Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Aujourd’hui, on va parlé d’un sujet qui me tient à cœur : comment choisir sa crème solaire pour allier protection et respect des océans. J’ai du sang breton dans les veines, alors les grandes flaques d’eau salées, j’y tiens vachement ! 😉

Depuis quelques années, les médecins et les dermatologues nous alertent, à juste titre, sur les méfaits d’une exposition prolongée au soleil. Les médias en remettent une couche tous les étés : il faut se protéger du soleil (sinon on va tous fondre comme le méchant à la fin de Roger Rabbit)(comment ça non?) ! Plus sérieusement, une trop longue exposition aux rayonnements UV peut être à l’origine de cancers de la peau. Et en plus si l’on s’en tient à l’aspect purement esthétique, les UV sont responsables à 80% du vieillissement cutané : les rides, les tâches, tout ça tout ça ! Nous avons tous un « capital soleil », qu’il faut préserver du mieux possible.

Pour se protéger des dangers liés aux rayonnements UV en été, le premier reflexe consiste bien souvent à se tartiner de crème solaire avec un indice de protection élevé (minimum 30) avant d’aller plonger dans l’eau pour se rafraichir. Chaque année, 25 000 tonnes de crèmes solaires sont ainsi déversées en mer et dégradent les écosystèmes ! En effet, ces produits sont loin d’être inoffensifs d’un point de vue environnemental. Le tourisme côtier étant toujours en augmentation, la situation ne va pas aller en s’améliorant à moins que l’on change notre consommation et que l’on choisisse mieux nos produits. Malheureusement, beaucoup de gens ignorent encore l’impact des produits solaires sur les océans (ceux qui s’en foutent, je ne peux plus rien pour eux) ou sont simplement perdus parmi l’offre existante : nature des filtres, bio ou pas, nanoparticules, … Dans cet article, je vous propose de faire le point sur tout ça.

Comme toujours, j’ai essayée d’être la plus objective possible. Cependant des données ont pu m’échappées et si vous avez des informations supplémentaires à partager, c’est dans les commentaires que ça se passe !

Quel type de crème solaire choisir : filtre chimique ou filtre minéral ?

Plutôt que de vous écrire une longue tartine (de crème donc), voici un tableau qui résume les mécanismes, avantages et inconvénients de chaque type de protection solaire.

Filtre chimique Filtre minéral
Mécanisme Les molécules utilisées absorbent les rayons UV et restituent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur – Filtre physique à base de poudres inertes opaques (mica, talc, oxyde de zinc, dioxyde de titane…)

– Création d’une barrière qui reflète et diffuse les UVA et les UVB

Avantages – Délai de 30 minutes avant d’agir

– Pénètre la peau

– Transparents

– S’étale facilement

– Efficace dès l’application

– Ne pénètre pas la peau

 

Inconvénients – Certaines substances sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens

– Non biodégradables

– Toxique pour les milieux aquatiques

– Peut causer des irritations et des allergies

– Les produits peuvent contenir des nanoparticules

– Peut laisser un film blanc

– Plus difficile à étaler

Les protections à base de filtres chimiques sont généralement plus agréables à utiliser mais sont aussi beaucoup plus dommageables pour l’environnement (#euphémisme). Certaines crèmes solaires associent les deux types de filtres pour maximiser l’effet protecteur. Le problème reste alors le même qu’avec les filtres chimiques seuls en ce qui concerne les milieux aquatiques comme on va le voir juste après.

Quel sont les impacts des filtres chimiques sur l’humain et les océans?

Parmi les études que j’ai pu trouver, les molécules servant de filtres chimiques les plus étudiées sont : la benzophénone-1, la benzophenone-2, la benzophénone-3 (BP-3 ou oxybenzone), le 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC) ainsi que le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxyde de zinc (ZnO) sous leur forme nanoparticulaires.

La benzophenone est une substance couramment utilisée en cosmétique comme filtre solaire et elle est aujourd’hui autorisée à hauteur de 10% dans les formules de soins. Ceci étant dit, la discussion sur cette substance est toujours en cours à la commission européenne car l’ANSM la déconseille pour un usage chez l’enfant et recommande de l’utiliser à 6% maximum pour les adultes. J’ai pu lire plusieurs fois que les filtres solaires chimiques en général sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Pour ce qui est des milieux marins, plusieurs dangers sont à noter. D’abord, les filtres chimiques sont directement liés à la mort des coraux en détruisant une algue vitale à leur développement. Une étude a montré qu’après seulement quelques heures d’exposition à certains composants dont la BP-3, le 4-MBC et des parabènes, les coraux commencent à blanchir et meurent ensuite rapidement. Et cela se produit même à des concentrations très faibles. Quand on sait qu’il suffit de 20 minutes de baignade pour que 25% des substances chimiques soient relarguées dans les océans, ça donne à réfléchir. Les chercheurs estiment qu’environ 10% des récifs coralliens mondiaux sont menacés par les crèmes solaires et que plus de 50% d’entre eux sont en mauvaise santé (pour ça on peut dire merci à la pollution globale et au réchauffement climatique).

Pour aller plus loin sur l’importance des coraux, je vous conseille le site Coral Guardian.

Evidemment, les coraux ne sont pas les seuls menacés. Une autre étude a montré que les nanoparticules contenues dans les crèmes solaires produisent de l’eau oxygénée (H2O2) au contact de l’eau de mer. Problème : celle-ci affecte la croissance du phytoplancton, qui est à la base de la chaîne alimentaire des océans. C’est donc l’aliment principal de nombreux animaux marins et sa raréfaction les met directement en danger.

Je n’ai pas trouvé d’étude traitant de l’impact de tous ces composés sur les animaux marins directement mais je pense qu’il serait intéressant de se pencher sur la question.

En résumé, mieux vaut éviter les crèmes solaires contenant des filtres chimiques pour préserver notre santé ainsi que notre jolie planète. Ce qui tombe plutôt bien, c’est que des alternatives saines existent.

Comment protéger sa peau du soleil et préserver les océans ?

Pour commencer, on en revient au conseil basique, celui que l’on donne toujours en premier : éviter de s’exposer au soleil aux heures les plus chaudes entre midi et 16h. Donc on ne se tartine pas de monoï avant d’aller s’allonger sur le sable blanc à midi en plein cagnard (personnellement je ne peux pas, je cuis littéralement). Votre peau vous dira merci. 😉 Dans la même veine d’idées, on s’installe à l’ombre quand c’est possible.

Pour les enfants, pensez à les couvrir, tout simplement. Ce sera toujours plus efficace qu’une crème en termes de protection solaire. Et pour tout le monde, pourquoi ne pas investir dans un chapeau anti-UV ?

Finalement, la crème solaire ne devrait être dégainée qu’en dernier recours. Personnellement j’en met toujours au moins sur mon visage, en plus d’appliquer les conseils cités plus haut. J’ai la peau déjà très abimée suite à une année où je ne me suis pas protégée du tout : une belle zone de brulure autour du nez qui ne partira jamais complétement et qui reste toute rouge toute l’année. On choisit donc une protection solaire UVA et UVB avec un filtre minéral et si possible certifiée sans dangers pour les milieux marins. Alors oui, ça sera sans doute un peu moins facile à étaler, mais je crois vraiment que nos océans méritent bien ce petit effort. En plus, ces dernières années les marques, notamment bio, ont fait beaucoup de progrès et les textures sont de plus en plus agréables à l’utilisation.

A la maison, on en a déjà testée quelques-unes :

  • l’huile solaire d’acorelle : que j’aimais bien mais elle laisse des traces jaunes sur les vêtements clairs,
  • La marque propose aussi un spray solaire et je pense que je vais le tester cette année.
  • les crèmes EQ : qui ne me vont pas du tout à cause de leur fond rosé (j’ai la peau jaune^^).

Il y en a évidemment d’autres, par exemple :

Sur Facebook, on m’a également conseillé en commentaire la crème Alphanova Sun SPF 50 kids (sea & reef safe, bio) et on m’a promis qu’elle s’applique facilement sans laisser de grosses traces.

La plupart de ces marques sont vendues sur internet ou en magasin bio. On trouve des sticks, des laits corporels, des sprays… Un peu de tout en termes de texture et de mode d’application donc. Le mieux est de les tester en magasin pour s’assurer que l’application est facile et nous convient.

Avène, qui est une marque conventionnelle, met également en avant des compositions respectueuses des océans sur son site. Attention cependant, cela concerne uniquement leur gamme de produits pour les peaux sensibles ! On les trouve en pharmacie et parapharmacie.

Cette année, j’ai commandé deux produits de chez UV Bio qui sont aussi véganes et non testés sur les animaux, deux critères que je prends en compte également. J’espère qu’ils seront biens, surtout le gel solaire pour le visage. Edit : le gel solaire est pas mal mais le lait solaire ressemble à du plâtre ! N’y allez pas. XD

Quelques soit la crème choisie, il faut en appliquer toutes les deux heures, durée maximum d’efficacité des filtres solaires et après chaque baignade. Il faut également en changer chaque année, sous peine de ne plus avoir une protection suffisante. Les crèmes solaires périment !

Et vous, quelle protection solaire allez-vous adopter cet été ? Connaissiez-vous les effets des filtres chimiques sur les océans ?

Liste (non-exhaustive) des ingrédients problématiques :

  • Benzophénone (BP-2, BP-1, BP-3 ou oxybenzone)
  • 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC) (et les autres dérivés du camphre)
  • 3-benzylidène camphre (3-BC),
  • Méthoxycinnamate d’éthylhexyle
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
  • Octocrylène (OC)
  • Acide para-aminobenzoïque (PABA)
  • Padimate O, Octyl salicylate
  • Cinnamate

Bibliographie :

Malheureusement, la plupart des ressources scientifiques sont en anglais. Vous trouverez néanmoins des articles généraux sur les grands sites de médias Français.

Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreen Products as Emerging Pollutants to Coastal Waters. Plos. 2013

A. Downs. Toxicological effects of the sunscreen UV filter, benzophenone-2, on planulae and in vitro cells of the coral, Stylophora pistillata. Ecotoxicology. Mars 2013, Volume 23, numéro 2, pp 175-191.

A. Downs. Toxicopathological Effects of the Sunscreen UV Filter, Oxybenzone (Benzophenone-3), on Coral Planulae and Cultured Primary Cells and Its Environmental Contamination in Hawaii and the U.S. Virgin Islands. Environmental Contamination and Toxicology. Février 2016, volume 70, numéro 2, pp 265 – 288.

David Sánchez-Quiles, Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreens as a Source of Hydrogen Peroxide Production in Coastal Waters. Environmental science and technology, 2014, volume 48, numéro 16, pp 9037–9042.

John Tibbetts. Bleached, But Not by the Sun: Sunscreen Linked to Coral Damage. Environ Health Perspect. 2008, avril, volume 116, numéro 4, A173.

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ENERGIE. Juin 2014. Rapport au parlement relatif aux perturbateurs endocriniens. [En ligne] Disponible sur : http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PE-Rapport-Parlement-Loi-2412012.pdf (consulté le 18 mai 2016)

GREEN CROSS. 9 février 2015. Crèmes solaires, perturbateurs endocriniens, santé humaine et impact sur les récifs coralliens. [En ligne] Disponible sur : http://gcft.fr/wp-content/uploads/2015/06/Synthèse_crèmessolaires_20150527.pdf (consulté le 18 mai 2016)

 

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Suite à notre dossier sur le minimalisme, j’ai eu envie de vous parler du mouvement « zéro déchets » (et essayer de vous motiver à vous lancer dans l’aventure). En effet, pour moi, les deux sujets sont intimement liés. Quoi de mieux alors que de commencer par un article expliquant pourquoi réduire nos déchets ?

Pour la rédaction de cette série d’articles, j’ai du lire beaucoup de documents différents (et y passer un temps fou !). J’ai donc appris énormément de chose. Si vous souhaitez plus d’infos ou approfondir un sujet, la bibliographie est disponible à la fin de chaque article.

J’étais partie pour faire un seul article mais à force d’ajouter des données plus ou moins techniques, je me suis dit que ça allait être illisible. Il y aura donc 2 articles sur le sujet. Vous êtes ravie j’en suis sûr ! Prenez vous un thé ou un café pour la lecture. 😉

Et allons-y.

Gros plan sur la production de déchets annuelle

En 2012, en France, nous avons généré 345 millions de tonnes de déchets au global, dont 11,3 Mt de déchets dangereux. Rapporté à la population, cela correspond à 5,3 tonnes par habitant. Là-dedans, il y a :

  • 247 Mt de déchets pour les secteurs de la construction
  • 64 Mt de déchets liés aux activités économiques (production agricole, entreprises, activités de soin…)
  • 30 Mt de déchets ménagers
  • 4 Mt pour les collectivités

En tant que particuliers, nous sommes directement concernés par les déchets ménagers, soit 30 millions de tonnes par an environ. C’est sur cette masse là que nous pouvons agir en modifiant notre façon de consommer, mais ça, ce sera l’objet d’un prochain article. 😉

Chaque français produit environ 458 kg de déchets ménagers par an (chiffre de 2012). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans ! Ces 458 kg sont répartis en deux grandes parties : 279 kg de déchets ménagers (notre poubelle grise et nos bac à recyclage donc) et 179 kg de déchets divers qui terminent à la déchetterie (huile de vidange, vélo cassé, robot de cuisine foutu…). Personnellement je trouve ça énorme !

La composition des ordures ménagères n’a pas beaucoup changé entre 1993 et aujourd’hui, en dehors de la forte augmentation des textiles dits sanitaires (les couches, les serviettes hygiéniques et les lingettes quoi). Il y en tout de même pour 34kg par an par personne ! La bonne nouvelle c’est que la toxicité globale de nos poubelles semble avoir diminué. L’ADEME attribue cela à de meilleurs systèmes de collecte des déchets dangereux et une meilleure conception des produits à la base. On dit merci à l’éco-conception et au durcissement des normes.

Tous ces déchets ont un impact direct sur nous, notre environnement et même nos portefeuilles. Il y a donc plein de bonnes raisons pour travailler à la source et réduire nos déchets. Comme le dit la maxime, le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas.

Diminuer la pression sur les ressources naturelles

Tout le monde le sait, les pays occidentaux consomment trop de matières premières. Chaque année, nous atteignons le moment où les ressources naturelles sont épuisées de plus en plus tôt. L’année dernière c’était le 8 aout et je suis prête à parier que cette année ce sera en juillet ! On « vit à crédit », on le sait et on ne fait rien (ou pas grand-chose) pour le changer.

En France, on utilise 784 millions de tonnes de matières premières pour le fonctionnement de notre économie, dont 59% sont non-renouvelables. Ce qui fait la bagatelle de 12 tonnes de matériaux par personne par an.

A titre d’exemples, voici la quantité de matériaux nécessaires pour la fabrication, l’utilisation puis l’élimination de quelques objets qui font notre quotidien :

  • une brosse à dent : 1,5 kg
  • un téléphone portable : 75 kg
  • une puce électronique de 0.09 g : 20 kg
  • un ordinateur : 1500 kg
  • 1 Kg d’aluminium utilisable : 5 Kg
  • 1 alliance de 5g en or : 2000 Kg
  • un jean : 32 kg + 8 000 litres d’eau
  • une voiture : 70 tonnes
  • un litre de jus d’orange = 100 kg

Impressionnant n’est-ce pas ? Personnellement ça me fait carrément reconsidérer mes achats. Je préfère réparer mon PC en changeant sa batterie et un disque dur plutôt que de le jeter pour en acheter un neuf. De cette façon, j’évite de prélever 1500 kg de matériaux. Sinon, je me tourne le plus possible vers des objets d’occasion, ça évite de devoir consommer des ressources pour quelque chose qui existe déjà.

Le suremballage, le tout jetable (gobelets, assiettes en plastique…), les achats neufs tout le temps et la surconsommation de biens matériels, c’est du gâchis de ressources, que nous n’avons même pas (et j’ajouterais bien que nous les volons à d’autres pays mais on risque de me dire que je suis trop extrême) !

On a beau avoir connaissance d’un pic pétrolier, on continue de gaspiller l’or noir pourtant si important pour le bon fonctionnement de nos sociétés, juste par flemme de laver des assiettes…

Le pire c’est que tout jeter à tout va nous coûte une petite fortune, même si on ne s’en rend pas très bien compte à notre échelle.

Diminuer les coûts liés au traitement des déchets

crédit image : https://www.quechoisir.org/actualite-dechets-menagers-baisse-des-couts-unilaterale-n2209/

Les dépenses liées à la gestion des déchets sont le premier poste de dépense de protection de l’environnement, avec 16,7 milliards d’euros de gestion en 2013. Ces dépenses sont en constantes augmentation : +5% tous les ans depuis 1990. D’après l’ADEME, c’est en partie du à l’augmentation régulière du volume de déchets à traiter et ce, malgré les campagnes de sensibilisation menées par l’agence depuis 2009. Vous savez, le fameux slogan « Réduisons vite nos déchets, ça déborde ». L’augmentation du coup du traitement des déchets traduirait également les efforts d’investissements dans des moyens de collecte et de traitement permettant de réduire l’impact de ces structures sur l’environnement.

Pour payer tout ça, les collectivités locales perçoivent :

  • Les dons des éco-organismes (eco-emballage…)
  • Les aides publiques et les subventions
  • Les recettes issues de la vente d’énergie ou de la vente de matériaux issus du recyclage ou du compostage
  • Nos impôts (bah oui !)

Une fois retirées toutes les aides, il reste à payer 89€ par habitant. C’est là que l’on intervient. Il existe deux types de taxes :

  • La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui est basée sur le foncier et pas du tout sur le service rendu. Elle ne tient pas compte du nombre d’habitants dans le logement et il faut la payer même si on ne produit pas de déchets !
  • La redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), qui elle, est beaucoup plus logique puisque basée sur la quantité d’ordures ramassées. Le principe le plus retenu est celui d’une facturation en fonction du nombre des levées/ dépôts ou au poids. En 2016, 4,5 millions de personnes étaient concernées, surtout dans l’ouest et l’est de la France. Ces systèmes ont le vent en poupe et se développent de plus en plus. Ils ont montré qu’ils permettent réellement de réduire les ordures ménagères. Beaucoup craignent de trouver des poubelles abandonnées suite à l’instauration de mesures incitatives. Cela arrive évidemment (il y a des c*** partout^^), mais d’après l’ADEME, cela reste anecdotique.

Je ne sais pas vous, mais 16.7 milliards d’euros je trouve que ça fait beaucoup pour des ordures et si j’avais le choix, j’aimerais autant que les collectivités en réinjectent tout ou partie dans l’éducation, les associations, les infrastructures (médiathèques, terrains de sport…) ou l’action sociale (crèches…) par exemple. Réduire nos déchets pourrait permettre ça.

A titre personnel, nous avons fait pas mal d’économies en adoptant les principes du (presque) zéro déchet. J’en parlerais dans un autre billet, sinon celui-ci sera interminable. (ou l’art de faire du teasing haha !)

Réduire nos déchets : un objectif collectif

Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie

En 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a défini des objectifs globaux à atteindre pour la prévention et la gestion des déchets :

  • Réduire de 10 % les déchets ménagers (2020) ;
  • Réduire de 50 % les déchets admis en installations de stockage (2025) ;
  • Porter à 65 % les tonnages orientés vers le recyclage ou la valorisation organique (2025) ;
  • Recycler 70 % des déchets du BTP (2020).

Pour atteindre les deux premiers, le plus simple reste encore d’agir à la source en réduisant nos déchets. D’ailleurs, le ministère de l’environnement à démarré plusieurs projets «  Territoires zéro déchets, zéro gaspillage » depuis 2014. Plusieurs millions de personnes se sont donc lancé le challenge de réduire la taille de leurs poubelles d’au moins 10%. Pour les aider à atteindre leurs objectifs, les collectivités peuvent mettre en place la collecte des biodechets (toutes nos épluchures et environ 25% de nos poubelles !), promouvoir l’économie circulaire et animer des ateliers pour réduire le gaspillage, donner une seconde vie aux choses quand c’est possible et recycler tout ce qui peut l’être.

La ville de Roubaix a un programme de ce type : Roubaix zéro déchet. Je trouve ça vraiment bien, parce que le zéro déchet, au-delà des actions que l’on peut faire à titre individuel, doit être porté par les collectivités et les décideurs en général. Sans quoi rien ne bougera à grande échelle.

Et ensuite ?

C’est déjà la fin de ce premier article. Je l’ai voulu le plus objectif et précis possible, comme le suivant d’ailleurs. J’espère que vous aurez appris des choses et que ça vous intéressera autant que moi. Dans le second article, je reviendrais sur la gestion des déchets ménagers en France en particulier, des différentes méthodes qui existent pour les traiter et de tout ce que cela implique.

Que pensez-vous de tout ça ? Essayez-vous déjà de diminuer vos déchets ?

Bibliographie

Le rapport complet de l’ADEME en 2016 : http://www.ademe.fr/dechets-chiffres-cles

http://www.planetoscope.com/dechets/614-production-de-dechets-en-france.html

https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-22241-chiffres-cles-dechets.pdf

Loi de transition énergétique pour la croissance verte : http://www.developpement-durable.gouv.fr/loi-transition-energetique-croissance-verte

 

 

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Après vous avoir raconté notre déclic, présenter quelques méthodes de désencombrement et donner quelques pistes pour se débarrasser des affaires en trop, c’est le moment de parler des bénéfices directs du minimalisme !

Adopter un mode de vie plus minimaliste a un certain nombre d’avantages et je vous propose ici un petit tour non exhaustif de ceux que l’on a constaté à la maison. Il y a les avantages directs et visibles tout de suite (gain de place, de temps) et les avantages que l’on constate avec le temps, au fur et à mesure que l’on progresse.

Le seul inconvénient que j’ai trouvé à ce jour, c’est que parfois on nous trouve un brin bizarre avec notre manie de ne rien garder.

Gagner de l’espace

Le fait de désencombrer son appartement ou sa maison permet en premier lieu de récupérer de l’espace : au sol, dans les placards, sur les murs… Il arrive souvent que l’on se rende compte que certains meubles sont finalement en trop. Nous avons par exemple débarrassé un buffet ainsi qu’un bureau.

Certaines personnes finissent même par déménager pour une surface plus petite parce qu’elles réalisent que leur habitation est bien trop grande pour leurs véritables besoins.

On gagne donc de la place pour circuler et un certain apaisement visuel. Là c’est propre à chacun mais, personnellement, le fait de pouvoir poser mon regard sur des zones non encombrées me fait beaucoup de bien. Les surfaces planes sont vides par exemple.

La maison est bien plus agréable à vivre de façon générale.

 

Gagner du temps

Le minimalisme fait gagner du temps de plusieurs façons.

D’abord, on passe moins de temps à entretenir nos affaires, vu qu’on en a moins. Fini les journées entières à « ranger » le garage vu qu’il est tout le temps rangé. Le ménage prend moins de temps vu que les surfaces sont dégagées et qu’il n’y pas de trucs qui trainent partout. Plus besoin de slalomer ou de soulever chaque objet pour faire les poussières ! À titre d’exemple, le ménage de la maison nous prend 1h par semaine.

On trouve nos affaires plus rapidement ! Plus besoin de fouiller les placards quand on a besoin de quelque chose (J’ai souvenir de trousseaux de clés retrouvés au milieu des épingles à linge chez mes parents…).  Chaque chose à sa place, située proche de son lieu d’utilisation si possible et dans l’idéal, facilement accessible.

On gagne aussi du temps parce qu’on ne fait plus (ou peu) de shopping. Je vais dans un magasin uniquement si j’ai un besoin spécifique et que je n’ai pas trouvé mon bonheur d’occasion, ce qui est relativement rare maintenant. Je suis toujours perplexe quand on me dit ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner ou de faire du sport et qu’on m’annonce ensuite avoir été faire du lèche vitrines tout le samedi « pour le fun ». Faire les magasins, c’est clairement le contraire de ce que je considère comme un loisir.^^

Tout cela pour dire que grâce au minimalisme, j’ai gagné du temps et j’ai pu le réinvestir dans ce qui m’importe vraiment : à savoir le sport, la lecture, la cuisine et le blog.

 

Faire des économies

On n’achète plus à tord et à travers, donc on économise nos sous. Voilàààà. CQFD. XD

Cela peut paraître antinomique pour certains. En effet, parfois, le fait d’être minimalistes nous fait payer plus cher un objet, parce qu’on privilégie la qualité pour pouvoir le garder et l’utiliser longtemps. Ceci étant dit, il faut choisir la « juste qualité » plutôt que la plus haute disponible sur le marché. Par exemple, la ménagère 12 couverts en inox basique est très bien pour tous les jours ET pour recevoir ! Pas besoin d’aller mettre 400€ la dedans ! En revanche, on a mis le prix pour les couteaux de cuisine qui sont utilisés de façon intensive tous les jours. Nous les avons choisis robustes, garantis à vie et réparables facilement.

Surtout, on apprend à se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Spoiler : la réponse est souvent non et l’achat peut ainsi être évité. Parfois, c’est oui et on y va. Parfois, c’est non et on décide de s’offrir l’objet de notre convoitise quand même. Les objets futiles apportent aussi leur lot de petits bonheurs : un joli collier, un bon roman, un legging de running un peu plus seyant… Mais au moins, les achats effectués le sont en conscience, et non sur un coup de tête. Notre compte en banque nous remercie. Pour ses achats-envies, surtout ceux nécessitant un investissement important, Jo utilise la technique suivante : quand une envie est là, elle subit le test des trois mois. Si trois mois après, l’envie est toujours là, c’est que ce n’était pas une envie de passage, et que l’investissement en vaut la peine.

Si vous déménagez pour une habitation plus petite, l’impact sur les finances sera probablement direct : loyer moins élevé, facture de chauffage et d’électricité à la baisse, etc. (Attention, l’astuce ne fonctionne pas si vous passez de la province/ banlieue à Paris. ^^)

La encore, ça permet de réinvestir l’argent dans ce qui nous importe vraiment. En l’occurrence, nous, on fait gonfler un PEL et on part en Irlande ce printemps. Certains partiront faire un tour du monde, d’autres iront plus souvent au restaurant ou d’autres encore auront simplement des fins de mois plus zen ou feront des dons à des associations. J’ai aussi lu que certains, forts de leur changement de mode de consommation, ont pu choisir de passer à mi-temps sereinement et ainsi passer plus de temps avec leurs proches. C’est le cas de Marina par exemple, qui raconte son expérience ici. Je trouve ça très inspirant.

 

Apprendre à mieux se connaitre

Le fait d’avoir peu de choses et de les utiliser régulièrement permet de mieux cerner nos goûts et nos usages au fur et à mesure. Résultat : on se plante de moins en moins quand on achète quelque-chose et on sait ce dont on a vraiment besoin au quotidien.

Effet collatéral : on devient (encore un peu) plus compliqué pour les cadeaux. 😉 (Tu vois maman, je ne suis pas une fille indigne, je sais juste très précisément ce que j’aime et ce que j’utilise.)

 

Voyager léger

On peut partir à deux avec seulement une petite valise pendant plusieurs jours. C’est hyper agréable pour voyager ! (sauf si on prend nos affaires de sport en plus du reste) (là clairement ça ne rentre plus dans la valise ahem).

 

(Ré)apprendre à se satisfaire de ce que l’on a

C’est le point le plus important selon moi. Le minimalisme nous réapprend à apprécier ce que l’on possède. On perd le réflexe de courir acheter dans un magasin dés qu’on veut faire quelque chose. On regarde ce que l’on a dans nos placards qui pourrait très bien faire l’affaire ou on emprunte ponctuellement à nos voisins, collègues ou amis.

Par exemple à Noël, j’ai emprunté un moule à cake à ma voisine. J’en avais besoin de deux pour l’occasion mais le reste du temps, un seul me suffit largement !

Autre exemple, dernièrement j’ai eu envie de changer mon appareil photo et de monter en gamme. Après en avoir parlé avec mon papa, il m’a proposé de récupérer son ancien Nikon D90 qui traînait dans un placard. L’appareil fait de meilleures images que mon ancien reflex et convient très bien pour mon usage actuel. J’ai économisé 1000€. \o/ Merci papa !

Pour l’inspiration, j’aime beaucoup la phrase « Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a ».

 

Réduire son impact environnemental

C’est un peu la conséquence directe de plusieurs points listés plus haut et je le place ex-æquo avec le point précédent en termes d’importance.

En effet, l’achat d’un objet neuf génère des déchets, puise dans les ressources mondiales, pollue et finalement pèse sur les ressources et les écosystèmes. Apprendre à s’en passer et adopter une consommation raisonnée permet donc, a fortiori, de limiter notre empreinte écologique.

De plus, le fait de faire des économies d’un côté peut permettre de faire des choix plus responsables et éthiques pour les achats neufs que l’on se décide finalement à faire.

 

Et vous, vous en êtes où par rapport à tous ça ? Vous trouvez ces mêmes bénéfices ou vous en avez d’autres encore ?

 

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

minimaliste, don, vente et tri

Une fois que l’on se décide à trier nos affaires et à désencombrer, on se retrouve avec plein d’objets sur les bras dont on ne sait pas forcément quoi faire. Pour autant, il est hors question de tout jeter manu-militari (n’est-ce pas papa ?). Ça serait anti-écologique au possible et clairement un grand gâchis.

Pour se délester de ses affaires en trop, il y a plein de solutions différentes. Certaines prenant plus de temps que d’autres et certaines permettant de récupérer quelques sous au passage. C’est un peu le bonus du désencombrement.

Et non, on ne refile pas tout à son frangin, sa tante, ses copines ou toute autre personne proche de nous sous prétexte que « ça débarrasse ». Si vos proches ont vraiment besoin d’un objet précis dont vous ne voulez plus, banco. Par contre, si c’est juste parce que « ça pourrait servir », oubliez, ça va simplement les encombrer.

Revendre

  • Pour les livres, CDs et DVDs il y a le site momox qui propose de les racheter pour quelques euros. Vous rentrer les produits en ligne, vous les mettez en cartons et vous expédiez (les frais de port sont pris en charge par le site). Après vérification du colis, momox vous verse la somme convenue au départ. Parfois, le site reprend certains items à un prix vraiment dérisoire – 0.15 cts le DVD… – et n’en reprend pas du tout certains autres. Notez que les livres récents sont repris à des tarifs plus avantageux que les anciens. Petit bémol : certains ont eu de mauvaises surprises avec des livres indiqués manquants alors qu’ils les avaient mis dans le paquet. Personnellement, tout s’est toujours très bien passé et j’ai récupéré quelques centaines d’euros de cette façon.
  • Pour les vêtements, chaussures et accessoires, il y a Vinted. Je trouve ce site beaucoup plus pratique que le bon coin, pour les ventes comme pour les achats. J’y ai personnellement vendu quelques affaires et j’y achète la grande majorité de mes vêtements et chaussures.
  • Le bon coin, pour tout et n’importe quoi. Un grand classique que tout le monde connait. Bien pratique pour dénicher ou vendre des objets de seconde main près de chez soi.
  • Pensez également à la plateforme Etsy. Vous seriez surpris de ce qui se vend, et cher en plus. J’ai vu dernièrement des bols blancs à petites fleurs bleues vendus 18€ les 2 alors que ma mère a les même depuis 20 ans… Mais si ça fait vintage, ça se vend cher !
  • Easy-cash (ou autre) : qui reprennent aussi les livres, CDs et compagnie. Mais également les machines à café, petit électro-ménager, instrument de musique. L’avantage c’est que ça va vite, l’inconvénient c’est que généralement, ils vous reprennent tout ça pour une bouchée pain. N’espérez pas en tirer un bon prix. Ceci dit, ça sera toujours plus que ce que vous gagneriez en le laissant au fond d’un placard à prendre la poussière…
  • Pour les bijoux en or, des boutiques spécialisées existent. Il y a aussi la possibilité de les refondre et de créer ainsi des bijoux qui sont à votre taille ou simplement plus à votre goût.
  • Les vide-greniers. Ils peuvent être l’occasion de passer une journée sympa si vous y aller à plusieurs. J’en ai fait un seul et j’en garde un bon souvenir. Le souci majeur à mon sens c’est qu’il faut payer l’emplacement, se lever aux aurores et emmener tout son barda avec soi (et le reprendre à la fin de la journée si tout n’est pas parti).
  • Organiser un vide-maison. Jamais testé personnellement mais je crois régulièrement des panneaux sur ma route indiquant des vide-maisons aux beaux jours. Une façon pratique de faire le vide, surtout si vous voulez vendre de gros meubles ou autre objet très encombrant.

Donner

  • Sur internet, il y a par exemple la plateforme Donnons.org. C’est parfait pour donner les objets au fur et à mesure de son tri et à des gens proches de soi. Je vous conseille de préciser dans vos annonces que vous ne faites pas d’envois et qu’il faut venir chercher les dons chez vous. On a donné plus de 300 lots d’objets via ce site et ça s’est toujours bien passé. On a même eu quelques fois des pots de confiture, de la compote maison ou du chocolat en cadeau. Une autre fois un monsieur nous a offert un très bon couteau de cuisine en échange de plusieurs cartons de vaisselle en vrac. Je l’utilise encore 2 ans après !
  • Sur facebook, il existe des groupes de trocs et/ou de dons par région. Je n’ai jamais testé pour le moment.
  • Emmaus : soit vous y allez pour déposer les affaires, soit vous prenez rendez-vous et ils se déplacent. Cela peut être très pratique si vous avez beaucoup de choses à donner d’un coup ou des objets volumineux. Ils sont venus une fois chez nous quand nous avions un sommier pour deux personnes à donner. Il y a probablement d’autres associations qui reprennent certaines affaires près de chez vous. Par exemple, à Montargis, le secours populaire reprend les jouets en bon état.
  • Les ressourceries : regardez sur internet il y en surement un proche de chez vous. Vous pouvez tous leur ramener, même les objets cassés. Ils s’occupent de les réparer et les remettent sur le marché de l’occasion pour un prix modique.
  • S’il y a une ludothèque près de chez vous, vous pouvez aussi leur proposer vos jouets en surnombre.
  • Vous pouvez déposer vos magazines dans la salle d’attende d’un médecin. Les patients vous remercieront, ils en avaient ras le pompon de lire et relire le numéro d’avril 2004 de Voici…
  • Pensez à ramener les cintres en fer au pressing si vous en avez chez vous. C’est toujours ça de fait.
  • De plus en plus les boites à dons se développent dans les villes et même les villages. Peut-être qu’il y en une près de chez vous ?

Réutiliser

Vous pouvez choisir de donner une seconde vie à certains objets. Pour ma part, j’ajouterais : seulement si vous en avez réellement l’utilité.

Par exemple, vous pouvez fabriquer un sac en tissu à partir d’un vieux tee-shirt ou des lingettes lavables avec d’anciennes serviettes éponges. Mais n’allez pas garder de vieux machins parce que ça pourrait être réutilisé un jour dans une autre vie lointaine ! Je vous vois venir ! 😉

Jeter

Je jette les choses uniquement en dernier recours, si c’est cassé et irréparable, toxique ou simplement usé jusqu’à la corde.

Pensez à aller à la déchetterie près de chez vous et surtout à bien trier. Pas question de jeter de l’électronique dans votre poubelle ménagère par exemple.

Piles, appareil électriques, produits ménagers, peintures, verre, carton, textiles… Tout cela doit aller dans des bennes bien spécifiques pour être ensuite soit recycler soit traiter correctement.

 

Et vous, comment faites-vous pour vous défaire de vos objets de façon éthique ?

 

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

*Petit disclaimer : non, je ne vous promets pas le bonheur absolu et immédiat parce que vous aurez désencombré votre intérieur. Par contre, vous pourrez certainement vous libérer du temps, retrouver un peu de sérénité chez vous et avoir les chaussettes qui vont ensembles le matin, ce qui n’est déjà pas si mal ! 😉

De prime abord, ce travail peut paraître insurmontable, effrayant ou irréaliste (rayer la mention inutile) (ou pas). Cependant, à mon sens, il est indispensable et on ne regrette pas une seule seconde de l’avoir entrepris à la maison. 

« N’ai rien dans chez toi qui tu ne sais pas être utile ou que tu ne penses pas beau »

Avant de commencer, si vous n’avez pas encore lu notre premier article sur le minimalisme, c’est ici. On y raconte notre déclic.

Maintenant, je vous propose faire une petite expérience ensemble : ouvrez un tiroir de votre cuisine. Est-ce que vous pouvez y trouver un objet qui ne vous a pas servi depuis un mois ? Six mois ? Un an ? Si vous arrivez effectivement à trouver cet objet, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui vous pousse à le garder ?

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

Voyons si votre réponse se trouve dans l’une de ces catégories :

  • Catégorie 1 : « Au cas où… » aussi connu sous le nom : « On sait jamais… » ou encore : « ça peut servir ! »
  • Catégorie 2 : « Mais c’est un cadeau ! »
  • Catégorie 3 : « Je l’ai acheté y’a pas longtemps ! »
  • Catégorie 4 : « Si si je m’en sers ! Regarde ! »
  • Catégorie 5 : Les doubles, triples, quadruple
  • Catégorie 6 : Les gadgets, trucs publicitaires et détritus en puissance

Vous avez répondu oui ? Plusieurs fois ? Effectivement, il serait peut être utile de trier un peu. 😉

Il est très facile d’acheter ou de garder des objets dont nous n’avons au final aucune réelle utilité. Il y a plein de raisons qui peuvent expliquer ces comportements : envie (consciente ou non) d’accéder à un certain niveau social, peur de manquer, culpabilité à l’idée de se débarrasser d’un objet, peur de regretter…  Il arrive souvent que l’on achète quelque chose sans vraie raison, juste pour se récompenser ou compenser une émotion négative. L’action de consommer libère de la dopamine, hormone du plaisir et nous incite à recommencer régulièrement. On est stressé, on cherche un exutoire rapide et on va faire les magasins. On achète alors une énième paire de baskets/ bottes/ jeans/ livre/ CD/ perceuse (insérez ce que vous voulez^^).

Nous entassons donc des choses dans nos placards jusqu’à ne plus pouvoir les ouvrir. Nous ne savons plus quoi faire de nos affaires et certains vont même jusqu’à louer des espaces de stockage supplémentaires, déménagent dans (encore) plus grand et s’endettent. Ce qui est quand même un comble quand on sait que la surface habitable par personne en France n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui : environ 40m² par personne en moyenne en 2006 contre 31m² en 1984 !

Avec Jo, on entend souvent que notre maison est vide. Je conçois qu’on puisse le penser si on se réfère à la norme nationale. En réalité, elle n’est pas vide du tout. Je trouve même qu’on a plein de choses ! Mais chaque objet a son utilité et ils s’accordent entre eux pour former un ensemble qui nous plait. Dit autrement : aucun objet ne sert à rien, ni n’est dénué d’histoire. Par exemple, les tableaux aux murs sont remplis de nos photos ou proviennent d’événements auxquels nous avons participé. Ce sont nos objets sentimentaux. Pour tous les objets de la vie courante, on essai qu’ils soient à la fois ergonomiques et esthétiques pour être agréables à l’usage (oui même le balai-serpillère, pour ne pas avoir envie de le balancer par la fenêtre quand on s’en sert !).

Et donc pour arriver à ça, il faut d’abord trier. Mais par quoi commencer ? Sachez qu’il y a plein de façons de procéder et qu’aucune n’est meilleure que l’autre. Il faut en choisir une, celle qui « vous parle » le plus et vous lancer. Je vous propose de faire un petit tour non exhaustif des techniques de désencombrement pour la suite de l’article.

Dans tous les cas vous aurez besoin de plusieurs boites (vous pouvez prendre des sacs, on n’est pas difficiles) pour les catégories d’objets suivantes:

  • À garder
  • Je ne sais encore quoi en faire
  • À donner
  • À vendre
  • À jeter

Trier pièce par pièce et se poser les bonnes questions

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

 

La méthode la plus courante consiste à trier votre intérieur pièce après pièce, en commençant par exemple par les endroits visibles si vous voulez des résultats visibles rapidement (entrée, salon, surfaces planes…). J’aurai tendance à vous conseiller d’éviter de débuter par les endroits les plus encombrés ou le grenier rempli des souvenirs d’enfances. Ce sont des zones qui vous demanderont beaucoup d’énergie !

Préférez un moment où vous avez du temps devant vous, consacrez une journée entière ou une partie d’un weekend au tri par exemple.

Une fois la pièce choisie, vous pouvez vous lancer en vous posant une série de questions pour chaque chose. Clémentine a fait une très chouette infographie la dessus. Si un objet ne passe une des questions, vous pouvez vous en défaire. Je vous rassure, ça prend moins de temps que ça en a l’air. En réalité, on sait instinctivement quoi faire de chaque objet, même s’il peut y avoir de la résistance parfois. 😉

Est-ce que c’est cassé ?

Si oui, est-ce que c’est réparable ? Et surtout est-ce que vous allez prendre le temps de le réparer/ le faire réparer ou est-ce que ça va rester là au fond du placard pendant encore 2 ans sans bouger ? Soyez honnête avec vous-même. Par exemple, j’ai conservé certains colliers que j’aimais beaucoup dont un offert par mon papa et ramené de l’île de la Réunion (que Jo a réparé, merci chouchou). Et au contraire j’ai débarrassé des vêtements parce que je savais que je ne prendrais jamais le temps de les recoudre.

Est-ce que je m’en sers ?

Pour de vrai ? Ou la dernière fois que vous avez sorti ce moule à gâteau spécial fête foraine c’était en 2005 ? Vous voyez l’idée, si vous l’utilisez souvent, c’est bon. Sinon peut-être avez-vous autre chose chez vous qui pourrait remplir la même fonction. Vous pourriez aussi l’emprunter lors des très rares fois vous en avez besoin.

Généralement on dit que si ça n’a pas servi depuis 1 an ou plus ça peut partir. La couche de poussière à la surface des objets peut servir d’indice également. 😉

Est-ce que je l’aime bien ?

Si oui c’est parfait. Sinon, dehors. Oui parce qu’il arrive que l’on conserve des choses qui nous énervent ou que l’on déteste. C’est bien dommage puisque à chaque fois que vous voyez ces objets, ou que vous les utilisez, vous risquez d’être de mauvaise humeur ! C’est quand même bête de se pourrir la vie soi-même non ?

Est-ce que j’en ai plusieurs ?

Si oui, choisissez en un ou deux, vos préférés, et débarrassez les autres.

Evidemment ça ne fonctionne pas pour tout, une seule culotte dans le dressing ça fait un peu juste. Mais avez-vous besoin de 3 perceuses, de 4 tire-bouchons ou de 10 crèmes de jour ? Sérieusement ? (le premier qui me parle de mes 40 livres de cuisine végétale dort dehors).

Est-ce sain pour moi et l’environnement ?

C’est LA question à se poser pour les cosmétiques et les produits ménagers, mais aussi pour la batterie de cuisine. Les vieilles poêles en téflon avec plein de rayures, donc toxiques, devraient automatiquement disparaître de votre cuisine.

Pour les cosmétiques, je vous renvoie à ce site très bien fait et notamment à cet article sur les composants problématiques. Le magazine Que choisir a publié en février 2016 une liste de molécules à éviter, si ce n’est pas parfait car forcément incomplet, ça a le mérite de permettre de commencer trier sa salle de bain et son placard à produits ménager. Pas besoin de millions de produits différents pour prendre soin de sa peau ou nettoyer son intérieur. Des produits simples et respectueux de l’environnement existent, autant les utiliser.

Est-ce que c’est facile d’utilisation et d’entretien ?

L’idée c’est de vraiment se simplifier la vie.

Parce que le robot de cuisine qui demande 10 minutes de montage puis 20 minutes de lavage pour râper 2 carottes… Comment vous dire… Autant le faire manuellement avec une râpe toute simple. Bon ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, certains robots sont très pratiques. J’adore mes deux blenders par exemple. Comme d’habitude, tout dépend de l’utilisation que vous en avez. À vous de juger le rapport utilité/ simplicité d’utilisation.

Poser vous aussi la question pour les vêtements qui demandent un entretien spécifique. Personnellement, si ça ne passe pas en machine, je n’en veux pas ! Sinon de toutes façons ils resteront dans l’armoire parce que j’aurai la flemme/ pas l’envie/ pas le budget pour les emmener au pressing.

Est-ce que vous avez envie de le garder ?

Ou est-ce que vous vous sentez obligé ? Parce que c’est un cadeau, parce que vous l’avez payé cher… Si vous gardez quelque chose par culpabilité, et bien ne le gardez plus, tout simplement. Pour les cadeaux, l’objet a rempli son office au moment où on vous l’a offert. Et pour les choses payées cher, l’argent est déjà perdu. Garder la preuve du mauvais achat au fond de l’armoire ne remplira pas votre compte en banque. Par contre le revendre, ça peut aider. 😉

C’est la méthode qu’on a utilisé la toute première fois que nous avons trié nos affaires. Ça reste une approche très rationnelle. Elle permet d’y aller doucement, à son rythme.

La méthode dite « KonMari »

 

Tirée du livre La magie du rangement de Marie Kondo, une japonaise férue de rangement, cette technique est un peu plus « instinctive ». Le but est de tout trier en une seule fois. Forcément, c’est un gros chantier. On s’y met un bon coup, éventuellement sur plusieurs jours, et ensuite on est tranquille.

Le tri se fait par catégories d’objets :

  • Vêtements
  • Livres
  • Papiers divers
  • Vaisselle/ alimentation
  • Maison
  • Jardin/ bricolage
  • Sentimental

On rassemble d’abord tous les objets d’une même catégorie dans un endroit (tous les DVDs, tous les produits de beauté, toute la vaisselle…). Cette étape permet de se rendre vraiment compte de tout ce que l’on possède. Je vous assure que ça peut être assez impressionnant de réunir tous ses vêtements et chaussures sans exception et de voir une montagne se former sous nos yeux ébahis.

Ensuite il faut les trier un par un. Pour ça, d’après Marie Kondo, pas la peine de se poser milles questions, une seule suffit. Le principe, prendre chaque objet en mains et se demander : « Est-ce que cet objet me procure de la joie ? ». Oui, on garde. Non, on débarrasse. Simple et efficace. Là encore, il s’agit d’être parfaitement honnête avec soi-même.

La méthode trouve sans doute ses limites avec les objets très utilitaires comme les produits ménagers ou la balayette… Encore que, certains peuvent être très chiants d’utilisation quand d’autres seront plus agréables.

On a fait ça une fois arrivée dans la maison, en second tri. Ça a quelque chose d’amusant et au moins, on visualise ce que l’on a chez soi.

Minsgame

 

Le minsgame, raccourci pour « minismalist game » est un jeu pour commencer (ou continuer) à désencombrer. Il a été créé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les tenants du blog The Minimalists. Le 1er jour du mois, on se débarrasse d’un objet, de deux le 2ème jour et ainsi de suite. De cette façon, à la fin d’un mois vous aurez 460 objets en moins chez vous (1+2+3+…+ 30).

C’est simple, ludique, et ça demande peu de temps pour être mis en place. Tout compte : vêtements, meubles, bibelots, produits cosmétiques… Théoriquement, les objets doivent être sortis de la maison avant minuit mais rien n’empêche de les stocker dans un même lieu jusqu’à la fin du jeu, une sorte de zone de transit.

L’avantage c’est que vous pouvez piocher un peu partout chez vous comme ça vous dit. L’inconvénient, c’est que c’est une méthode moins rapide.

Si vous tapez #minsgame sur instagram vous devriez plein de gens qui participent. Un peu d’inspiration, ça fait toujours du bien.

La « packing party »

 

Cette méthode a aussi été proposée par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Elle consiste à emballer toute ou partie de ses affaires, comme pour un déménagement, puis à les mettre de côté. On ressort ensuite au fur et à mesure ce dont on a besoin. Au bout d’un temps décidé à l’avance, par exemple 3 ou 6 mois, on conserve ce que l’on a sorti des cartons et on débarrasse le reste. Evidemment on ne rouvre pas les cartons avant de les donner. Sinon c’est tricher et il y a de grandes chances pour qu’on veuille récupérer plein de trucs inutiles. Qui n’a jamais dit « je vais trier la cave » avant de passer des heures assis par terre à ressortir toutes les vieilles photos pour finalement ne rien ranger du tout…

L’avantage avec cette technique, c’est qu’on est sûr de garder uniquement des choses qu’on utilise régulièrement.

L’inconvénient, c’est que ça doit marcher moyen avec les affaires qui ne servent que pendant certaines saisons ou les objets sentimentaux.

Voilà pour les 4 techniques de désencombrement que je connais. J’avoue avoir une préférence pour les deux premières car elles permettent de prendre plusieurs critères en compte, dont le côté empreinte environnementale et d’aller plus rapidement.

Et vous, êtes-vous tenté de désencombrer votre intérieur ? Quelle méthode vous parle le plus ?

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

En ce début année, propice aux bonnes résolutions, j’ai eu envie de parler de minimalisme et de partager avec vous notre expérience sur le sujet ainsi que nos motivations, nos échecs et nos réussites.

D’ici un mois ou deux, nous allons voir fleurir un peu partout les sujets sur le ménage de printemps, le rangement et la bonne organisation des placards. Or pour la plupart d’entre nous, j’ai tendance à penser que nous ne manquons pas vraiment de place ou d’organisation mais que nous avons surtout beaucoup trop d’affaires ! (si vous habitez dans une chambre de bonne de 9m² sous les toits à Paris – douche comprise et toilettes sur le palier – vous n’êtes pas visé évidemment^^).

Parler de minimalisme permet de réfléchir sur notre rapport aux objets, à leur valeur que nous leur portons, à la manière dont nos affaires peuvent changer le regard que l’on porte sur nous-même ou de comment le regard des autres modifie notre façon de consommer.

Dans ce premier article sur le sujet, je vais d’abord vous parler de notre parcourt : qu’est-ce qui nous a poussés à suivre ce chemin ? Quels sont les objectifs d’une telle démarche ?

Notre déclic

Bougie

Pour nous, tout a commencé un soir d’hiver il y a 3 ans un dimanche soir. Nous nous préparions à aller nous coucher, pas tout à fait prêts à entamer une nouvelle semaine. Gwen était déjà dans la chambre, je finissais de me brosser les dents et d’enfiler mon pyjama. Quelques vérifications de routine : porte d’entrée bien fermée, extinction des lumières, les chats dans le salon… Direction la chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. C’était sans compter sur la poignée de porte qui qui choisit à ce moment là de me rester dans la main, condamnant la porte avec Gwen d’un côté et moi de l’autre. J’ai repensé aux trois autres poignées de portes déjà cassées pendant le mois et à notre facture de chauffage astronomique malgré les 16°C dans l’appart, c’en était trop ! Après un long moment à essayer de démonter la poignée avec une lame de rasoir (les tournevis étaient rangés dans la chambre, logique je sais), j’ai décidé que, là, vraiment, il fallait qu’on bouge : « On déménage ! ».

La décision était prise, mais on ne savait pas encore où cela nous mènerait. En effet, pour pouvoir déménager plus facilement nous avons du nous délester de beaucoup de nos biens matériels.

Nous avons donc commencé, plein d’enthousiasme, à préparer les cartons, remplir les valises, vider les meubles et la cave. Ah la cave ! A l’époque elle était tellement pleine qu’on ne pouvait littéralement plus passer la porte. Pour accéder au fond, il fallait escalader une cuisinière si je me souviens bien, la faute à toutes nos affaires d’étudiants entassées dedans. Nous nous sommes donc retrouvés un peu ahuris devant notre montagne de bazar en nous demandant « comment on a fait pour accumuler autant de trucs ?!».  Cette étape nous a vraiment permis de nous rendre compte de la quantité d’objets que nous possédions et d’ouvrir les yeux sur notre surconsommation. Quand vous retrouvez un pèle-pomme au fin fond d’un placard alors que vous avez l’habitude de les manger entières avec la peau, vous vous interrogé sérieusement sur votre capacité à acheter n’importe quoi (et à balancer vos sous par les fenêtres par la même occasion !).

Nous avons alors débuté le grand jeu du tri en mettant les choses « qui ne servent à rien » d’un côté et tout le reste de l’autre. Parmi les choses éliminées, il y avait tous les vêtements que nous n’avions pas mis depuis 1 an ou plus, les gadgets, de vieilles peluches, les DVDs qu’on ne regardait jamais, nos anciennes affaires d’étudiants, les trucs en double ou en triple exemplaire… L’idée était simple : moins on en garde, moins de cartons on aura à faire et à transporter. #teamfeignasse. Nous avons ainsi pu éliminer six ou sept de sacs de 100L de vêtements, donner plus de 300 lots d’objets en tout genre et revendu pas mal des choses entassées à la cave. C’est donc considérablement allégés que nous avons enfin quitté notre vieille appartement !

En arrivant dans la nouvelle maison, nous nous sommes fixés une règle : tout doit rentrer dans les placards intégrés, à une exception prête : les livres, la grande passion de la maison. Que voulez-vous, nous ne sommes pas parfaits 😉 . Nous nous sommes alors rendu compte que nous avions toujours trop d’affaires. Les placards débordaient toujours et nous avions du mal à tenir notre résolution à garder la table à manger sans rien dessus. C’est à ce moment que nous avons découvert que ce que l’on avait fait naturellement portait un nom « le minimalisme » et que plein de gens en parlaient sur les blogs, dans les livres ou les magazines ! Il se trouve qu’actuellement, le rangement et le désencombrement sont des sujets qui ont le vent en poupe, il y a donc pléthore de bouquins disponibles dans les rayons, des plus pratiques au plus théoriques en passant par les plus farfelus aussi. Vous trouverez ci-dessous une petite sélection non-exhaustive de livres sur ce thème. Ceux avec une petite étoile devant sont ceux que nous avons lus :

Chaque auteur propose sa propre définition du minimalisme. Ils sont tous inspirant à leur manière et donnent envie de commencer à désencombrer. Par contre certains adoptent un ton extrêmement péremptoire, du style à vous dire combien de paires de chaussettes vous êtes supposés avoir dans votre tiroir pour être un « vrai » minimaliste. Il faut donc garder son esprit critique et prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit. Ce n’est pas du tout notre vision des choses et je vous propose maintenant de vous parler de notre façon de faire.

Notre vision du minimalisme

Salon

Définir ce qu’est le minimalisme n’est pas une mince affaire tant les points de vue diverges.

Commençons par le plus évident : non (!), ce n’est pas souhaiter vivre dans une cabane au fond d’un bois de l’arrière-pays, vivant uniquement d’amour et d’eau fraiche en élevant des brebis (Maman, merci pour ton soutien sans faille XD Je t’aime !).

Notez qu’on a le droit de vouloir ça hein ! Certaines personnes vont effectivement jusqu’à vivre avec 100 objets ou moins et adopter un style nomade. Ceci étant dit, c’est loin d’être la majorité des cas et je ne pense pas que ce style de vie convienne à tout le monde.

Le minimalisme n’est pas non plus réservé à ceux qui ont plein de sous, sont sans enfants, vivent à Paris, aux hippies ou à ceux tiennent un compte instagram ou une galerie sur Pinterest (rayez les mentions inutiles). On n’est pas obligé d’adopter les murs tous blancs ou de vivre dans un appart digne d’un magazine de déco ! Et même les familles avec enfants peuvent s’y mettre. J’irais même jusqu’à dire qu’elles le devraient ! 😉 Plein de familles partagent leur témoignage sur le net, par exemple ici, ici ou .

Le principe du minimalisme d’après nous : vivre aussi bien (ou mieux), avec moins de choses, revenir à nos vrais besoins, libérer de l’espace et retrouver du temps pour voir nos proches, vivre des expériences enrichissantes et réaliser tous les projets qui nous tiennent à cœur mais que l’on reporte en permanence d’habitude. Le minimalisme c’est aussi très bien pour simplement prendre le temps pour faire la sieste (j’adore la sieste) !

À mon sens, il n’y a pas de minimaliste parfait, d’objets à avoir ou au contraire, à éviter absolument. Chaque personne ou famille doit adopter un mode de vie qui lui convient en prenant le temps de réfléchir à ses propres besoins. Certains vous diront qu’ils n’ont pas besoin d’un micro-onde ou d’un canapé, d’autres qu’ils n’ont plus aucuns livres ou d’objets de décoration chez eux… Chez nous, des bouquins, il y en a plein (Gwen a une collectionnite aigüe de livres de cuisine végétale) (il parait qu’elle se soigne mais j’ai un doute). On a aussi une chambre qui sert de salle de sport avec plein de poids, d’haltères, kettlebells et autres joyeusetés parce qu’on s’en sert tous les jours. (Ca fait parti des avantages d’habiter à la campagne de pouvoir faire ça, je le reconnais.) Chez d’autres, ça serait totalement superflu. En revanche, vous ne trouverez pas de consoles de jeu ou de tablettes chez nous. Il n’y a pas un minimalisme mais autant de façon de faire et de vivre que de personnes.

Vinyles

Certains vont jusqu’à compter le nombre de leur possession pour pouvoir ensuite juger de leur degré de minimalisme. Personnellement je n’en vois pas l’intérêt du tout. Pour moi, le minimalisme c’est se détacher du matériel, et non remplacer une obsession (accumuler des objets) par une autre (réduire ses possessions coûte que coûte). Je trouve que compter ses affaires revient à remettre les objets au centre de notre attention alors que l’on cherche justement à s’en défaire.

Pour nous le mode de vie minimalisme est aussi fortement lié aux problématiques environnementales, à la réduction de nos déchets et au végétarisme. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Dans les prochains articles sur ce thème, je reviendrais plus en détails sur les aspects pratiques : comment désencombrer et que faire des objets en trop. Je tenterais de répondre à la « grande question » que tous nos proches se posent « sont-ils fous ? » « Qu’est-ce que cela peut bien leur apporter de tout vider comme ça, aussi bien mentalement que physiquement ? ».

Pain au chocolat et raisins secs {Végétalien}

Pain au chocolat et raisins secs {Végétalien}

Noël approche mes amis ! Les bureaux sont de plus en plus vides, les maisons sont en ébullition. Nous terminons les préparatifs pour le grand soir. Décorations, cadeaux, menus…  C’est la dernière ligne droite avant de retrouver nos proches pour un moment de partage et d’amour.

Et c’est dans cet esprit là que j’ai envie de partager avec vous une recette qui est devenu une tradition chez nous au fil des années : celle du pain au chocolat et aux raisins secs. Je ne parle pas ici d’un pain avec quelques pépites, ou ceux à 15 centimes (blague politique). Non, je parle bien d’un pain full chocolat (pépites incluses) ! Nous le servons généralement au brunch du 25 décembre, il s’accompagne très bien d’une pâte à tartiner au chocolat (y’en a jamais assez XD), ou seul, passé au grille-pain. Il fait le bonheur de mon beau-père, à tel point que j’en prépare maintenant deux !

La recette original vient du livre Pains & Viennoiseries – Pas à pas, de Emmanuel Hadjiandreou chez Marabout. Je vous préviens, pour effectuer cette recette, mieux vaut s’y prendre tôt ! Le mieux, c’est de commencer au petit matin pour que le pain soit prêt pour le goûter, ou bien la veille. C’est parti !

Pain au chocolat et aux raisins secs

Pain de Noël au chocolat et raisins secs

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Ingrédients

Voici les ingrédients utilisés pour cette recette, pour un pain moyen :

  • 330 g de farine T80
  • 250 g d’eau à température ambiante
  • 35 g de levain déshydraté
  • 5 g de levure boulangère
  • 8 g de sel
  • 20 g de cacao en poudre pur (Van houten)
  • 100 g de raisins secs
  • 80 g de pépites de chocolat noir 70%

Préparation

Dans un saladier, mélangez la farine, le sel, le cacao, les raisins secs et les pépites de chocolats. Dans un bol, versez l’eau, puis le levain déshydraté et la levure boulangère. Mélangez jusqu’à dissolution de cette dernière. Versez ensuite le contenu du bol dans le saladier, et remuez bien. La pâte doit être bien légère. Vous pouvez rajouter un peu d’eau si vous trouvez qu’elle est trop sèche. Recouvrez le saladier d’un linge légèrement humide, et laissez poser 10 minutes. Répétez ces deux étapes deux fois, avant de laisser poser une bonne heure dans un endroit un peu chaud (21 °C), dans la salle de bain à côté d’un radiateur par exemple (étape de pointage).

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Au bout de cette heure, la pâte devrait avoir levé. Chassez-en le gaz en la frappant doucement, puis déposez la sur un plan de travail fariné. Vous pouvez ensuite diviser la pâte en deux avant de la mettre dans un banneton allongé. Je préfère la laisser en un bloc. Farinez le banneton, et déposez-y la pâte. Laissez poser pendant 3 à 6h. Voilà pourquoi il vaut mieux s’y prendre en avance !

Lorsque que la pâte a bien gonflé, préchauffez le four à 240 °C. Placez un plat creux en bas du four. Retournez le banneton sur une plaque recouverte de papier cuisson. Saupoudrez la pâte de farine et incisez le dessus dans la forme que vous souhaitez (croix, ligne, diagonale, …). Versez une tasse d’eau dans le plat au four, puis enfournez le pain. Baissez la température du four à 220 °C, et laissez cuire pendant 30 minutes.

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J’espère que ce pain vous plaira. Perso, je ne peux plus m’en passer … Joyeux Noël à toutes et à tous !

 

Sablés de Noël à la noisette et aux épices {végétalien}

Sablés de Noël à la noisette et aux épices {végétalien}

L’année dernière, j’ai fait pour la première fois des sablés à la noisette et aux épices végétaliens, qui sentent bon Noël. Ils ont rencontré un franc succès et sont devenus une tradition du même coup. Cette année j’en ai refait pour mes collègues, qui ont crié au scandale quand la boite a été terminée. Je sens que je vais devoir leur en refaire ! Comme quoi, les biscuits vg, c’est très bon ! 😉

Je vous livre ici la recette de ces petites merveilles.

sablés aux épices de noël végétaliens

Petits sablés de Noël à la noisette et aux épices {végétalien}

Ingrédients

  • 150 de noisettes (ou de poudre de noisettes)
  • 250g de farine de blé T80
  • 80g de sucre de coco
  • 125g de margarine vitacoco (végétalienne ET sans huile de palme!)
  • 3 CS de lait végétal
  • 2 CS de mélange d’épices « Pain d’épices »
  • 1 belle pincée de vanille en poudre
  • 1 cc de poudre à lever
  • 1 pincée de sel

Préparation

  • Faites ramollir votre margarine. Elle doit rester encore solide.
  • Réduisez vos noisettes en poudre à l’aide d’un robot. On a le personnal blender à la maison, il est parfait.
  • Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs.  Ajoutez la margarine ramollie et le lait végétal, et pétrissez avec les doigts jusqu’à former une jolie boule de pâte (penser à se laver les mains avant ^^).
  • Enroulez la pâte dans un torchon et placer la au frigo pendant 1 à 2h pour qu’elle soit plus facile à étaler ensuite.
  • Abaisser la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Elle est assez collante et friable, il faut donc y aller doucement et bien fariner votre plan de travail.
  • Découpez les formes que vous voulez : sapins, étoiles, rennes, petits cœurs… C’est le moment d’être créatif ! Pour éviter de tout casser, je les décolle à l’aide d’une spatule et je pose les futurs biscuits délicatement sur une plaque de cuisson au fur et à mesure.
  • Enfournez vos fournées de sablés pendant 10 à 15 minutes à 180°C. La cuisson dépendra en réalité de votre four. Surveillez bien l’état des sablés et sortez-les du four dès que le bord commence à brunir.

Ces petites choses se conservent très bien pendant quelques jours dans une boite en fer ou un bocal en verre (mais ils ne restent jamais bien longtemps !)

J’utilise du sucre de coco pour son indice glycémique bas, mais c’est un sucrant onéreux. Vous pouvez donc utiliser n’importe quel sucre que vous avez dans vos placards. Un sucre complet apportera simplement un côté plus rustique, un peu de couleur à la pâte et aussi un peu plus de minéraux qu’un sucre blanc.

Le lait végétal peut très bien être remplacé par de l’eau !

Petits sablés de Noël à la noisette et aux épices {végétalien}

50 recettes de fêtes véganes pour Noël

50 recettes de fêtes véganes pour Noël

Cette semaine, pour terminer ma série d’articles sur Noël, je vous propose une sélections de 50 recettes de fêtes véganes, pour un Noël écologique et éthique mais surtout festif ! J’ai choisi plein de recettes différentes, certaines sont sans gluten. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, avec ou sans simili-carne. La plupart des plats sont plutôt simples à réaliser. J’espère que ça vous plaira et que vous aurez un peu plus d’inspiration pour composer vos menus de fêtes de fin d’année !

Entrées & apéritifs

Mousse de fois gras végétal

Rillettes marines

Tarama de tofu

Blinis

Houmous aux oignons caramélisés et crackers fromagés

Velouté de châtaignes (sans gluten)

Feuilletés de potimarron et patates douces aux épices

Velouté de panais aux noisettes grillées

Velouté de topinambours au pain d’épices

Terrine rustique aux pruneaux, châtaignes et cognac (sans gluten)

Beurre de champignons et blinis à la noisette (sans gluten)

Pâté de potimarron en croute

Crème de champignons et croutons

Crème de potimarron

Sapins feuilletés au pesto

 

Plats de résistance

Burger de Noël (un de mes plats préféré!)

Paupiettes de seitan et sa farce aux noisettes et airelles

Roti forestier avec sa sauce chasseur aux myrtilles et ses légumes de saison rôtis (sans gluten)

Pommes duchesses

Tourte végétale de Noël

Feuilleté aux marrons, courge butternut et chou kale

Parmentier de patates douces et tofu mariné à la japonaise (sans gluten)

Parmentier de Noël (sans gluten)

Risotto de champignons à la truffe (sans gluten)

Risotto au safran (sans gluten)

Ravioles de tofu fumé, butternut et sauge

Tranches de tempeh, champignons, sauce gravy aux airelles

Blanquette de panais à la vanille  (sans gluten)

Courges farcies au quinoasetto (châtaignes et champignons)  (sans gluten)

Crumble de légumes et châtaignes

 

 

Desserts

Bûche passion, mangue et noix de coco

Bûche de Noël roulée au chocolat

Bûche au potimarron et cacao (sans gluten)

Bûche chocolat et noix de coco (sans gluten)

Bûche chocolat, praliné et meringues

Bûche choco-mangue

Bûche façon tiramisu

Christmas cake

Crèmes brulées au chocolat

Risotto de Noël façon vin chaud

 

Douceurs

Les classiques orangettes  (sans gluten)

Stolen de Noël

Lebkuchen (je veux ABSOLUMENT en faire!)

Pain d’épices

Petits sapins de Noël (sans gluten)

Biscuits à l’orange et aux épices

Croquants au chocolart

Kringle estonnien

Mince pies

Manele

 

Pour compléter cette sélection, je vous conseille également deux livres de cuisine de Marie Laforêt sur ce thème: Noël vegan et Joyeux Noël vegan. Les deux ouvrages se complètent bien et sont superbement illustrés, comme toujours avec Marie. Le second propose plus de recettes sans gluten. J’ai les deux dans ma bibliothèque et je vous les recommande.

Et vous, qu’avez prévu de préparer pour vos repas de fête ? Une des recettes ci-dessus vous tente-t-elle ?

 

70 idées de cadeaux écologiques et / ou éthiques

Aujourd’hui, je vous propose une large sélection de cadeaux écologiques et/ ou éthiques. Je les ai choisi pour des raisons diverses : fabriqué en France et/ou dans des conditions respectueuses de l’environnement, dans des matériaux durables et/ ou renouvelables, produits véganes, bio et/ ou locaux. Certains objets cocheront plusieurs cases, d’autres une seule. Le principal, selon moi, étant de tendre vers le mieux !

A défaut d’avoir une liste précise des choses qui feraient plaisir à vos proches, j’espère que cet article vous donnera des idées pour les gâter.

Des cadeaux écologiques pour les enfants

Oui, parce que quand même, Noël c’est pour eux à la base ! Je vous propose donc une petite sélection restreinte de jeux en bois et autres accessoires. Je ne suis pas experte dans le domaine, n’ayant moi même pas de petit bout !

jouets

1/ Jeux d’échec en bois, par Les jouets libres.

2/ Draisienne en bois, par Red tyre

3/ Jeu de construction de château en bois, de Plan Toys.

4/ Circuit et train en bois, par Plan Toys

5/ Un tipi indien en carton, par les cabanes d’Evan

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6/ Un skateboard en bois, fabriqué et designé dans les Yvelines

7/ Les kapla, jeu de construction en bois, un grand classique

8/ Un coffret de pirates. Ok, d’accord, j’avoue. Celui-là il me fait rêver moi, la grande enfant! ^^

9/ Un garage pour petites voitures, oui mais en bois !

10/ Concept, un jeu que j’adore et que l’on peut jouer à (presque) tous les âges. Il est simple à comprendre et à mettre en place.

Pour encore plus d’idées pour les enfants, Natasha du blog Echos Verts a répertorié 10 boutiques en ligne qui vendent des jouets écologiques ici.

Des idées de cadeaux pour ceux qui déjeunent au travail ou ailleurs

(et qui en ont marre de leur vieux tupperware tout défoncé) (il va d’ailleurs falloir que je songe à changer le mien!)

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1/ Bouteille isotherme 500mL en inox. Je l’ai en 300mL et j’en suis fan. Elle est parfaite pour emmener de l’eau, du thé ou du chocolat chaud le matin!

2/ Une jolie boite en verre avec un couvercle bien hermétique, qui passe au micro-onde pour déjeuner au bureau. Pas de risque de tout casser dans le sac grâce à la protection silicone.

3/ Set de couverts en inox et sa serviette en coton bio. Moi j’emmène des couverts de la maison mais il m’arrive souvent de les oublier. Du coup, avoir un set spécifique ça ne serait pas forcément du luxe. 😉

4/Un duo de boites à lunch en inox ET isotherme. Parfait pour ceux qui n’ont pas accès à un micro-onde le midi et qui ne veulent pas manger froid. en hiver, rien ne vaut un bon plat chaud.

5/ Une jolie gourde avec un embout sport, et légère.

Pour ceux qui voudraient réduire leurs déchets

Et qui ne savent pas par où prendre la chose !

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1/ Famille zéro déchets – Ze guide, de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, 256 pages, Editions Thierry Souccar. Le guide pour se lancer, très complet, plein d’humour, sans jugement et en même temps très informatif. Jérémie Pichon est engagé pour l’environnement depuis de nombreuses années et il ne fait pas de cadeaux quand il décrit les impacts de notre surconsommation et de notre mode de vie « prêt à jeter ». Il se lit très facilement, je le conseille à tous ceux intéressé par le sujet. Je vous conseille d’ailleurs leur blog, qui retrace leur cheminement.

2/ Des sacs à vrac ou des mouchoirs en tissus recylclés de chez Kufu ou chez sac à vrac. J’admire la démarche d’upcylcing  et les produits sont très jolis.

3/ Un kit de cotons lavables de chez les tendances d’Emma. Je les utilise tous les jours depuis 2 ans, ils tiennent toujours très bien le coup et vous probablement rester dans ma salle de bain pendant encore de longues années.

4/ Un joli tote bag. J’aime beaucoup ceux de La petite Mila. J’en ai un en permanence dans mon sac !

5/ Un coffret cadeau zéro déchets de chez Lamazuna pour découvrir les cosmétiques solides.

Pour ceux qui aiment cuisiner

Et qui veulent travailler avec des objets de qualité, sans danger pour leur santé. Clairement avec ces objets, on est dans les cadeaux à (très très) gros budget. Mais pourquoi ne pas se regrouper et ainsi offrir un bel objet de qualité?

cuisine

 

1/ Une cocotte Le creuset, garantie à vie, inusable et un bonheur à l’utilisation. J’en ai une de 4L. Je l’aime d’amour. Voilà.

2/ Des casseroles en inox. J’ai acheté les mienne chez Cristel, parce que c’est français, de très bonne qualité et garanti à vie aussi. On a les nôtres depuis 3 ans et c’est peut-être l’un des meilleurs investissement qu’on ai pu faire ! (Oui vu le prix, là, on peut parler d’investissement!) On les utilise tout de même tous les jours nos casseroles, autant ne pas s’intoxiquer avec des matériaux dangereux ou devoir les changer tous les ans (c’était le cas de mes anciennes casseroles t****).

3/ Des très bons couteaux de cuisine, qui pourront être entretenus et conserver à vie. On vient de s’en offrir deux en lame forgée de chez Whustof: un bon couteau de chef 20 cm et un d’office 12 cm, les deux seuls vraiment utile dans une cuisine. Ca change la vie. Vraiment.

4/ Le personnal blender, de Keimling. Petit, puissant et robuste. Il est plus très versatile et existe en plusieurs versions. On peut aussi bien faire des smoothies que moudre ses farines et faire de petites quantités de purées d’oléagineux. En plus, il est très facilement transportable. C’est le premier que j’ai acheté. Il est parfait. (si je suis parfaitement objective!)

5/ Une belle cafetière à piston, pour un café zéro déchets!

Et les livres pour cuisiner plein de bons petits plats

En cuisine végétale, il y a deux maisons d’édition qui se distinguent vraiment du lot de part la qualité et la diversité de leur production : les éditions La plage et les éditions l’âge d’Homme. J’ai beaucoup (genre vraiment beaucoup) de livres de cuisine de chez La plage et quelque-uns de chez l’âge d’Homme. J’ai essayé de vous faire une sélection un peu large, en privilégiant les gros livres qui contiennent un grand nombre de recettes. J’ai tout de même sélectionné quelques références de livres plus petits parce qu’ils traitent d’un sujet en particulier et que je les aime bien. Je possède ceux marqués par une astérisque (et bien d’autres encore)(j’ai une collectionnite aigüe de livres de cuisine).

Cuisine végétarienne

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1/ Encyclopédie de la cuisine végétarienne, d’Estérelle Payany, 416 pages aux éditions Flamarion. Celui-ci je ne l’ai pas (encore^^). Pour l’avoir feuilleté c’est vraiment un très bel objet. Les photos sont superbes. Le livre a le gros avantage de consacrer toute une partie aux techniques de cuisine (découpe, préparation…) ce qui peut être un gros plus pour les débutants.

2/ *Des soupes qui nous font du bien, de Clea et Clemence Catz, 252 pages aux éditions La Plage. Un des petits derniers, sortis en octobre. On ne présente plus Clea en cuisine bio. Personnellement c’est grâce à elle que j’ai découvert la cuisine végétarienne et ses multitudes de saveurs. Ce livre me fait très envie parce qu’en hiver, les soupes, c’est un peu mon repas de base. Si je pouvais en manger tous les soirs, je serais ravie!

3/ *Tout sans gluten, de Clea, 324 pages et 600 recettes ! Une bible du sans gluten. Les recettes sont également sans lactose car souvent les gens combinent deux intolérances. Certaines contiennent des œufs mais la plupart sont végétaliennes. Ce livre s’attaque aux « vrais » contraintes de la cuisine sans gluten: à savoir les pâtes, la boulange et la pâtisserie. On y trouve aussi des recettes plus simples, naturellement sans gluten et des idées pour cuisiner les céréales sans gluten de plein de façons différentes. Je l’adore!

4/ *Bar à porridge, de Clemence Catz, 72 pages aux éditions La Plage. Le porridge c’est la vie. Voilà tout. Blague à part c’est clairement mon petit déjeuner préférés. Facilement réalisable, déclinable presque à l’infini en fonction des saisons et réconfortant à souhait. Le repas du matin parfait. Ce petit livre va rejoindre ma bibliothéque culinaire très bientôt. Les photos, comme toujours, sont superbes.

5/ *Veggie Bowl, de Clea, 72 pages aux éditions La Plage. Un petit livre que j’apprécie et qui donnent des idées de plats tous simples pour le soirs. Ce sont des recettes basiques mais pimpées grâce à de petites sauces qui changent tout (et que je ne fais pas à chaque fois parce que la flemme et pas le temps). Je pense qu’il est bien pour les débutants en cuisine végé.

Cuisine végane

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1/ *Healthy vegan, de Marie Laforêt, 324 pages et plus de 500 recettes! Editions La plage. Un de mes livres favoris. C’est dit. Il est rempli de recettes de tous les jours et simples, très saines et pour la plupart sans gluten. Si je n’en gardais qu’un, ça serait celui-là.

2/ *Les secrets véganes d’Isa, d’Isa Moskowitz, 307 pages, Editions l’Age d’Homme. Ce livre est une autre bible de la cuisine végétale. Les recettes sont classées en plusieurs catégories : soupes, salades, à manger avec les mains, pâtes, ragouts, desserts, petits déjeuners, recettes du dimanche… Chaque plat est accompagné d’une légende et d’une anecdote souvent très drôle. Isa fait son possible pour que la cuisine utilise le moins de matériel bizarre possible (moins de vaisselle après!)  et soit rapide (pour les repas du soir). Toutes les recettes que j’ai testé jusqu’à présent ont été des succès. Un must have donc !

3/ La revanche des véganes, d’Isa Moskowitz, 275 pages aux Editions l’Age d’Homme. Recettes végétales carrément délicieuses, bon marché et qui envoient du lourd. Je crois que l’auteure a tout dit! Un bouquin parfait pour les petits budgets donc (et pour les autres aussi). Il est sur ma whislist de Noël. 😉

4/ *Barbecue vegan de Marie Laforêt, 72 pages, . Un petit livre qui aidera ceux qui veulent pouvoir participer aux barbecue estivaux en mangeant autre chose que du houmous et des courgettes grillées (même si c’est très bon). On y trouve par exemple des recettes de ribs de tempeh et sauce barbecue au sirop d’érable, des burgers de portobellos et ketchup épicé maison ou encore du chou-fleur Buffalo et sauce ranch. Et plein d’autres merveilles.

5/ *Saveurs végan, d’Ellen Frémont, 304 pages chez Larousse. Ce livre, à mon sens, est une oeuvre d’art. Il est magnifique et les photos sont sublimes. Ellen Frémont est très créatives et ses recettes sont uniques. Seul bémol, je les trouve très sucrès et je réduis généralement par 2 ou 3 la quantité de sucre indiquée. C’est un livre que je réserverais aux initiés car certaines recettes sont un poil compliquées.

Des idées pour les gourmands

Il y a ceux qui aiment cuisiner et ceux qui préfèrent déguster. Bon parfois (souvent?), on cumule les deux. De mon point de vue, la gourmandise est une grande qualité ! 😉

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1/ Un beau coffret cadeau de chez Ecolili, tout chocolat, fête gourmande ou un abonnement pour leur box bio mensuelle.

2/ De petites douceurs végétaliennes comme ces truffes amandes et caramel au sel marin, sur Boutique-vegan.

3/ Pour les amateurs de café, un coffret découverte des cafés malongo.

4/ Du thé en vrac. Le tout dernier de Lov organic, Lovely Glogg, me fait de l’œil depuis un moment. J’aime aussi particulièrement les thés de chez Les jardins de Gaïa.

5/ Un demi-mètre de bières artisanales ardéchoises. Ben oui, on n’est pas obligé de faire des cadeaux « healthy » hein. J’en connais à qui ce genre de choses fait toujours plaisir! 🙂

Quelques idées de cadeaux « lifestyle »

Ou des petites choses mignonnes rien que pour le plaisir !

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1/ Bougie à base de cire de soja de chez Candle PF Co. Ma préférée : spiced pumpkin. Je suis totalement accro à cette odeur !

2/ Pour les potterhead, une magnifique affiche, par Cy.

3/ Un joli mug pour les fanas de lecture, par CreaBisontine.

4/ Une superbe bague d’Aurelie Hesse, qui fait des bijoux artisanaux très nature, avec amour !

5/ Un simulateur d’aube, pour se réveiller en douceur. J’ai acheté le mien d’occasion sur eBay il y a 4 ans de ça, je n’ai jamais regretté ! Plus jamais je ne me réveillerais avec la sonnerie d’un radio-réveil. JAMAIS. Le mien est un modèle basique qui se contente de faire de la lumière.

Pour ceux qui aiment les cosmétiques

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1/ Slow cosmétique le guide visuel : Pas à pas, vers une beauté plus naturelle, de Julien Kaibeck et Mélanie Dupuis, 192 pages aux éditions Leduc.s. Pour apprendre à chouchouter sa peau tout en respectant son corps et la planète.

2/ Des savons saponifiés à froid pour toute la famille. Mes préférés sont ceux de Clémence et Vivien : les savons sont véganes et sans huile de palme. Je les utilise pour le visage et le corps, ils sont parfaits.

3/ Du maquillage Lily Lolo. La plupart des produits de cette marque sont véganes. J’ai quelques produits de chez eux dont je suis très contente.

4/ Un coffret rasage zéro déchets avec blaireau et savon à barbe.

5/ Des soins visages bio, éthiques et locaux (la marque est alsacienne et produit là-bas) avec les trousses Fun’Ethic : être ado, avoir 20 ans et vivre ses 30 ans. En vrai, on peut utiliser les produits à tout âge. Pour info, les crèmes contiennent de la cire d’abeille et ne sont donc pas véganes.

Pour ceux qui aiment avoir les mains dans la terre

Jardiner, c’est un de mes grands plaisirs dans la vie. Quand je commence au jardin, il peut se passer des heures sans que je vois le temps passé ! Voici une petite sélection de choses qui pourraient plaire à ceux qui, comme moi, aiment avoir les mains pleines de terre.

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1/ Le guide du potager Bio, de chez Terre vivante. Offert par ma tante il y a quelques années, c’est ma bible. Il ne se passe pas une année sans que je l’ouvre. J’y trouve toutes les informations dont j’ai besoin !

2/ Mon potager bio en ville, toujours chez Terre vivante. Parce que jardiner n’est pas réserver aux gens ayant un grand jardin! D’ailleurs à ce sujet, voici un blog plein de ressources pour jardiner sur son balcon !

3/ Une box à planter, parfaite pour initier quelqu’un au bonheur du jardinage et au plaisir de manger ce que l’on a fait pousser. Dedans : 5 sachets de graines bio sur un thème donné, avec des végétaux faciles à entretenir, une surprise et un manuel pour bien débuter.

4/ Un assortiments de graines de variétés anciennes, pour les jardiniers connaisseurs, chez la ferme Saint Marthe. Je prend mes graines chez eux quand j’en ai besoin, et elles prennent toujours.

5/ Un hôtel à insectes, pour ceux qui ont un jardin et qui trouvent que décidément, on voit de moins en moins de polinisateurs (c’est à dire tours les jardiniers en gros).

Pour les voyageurs et les marcheurs

C’est la partie un peu plus « gadget » de la sélection.

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1/ Pour les globe trotters, une carte du monde à gratter, chez Nature et découverte.

2/ Pour les randonneurs, un livre regroupant les belles randonnées de France. Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour voir de magnifiques paysages et se dégourdir les jambes !

3/ Le chargeur crankmonkey, qui fonctionne avec une manivelle ! Au moins ça fait les bras ! XD Sinon il y a aussi, les mini panneaux solaires et leur batterie.

4/ L’indétrônable couteau suisse. toujours utile quand on se retrouve au milieu de nul part et qu’on veut, je sais pas moi, dégouter un pannetone (private joke Inside).

5/ La bible du grand voyageur : pour voyager mieux et moins cher. je crois que tout est dans le titre.

Et enfin, des livres pour réfléchir

En vrac, parce que je ne savais pas du tout comment classer tout ça ! Des lectures enrichissantes, pour réfléchir sur des sujets de sociétés, apprendre des choses et/ ou remettre en cause nos croyances infondées.

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Esprit critique es-tu là ? : 30 activités zététiques pour aiguiser son esprit critique, du collectif CorteX. Pour s’initier à la zététique et afuter son esprit critique, chose dont nous avons tous besoin !

Plaidoyer pour les animaux, de Matthieu Ricard, 448 pages, chez Pocket. Une réflexion sourcée sur notre rapport aux animaux.

Plaidoyer pour l’altruisme, de Matthieu Ricard également, 1024 pages (tout de même!), chez Pocket. Attention pavé. Et ce n’est rien de le dire. A lire doucement, en prenant son temps pour tout assimilé. Un livre nécessaire pour enfin clouer le bec de ceux qui crie partout que l’homme est mauvais par nature et qu’on est obligé de se taper dessus parce que c’est notre nature. Les propos sont argumentés et défendus par des études et ça fait du bien.

La fessée : questions sur la violence éducative, d’olivier Maurel, 160 pages  aux éditions La Plage. Je souhaite le lire depuis des siècles (au moins). Olivier Maurel a beaucoup écrit sur la violence éducative ordinaire, sur les dégâts qu’elle entraine et de quelle façon elle perpétue un système violent. Un sujet délicat, surtout en France !

Le féminisme, Anne-Charlotte Husson et Thomas Mathieu pour les illustrations, 96 pages aux éditions Le Lombart. Ce petit livre reprend les grandes étapes du mouvement féministe et explique les concepts clés. Un livre pour bien comprendre les tenants et les aboutissants et arrêter de dire que « le féminisme y en a plus besoin » ou que « c’est pour les vieilles filles poilues ». Comment je caricature ?! Du tout ! 😉

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Chez soi, de Mona chollet, 330 pages aux éditions Zones. Un livre parfait pour les introvertis ou simplement ceux qui apprécient leur chez soi. C’est écrit petit et pourtant ça se dévore ! Un essai passionnant !

Beauté Fatale, de Mona Chollet encore, 240 pages aux éditions Zones. Un livre qui explore notre rapport à la beauté, à l’image et les différents diktats imposés. A lire !

Vers une consommation heureuse, d’Elisabeth Laville, 236 pages chez Allary. Pour s’interroger sur nos mode de consommation et notre rapport aux objets.

Manifeste pour une maison rangée, d’Anne-solange Tardy, pages chez . un tout petit livre, pour mieux vivre sa maison.

Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé, de Giulia Enders, 350 pages aux éditions Actes Sud. Un livre ultra complet et accessible, qui vulgarise le fonctionnement de notre appareil digestif. Un organe un peu laissé de côté et que l’on connait finalement peu. En plus, il est très drôle. J’avais adoré le lire !

Cette sélection vous a plu? Et vous ? quel genre de cadeaux faites-vous ?