tout le reste était vraiment délicieux ! Après tout ça, nous avons improvisé une petite marche digestive jusqu’à la butte de la Roche pour profiter du panorama sur la région. Notre guide l’avait évoquée pendant la visite, ce qui nous a donné envie de pousser jusqu’à là-bas.

Je suis vraiment ravie de ce premier instameet, qui m’aura permis de visiter un très beau château et de rencontrer des personnes de la région. Le prochain aura lieu le jeudi 15 Mars au château des Ducs de Bretagne, en nocturne. J’ai déjà bloqué la date !

Mais trêve de bavardage, je vous laisse avec les quelques images de cette jolie matinée !

château de Goulainechâteau de Goulainechâteau de Goulaine château de Goulaine

château de Goulainechâteau de Goulainechâteau de Goulaine

château de Goulaine

château de Goulainechâteau de Goulaine

château de Goulaine

château de Goulaine

château de Goulaine

Vous avez déjà participé à ce type d’événement ? Ou simplement rencontré « dans la vraie vie » des gens connus grâce à instagram ou un autre réseau social ?

Balade hivernale à Préfailles

Balade hivernale à Préfailles

Balade hivernale à Préfailles

Cet article inaugure une nouvelle catégorie sur le blog « Nantes et sa région ». Il y aura sans doute beaucoup d’articles à mettre dedans cette année. Nous avons en effet décidé de mettre de côté pour un temps les voyages lointains et leur corollaire, les déplacements en avion et leur impact environnemental désastreux. Pour le moment, nous allons plutôt nous concentrer sur toutes les merveilles accessibles à quelques kilomètres de chez nous seulement.

Après plus d’un mois sans sortir de la ville, nous avions un besoin viscéral de retrouver la nature. Nous ne sommes clairement pas des citadins dans l’âme et la forêt de Montargis me manque. Ceci étant, l’avantage d’avoir emménager ici il y a peu, c’est que tout reste à découvrir. J’ai ainsi une très longue liste de randonnées à faire et de coins natures à explorer les weekends, beaucoup suffisamment proches de Nantes pour pouvoir faire l’aller-retour sur la journée. N’écoutant que notre courage, nous avons  donc décidé d’affronter le froid, la grisaille et le petit crachin pour aller nous promener du côté de Préfailles dimanche dernier.  On a vraiment bien fait, cette promenade nous a fait le plus grand bien à tous les deux. Nous sommes rentrés frigorifiés (surtout moi)(et surtout mes doigts), mais heureux.

Comme les grands esprits se rencontrent, une amie nous avait proposé dans la semaine d’aller sur la côte pour une sortie « marche & photo ». Pour la marche, j’avais repéré le circuit de la pointe Saint-Gildas, qui forme une petite boucle d’environ 7 km. Normalement, le tour se fait en moins de 2h. Nous, ça nous a pris 4h pour revenir à la voiture. Forcément quand on s’arrête tous les 5 m pour prendre une photo, on met un peu plus de temps. C’est aussi ça qui fait le charme de ce genre de balade. 😉

On a pris le temps de boire un thé bien chaud sur la plage et de manger des gâteaux. Très important le goûter, à ne surtout pas négliger ! Quand on part en balade l’hiver, on emmène toujours un grand thermos de thé avec nous, souvent du thé chaï d’ailleurs. On se félicite à chaque fois de pouvoir se réchauffer facilement en cours de promenade quand le vent glacial s’engouffre dans les vêtements.

Je vous laisse avec les quelques photos prises là-bas.

balade à préfailles

balade à préfailles

balade à préfailles

balade à préfailles

Balade à Préfailles

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Balade à Préfaillesbalade à préfailles

balade à préfailles

 

Point bonus pour ce bac écolo mis en place à côté d’une des plages :

balade à préfailles

 

Vous aimez les balades hivernales ? Vous connaissez Préfailles ?

4 balades et randonnées à faire autour d’Annecy

4 balades et randonnées à faire autour d’Annecy

Quatre balades et randonnées à faire autour d’Annecy

Il y a quelque temps je vous parlais de notre séjour à Annecy et je vous montrais les photos de la ville et du lac. Durant cette semaine en Haute-Savoie, nous avons fait quelques balades et randonnée autour d’Annecy. Aujourd’hui je vous en présente quatre qui nous ont beaucoup plus et qui valent le détour. Il y a une promenade familiale aux gorges du Fier, deux randonnées accessibles au plus grand nombre et puis, il y a la randonnée de la tournette qui demande d’être un petit peu plus sportif quand même.

Balade découverte et baignade aux Gorges du Fier

Informations pratiques :

  • 5,70€ par adulte
  • Pensez à vérifier les horaires d’ouverture

La balade aux Gorges du Fier est la balade familiale par excellence. Nous, on y a été une après-midi où nous étions très fatigués, rapport au fait qu’on avait fait le tour du lac en VTT le matin. Le lieu est joli, mais bondé de monde. Préférez le matin pour vous y rendre si vous avez le choix.

La balade dure environ 1h30 aller-retour. On peut admirer l’étroit canyon où le Fier en marchant le long de la passerelle, construite 25 m au-dessus du cours d’eau. Certains rochers ont des formes particulières et il y a plusieurs panneaux qui expliquent le processus de formation des curiosités naturelles comme les marmites de géants.

Après la visite, nous sommes allés un peu en aval du cours d’eau pour nous baigner et profiter du soleil de la fin de journée. Plusieurs personnes en profitaient pour plonger du haut des rochers. Elles ont toute mon admiration. Je suis beaucoup trop froussarde pour faire ça pour le moment. Sauter depuis le bord m’ayant déjà demandé tout mon courage !

Sommet du mont Sulens

Informations pratiques :

  • Départ au col de Plan Bois à 1299 m d’altitude, à côté de l’auberge de Plan Bois
  • 7 km
  • 640 m D+
  • 3h de marche environ

La montée est facile et demande moins d’1h30 d’efforts en prenant son temps. Le chemin est large, sans difficultés particulières. Si vous avez des enfants, c’est la balade parfaite.

Il est possible de faire une randonnée plus courte, de 5 km, en prenant le même chemin à l’allée et au retour. Avec Jo, nous avons préféré faire une boucle en continuant le long de la crête jusqu’au sommet nord, puis en descendant par le versant Est. On a ainsi profité d’un peu calme ; la plupart des gens faisant demi-tour arrivé à la table d’orientation au sommet. Peu après la croix de Sulens, se trouve un chemin étroit et très sinueux, dit le sentier du Curé, qui permet de descendre en une seule fois les 550 m montés précédemment. Arrivé en bas, on passe une assemblée de cairns et des panneaux indiquent la direction du col de Plan Bois. On s’est donc repéré très facilement et on est revenu à notre point de départ sans encombre. Quand on connait notre propension à nous perdre partout, on sait que ça tient du miracle. 😉

Cette marche offre de superbes points de vue sur toute la chaîne des Aravis. On a d’ailleurs pu admirer la montagne de la Tournette, que l’on a affrontée plus tard dans la semaine. On a aussi pris un peu la pluie, marché dans les nuages qui allaient et venaient au somment. C’est impressionnant de voir arriver de grosses masses blanches et soudain ne plus rien voir à 20 m devant soi. Une très jolie randonnée pour se mettre en jambes en début de semaine.

La tournette, par le refuge du Rosairy

Informations pratiques :

  • Départ 3 km après la ville de Thônes, tout au bout de la route de la Tournette
  • 12 km
  • 1281 m D+
  • 6 – 7h de marche
  • Sommet à 2351 m

L’ascension de la tournette, c’était un peu la cerise sur le gâteau de nos vacances à la montagne. C’est LA randonnée à faire quand on va là-bas. Celle qui offre une vue inoubliable sur le lac d’Annecy et ses alentours quand le ciel est dégagé. Manque de bol, nous, on a terminé la tête dans les nuages. C’est un peu humide mais ça donne un autre charme vous me direz. La montée nous a tout de même offert des paysages magnifiques.

Monter jusqu’au sommet nous a demandé environ 3h30 d’efforts pour quasiment 1300 m de dénivelé positif. Le sentier est très bien balisé tout du long. Après environ 1h30, on arrive au refuge du Rosairy, ce qui permet de faire une petite pause. Puis on repart pour encore 2h de grimpette. A la fin, je sentais mes fessiers et mes ischios comme jamais. 😉

Arrivée presqu’en haut, j’ai eu la surprise de découvrir le « fauteuil », sorte d’énorme rocher culminant à 2351 m et constituant le sommet de la Tournette. Pour y accéder, il faut monter des échelles et faire un peu d’escalade. Y aller n’est évidemment pas obligatoire, mais quitte à être allé jusque-là, autant aller au bout. N’écoutant que mon courage, j’ai donc bravé ma peur des échelles pour grimper jusqu’en haut (et j’ai tremblé tout du long) (rien que d’y repenser j’ai des frissons). Certains marcheurs prenaient leur déjeuné la haut. Personnellement je suis redescendue rapidement. Déjà parce qu’il faisait super froid : 12 °C au sommet contre 30 °C au départ. Prévoyez une polaire ! Ensuite parce que rester sur un rocher peu large pendant longtemps en haut d’une montagne me semble relativement contre nature !

Nous avons donc pique-niqué un peu plus bas, juste avant de nous faire attaquer par une horde de chèvre à la recherche de sel. L’une d’entre elles à lécher l’intégralité de mes jambes. Deux fois. Au moins. C’était… étrange ! Par la suite, nous avons eu la chance de croiser le chemin de plusieurs bouquetins. Ils ont visiblement l’habitude des humains et on a pu s’approcher assez près pour les photographier.

La descente nous a demandé 3h, principalement parce que mes genoux ne sont pas du tout habitués à ce type d’efforts et ont protesté vigoureusement après les 600 m premier mètre de descente. Les 600 m suivant ont été longs… Je n’avais plus de genoux arrivée en bas. Et le lendemain, j’ai eu de très jolies courbatures aux mollets. Ceci dit, si vous avez l’habitude de marcher, que le dénivelé ne vous fait pas peur, je vous conseille grandement cette randonnée. Les paysages sont sublimes. Et avec un peu de chance, vous aurez du soleil et profiterez de la vue sur le lac que nous n’avons pas eu. Nous c’était vu sur le brouillard ! 😉

La traversée de la petite Rochette

Informations pratiques :

  • Départ au parking du col de la Forclaz
  • 9 km
  • 560 D+
  • 4h de marche environ
  • Sommet à 1555 m

Après la déception de l’ascension de la Tournette, je voulais absolument trouver une randonnée offrant une vue plongeante sur le lac d’Annecy et que ce soit sûr à 100%. Sans risque de « trop de nuages arrivé en haut », « désolé revenez plus tard ». Pour la dernière marche de la semaine, on a donc opté pour la traversée de la Petite Rochette : une randonnée d’une dizaine de kilomètre avec peu de dénivelé pour reposer nos pauvres mollets endoloris suite à la marche de la veille.

Au départ, ça grimpe sec jusqu’à arriver à la piste de décollage des parapentistes. De là, le sentier est très bien balisé et reste assez tranquille. Sauf à la fin, où ça monte à nouveau. On profite de paysages de montagnes, de passages par-dessus un ruisseau sur des troncs qui donnent l’impression d’avoir 7 ans à nouveau, de chemins en sous-bois ou au milieu des estives et donc des troupeaux de vaches. Une très jolie randonnée tranquille, à faire en famille ou entre amis.

En plus c’était une randonnée particulière puisqu’on avait rendez-vous avec Nathalie et David pour la première fois, que l’on a connu via Instagram. Une super rencontre dans la vraie vie, tout en naturel et qui s’est soldée par une part de tarte à la myrtille et des bières en terrasse avec une vue magnifique ! La belle vie quoi !

Ces idées de randonnées vous ont-elles plu ? Vous en avez déjà fait certaines ?

Une semaine à Annecy : entre lac et montagnes

Une semaine à Annecy : entre lac et montagnes

En juillet dernier, Jo et moi sommes allés passer une semaine en Haute-Savoie, à Annecy plus précisément. On avait très envie de montagnes depuis un moment alors on s’est décidé à partir sur un coup de tête autour du 14 juillet. On a réservé une chambre chez un particulier sur airBnB, mis nos sacs dans le coffre, les vélos sur la voiture et on a pris la route. J’adore airBnB. ca permet de voyage pour vraiment peu cher et de rencontrer des locaux. Les hôtes sont généralement de bons conseils sur les endroits à aller voir, les restos où manger., ce genre de choses. Cette fois-ci notre hôtesse nous a conseillé une application météo pour smartphone bien pratique pour estimer l’évolution du climat en montagne au cours de la journée. Toujours utile pour savoir si oui ou non, on doit commencer à paniquer  en voyant une grosse masse de nuages noirs en face (du vécu XD). Au programme de cette semaine : plein de randonnées, du trail, une belle rencontre, du VTT et de jolies courbatures dans les jambes ! On en a pris plein les yeux pendant une semaine.

Je pense qu’en 6 jours sur place, on appréhende à peine les possibilités offerte par la région. Une amie m’avait dit avant qu’on y aille : « ça fait 28 ans que j’explore le coin et je n’ai toujours pas fait toutes les randonnées dans les montagnes environnantes ». Alors en 6 jours…

Le premier jour à Annecy, nous sommes sorti courir le matin pour notre run dominical traditionnel. Sauf que cette fois-ci, on a couru un petit trail au Chaos du Chéran : 6 km et 390 m de dénivelé positif. Ça a piqué un peu dans les jambes, coureurs de plat que nous sommes ! On a ensuite consacré l’après-midi à l’exploration de la ville. On s’est promené dans le centre historique, très connu pour ses façades colorées, ses canaux et… ses touristes. Si vous n’aimez pas la foule, évitez d’y aller dans la journée. Je suppose que tôt le matin, les rues doivent être plus calmes mais le matin je dormais. 😉 Il y avait beaucoup de monde tout le temps quand on y était, ce qui ne nous a pas empêchés d’apprécier la visite. On a simplement marché au hasard des ruelles, pris plein de photos et admiré (parfois un peu perplexe) les œuvres d’art disséminées un peu partout dans la ville.

Un peu plus tard dans la semaine, on a enfourché nos VTT pour faire le tour du lac à vélo : 43 km et 300 m D+. Cette randonnée VTT vaut franchement le coup. Le parcours est agréable. A part une petite portion sur route, on roule sur une piste cyclable tout le temps. En prenant son temps et en prévoyant un pique-nique, elle est accessible au plus grand nombre. Même si j’avoue, il y a quelques montées qui font (un peu) mal aux mollets. Ceci dit, on les oublie rapidement ces côtes. Parce qu’évidemment, les points de vue et les paysages que l’on découvre pendant la balade sont sublimes. Nous, on a choisi de couper le parcours en deux et de manger un bout sur une plage public. Un pique-nique avec vue très sympa.

En parlant de choses sympa à faire, quasiment tous les soirs en rentrant, on est allé profiter des plages qui sont réparties tout autour du lac. Une bonne façon de se détendre après une journée de marche. On bouquine au soleil, allongé sur l’herbe et on fait un plouf dans l’eau fraîche de temps en temps !

Je vous laisse avec les photos de la ville et du lac. La prochaine fois, je vous raconte les superbes promenades et randonnées qu’on a fait là-bas.

Annecy

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Annecy

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Vous connaissez Annecy ? Vous aimez ?

Rodtrip en Irlande #7 : une journée dans le Connemara

Rodtrip en Irlande #7 : une journée dans le Connemara

On arrive déjà au dernier jour de notre roadtrip en Irlande, qui se termine par un superbe séjour dans la région du Connemara. Nous sommes arrivés à Clifden le  jeudi soir, après avoir fait la route depuis Rossaveal. Nous avons d’ailleurs profité du trajet pour nous arrêter à Roundstone, petit village charmant et choisi de rouler le long de la wild atlantic way pour en prendre plein les mirettes avec les paysages marins. Question paysages, la transition d’avec la région du Burren est très marquée ! On passe d’un désert rocailleux à des montagnes et des tourbières à perte de vue. En chemin, on croise très régulièrement des chevaux, qui sont en fait des poneys de la race Connemara. Logique. ^^ On s’est arrêté une fois pour les prendre en photos, parce que ce sont des animaux vraiment magnifiques. Et là surprise, un autre véhicule se met sur le bas côté et un monsieur en sort, avec un énorme téléobjectif. Clairement il était mieux équipé que moi pour les photographier !

Connemara

Connemara Irlande RoadtripIrlande #7 : une journée dans le ConnemaraConnemaraConnemara

Connemara

En arrivant à Clifden, nous avons la très agréable surprise de découvrir que notre auberge de jeunesse est magnifique ! La chambre ressemble à celle d’un hôtel, la cuisine est immense et parfaitement équipées, les parties communes sont très belles également. Et que dire du petit déjeuné inclus, sous forme de buffet, qui permet de manger pour la journée… L’endroit était parfait et si on retourne dans le Connemara un jour, c’est là que nous logerons à nouveau ! Ce soir là, je suis tombée de sommeil encore plus vite que d’habitude. Les jours de voyages, la marche et les kilomètres parcourus commençaient sérieusement à se faire sentir !

Clifden

Promenade au château de Clifden et le long de la Skyroad

Le lendemain, nous nous sommes levés de bonne heure pour profiter au maximum de notre dernière journée en Irlande. La météo est avec nous. On a la chance d’avoir un grand ciel bleu et du soleil. Après un petit déjeuné copieux, on part pour la première étape du jour : le château du Clifden. Ou plutôt ce qu’il en reste puisque ce sont des ruines d’un ancien manoir, construit en 1818 dans un style néo-gothique. On s’est promené à l’intérieur des ruines tranquillement, prenant le temps de flâner et de photographier le lieu sous toutes ses coutures. On s’est finalement décidé à partir quand d’autres touristes arrivaient.

clifden castle

clifden castle

clifden castle

Clifden castle

Clifden castle Irlande

Nous avons ensuite repris la voiture pour rejoindre la Skyroad, un peu plus loin. La Skyroad est une portion de route d’une dizaine de kilomètre, réputée pour être une des plus belles routes d’Irlande. Et effectivement, les paysages sont magnifiques. En revanche, on a été un peu déçu car il y a très peu de possibilités de se garer. Du coup, à chaque fois qu’on se dit « waouh c’est sublime » et qu’on a envie de s’arrêter pour profiter de la vue (et photographier le paysage)(on ne me changera plus), et bien on ne peut pas. C’est un peu frustrant, ça passe trop vite, même en roulant très doucement. J’aurai presque voulu refaire un tour (comme sur un manège ^^). Nous sommes donc arrivés en bas beaucoup trop rapidement à mon goût, puis reparti vers d’autres aventures.

skyroad irlande

Skyroad Irlande

Ascension du Diamon hill : ou comment faire plaisir aux amoureux de beaux points de vue

Après ces petites excursions matinales, nous sommes allés dans le parc national du Connemara, afin de grimper en haut de la plus haute colline des environs : le Diamon hill. En arrivant  au centre de visiteurs, une dame nous prévient : il y a une tempête et aujourd’hui, l’ascension est déconseillée. On regarde dehors. Zéro nuages à l’horizon. Incompréhension totale. La dame nous explique donc qu’il s’agit d’une tempête de vent et qu’en haut du Diamon hill, ça souffle vraiment fort. Si on décide de monter quand même, il faut faire très attention lors de la descente sur l’autre versant. N’écoutant que notre courage (et notre envie de monter tout en haut aussi), on y va ! On est téméraires comme ça ! En chemin, je demande à une marcheuse comment s’est passé sa descente. Elle me dit que c’est tout à fait gérable, même si elle a parfois du descendre sur les fesses pour ne pas s’envoler. Comme on fait à peu près le même gabarit, je me dis que ça devrait le faire. Le diamon hill fait parti de chaîne de montagne des Twelve Bens. C’est un des plus petits sommets de la chaîne avec ses 445 m de hauteur. C’est donc une randonnée facile et accessible au plus grand nombre. L’ascension est tranquille, même si ça finit par chauffer dans les cuisses, surtout sur les derniers mètres. Arrivé en haut, on profite d’un panorama à 360° sur les paysages à alentours : de la lande, des montagnes et les lacs en contrebas. Ça vaut son pesant de cacahuètes comme dirait mon papa ! C’est un de mes plus souvenirs de ce voyage. Ça valait vraiment la peine d’affronter les grosses bourrasques de vent. On est resté sur la crête quelques temps, pour profiter de la vue. Mais pas trop quand même, ça soufflait vraiment fort, le genre de vent qui vous coupe la respiration par moment. Pour la descente, j’ai effectivement du en faire une petite partie sur les fesses, sous peine de m’envoler. Un grand moment !^^ Au bout d’un moment, ça s’est tout de même calmé et on en a profité pour manger notre pique-nique, avec vue ! La balade nous aura pris trois bonnes heures, en marchant tranquillement.

Diamon hill Irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

Diamon hill irlande Diamon hill irlande Diamon hill irlande Diamon hill irlande

Diamon hill irlande

En fin d’après-midi, nous avons hésité à aller visiter labbaye de Kylemore, réputée très jolie. Le prix et notre fatigue nous en ont dissuadés (16€ par personne tout de même !). On l’a donc seulement aperçue de loin et repris la voiture, direction Galway cette fois pour notre dernière nuit en Irlande. en chemin, on croisé quelques moutons… qui n’étaient absolument pas pressés de se pousser. ^^

Connemara

Lors de cette dernière soirée en Irlande, on s’est offert un dîner au King’s head, un pub réputé du centre ville de Galway. Le repas était très bon, bien qu’un peu cher. Pour l’anecdote, j’ai découvert à cette occasion que les Irlandais servent le cidre au format pinte. Quand on est rentré, à pied, j’étais un petit peu éméchée du coup. Moi qui ne bois quasiment jamais d’alcool, ça faisait un peu beaucoup d’un coup ! Le lendemain matin, c’était voiture toute la matinée pour rejoindre l’aéroport de Cork. Rien de bien folichon donc. Mais on avait encore les images des superbes paysages Irlandais dans la tête.

Connemara IrlandeConnemara Irlande

J’espère que ce voyage en Irlande avec nous vous aura plu. Moi j’ai adoré m’occuper des photos et écrire ces articles. Je me suis replongée dans les souvenirs du voyage, ça l’a prolongé un peu plus longtemps.

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

Vous connaissez l’Irlande ? Vous aimeriez y aller un jour ?

 

 

 

Irlande #6 : Découverte de la région du Burren et d’Inishmore

Irlande #6 : Découverte de la région du Burren et d’Inishmore

Randonnée dans le parc national du Burren

Pour le 8ème jour de notre roadtrip en Irlande, nous avons visité la région du Burren, trop rapidement à notre goût malheureusement. Nous étions en effet pressés par le temps car nous devions prendre le ferry à Rossaveel pour rejoindre l’île d’Inishmore à 18h30. On s’est donc levé de bonne heure, pour profiter au maximum du coin. Mais peut-être pas encore suffisamment tôt.

A partir de Doolin, nous avons longé la route côtière jusqu’à Black Head puis bifurqué pour rejoindre l’intérieur des terres. Les paysages sont radicalement différents de ce qu’on a vu jusqu’à présent. Des grandes étendues verdoyantes, on passe à un paysage désertique et rocailleux, presque lunaire. La région du Burren est en réalité un immense plateau karstique de 300 km². Evidemment, on s’arrête le long du chemin pour se promener un peu et prendre quelques images. Seules quelques fleurs font de la résistance et arrivent à percer entre les rochers. Je pensais qu’on pourrait marcher au niveau du phare de Black Head et en fait non. Il n’y a aucun  espace pour se garer. La déception ! Si vous êtes bons marcheurs et que vous avez plus temps dans la région, la randonnée qui passe par le phare a l’air super chouette à faire ! C’est une boucle d’environ 26 km, nous on a du passé notre tour cette fois-ci.

burren burren burren burren

Après cette petite balade en voiture le long de la côte, nous sommes allés jusqu’au Dolmen de Poulnabrone. On ne l’aura vu que de loin. On est arrivé, on s’est garé et on est reparti aussi vite. Trop de monde sur le site et aucune envie de revivre l’expérience des falaises de Moher. Moralité : si vous voulez voir le dolmen tranquillement, allez-y hyper tôt, vers 6h du matin ou, au contraire, très très tard au coucher du soleil.

Comme nous rêvions de retrouver un peu de tranquillité, on s’est directement rendu au parc national du Burren. Objectif : aller marcher sur un des chemins de randonnées proposés. Toutes les randonnées proposées partent du même endroit. Il n’en fallait pas plus pour qu’on se perde, doués comme nous sommes. Nous voulions faire « la trace bleue » soit 7,5 km. Finalement nous avons fait le chemin de découverte blanc PUIS le loopwalk bleu. xD On ne va pas se plaindre, les deux offrent des points de vue différents sur le lac en contrebas (ou l’art de voir le positif dans chaque chose).

burren

Le guide annonçait 3 h pour 7,5 km et 150 m de dénivelé positif. Ça nous paraissait long pour une courte distance et peu de dénivelé. Finalement, il nous a bien fallu ce temps là pour monter en haut de Mullaghmore et en redescendre. En cause : le terrain caillouteux, avec des trous partout et traître pour les chevilles. Il faut être vigilant à chaque pas, surtout si on a les chevilles fragiles (comme moi quoi !). On marche donc lentement tout le  temps.

Les paysages sont très beaux et étranges. Il y a des curiosités géologiques partout, des panneaux explicatifs parfois. Il faut avouer que des collines en forme de spirale, on n’en voit pas tous les jours. On trouve également des tas de fossiles d’algues et de coraux parmi les pierres par terre. Le plateau du Burren étant en fait un ancien fond marin ! On eu l’endroit quasiment pour nous tous seuls ! Seuls quelques rares randonneurs ont croisé notre chemin ce jour là. J’ai adoré cette balade, qui m’a fait un bien fou. Je vous la recommande donc chaudement !

Randonnée dans le Burren, Irlande

Randonnée dans le Burren, IrlandeRandonnée dans le Burren, Irlande Randonnée dans le Burren, Irlande

Vers 15h30, on s’est finalement décidé à quitter la quiétude du parc naturel pour nous diriger vers Rossaveal afin de prendre notre Ferry pour Inishmore. La route fut longue, très longue. Il faut compter au moins 2h de route, sans les bouchons, dont 1h pour faire les 45 km qui séparent Galway et Rossaveal. La vitesse est limitée à 50 km/h tout le long ! J’ai eu l’impression qu’on n’arriverait jamais.

On est finalement arrivé à destination 30 minutes avant l’embarquement : le temps de payer le parking pour les prochaines 24h, de rejoindre le quai et on montait à bord. Une heure plus tard, nous débarquions sur Inishmore. Petit problème du soir : nous n’avions pas vu à la réservation que notre B&B se trouvait à 4 km du port. Or à 19h30, les boutiques de locations de vélo sont fermées. Impossible d’en louer un. Seule option : la navette (payante) pour amener nos affaires au B&B, puis revenir manger dans le seul pub ouvert du centre et rentrer à pieds le soir. J’avoue qu’on était déjà plus très frais en débarquant. Alors après avoir mangé et marcher nos 4 kms pour rejoindre le B&B pour la nuit, on était carrément explosés. L’avantage c’est qu’on a pu faire des câlins à des chevaux sur le chemin et admirer le coucher de soleil sur l’océan.

Ferry Inishmore

Découverte d’Inishmore : balade à vélo, pneu crevé et un site vraiment difficile à trouver !

L’île d’Inishmore est grande, enfin surtout longue. Il est donc impossible de tout voir en une petite journée, il faut faire des choix. Pour circuler sur place, il y a plusieurs possibilités : les minibus pour touristes qui proposent des circuits (au secours), la marche et le vélo. Nous avons opté pour le vélo, plus pratique et rapide pour relier les différents sites qui nous intéressaient.

Le matin au réveil, nous avons assisté aux premiers pas d’un veau tout juste né, en direct depuis notre fenêtre. C’était la surprise et la séquence émotion du jour ! Il lui fallut une bonne demi-heure pour arriver à se tenir sur ces 4 pattes et avancer à peu près droit. Après ce joli moment, nous nous sommes régalés d’un petit déjeuner maison très copieux puis nous avons récupéré nos vélos. Notre hôte nous en avait fait livrer directement au B&B, le top. Grâce à elle, nous avons également eu deux entrées gratuites pour le fort Dun Aengus, site historique le plus connu de l’île que nous souhaitions visiter. Sur ces bons conseils, nous avons pédalé tout droit pour profiter du fort avant midi, en faisant des pauses photos quand même, on ne se refait pas. Il nous a fallu environ 1h de vélo avant d’arriver sur le site. Sur place, nous étions quasiment tous seuls et nous avons pu profiter des paysages pleinement. Jo a juste failli défaillir en me voyant m’approcher près du bord des falaises pour faire des photos. C’est qu’il y avait du vent ! Nous sommes repartis quasiment à midi pile, et on a compris pourquoi il faut visiter le fort le matin ou tard le soir : en bas, au moins 4 minibus remplis de touristes venaient d’arriver. (Oui je fais une fixette sur les touristes)(dont je fais parti je sais)(ne cherchez pas la cohérence).

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

fort Dun Aengus

Nous sommes ensuite remontés en selle, pour partir à la recherche du second site qui nous faisait de l’œil : le worm hole, une piscine naturelle creusée dans la roche dont le niveau varie en fonction des marrées. Dire qu’on a eu du mal à le trouver serait un euphémisme. On a beaucoup (beaucoup) tourné en rond, repassant plusieurs fois aux mêmes endroits sans jamais voir le début d’une indication d’un commencement de chemin pour y aller. Je vous avous que je commençais à fatiguer et que ma patience fondait comme neige au soleil. Dans les voyages, il y a toujours une journée où on est fatigué et on en a un peu marre. Pour nous, c’était cette journée là, enfin… Cette après-midi là plus précisément. Au bout d’un lonnnng moment, j’ai fini par apercevoir une petite marque rouge sur un muret, et je me suis souvenue d’avoir lu quelque part que les habitants avaient marqué le chemin à la peinture. Et victoire ! C’était bien le début du sentier !

Nous avons garés nos vélos sur un muret de pierres (il y en a absolument partout sur l’île), puis rejoint le whorm hole à pieds. L’endroit est impressionnant. Il parait que des concours de plongeons sont organisés dans la piscine naturelle, pour les grands sportifs. Personnellement, vu la force des courants à l’intérieur, je ne m’y risquerais pas ! En repartant, nous avons eu la chance d’apercevoir des phoques, ce qui a achevé de me rendre ma bonne humeur !

Après cette balade, il nous restait juste le temps de retourner au port pour prendre notre ferry de retour. Manque de bol, le pneu avant de Jo a crevé alors qu’il nous restait la moitié du chemin à faire. Il a donc roulé 10 km en étant assis sur le porte-bagages, en ponctuant chaque montée de beaucoup d’injures. Un grand moment. Pour sa peine, le loueur de vélo lui a rendu 5€ en lui conseillant d’aller de payer un coup à boire pour se consoler. Avant d’embarquer sur le bateau, nous avions encore un peu de temps, on en a donc profité pour manger un morceau dans un pub à 15h55. Je m’en souviens bien car la cuisine fermait à 16h ; nous sommes arrivés in extremis ! ^^. Jo a pris une Guinness pour se remettre de ses émotions et je me souviens vaguement de salade avec de beaux fromages de chèvres rôtis et de la confiture de cramberries.

Inishmore worm hole

 Inishmore worm holeInishmore worm holeInishmore worm hole

Inishmore worm hole Inishmore worm hole

Inishmore worm hole

Le trajet du retour a été calme. On dormi pendant 1 h dans le ferry, épuisés comme on l’était. Ensuite nous allions jusqu’à Clifden pour y passer la nuit, mais ça c’est déjà le Connemara et ça sera l’objet du prochain article sur notre roadtrip en Irlande !

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

 

Vous aimez les paysages rocailleux et désertiques ? Je suis curieuse de connaître vos anecdotes de voyage un peu « loose ». Partagez-les avec nous en commentaires !

 

Roadtrip en Irlande #5 : Balade le long des falaises de Moher

Roadtrip en Irlande #5 : Balade le long des falaises de Moher

A la fin du dernier article sur notre périple en Irlande, je vous ai laissé à la fin de la matinée du 7ème jour. Nous venions de monter jusqu’au col du Conor Pass et de marcher au milieu des nuages.  Nous avons ensuite repris la voiture et roulé tout droit (ou presque) jusqu’au comté de Clare. L’objectif du jour : découvrir les falaises de Moher, ou cliffs of Moher en anglais, dont nous avions beaucoup entendu parler. Apparemment c’est un endroit à ne pas manquer en Irlande. Quel que soit le chemin choisi, il faut compter 3h30 de route pour relier le Conor Pass aux falaises de Moher. Sur les conseils du gérant de l’auberge de jeunesse de la veille, nous avons donc choisi le chemin « le plus cool » et prit le ferry qui relie Tabert à Killimer pour nous épargner une centaine de kilomètres de route. La traversée dure 30 minutes et il y a des ferries très régulièrement en saison touristique. Le paysage est beaucoup plus sympa qu’en passant par Limerick, et ça limite grandement la fatigue due à la conduite. Que du bénéf donc !

falaises de moher

falaises de moher

Nous sommes arrivés en début d’après-midi sur le site des falaises de Moher. Et là, les amoureux de nature (et de solitude) que nous sommes, on déchanté un peu. On sent dès le début que c’est un endroit TRÈS touristique : obligation de se garer sur l’immense parking du site et de s’acquitter de 7€ par personne. Sur le coup, j’ai eu l’impression d’arriver dans un grand parc d’attractions connu si vous voyez ce que je veux dire. Ça contrastait fort avec les jours précédents et les paysages de nature sauvage. Bon je râle, je râle… Ceci dit, l’endroit a le mérite d’être accessible à tous, personnes à mobilité réduite comprises, ce qui n’est pas le cas de mes montagnes chéries. C’est donc « un mal » pour un bien.

Après avoir acheté nos deux billets et n’écoutant que notre courage, nous sommes parti affronté la foule, direction les falaises. Les falaises de Moher font parties des plus belles d’Irlande. Elles s’étendent sur 8 km de long et atteignent 215 m de haut par endroit. Je l’admets, c’est beau. Et majestueux. Vraiment. Ceci dit, on a été moins sensibles à ces paysages-là. Par exemple, j’ai nettement préféré les falaises du Kerry, plus « bruts ». C’est sans doute dû à la masse de touristes sur place (oui, je sais que je suis une touriste)(laissez-moi à mes contradictions merci bien^^). La vue des déchets laissés çà et là n’aide pas à s’immerger dans la beauté des lieux. Les gens qui râlent non plus, « mais pourquoi ça fait que monter et descendre ? » « Parce que ce sont des falaises… ». Bref. Pas notre lieu préféré du voyage tout simplement.

falaises de moher

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Photo bonus : nos touristes favoris 😉

falaises de moher

On a appris plus tard à l’auberge qu’on peut rejoindre le site en marchant depuis un village du coin. Cela fait une belle randonnée d’environ 3h et du coup l’accès est gratuit. Si c’était à refaire on irait très tôt le matin en marchant, pour échapper à la foule. Si vous y allez un jour, je vous conseille de faire comme ça. En bonus, vous pourriez prendre des photos de lever de soleil sur les falaises, ce qui à mon avis doit sublimer les lieux !

Ce soir-là, nous avons dormi dans une auberge de jeunesse à Doolin. Après un dîner somme toute basique (soupe & tartines pour changer), nous sommes ressorti admirer le coucher de soleil en amoureux sur le port. Ce fut un moment particulièrement agréable.

doolin coucher de soleil

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Le lendemain, nous partions à la découverte du Burren. Mais ça sera pour le prochain épisode ! 😉

Pour retrouver les épisodes précédents, c’est par ici :

Et vous, vous appréciez les lieux très touristiques ? Vous en visitez souvent ?

Roadtrip en Irlande #4 : découverte de la péninsule de Dingle

Roadtrip en Irlande #4 : découverte de la péninsule de Dingle

Pour le 5ème jour de notre roadtrip en Irlande, on attaque la péninsule de Dingle. Nous sommes partis tôt le matin de Cahersiveen et avons longé la Wild Atlantic Way jusqu’à Inch Beach. Le premier stop de notre journée est donc une des plus belles et longues plages d’Irlande. L’endroit est très prisé par les surfeurs. D’ailleurs il y a plusieurs écoles sur place. C’est toujours étrange de voir des gens aller se baigner ou surfer alors que moi je suis habillée en mode montagne. Bonnet et écharpe compris ! Pour l’anecdote, les voitures sont autorisées à rouler sur la plage, ce que je ne trouve pas génial à titre personnel, ça gâche un peu le paysage. Pour vraiment profiter des lieux, il faut prendre son temps. La plage est vraiment très longue et même en y restant 1h30, on n’a pas pu aller au bout.

Roadtrip en Irlande

Après notre longue balade sur le sable, nous avons repris notre chemin et bifurqué sur une petite route toute discrète pour aller voir Minard castle, une vieille tour en ruine. Il faut savoir que c’est là pour y arriver. L’endroit était désert, un vrai bonheur pour les amoureux des grands espaces vides comme nous. En plus la marée était basse, on a donc pu se promener un peu sur la plage. On en a profité pour boire un thé bien chaud face à l’Atlantique, en admirant le paysage.

Roadtrip en Irlande Minard castle

Après tout ça, il était déjà quasiment midi. L’estomac de chouchou commençait à grogner alors nous avons rejoint Dingle pour déjeuner. Au programme : promenade dans la ville et le long du port, dégustation d’une (ou deux) glace chez Murphy’s, et passage par la petite boutique Dingle candle pour faire le plein de bougies parfumées. Chez Murphy’s, j’ai pu tester un sorbet cassis à l’eau de pluie Irlandaise ! (la classe tout de même). Et chez Dingle candle, on a passé un long moment à sentir toutes les bougies possibles et tergiversé un peu avant d’en choisir deux à ramener à la maison : des bougies éthiques, faites à la main, avec de la cire de soja, des senteurs qui réchauffent et des mèches en bois qui crépîtes et en plus pas chères ! L’amoureuse des bougies que je suis était ravie (oui il en faut peu pour me faire plaisir !)

La ville de Dingle est tout à fait charmante, avec toutes ses façades colorées, ses boutiques et sa mascotte. La mascotte en question n’est autre que Fungie le dauphin. L’animal a élu domicile dans la baie depuis quelques années. Depuis, il vient rendre visite aux bateaux qui sortent du port. C’est clairement l’attraction touristique principale de la ville et ça fait le bonheur des enfants ! Nous on s’est contenté d’admirer la statue de Fungie sur la place. 😉

péninsule de Dingle

péninsule de Dingle

 

péninsule de Dinglepéninsule de Dingle

Nous avons ensuite passé l’après-midi à rouler sur une partie de la Slea Head drive, qui regorge de superbes points de vue sur les paysages alentours, notamment une plage où a été tourné un film : La fille de Ryan. Il y a aussi quelques sites préhistoriques mais malheureusement l’accès est payant pour la plupart d’entre eux donc on les a évité. Comme nous n’avions pas du tout le temps de tout faire, il a fallu choisir. On a finalement opté pour une petite promenade de 5 km dans la campagne, au départ du « Blasket centre ». La marche offre une très belle vue sur les îles Blasket, juste en face. On a évidemment rencontré plein de moutons en liberté, comme d’habitude, et pris du vent dans les oreilles !

péninsule de Dinglepéninsule de Dinglepéninsule de Dinglepéninsule de Dingle

Après tout ça, nous étions vidés. Le vent c’est vraiment épuisant. Donc nous sommes retournés directement à Dingle, manger et boire un verre au Murphy’s pub. Puis on est rentré directement à l’auberge de jeunesse (sans passer par la case départ)(blague nulle pardon). D’ailleurs cette nuit-là nous étions littéralement les seuls résidents de l’auberge. Le gérant a été absolument adorable. J’ai adoré sa tête quand je lui ai dit que pour moi, 16°C c’est froid et que chaud ça commence à 25°C.^^ Pour lui 16°c c’est déjà chaud, la température idéale pour aller manger une glace quoi, comme les Ecossais. Pour le petit déjeuner, il propose des œufs frais des poules de la fermette située juste à côté, avec du pain et de la confiture si on le souhaite. On peut aussi faire un câlin à ses chèvres. Et en plus, il est plein de bons conseils pour la visite de la région et a quelques anecdotes hilarantes. Par exemple, quand il nous a parlé des œufs frais du matin, il nous a bien spécifié qu’il fallait les cuir avant de les manger. Évident, me direz-vous. Eh bien pas pour tout le monde ! Un ancien résident a voulu s’en offrir un pour son petit-déj. Pensant qu’il s’agissait d’un œuf dur, il a cassé la coque à la main, au dessus de son assiette… Je vous laisse imaginer le résultat !

Le lendemain matin, nous sommes partis de bonne heure pour monter jusqu’au Conor Pass avant de prendre la route vers de comté de Clare. Le Conor Pass est un col de montagne qui culmine à 465 m. La route pour y accéder est très étroite et sinueuse, encore plus qu’ailleurs en Irlande je veux dire. D’ailleurs la route est fermée aux camions toute l’année et au voiture pendant tout l’hiver. Ce jour-là, le temps était nuageux mais tout de même suffisamment dégagé pour que l’on puisse profiter de la vue vertigineuse sur les vallées de Dingle et de Tralee : des lacs, de la brume, la lande et des montagnes à perte de vue. Juste magnifique ! (en plus on a marché dans les nuages, ce qui m’amuse toujours !^^).

Après ça nous avons roulé jusqu’aux falaises de Moher, mais ça sera pour le prochain épisode !