Dressing minimaliste #2 : 4 pistes pour une garde-robe versatile

Dressing minimaliste #2 : 4 pistes pour une garde-robe versatile

Il y a trois semaines, je vous parlais pour la première fois de l’application du minimalisme dans le dressing. J’expliquais qu’à mon sens, le tri est une première étape nécessaire mais insuffisante puisque le but final est de moins consommer de vêtements. En ce sens, bien se connaitre est essentiel et le minimalisme m’a vraiment permis de mieux cerner mes goûts dans tous les domaines, y compris vestimentaire.

Aujourd’hui, on continue de discuter minimalisme dans le dressing. Je vais donc encore parler vêtements mais surtout de l’importance de la versatilité des pièces au sein d’une garde-robe. En bref, de comment j’essaie de construire une garde-robe cohérente qui corresponde à mes besoins, tout en ayant un minimum de pièces. Parce qu’avoir des vêtements qu’on aime c’est bien, mais avoir des choses qui vont ensemble c’est mieux !

Pour être honnête, je suis encore en plein dans le processus de construction de la garde-robe en question. Comme on dit, il faut savoir profiter du voyage !Au fur et à mesure, j’arrive à voir où ça pèche et la situation s’améliore. Comprendre : je ne suis plus perdue devant ma penderie le matin.  Voici donc 4 pistes pour une garde-robe versatile.

Choisir une palette de couleurs (et s’y tenir)

Pour avoir des vêtements qui vont les uns avec les autres, il faut commencer par choisir une palette de couleurs qui nous mettent en valeurs et que l’on aime porter.

Généralement, cette palette se compose de :

  • 2 à 3 teintes dites « neutres », qui vont avec tout le reste
  • 3 teintes principales, que l’on pourrait porter tout le temps, pour les pièces majeurs (veste, manteau, pantalon…)
  • 4 à 5 teintes « accents », à porter par touche (top, accessoires, jupe, pull…)

Pour ma part, je ne porte pas exactement les mêmes couleurs en été et en hiver. Je suppose que c’est pareil pour pas mal de monde. La météo influe sur mes envies vestimentaires. En hiver, j’ai envie de foncé et en été de teintes plus claires (oui je suis ultra originale^^). En revanche, mes couleurs neutres restent les même toute l’année : du denim foncé et de l’écru. En hiver, j’ajoute donc du bleu marine, du camel, du rouge brique et quelques touches de kaki et de doré. Des couleurs chaudes et très automnales. En été, je préfère les couleurs plus claires, mais toujours intenses. En l’occurrence, je porte énormément de vêtements de couleur corail et toutes les nuances qui vont avec.

color palette hiver 2017
Exemple de ma palette de couleurs pour l’hiver 2017

Une fois que l’on a défini ses couleurs fétiches, on essaie tout simplement de s’y tenir. On cible ces teintes-là dans les magasins, les friperies et sur les sites en ligne. On évite donc de craquer sur une robe jaune fluo parce que c’est super trendy en ce moment alors qu’on n’en porte jamais et qu’on n’a absolument rien pour aller avec.

Identifier et lister ses besoins

4 pistes pour une garde-robe versatile

Pour éviter d’acheter tout et n’importe quoi, il est préférable de savoir précisément ce dont on a besoin et ce qu’on a déjà. Pour ça, rien de mieux qu’un bon vieux tableau excel (ou un bon vieux tableau sur une grande feuille de brouillon). On commence par répertorier les différentes catégories de vêtements que l’on porte au quotidien : jean, chemises, blouses, pulls, gilets, t-shirts, robes… Ensuite on inscrit le nombre de pièces dont on pense avoir besoin par saison en face de chaque catégorie : par exemple 7 gros pulls et cardigans, 3 t-shirts, 3 robes, 4 pantalons, ect. On regarde ce que l’on possède déjà dans nos placards puis on liste ce dont on a besoin en étant le plus précis possible.

En ce moment, j’ai besoin d’un jean. Plus précisément je recherche un jean skinny bleu foncé, avec des coutures oranges, légèrement délavé et destroy, si possible fabriqué en Europe ou de seconde main. Souhaitez-moi bonne chance ! 😉

 

Enfin pourquoi ne pas essayer de se fixer un nombre maximum de vêtements par saison ? Personnellement, j’essaie de tendre vers 40 pièces pour l’automne-hiver dont une partie servira également au printemps-été. Je ne fais pas non plus une fixette sur le nombre 40. Cela me donne simplement un ordre de grandeur et me permet de relativiser les envies de shopping qui peuvent survenir. Grâce à ce système, j’arrive à me souvenir que je n’ai pas besoin de faire plus de shopping. J’évite ainsi de surconsommer les fringues. Je sais que pour certains ce n’est pas « suffisamment » minimaliste, mais c’est ce qui me convient. Personnellement, j’aime changer régulièrement et j’ai envie d’avoir le temps entre deux lessives. Chacun doit trouver la quantité de vêtements qui lui est adaptée.

Avoir suffisamment de basiques

4 pistes pour une garde-robe versatile

Pour qu’un ensemble restreint de vêtement fonctionne bien ensemble, il faut avoir suffisamment de basiques. C’est grâce à eux que l’ensemble se tient. C’est ce qui avait tendance à me manquer cruellement. Par exemple, je n’avais pas un seul t-shirt tout simple dans les tons neutres dans ma penderie et je rechignais à investir dans des pantalons bien taillés, parce que c’est assez cher. J’avais plutôt tendance à acheter au coup de cœur des pièces un peu fun, et surtout des blouses. De cette façon j’étais sûre de ne jamais rien avoir à me mettre. Et en plus, mes jolies blouses n’étaient pas mises en valeurs avec mes pantalons tous moches.

Alors avant d’acheter plein de pièces , il vaut mieux investir dans quelques basiques :

  • Pantalons bien coupés
  • T-shirt et top en coton ou en lin unis
  • Chemises
  • Pulls unis

Ces pièces sont centrales, elles permettent de faire différentes combinaisons, des superpositions, etc. Ce qui m’amène au point suivant.

 

Penser « tenues »

4 pistes pour une garde-robe versatile

Et non vêtement unique. Au moment de décider d’acheter ou non un vêtement,  je réfléchis d’abord aux tenus que je vais pouvoir faire avec. L’objectif est de pouvoir combiner chaque pièce de 3 façons différentes minimum. Pas question d’avoir un vêtement que ne se porte que d’une seule manière. Pour moi, ce serait un mauvais investissement financier et de l’espace pris dans ma penderie pour vraiment pas grand-chose. Pour créer de nouvelles tenues à partir de ce que j’ai déjà, je sors tout et je fais une session d’essayage, chaussures comprises. De cette façon, j’arrive à faire de nouvelles associations et à réutiliser mes affaires. Ça m’évite de me lasser.

Par exemple pour un pull, j’en chercherais un qui va avec un pantalon, sur une de mes jupes ou de mes robes et que je puisse superposer sur une chemise ou un top. Il faudrait également que je puisse le porter avec différentes paires de chaussures en fonction du style dont j’ai envie le jour où je le porte.

D’après le vendeur d’une des boutiques de ma ville, acheter des vêtements qui vont les uns avec les autres est signe d’une plus grande ouverture d’esprit. Ne me demandez pas pourquoi. 😉

Qu’est-ce que tout cela vous inspire ? Vous procédez déjà comme ça ? Je suis curieuse d’en savoir plus sur votre expérience dans la recherche d’un dressing plus minimaliste.

Pour aller plus loin, je vous propose ces quelques liens :

 

Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

Bonheur : 3 livres qui me guident au quotidien

L’automne est ici. On a rangé les claquettes et ressorti les grosses chaussettes.  Les journées se font doucement plus courtes, et on se dit qu’on resterait bien juste à côté de la cheminée, avec une tasse de café et un bon livre (#teamcafé).

J’ai un sentiment mitigé vis-à-vis de l’automne. J’adores ses couleurs ! J’adore retrouver la bouffe doudou, la chaleur des plaids et les allées couvertes de feuilles orangées. Mais en même temps que la météo, l’humeur commence aussi à se faire capricieuse. Ça devient plus facile de râler, je suis toujours dans les premiers à choper un rhume, et y’a toujours une partie de mon corps qui a froid. Et en même temps que cette baisse de moral vient irrémédiablement une remise en question, le doute, la fatigue. C’est tous les automnes la même chose et j’ai beau le savoir en avance, pas moyen d’y échapper. Jusqu’au moment où j’ai dit STOP.

Photo : Autumn is coming

Alors je me suis plongé dans mes livres. Psycho, philo, développement personnel. Et j’en ai tiré des leçons applicables bien au-delà du blues automnal. Si j’en avais une seule à partager, ça serait ceci :

Tout commence en nous.

De but en blanc, là comme ça, à froid, c’est difficile de comprendre l’étendue de ces quatre mots. Mais ils sont pour moi essentiels, et je vais essayer, à travers trois livres, de vous faire comprendre pourquoi.

Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat

Résumé

Quentin se roule par terre dans le supermarché, Lucie pleure toutes les larmes de son corps parce que son ballon a éclaté, François se réveille toutes les nuits parce qu’un monstre le poursuit, Pierre est terrifié par les tunnels… Les parents sont souvent démunis devant les émotions de leurs enfants. Que faire devant les larmes ? Que dire face aux hurlements ? Comment réagir vis-à-vis des paniques ? Que dire aussi à Paul qui a perdu son papa ? à Mathilde, atteinte d’un cancer ? à Simon dont les parents divorcent ? Voici un livre très concret qui, puisant ses exemples dans le quotidien, vous aidera à accompagner votre enfant vers l’autonomie, à retrouver le contact avec votre propre enfance et à aller vers davantage d’harmonie familiale.

Source : https://www.babelio.com/livres/Filliozat-Au-coeur-des-emotions-de-lenfant/118287

Ce livre de parentalité m’a appris beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et m’a donné un regard neuf sur le monde, et sur moi-même. Je l’ai lu à la base par simple curiosité, parce que, ben, on n’a pas d’enfant, et c’est pas encore dans les tuyaux ^^. Mais je me suis vite rend compte que ce livre était bien plus. Qu’est-ce qui se passerait si on le lisait en se mettant à la place de l’enfant qu’on a été ? Secouez très fort, versez, et vous obtenez une bonne auto-thérapie !

Pourquoi est-ce nécessaire, me direz-vous ? Comprendre de quoi nous sommes faits, nos émotions, nos impulsions, nos peurs, nos manques, nos envies, nous permet d’avoir une meilleure emprise sur nous-même, et nous sommes les premiers acteurs face à nos émotions. C’est donc quelque chose de primordial. Cela passe d’abord par prendre conscience de nos défauts. Je ne parle pas ici de se dire “Ah, mais en fait je suis une plus grosse merde que ce que je pensais !”  Non ! Pas de jugement. C’est une prise de conscience, pas un pugilat ! Connaître nos défauts permet de savoir sur quoi il faut qu’on travaille pour s’améliorer. C’est la première pierre de l’édifice. L’objectif n’est pas non-plus d’être parfait. Parce que 1 : on s’en fout de l’être, 2 : de toutes façons c’est impossible, sauf sur Insta. Il s’agit plutôt de prendre pleinement conscience de qui nous sommes, et de bâtir à partir de là.

J’ai donc fait ce travail de déliaison (comme dirait Frédéric Lenoir dans La Puissance de la Joie). J’ai analysé mon passé pour comprendre qui j’étais aujourd’hui, sans rien épargner. Par exemple, je sais pourquoi j’ai tendance à faire le minimum syndical pour m’en sortir et passer à l’étape suivante. Disons que la stratégie parentale du “Tu peux mieux faire !” n’a pas marché super super sur moi… Oups 🙂 Là où ça devient problématique, c’est que j’ai tendance à ne pas aller jusqu’au bout des choses à cause de cela. Je travaille encore sur le sujet, il faut dire que c’est une habitude tenace, mais j’apprends petit à petit à me donner un cadre pour changer cela. J’essaie de mettre en place des astuces pour m’aider aller jusqu’au bout des choses, comme utiliser le plus possible mon calendrier. Mais si je n’y arrive pas, je me souviens que c’est un travail en cours et que je fais de mon mieux, qu’à cet instant précis, je suis comme je suis, et que j’essaie de m’améliorer, et que c’est là l’essentiel. (#empathie)

Le petit traité de l’abandon – Alexandre Jollien

Résumé

Alexandre Jollien poursuit sa quête d’une sagesse qui apporte la paix intérieure. Si la joie est le but, la voie royale pour la vivre est l’abandon ou, en termes bouddhistes, la « non-fixation ». Ne pas « fixer », c’est se débarrasser des représentations, et par là laisser la vie être ce qu’elle est. Cela rend la perte vivable. Cela rend ouvert à l’autre, au monde. C’est aussi un chemin pour s’accepter tel que l’on est, même handicapé.

Chacune des 20 pensées réunies dans ce livre est à la fois un remède et une méditation sur les obstacles qui nous écartent de la joie, et les chemins qui nous y conduisent. Ainsi s’esquisse « un art de vivre qui nous dépouille du trop et nous aide à trouver l’audace de danser joyeusement dans la ronde de l’existence ».

Source : https://www.babelio.com/livres/Jollien-Petit-traite-de-labandon–Pensees-pour-accueilli/702909

Passé la première étape de remise à plat des fondations, vient la seconde : construire des murs et un toit solide qui nous protégeront. Les conseils d’Alexandre Jollien pour cela, par ce qu’il a vécu et ce qu’il essaie de mettre en pratique au quotidien sont précieux.

Prenons un exemple concret : la comparaison aux autres. Je ne compte plus le nombre de fois où, après avoir scrollé bon nombre de comptes Instagram (oui, c’est mon réseau social favori, pourquoi ?), je me retrouvais avec le moral dans les chaussettes, regardant le prix des cordes chez Casto, parce que j’avais le sentiment que ma vie, et par extension, ma personne, n’avait aucune valeur. Vous voyez de quoi je parle ? Jollien nous livre ses pensées et ses outils mentaux contre ce fléau. Cela commence par accepter ce que nous sommes. Placer la perfection que nous recherchons dans la réalité et dans l’instant présent. En d’autres termes, ce que nous voyons chez les autres, notamment à travers les réseaux sociaux, ne représente qu’une vision artificielle des choses, un idéal, un imaginaire. Nous pouvons nous en inspirer, mais il serait illusoire de vouloir l’atteindre. Non, la vraie question est, comment faire pour atteindre la joie, ici, et maintenant. Car c’est ça qui est vraiment important, l’essentiel.

Une autre notion importante à mes yeux qui a vraiment changé mon existence est de reconnaître les choses qui dépendent ou pas de moi. Cette idée vient de la philosophie stoïcienne (Epictète).  Elle nous dit qu’il ne faut pas désirer ce qui ne dépend pas de nous si l’on veut accéder au bonheur : si quelque chose ne dépend pas de nous, nous ne pouvons donc pas maîtriser cette chose. Et si cette chose n’est pas comme nous le souhaitons, alors nous sommes malheureux. Alors que faire ? Accepter les choses qui ne dépendent pas de nous comme elles sont, et agir sur ce qui dépend de nous pour façonner notre réalité.

Avec cet outil en poche et avec un peu d’entraînement, nous pouvons mieux accueillir les événements, et construire ces murs qui nous protégerons. Et il en faudra de l’entrainement, car accepter ce qui ne dépend pas de nous est un exercice difficile. Accueillir nos sentiments comme ils sont, les laisser vivre et mourir, et passer à la suite, ce n’est pas quelque chose d’évident au début. Mais, comme une maison ne se bâtit pas en un jour, notre force mentale non plus. Cela demande du temps, de la patience, de l’attention, et de l’empathie envers nous-même. Ça tombe bien, on a toute la vie :).

La puissance de la joie – Frédéric Lenoir

Résumé

« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?

J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture narcissique et consumériste, mais différente aussi des sagesses qui visent à l’ataraxie, c’est-à-dire à l’absence de souffrance et de trouble.

Pour ma part, je préfère une sagesse de la joie, qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer. Sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza et de Nietzsche, une sagesse fondée sur la puissance du désir et sur un consentement à la vie, à toute la vie…

… Pour trouver ou retrouver la joie parfaite, qui n’est autre que la joie de vivre. »

Source : https://www.babelio.com/livres/Lenoir-La-puissance-de-la-joie/785305

Je pense que ce livre, je vais le lire, lire et relire encore !  Il m’a appris à faire la différence entre le bonheur, le plaisir, la joie, et les liens entre ces notions. À travers les philosophies aussi bien occidentales qu’orientales, Frédéric Lenoir tente de nous montrer la voie vers la joie. La voie, ou les voies, car il en existe plus d’une, mais c’est avant tout quelque chose qui se cultive. Un état où nos émotions les plus belles explosent en nous et nous subliment.

La joie selon Spinoza, philosophe du XVIIe siècle, et l’un de mes chouchous : il distingue deux types majeurs de joies : passive et actives. Les joies passives sont celles qui dépendent d’une source extérieure, comme un partenaire, un collègue, etc. Les joies actives sont celles qui n’a que nous comme cause. Ces dernières sont plus fortes, plus longues, plus intenses. Les joies passives ne sont pas toutes mauvaises pour autant. Elles peuvent elles aussi nous aider dans notre construction personnelle. Mais elles peuvent aussi nous apporter plus de malheur que prévu.Par exemple quand nous idéalisons quelque chose. Il est rare que ces choses soient à la hauteur de nos attentes, ce qui provoquera chez nous l’inverse de l’effet escompté.

Ok, et qu’est-ce qu’on fait de ça, me diriez-vous ? Si les joies actives sont fortes et durables, il serait judicieux de préparer en nous un terrain propice à leur apparition. En nous, encore une fois, parce que par définition, ces joies sont actives parce que nous en sommes la seule cause. Pour moi, cela passe par me fixer des objectifs d’évolution : lire et écrire plus, faire de la longboard, m’améliorer en photographie. Uniquement des choses qui ne dépendent que de moi.

Petite parenthèse sur les objectifs. Un objectif ne se définit pas n’importe comment. Il faut de la précision dans la matière. C’est comme les résolutions de début d’année. Si c’est trop irréaliste, ça rate parce que la marche est trop grande. Si c’est trop vague, ça rate parce qu’il n’y a pas de limite et on ne sait pas quand on remplit l’objectif ou non. S’il n’y a pas d’objectif de date, ça rate parce qu’on peut toujours repousser la limite de temps. Prenons la longboard dans mon cas. Je voulais absolument en faire, parce que, beh, je trouve ça super cool. J’ai défini mon plan d’action comme suit :

Objectif : Pouvoir me balader dans la rue sur ma planche.

  • Etape 1 : Tenir sur la planche en statique
  • Etape 2 : Tenir sur le planche en roulant à plat, dans un endroit dégagé et sur route toute propre
  • Etape 3 : Rouler sur les trottoirs dégagés (pour appréhender les trous)
  • Etape 4 : Utiliser la longboard pour mes déplacements en ville.

Objectif de temps : 1 mois (réalisable, parce que j’avais déjà fait un peu de skateboard)

Entrainement : Week-end au début, puis tous les midis 20 minutes.

Simple, réalisable, précis.

Mais revenons à nos moutons. La réalisation de ses objectifs ne dépend que de moi. Je suis acteur de ma vie, et seul maître à bord. La joie que j’en tire n’a pas d’égal. Si je n’y parviens pas, je n’aurais quand même pas été statique. J’aurais appris, sur moi, sur le sujet en question (photographie, skate, etc.). J’aurais essayé. Spinoza parle de la force de vie, qui nous met en mouvement. Le Conatus, la persévérance dans son être. Cette persévérance augmente quand nous sommes fidèles à ce que nous sommes, et que nous essayons de nous améliorer, ce qui a aussi pour incidence d’augmenter notre ouverture à la joie.

Conclusion

La joie est donc une recherche permanente, quotidienne. Elle se trouve dans les petites choses de la vie, dans le partage, l’échange, l’empathie. L’empathie envers les autres, mais aussi et d’abord envers nous-même. Apprendre à se connaître, accepter qui l’on est et d’où nous venons constitue la première étape vers le bonheur. Ces trois ouvrages sont mes guides vers une vie meilleure, et j’espère que les partager ici pour vous aider, ne serait-ce qu’un peu, à améliorer la vôtre.

Et vous ? Quels sont vos trucs pour vous rendre la vie meilleure ?

Dressing minimaliste #1 : désencombrer et mieux se connaître

Dressing minimaliste #1 : désencombrer et mieux se connaître

Dressing minimaliste #1 : désencombrer et mieux se connaître

D’ici peu, nous allons déménager dans une nouvelle région. Cette fois, c’est un changement de vie que l’on a voulu très fort.  Maintenant, il va falloir transporter nos affaires de l’autre côté de la France. C’est l’occasion pour nous de refaire un tri parmi toutes nos possessions et de nous interroger sur ce que l’on veut vraiment emmener. Le but étant évidemment de partir le plus léger possible ! Vous connaissez ce moment où vous faites une estimation en mètres cubes de vos affaires ? Et où vous vous rendez compte que vous n’êtes pas si minimalistes que ça ? Je n’ose imaginer le désastre si on avait tendance à accumuler les choses !

Je vous ai déjà parlé de minimalisme sur le blog  au travers de plusieurs articles : en vous racontant notre déclic, en parlant des différentes méthodes de désencombrement ou encore en listant les stratégies que je connais pour évacuer tout ce qui nous encombre une fois le tri fait. D’ailleurs en se moment je mets plein de choses en vente (si quelqu’un cherche des palmes en 36/37…^^)

Pour la suite de la série sur le sujet, je vous propose d’aller un peu plus dans les détails et de parler de l’application minimalisme dans le dressing. Aujourd’hui, on va parler désencombrement de fringues et de comment le minimalisme m’a aidé à affiner mes goûts en matière vestimentaire et à mieux me connaitre.

Désencombrer sa penderie et ses placards à vêtements peut être angoissant pour certains. Personnellement, j’adore. Plus je tris, plus mon dressing me correspond. Ce n’est que du positif.

Désencombrer son dressing

minimalisme dressing

La plupart d’entre nous mettons les mêmes vêtements jours après jours et pourtant nos penderies débordent de choses en tout genre, qui ne voient jamais la lumière du jour. L’objectif du désencombrement, c’est d’identifier les pièces inutiles pour ensuite s’en débarrasser.

Je trouve que trier son armoire est somme toute assez facile. A chaque fois, je commence par tout sortir sur mon lit. Je me retrouve alors avec un petit monticule de vêtements (au début c’était plutôt une montagne)(je progresse ^^). Je prends ensuite le temps de les considère un par un et je les classe en plusieurs catégories :

  • A garder « j’adore / je mets tout le temps / ce jean me fait des fesses de folie »
  • A garder et à réparer (mais tout de suite, pas dans 1000 ans…)
  • A donner ou à vendre pour les « non vraiment je n’aurai jamais dû l’acheter mais c’est en bon état »
  • A jeter pour les vêtements usés, troués, datant de l’âge de pierre

A la fin du tri, je remets tous les « à garder » dans le placard, je répare les vêtements qui en ont besoin et je mets en vente ou je recycle le reste.

Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil. Le hic, c’est qu’on peut faire le tri régulièrement et continuer d’acheter des vêtements qui ne nous conviennent pas et donc nous encombrent. C’est pour ça que je pense que le minimalisme dans le dressing passe forcément par une petite introspection. L’idée derrière tout ça c’est finalement d’acheter moins et de posséder des pièces qui nous vont, que l’on aime et que l’on prend plaisir à porter régulièrement. Pour arriver à une garde-robe minimaliste, il faut d’abord savoir ce que l’on aime et ce qui nous va. Logique non ? Et pourtant pas si facile que cela parait.

La phase de désencombrement est donc, à mon sens, seulement la première étape. Elle est nécessaire mais pas suffisante.

Mieux connaitre ses goûts

minimalisme dressing

Pour arrêter d’acheter des vêtements qui ne m’allaient pas, j’ai pris du temps de réfléchir mon style et à mes goûts. J’ai essayé de comprendre pourquoi j’achetais des vêtements que je ne mettais jamais ou d’autres qui ne m’allait pas du tout.

J’ai décortiqué les vêtements qui avaient été rangés dans la catégorie « j’adore » pour comprendre ce qu’ils avaient de spécial. Le but était de déterminer ce qui fonctionne sur moi. En parallèle, j’ai lu sur la mode, les garde-robes capsules, les couleurs, les tons de peau, le style, l’uniforme… La chaine youtube de Justine Leconte est une mine d’or, tout comme les blogs into mind & un-facy sont supers chouettes pour creuser ces sujets. Notez que les 3 sont en anglais.

En faisant ce travail, j’ai compris que les hauts qui mettent en valeur les épaules me vont bien, les coupes cintrées également ou encore les couleurs sombres et chaudes comme le marron foncé. J’ai accepté que j’aime le confort par-dessus tout et donc des coupes assez amples en haut. Typiquement  en hiver, je porte des pulls aux coupes « loose », voir « oversize ». J’ai tout le temps froid, j’ai donc fait miens les sous-pulls thermiques de chez Uniglo et c’est le bonheur. Je peux les mettre en-dessous de n’importe quoi.

En revanche, j’ai compris que les robes sans manches en hiver ne sont pas pour moi. Je ne sais jamais quoi mettre par-dessus et ça me gonfle. Les matières rigides me donnent l’air trop guindée et je déteste ça, je ne me sens pas moi-même. Les cols trop resserrés autour du coup me donnent la sensation d’étouffer. Ou encore, les vêtements trop classiques type petit cardigan léger à boutons me font prendre 10 ans et ressembler à une nonne.

Ce travail de réflexion sur mon style m’a aussi permis de faire la part des choses entre qui je suis, l’image que je renvois et ce que j’aurai voulu être. J’avais cette vision fantasmé de ce qu’est « une vraie femme » (merci la presse féminine et l’image de femme fatale ultra sophistiquée). Je me suis rendu compte que certains de mes vêtements correspondaient à cette vision mais pas à moi. Je me souviens d’une robe noire que je trouvais très belle mais qui était beaucoup trop rigide et habillée pour moi. Je ne l’ai jamais portée. Je préfère les vêtements fluides et je ne vais jamais dans des endroits qui nécessitent d’être habillée de façon stricte. Même aux mariages, je porte des robes  légères que je peux porter tous les jours ensuite.

Dans la même veine, certaines pièces n’étaient simplement pas adaptées à mon style de vie ou à mes besoins spécifiques. J’avais acheté certains vêtements simplement parce qu’il faut les avoir. Par exemple un trench beige. Toute penderie qui se respecte doit en contenir un, non ? Non. J’étais aussi la championne pour acheter des bottines à talons hauts, parce que je trouve ça magnifique et que ça fait « femme ». Je ne les portais évidemment jamais parce qu’elles me faisaient mal aux pieds et que je déteste marcher en talons… Cherchez l’erreur !

J’ai également pu définir les couleurs qui me vont vraiment au teint. Typiquement, le noir me donne l’air d’un cadavre (et c’est méchant pour les cadavres)(c’est vous dire…). J’ai la peau orangé, avec une beaucoup de jaune dedans. Ce qui me va, ce sont les couleurs chaudes, sombres et lumineuses. J’évite donc les couleurs froides, pastels ou claires comme la peste. Partout on nous répète que les bons basiques sont noirs, gris ou blancs. Sauf que si je m’habille comme ça, je ressemble à un mort vivant. Mes basiques à moi sont bleu marine, marrons foncés, camels, beiges ou écrus. Maintenant que je le sais, faire du shopping est nettement plus facile. Je vais directement vers les teintes qui me vont et j’ignore superbement tout le reste !

Après moult tris et erreurs d’achats, j’ai finalement fait la paix avec moi-même et abandonné mon fantasme de ce que « j’aurai dû être » pour accepter mon style personnel. J’ai ainsi pu définir mon « look signature » , à savoir :

Sneakers/ boots/ bottes +skinny jean + top loose/ blouse fluide/ pull large

C’est simple, efficace et surtout confortable. Ma pièce centrale est un jean skinny brut : le 711 de Levi’s. J’en ai plusieurs pour en avoir toujours un de propre sous la main. Je me débrouille pour les trouver d’occasion, mais ça sera l’objet d’un autre article. A partir d’une même base, je peux avoir un look très casual ou opter pour une silhouette plus sophistiquée en changeant simplement la paire de chaussures ou les accessoires.  Les jours de folie, je remplace le jean skinny par une jupe ou une robe. En été, je mets simplement un short en jean, brut aussi.

Lister ses (non-)préférences vestimentaires

En plus de déterminer mon uniforme, j’ai établi une liste non exhaustive de critères d’achat, mais aussi (et surtout ?) d’anti-critères pour ma garde-robe.

Ce que j’aime

Ce que j’évite
Les couleurs chaudes, lumineuses et sombres

Les pulls larges avec un col rond ou col V

Les pulls oversizes

Les gilets looses ou déstructurés

Les tops avec des bretelles larges

Top avec détails/ structure au niveau des épaules

Les crop tops

Les t-shirts cintrés basiques unis

Les blouses looses avec un col large

Les blazers courts et cintrés

Les jeans skinny taille mi-haute

Les mini-jupes en jean droite

Les mini-jupes moulantes

Les jupes bohèmes longues jusqu’aux chevilles

Les robes resserrées au niveau de la taille

Les robes sans manches en été

Les robes d’hiver avec manches

Les collants opaques

Les bijoux en or ou en laiton

Les chaussures plates :

Sneakers

Bottes

Ankle boots

Ou des talons épais et bas (< 5 cm)

Les couleurs froides, pastels ou claires

Les pulls à cols roulés

Les pulls trop moulants

Les pulls courts (au-dessus de la taille)

Les pulls qui grattent (quelle horreur)

Les cardigans légers à boutons

Les tops à très fines bretelles

Les hauts avec un col trop resserré autour du cou

Les tops ou blouses transparents

Les tops ou blouses très rigides

Les tops ou blouses en crêpes

Les t-shirts à motifs

Les vestes longues

Les jeans taille basse

Les jeans larges ou évasés

Les jupes midi

Les jupes crayon

Les robes d’hiver sans manches

Les robes boules

Les robes droites

Les collants transparents

Les bijoux en argent ou métal argenté

Les chaussures à talons fins et hauts (> 5cm)

Je me suis également créer un tableau sur pinterest pour mieux visualiser ce qui me plait. Vous pouvez le retrouver ici : lookbook. Evidemment tout cela n’est pas gravé dans le marbre et mon style personnel est susceptible d’évoluer avec les années qui passent. On ne s’habille généralement pas de la même façon à 30 ans et à 50 ans.

Avoir compris tout ça et établi ma liste de critères me permet de ne plus me planter quand j’achète un vêtement, neuf ou d’occasion, et de savoir quoi chercher en premier lieu. Je suis donc à l’aise dans 95% de mes fringues et je sais que je porte quasiment tout ce que j’ai dans mes placards. C’est déjà un grand pas.

Faire ce travail de tri puis de réflexion sur un sujet apparemment aussi futile et banale que les vêtements m’a également permis de me confectionner une garde-robe plus versatile et donc, de fait, plus minimaliste. Je parlerais de l’aspect versatile des vétements plus en détail dans un second billet sur le minimalisme dans le dressing. Pour le moment, je serais ravie de connaitre vos avis sur ce sujet.

Où en êtes-vous dans votre rapport aux vêtements ? Vos armoires débordent-elles ? Vous savez ce qui vous va et ce que vous aimez vraiment ? Vous faites encore des erreurs d’achat ?

 

Pourquoi on ne regarde plus la télévision ?

Pourquoi on ne regarde plus la télévision ?

pourquoi on ne regarde plus la télévision

Et avec un titre pareil, vous vous dites « et allez encore un article qui va cracher sur la télé et les émissions de téléréalité… ». Et ben même pas ! Aucun jugement dans ce billet, juste quelques réflexions personnelles. Loin de moi l’idée de vous dire de jeter votre télé à la benne et de bannir le petit écran (plus si petit d’ailleurs) à tout jamais. Surtout qu’on a toujours une télé au milieu du salon ! Aujourd’hui je vous raconte simplement pourquoi on regarde plus la télévision « classique » chez nous, et ce que ça nous apporté.

Se retrouver

Quand on s’est installé ensemble avec chouchou, il y a 5 ans, on avait pris l’habitude de dîner devant la télé tous les soirs, en rentrant du travail. C’était facile, ça ne nous demandait pas d’effort et surtout c’était habituel. Je ne sais pas chez vous, mais moi j’ai grandi en regardant une série télé en mangeant le soir. Tous les soirs. Pire pour chouchou, qui voyait la télé en permanence allumée. Même quand personne n’était à la maison… Je me souviens d’avoir beaucoup regardé Une nounou d’enfer étant petite. Le problème c’est que du coup, on était en famille mais on ne se parlait pas parce qu’il ne fallait pas déranger (sinon on ne pouvait plus entendre les dialogues croustillants de Miss Fine oh ^^). Or quand le seul moment de la journée où vous voyez vos proches c’est le soir, je trouve ça extrêmement dommage de le passer devant un écran plutôt qu’à échanger ensemble.

Et donc, en emménageant avec chouchou, on a reproduit exactement le même schéma. On se voyait sans se voir le soir. On ne se parlait quasiment plus en semaine. Au bout d’un petit moment, on en a eu marre. On a finalement décidé d’un commun accord d’arrêter de manger tout le temps devant une série TV. Le mode par défaut serait dorénavant un repas en tête à tête. Ça nous a permis de retrouver du temps de qualité à deux le soir en semaine et d’avoir à nouveau des discussions intéressantes. Parfois, on part même dans des débats philosophiques !

Ce premier changement a été le point de départ d’une réflexion plus générale. Est-ce qu’on ne passait pas trop de temps devant la télé ? À zapper sans arriver à se décider pour un programme ? À juste rester à glandouiller dans le canapé tout le dimanche ? Est-ce qu’on n’avait pas envie de concrétiser d’autres projets ? Comme, au hasard, ouvrir un blog ?

Regagner notre temps

Jo vous parlait récemment de comment il a appris à mieux gérer son temps. Arrêter de regarder la télévision nous a clairement aidé à regagner du temps libre ! D’après médiamétrie, les français passent en moyenne 3h52 par jour à regarder des programmes TV quel que soit le type d’écran (TV, ordinateur, tablette…). L’INSEE  donne des chiffres un peu moins élevés : nous passerions 2h19 par jour devant un écran en semaine, 2h27 le samedi et jusqu’à 2h51 le dimanche.

Je ne sais pas vous, mais moi, en 2h ou 4h par jour, j’ai le temps d’en faire des choses… Le temps qui passe ne pouvant jamais être récupéré (les machines à remonter dans le temps n’existant toujours pas !)(à part dans Dr Who, mais je m’égare), on a décidé de déconnecter notre télé du réseau. Au moins comme ça, on n’était plus tenté de l’allumer juste comme ça, pour passer le temps.  Ensuite, on a réinvesti le temps gagné dans différentes activités qui nous tienne à cœur :

  • Cuisiner tous nos repas nous-même. Simplement, mais avec de bons ingrédients de saison et plein d’amour dedans bien évidemment,
  • Faire du sport,
  • Lire,
  • Tenir ce blog,
  • Passer du temps ensemble.

Vos centres d’intérêts sont doute différents des nôtres. Peut-être manquez-vous de temps pour pratiquer l’aquarelle, la photo, apprendre à jouer d’un instrument de musique, jardiner, jouer avec vos enfants ou que sais-je encore. Aujourd’hui quand j’entends  « oui mais je n’ai pas le temps pour « ajouter la mention que vous voulez » », j’ai envie de répondre « coupes ta télé pendant une semaine et vois le temps que tu gagnes ! On en rediscute après.».

Décider consciemment de ce que l’on regarde

À part quelques exceptions, les programmes proposés par les grandes chaines de télévision ne sont pas vraiment qualitatifs et/ou ne correspondent pas à ce que j’ai vraiment envie de voir à un instant T. On peut donc se retrouver à regarder un programme par défaut, plutôt que par choix. La vie est trop courte pour consommer du média télévisuel passivement.

En ne regardant plus la télé, on échappe donc aux émissions qui ne nous apportent rien de constructifs, à la violence omniprésente, au journal de 20h qui ne rapporte que le négatif passant des nombreux morts dans tel pays en guerre sans transition au rachat de tel joueur de foot, aux reportages sans contenus réels, aux pages de pub insupportables… La liste est non-exhaustive. En bonus, on arrête de donner notre temps de cerveau disponible au PDG de TF1. xD

En parlant du journal de 20h. C’est un des grands rituels de la journée dans les foyers. C’est aussi un condensé d’information qui nous est transmis. Chaque information est immédiatement chassée par une autre, et cette séquence finira immanquablement par une note légère, pour nous faire vite oublié la violence, la misère, la guerre et autres « nouvelles essentielles ». Oui mais voilà, ces nouvelles, nous les avons vu aussi, et notre cerveau les a enregistrées. Et quand nous aurons retenu de qui ça sera la fête demain, nous avons aussi emmagasiné toute cette négativité qui nous influencera par la suite. La question est : est-ce que j’ai vraiment besoin de ces informations, que je ne choisi pas, pour passer ma journée ?

Je préfère choisir ce que je regarde consciemment et décider de m’installer confortablement devant un film ou une série quand je le souhaite. Pour ça, nous sommes abonnés à une plate-forme en ligne. Le replay est aussi une bonne option, même si je trouve qu’il y a beaucoup trop de publicités. Je ne supporte pas les publicités.

Mieux dormir

Dernier effet positif suite à notre grande diminution de consommation d’écran télé : un meilleur sommeil. On le sait, la lumière bleutée des écrans empêche l’endormissement. C’est d’ailleurs aussi valable pour les tablettes et les téléphones.

Ne plus regarder la télé le soir permet de retrouver ses vrais cycles de sommeil et d’aller dormir dès qu’on en ressent le besoin, et pas quand le film est terminé. On gagne donc un sommeil plus profond et réparateur. Que du bonheur.

Arrêter de regarder la télé n’a eu que des impacts positifs pour nous. Parfois mes collègues parlent d’émissions qu’ils ont vues la veille et que je ne connais pas mais vu ce qu’ils racontent, je n’ai pas du tout le sentiment de manquer quoi que ce soit. À la maison, on aime toujours regarder un film ou une série de temps en temps, mais on n’en fait plus un automatisme. Ma série chouchou du moment : Grace & Frankie. <3 Pour ce qui est de s’informer, d’autres médias existent : les journaux (en ligne notamment), les podcasts, la radio… Ce n’est pas les sources qui manquent.

Couper la télé nous a permis de redevenir actifs dans notre façon de consommer ce média, d’avoir du temps pour des loisirs créatifs, du sport, de mieux dormir et de retrouver du temps en amoureux. C’est quand même vachement bien non ?

Pour aller plus loin, je vous conseille cette conférence sur l’impact de la télévision sur notre cerveau : TV lobotomie (oui le titre est explicite !) et le roman Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounel.

Et vous, quel est votre rapport à la télévision ?

Comment j’ai appris à mieux dépenser mon temps

Comment j’ai appris à mieux dépenser mon temps

Lors de l’une de nos discussions de fin de journée (entre le sport et le dodo), Gwen m’a fait découvrir un concept qui m’a laissé intensément perplexe : le speed-watching. Ce terme, à l’instar de son cousin, le speed-reading, consiste à regarder un épisode d’une série, de manière légèrement accéléré, environ 30% plus rapide. De cette manière, les voix ne sont pas trop déformées et les temps morts sont accélérés. Si, comme moi, vous vous écriez « MAIS POURQUOIIIII BORDEL !? », cette technique est employée pour augmenter la consommation de contenu sur une durée plus courte et ainsi être à jour sur les séries tendance du moment. … … … Bordel, indeed. Les jeunes, ils savent plus prendre le temps de rien … #papifaitdelarésistance. Alors j’ai commencé à me documenter sur le sujet et je me suis vite rendu compte que ce comportement était symptomatique de notre société. Tout est devenu objet de consommation. Qu’il s’agisse de films/séries, mais aussi de vidéo Youtube, de photographies, de vêtements, même de relations sociales, nous consommons à outrance, souvent au détriment de la qualité. Mais dans cette frénésie, ce que nous consommons vraiment, c’est notre temps.

Le temps n’a pas de valeur monétaire, mais c’est pourtant ce que nous avons de plus précieux. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes (a priori) seul maitre de la manière dont nous l’utilisons. La mauvaise, c’est qu’on est nul à ce jeu, et que cela risque bien de nous faire rater le train du bonheur.

Société et rapport au temps

Prenons une journée classique. 24 heures, 1440 minutes. Cette quantité est la même pour tous. Nous consommons notre temps en effectuant diverses actions : travail, tâches ménagères, hobbies, etc. Certaines de ces actions sont entièrement dépendantes de nous, comme le temps passer à dormir ou à lire un livre, d’autres, non, comme le temps d’attente à la poste. Le temps social, à la différence temps physique (autre sujet passionnant), est donc énormément dépendant de l’organisation de la société. De la même manière que son organisation a évolué ce dernier siècle, notre façon de gérer et d’appréhender notre temps aussi (connu sous le terme rapport au temps).

La technologie et Internet aidants, tout s’est trouvé accéléré. L’accès à l’information a été largement facilité, les entreprises ont augmenté leur production pour suivre la demande du marché, l’individu s’est mis en mouvement, créant, consommant. Depuis un siècle, nous passons d’un modèle où l’entreprise imposait un rythme à l’individu notamment par des horaires fixes d’arrivée et de départ du travail, des temps d’action long, à un modèle où l’individu redevient maitre de son temps, grâce à la réduction du temps de travail, de la mise en place d’horaires flexibles, et par des temps d’action beaucoup plus courts (conséquences de l’amélioration technologique).  Mais avons-nous réellement plus de maitrise sur notre temps ? Etes-vous pleinement responsable de l’ensemble de vos activités durant la journée ? Du temps vous est-il volé ? Oui, volé n’ayons pas peur des mots !

Au fil de la journée de petits événements surviennent discrètement, comme un coup de fil imprévu, un-e collègue vient vous demander une information ou vous montrer ses photos de vacances, une feuille de papier disparaît de votre bureau encombré, une informatique capricieuse, etc. De petites choses qui mises bout à bout aspire notre temps sans qu’on s’en aperçoive, parsemée par cette multitude d’interruptions. La journée passe, et nous ne savons même plus dire ce que nous avons fait de notre journée. Nous nous pensons débordés. Mais n’est-ce pas simplement qu’une mauvaise gestion de notre temps ?

Quel est selon vous le pire voleur de temps ? À choisir, je décernerais la palme d’or à mon smartphone.

Quelques chiffres : 65% des français possèdent un smartphone en 2016. Nous passons en moyenne 1h16 par jour pour consulter les réseaux sociaux et 18h par semaine sur Internet, et cette utilisation se fait maintenant principalement sur appareil mobile.

Instagram, Facebook, messages… mon téléphone n’est jamais bien loin, et le besoin de vérifier qu’une nouvelle alerte n’est pas apparue se fait pressant. Et bien évidemment, si c’est effectivement le cas, ce n’est pas quelque chose à remettre à plus tard, il FAUT que je m’en occupe. C’est une véritable addiction. Et le problème avec ce petit objet, c’est qu’il m’est indispensable professionnellement parlant. C’est l’un des outils principaux qui nous permet d’introduire de la flexibilité dans notre travail. Mais du coup, ça en devient aussi une grande source de stress s’il est mal géré, car nous devenons tout le temps disponible, et donc dérangé.

Dans cette société qui va de plus en plus vite et qui n’attend pas, il nous est demandé d’être flexibles, dynamiques et performants, au détriment de notre temps personnel. Est-ce vraiment la voie vers une société heureuse ? Parce qu’on est bien d’accord que c’est quand même ça l’objectif, nan ? Être plus heureux, le bonheur, tout ça ? Alors comment faire pour reprendre un peu le contrôle, dans cette course contre la montre ?

Mon rapport au temps

La gestion du temps n’est vraiment pas mon fort. Je suis plutôt un adepte de la méthode « Dernière minute » (ce qui a tendance à rendre Gwen un peu folle XD). J’ai toujours pensé que cela ne m’était pas préjudiciable. Que bon an mal an, j’arrivais à obtenir ou faire ce que je voulais. Mais en étudiant la question du rapport au temps et du bonheur, je me suis rendu compte de combien j’avais tort.

J’ai d’abord pris conscience du stress que je me générais en comptant uniquement sur ma mémoire pour planifier mon temps, que cela soit pour la journée, ou bien des tâches à effectuer sans date précise. Le fait est que la mémoire, et particulièrement la mienne, n’est pas fiable. On remet d’abord à plus tard, puis on oublie, on se rappelle et OH MERDE C’EST DANS 10 MINUTES !! +5 niveau de stress. Et les personnes autour de moi subissent aussi ce manque d’anticipation. Soit parce que le travail n’est pas rendu dans les temps, soit parce que le manque de planification rend les choses ingérables.

Cela fait bien sûr un moment que je me dis que je devrais faire plus d’efforts, « que j’arrête de remettre tout au lendemain, qu’il fallait que je reprenne les rennes et que je bannisse la procrastina… OOOH la belle vidéo Youtube !! »… #epicfail, encore du temps de gâché. C’était décidé, il fallait que ça change. Mais alors comment faire pour éviter de retomber dans le piège ? J’avais besoin d’un assistant : mon smartphone, et une bonne application de calendrier #geek. J’ai préféré utilisé cette méthode plutôt qu’un agenda papier, principalement parce que mon smartphone est déjà dans ma poche en permanence, et je le regarde souvent. L’effort à faire était donc limité. Et ça tombe bien car la fainéantise est ma meilleure amie. Pour la suite de cet article, et pour plus de facilité, j’appellerai mon smartphone Alfred, parce que I’M BATMAAN ! … Non, je n’ai pas honte.

Tout d’abord, un petit lifting : Alfred est mon assistant de procrastination. Le problème est que toutes les applications (notamment celles des réseaux sociaux) peuvent se retrouver sur l’écran d’accueil, à un coup de pouce. Rien de pire pour détourner votre attention. J’ai donc tout enlevé, pour ne laisser que l’indispensable : ma musique (faut pas déconner non plus), mes applications pour la photographie, le téléphone et la messagerie, parce que quand même, c’est fait pour ça à la base, et, sur la moitié de l’écran, mon calendrier et mes tâches. Tout le reste est accessible en quelques secondes, mais il faut que j’aille le chercher par moi-même. L’idée, comme en minimalisme, est d’épurer ce qui tombe dans le champ de vision. De cette manière, on clarifie les pensées et on limite la distraction.

Une fois Alfred configuré, il faut remplir le calendrier. J’y note tout ce que je peux, que cela me concerne ou non. C’est ma seconde mémoire. Anniversaires, dates d’entretiens (pour moi ou d’autres personnes), rendez-vous, mais aussi activités prévues, rappels pour les prises de rendez-vous, vacances, notes…bref, tout ce que je peux potentiellement oublier de faire. Tous ces événements sont organisés avec un code couleur pour plus de lisibilité. Par exemple, toutes les tâches à effectuer sont en rouge, les rendez-vous médicaux sont en jaune, les vacances et séjours en orange, etc… Ce code est vraiment personnel, une couleur peut en remplacer une autre. Au-delà du respect de ce code couleur, je ne me suis posé qu’une seule règle : NOTER IMMEDIATEMENT ! Pas dans 5 minutes, pas après la pause dèj, nan ! Tout de suite ! Impossible d’oublier comme ça. Et si ça peut se faire en 5 minutes, je le fais tout de suite.

Autre point de tourmente pour moi : les temps morts ! Oui, c’est paradoxal, mais un temps sans aucune activité de prévue est une véritable angoisse ! L’orage qui règne sous mon crâne à ces moment-là est assourdissant, voire paralysant. Impossible de prendre une décision : faire de la guitare ? de la photo ? Lire l’un des 30 livres de ma PAL ? Tout me semble trop long, ou pas assez stimulant, ou demande trop d’efforts. Mon cerveau panique (NB : Mon cerveau, pas moi. Tentative de rejet de responsabilité, à ajouter à la liste des points à améliorer), et je me retrouve devant une série sans intérêt, plus à attendre que le temps passe qu’à me concentrer vraiment sur ce que je suis en train de regarder. Ce point est un peu plus délicat à traiter, car il vient uniquement de moi, pas d’un objet extérieur de distraction. Dans son livre Le nouvel art du temps, Jean-Louis Servan-Schreiber parle des différents temps qui rythment nos vies personnelles. Il en recense quatorze, parmi lesquels on trouve le temps du corps, le temps du repos ou encore le temps d’apprendre. Pour chacun, on peut définir un objectif et un délai pour y arriver. Je tente de garder ce découpage en tête dès que je dois remplir mon planning, en variant les activités pour remplir mes objectifs Si un temps mort survient, je peux simplement me consacrer à l’un de ses temps, et je sais que cela me sera bénéfique quoi qu’il arrive. Je ne suis encore qu’au début de cette petite expérimentation mais ça semble fonctionner, et l’angoisse des temps mort devient de plus en plus rare.

Semer des graviers

Il y a quelques années, j’ai rencontré une personne qui est maintenant une amie très chère. Elle m’a fasciné car elle avait un rapport au temps complètement différent du mien. La principale raison ? Elle n’a pas de smartphone. Nous ne vivons pas dans la même ville, du coup, nous avons commencé par communiquer par mail. J’ai tout de suite ressenti une grande frustration, car je devais attendre ses réponses pendant des semaines. Quand je lui ai fait part de cela, elle m’a expliqué qu’elle me répondrait quand elle pourrait réellement prendre du temps de le faire et ainsi être pleinement concentrée sur ce qu’elle m’écrirait. Elle ne voulait pas écrire sur un coin de table, et passer à côté de l’instant. Cela m’a renvoyé à mon propre rapport au temps. J’ai commencé doucement à me rendre compte que je pouvais passer à côté de beaucoup de moment de joie pour pouvoir suivre ce rythme infernal qu’on tente de nous imposer.

Dans son livre Et il me parla de cerisiers, de poussières et d’une montagne, Antoine Paje nomme ces personnes des semeurs de graviers. Il s’agit de personne qui croisent votre chemin, pour y semer une idée, qui germera pour vous rendre meilleur. Mais si on n’y prête pas attention, nous pouvons passer toute notre vie à côté de ces petits graviers. Je suis heureux d’avoir découvert celui-ci. Après quelques mois d’expérimentation, ma gestion du temps s’est améliorée, même s’il me reste beaucoup de travail encore (comme écrire mes articles pour le blog en temps et en heure par exemple…). Le fait de mieux organiser mon temps permet de me soulager d’un grand poids et de me dégager l’esprit pour d’autres choses. J’ai pu me plonger un peu plus dans la littérature, être plus assidu dans le sport, et je compte bien me dégager du temps pour la méditation également. Je me sens plus léger, et plus en contrôle. Prêt pour m’attaquer à la quête du bonheur et de la joie.

J’espère que cet article pourra vous apporter quelque chose. Merci d’avoir pris un peu de temps pour me lire. Et la prochaine fois que vous vous retrouvez devant une vidéo de chat sur Internet, demandez-vous si cela vaut vraiment votre temps…

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour mieux dépenser votre temps ?

 

Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Choisir sa crème solaire

Aujourd’hui, on va parlé d’un sujet qui me tient à cœur : comment choisir sa crème solaire pour allier protection et respect des océans. J’ai du sang breton dans les veines, alors les grandes flaques d’eau salées, j’y tiens vachement ! 😉

Depuis quelques années, les médecins et les dermatologues nous alertent, à juste titre, sur les méfaits d’une exposition prolongée au soleil. Les médias en remettent une couche tous les étés : il faut se protéger du soleil (sinon on va tous fondre comme le méchant à la fin de Roger Rabbit)(comment ça non?) ! Plus sérieusement, une trop longue exposition aux rayonnements UV peut être à l’origine de cancers de la peau. Et en plus si l’on s’en tient à l’aspect purement esthétique, les UV sont responsables à 80% du vieillissement cutané : les rides, les tâches, tout ça tout ça ! Nous avons tous un « capital soleil », qu’il faut préserver du mieux possible.

Pour se protéger des dangers liés aux rayonnements UV en été, le premier reflexe consiste bien souvent à se tartiner de crème solaire avec un indice de protection élevé (minimum 30) avant d’aller plonger dans l’eau pour se rafraichir. Chaque année, 25 000 tonnes de crèmes solaires sont ainsi déversées en mer et dégradent les écosystèmes ! En effet, ces produits sont loin d’être inoffensifs d’un point de vue environnemental. Le tourisme côtier étant toujours en augmentation, la situation ne va pas aller en s’améliorant à moins que l’on change notre consommation et que l’on choisisse mieux nos produits. Malheureusement, beaucoup de gens ignorent encore l’impact des produits solaires sur les océans (ceux qui s’en foutent, je ne peux plus rien pour eux) ou sont simplement perdus parmi l’offre existante : nature des filtres, bio ou pas, nanoparticules, … Dans cet article, je vous propose de faire le point sur tout ça.

Comme toujours, j’ai essayée d’être la plus objective possible. Cependant des données ont pu m’échappées et si vous avez des informations supplémentaires à partager, c’est dans les commentaires que ça se passe !

Quel type de crème solaire choisir : filtre chimique ou filtre minéral ?

Choisir sa crème solaire

Plutôt que de vous écrire une longue tartine (de crème donc), voici un tableau qui résume les mécanismes, avantages et inconvénients de chaque type de protection solaire.

Filtre chimique Filtre minéral
Mécanisme Les molécules utilisées absorbent les rayons UV et restituent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur – Filtre physique à base de poudres inertes opaques (mica, talc, oxyde de zinc, dioxyde de titane…)

– Création d’une barrière qui reflète et diffuse les UVA et les UVB

Avantages – Délai de 30 minutes avant d’agir

– Pénètre la peau

– Transparents

– S’étale facilement

– Efficace dès l’application

– Ne pénètre pas la peau

 

Inconvénients – Certaines substances sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens

– Non biodégradables

– Toxique pour les milieux aquatiques

– Peut causer des irritations et des allergies

– Les produits peuvent contenir des nanoparticules

– Peut laisser un film blanc

– Plus difficile à étaler

Les protections à base de filtres chimiques sont généralement plus agréables à utiliser mais sont aussi beaucoup plus dommageables pour l’environnement (#euphémisme). Certaines crèmes solaires associent les deux types de filtres pour maximiser l’effet protecteur. Le problème reste alors le même qu’avec les filtres chimiques seuls en ce qui concerne les milieux aquatiques comme on va le voir juste après.

Quel sont les impacts des filtres chimiques sur l’humain et les océans?

Choisir sa crème solaire

Parmi les études que j’ai pu trouver, les molécules servant de filtres chimiques les plus étudiées sont : la benzophénone-1, la benzophenone-2, la benzophénone-3 (BP-3 ou oxybenzone), le 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC) ainsi que le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxyde de zinc (ZnO) sous leur forme nanoparticulaires.

La benzophenone est une substance couramment utilisée en cosmétique comme filtre solaire et elle est aujourd’hui autorisée à hauteur de 10% dans les formules de soins. Ceci étant dit, la discussion sur cette substance est toujours en cours à la commission européenne car l’ANSM la déconseille pour un usage chez l’enfant et recommande de l’utiliser à 6% maximum pour les adultes. J’ai pu lire plusieurs fois que les filtres solaires chimiques en général sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Pour ce qui est des milieux marins, plusieurs dangers sont à noter. D’abord, les filtres chimiques sont directement liés à la mort des coraux en détruisant une algue vitale à leur développement. Une étude a montré qu’après seulement quelques heures d’exposition à certains composants dont la BP-3, le 4-MBC et des parabènes, les coraux commencent à blanchir et meurent ensuite rapidement. Et cela se produit même à des concentrations très faibles. Quand on sait qu’il suffit de 20 minutes de baignade pour que 25% des substances chimiques soient relarguées dans les océans, ça donne à réfléchir. Les chercheurs estiment qu’environ 10% des récifs coralliens mondiaux sont menacés par les crèmes solaires et que plus de 50% d’entre eux sont en mauvaise santé (pour ça on peut dire merci à la pollution globale et au réchauffement climatique).

Pour aller plus loin sur l’importance des coraux, je vous conseille le site Coral Guardian.

Evidemment, les coraux ne sont pas les seuls menacés. Une autre étude a montré que les nanoparticules contenues dans les crèmes solaires produisent de l’eau oxygénée (H2O2) au contact de l’eau de mer. Problème : celle-ci affecte la croissance du phytoplancton, qui est à la base de la chaîne alimentaire des océans. C’est donc l’aliment principal de nombreux animaux marins et sa raréfaction les met directement en danger.

Je n’ai pas trouvé d’étude traitant de l’impact de tous ces composés sur les animaux marins directement mais je pense qu’il serait intéressant de se pencher sur la question.

En résumé, mieux vaut éviter les crèmes solaires contenant des filtres chimiques pour préserver notre santé ainsi que notre jolie planète. Ce qui tombe plutôt bien, c’est que des alternatives saines existent.

Comment protéger sa peau du soleil et préserver les océans ?

Choisir sa crème solaire

Pour commencer, on en revient au conseil basique, celui que l’on donne toujours en premier : éviter de s’exposer au soleil aux heures les plus chaudes entre midi et 16h. Donc on ne se tartine pas de monoï avant d’aller s’allonger sur le sable blanc à midi en plein cagnard (personnellement je ne peux pas, je cuis littéralement). Votre peau vous dira merci. 😉 Dans la même veine d’idées, on s’installe à l’ombre quand c’est possible.

Pour les enfants, pensez à les couvrir, tout simplement. Ce sera toujours plus efficace qu’une crème en termes de protection solaire. Et pour tout le monde, pourquoi ne pas investir dans un chapeau anti-UV ?

Finalement, la crème solaire ne devrait être dégainée qu’en dernier recours. Personnellement j’en met toujours au moins sur mon visage, en plus d’appliquer les conseils cités plus haut. J’ai la peau déjà très abimée suite à une année où je ne me suis pas protégée du tout : une belle zone de brulure autour du nez qui ne partira jamais complétement et qui reste toute rouge toute l’année. On choisit donc une protection solaire UVA et UVB avec un filtre minéral et si possible certifiée sans dangers pour les milieux marins. Alors oui, ça sera sans doute un peu moins facile à étaler, mais je crois vraiment que nos océans méritent bien ce petit effort. En plus, ces dernières années les marques, notamment bio, ont fait beaucoup de progrès et les textures sont de plus en plus agréables à l’utilisation.

A la maison, on en a déjà testée quelques-unes :

  • l’huile solaire d’acorelle : que j’aimais bien mais elle laisse des traces jaunes sur les vêtements clairs,
  • La marque propose aussi un spray solaire et je pense que je vais le tester cette année.
  • les crèmes EQ : qui ne me vont pas du tout à cause de leur fond rosé (j’ai la peau jaune^^).

Il y en a évidemment d’autres, par exemple :

Sur Facebook, on m’a également conseillé en commentaire la crème Alphanova Sun SPF 50 kids (sea & reef safe, bio) et on m’a promis qu’elle s’applique facilement sans laisser de grosses traces.

La plupart de ces marques sont vendues sur internet ou en magasin bio. On trouve des sticks, des laits corporels, des sprays… Un peu de tout en termes de texture et de mode d’application donc. Le mieux est de les tester en magasin pour s’assurer que l’application est facile et nous convient.

Avène, qui est une marque conventionnelle, met également en avant des compositions respectueuses des océans sur son site. Attention cependant, cela concerne uniquement leur gamme de produits pour les peaux sensibles ! On les trouve en pharmacie et parapharmacie.

Cette année, j’ai commandé deux produits de chez UV Bio qui sont aussi véganes et non testés sur les animaux, deux critères que je prends en compte également. J’espère qu’ils seront biens, surtout le gel solaire pour le visage. Edit : le gel solaire est pas mal mais le lait solaire ressemble à du plâtre ! N’y allez pas. XD

Quelques soit la crème choisie, il faut en appliquer toutes les deux heures, durée maximum d’efficacité des filtres solaires et après chaque baignade. Il faut également en changer chaque année, sous peine de ne plus avoir une protection suffisante. Les crèmes solaires périment !

Et vous, quelle protection solaire allez-vous adopter cet été ? Connaissiez-vous les effets des filtres chimiques sur les océans ?

Liste (non-exhaustive) des ingrédients problématiques :

  • Benzophénone (BP-2, BP-1, BP-3 ou oxybenzone)
  • 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC) (et les autres dérivés du camphre)
  • 3-benzylidène camphre (3-BC),
  • Méthoxycinnamate d’éthylhexyle
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
  • Octocrylène (OC)
  • Acide para-aminobenzoïque (PABA)
  • Padimate O, Octyl salicylate
  • Cinnamate

Bibliographie :

Malheureusement, la plupart des ressources scientifiques sont en anglais. Vous trouverez néanmoins des articles généraux sur les grands sites de médias Français.

Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreen Products as Emerging Pollutants to Coastal Waters. Plos. 2013

A. Downs. Toxicological effects of the sunscreen UV filter, benzophenone-2, on planulae and in vitro cells of the coral, Stylophora pistillata. Ecotoxicology. Mars 2013, Volume 23, numéro 2, pp 175-191.

A. Downs. Toxicopathological Effects of the Sunscreen UV Filter, Oxybenzone (Benzophenone-3), on Coral Planulae and Cultured Primary Cells and Its Environmental Contamination in Hawaii and the U.S. Virgin Islands. Environmental Contamination and Toxicology. Février 2016, volume 70, numéro 2, pp 265 – 288.

David Sánchez-Quiles, Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreens as a Source of Hydrogen Peroxide Production in Coastal Waters. Environmental science and technology, 2014, volume 48, numéro 16, pp 9037–9042.

John Tibbetts. Bleached, But Not by the Sun: Sunscreen Linked to Coral Damage. Environ Health Perspect. 2008, avril, volume 116, numéro 4, A173.

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ENERGIE. Juin 2014. Rapport au parlement relatif aux perturbateurs endocriniens. [En ligne] Disponible sur : http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PE-Rapport-Parlement-Loi-2412012.pdf (consulté le 18 mai 2016)

GREEN CROSS. 9 février 2015. Crèmes solaires, perturbateurs endocriniens, santé humaine et impact sur les récifs coralliens. [En ligne] Disponible sur : http://gcft.fr/wp-content/uploads/2015/06/Synthèse_crèmessolaires_20150527.pdf (consulté le 18 mai 2016)

 

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Suite à notre dossier sur le minimalisme, j’ai eu envie de vous parler du mouvement « zéro déchets » (et essayer de vous motiver à vous lancer dans l’aventure). En effet, pour moi, les deux sujets sont intimement liés. Quoi de mieux alors que de commencer par un article expliquant pourquoi réduire nos déchets ?

Pour la rédaction de cette série d’articles, j’ai du lire beaucoup de documents différents (et y passer un temps fou !). J’ai donc appris énormément de chose. Si vous souhaitez plus d’infos ou approfondir un sujet, la bibliographie est disponible à la fin de chaque article.

J’étais partie pour faire un seul article mais à force d’ajouter des données plus ou moins techniques, je me suis dit que ça allait être illisible. Il y aura donc 2 articles sur le sujet. Vous êtes ravie j’en suis sûr ! Prenez vous un thé ou un café pour la lecture. 😉

Et allons-y.

Gros plan sur la production de déchets annuelle

En 2012, en France, nous avons généré 345 millions de tonnes de déchets au global, dont 11,3 Mt de déchets dangereux. Rapporté à la population, cela correspond à 5,3 tonnes par habitant. Là-dedans, il y a :

  • 247 Mt de déchets pour les secteurs de la construction
  • 64 Mt de déchets liés aux activités économiques (production agricole, entreprises, activités de soin…)
  • 30 Mt de déchets ménagers
  • 4 Mt pour les collectivités

En tant que particuliers, nous sommes directement concernés par les déchets ménagers, soit 30 millions de tonnes par an environ. C’est sur cette masse là que nous pouvons agir en modifiant notre façon de consommer, mais ça, ce sera l’objet d’un prochain article. 😉

Chaque français produit environ 458 kg de déchets ménagers par an (chiffre de 2012). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans ! Ces 458 kg sont répartis en deux grandes parties : 279 kg de déchets ménagers (notre poubelle grise et nos bac à recyclage donc) et 179 kg de déchets divers qui terminent à la déchetterie (huile de vidange, vélo cassé, robot de cuisine foutu…). Personnellement je trouve ça énorme !

La composition des ordures ménagères n’a pas beaucoup changé entre 1993 et aujourd’hui, en dehors de la forte augmentation des textiles dits sanitaires (les couches, les serviettes hygiéniques et les lingettes quoi). Il y en tout de même pour 34kg par an par personne ! La bonne nouvelle c’est que la toxicité globale de nos poubelles semble avoir diminué. L’ADEME attribue cela à de meilleurs systèmes de collecte des déchets dangereux et une meilleure conception des produits à la base. On dit merci à l’éco-conception et au durcissement des normes.

Tous ces déchets ont un impact direct sur nous, notre environnement et même nos portefeuilles. Il y a donc plein de bonnes raisons pour travailler à la source et réduire nos déchets. Comme le dit la maxime, le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas.

Diminuer la pression sur les ressources naturelles

Tout le monde le sait, les pays occidentaux consomment trop de matières premières. Chaque année, nous atteignons le moment où les ressources naturelles sont épuisées de plus en plus tôt. L’année dernière c’était le 8 aout et je suis prête à parier que cette année ce sera en juillet ! On « vit à crédit », on le sait et on ne fait rien (ou pas grand-chose) pour le changer.

En France, on utilise 784 millions de tonnes de matières premières pour le fonctionnement de notre économie, dont 59% sont non-renouvelables. Ce qui fait la bagatelle de 12 tonnes de matériaux par personne par an.

A titre d’exemples, voici la quantité de matériaux nécessaires pour la fabrication, l’utilisation puis l’élimination de quelques objets qui font notre quotidien :

  • une brosse à dent : 1,5 kg
  • un téléphone portable : 75 kg
  • une puce électronique de 0.09 g : 20 kg
  • un ordinateur : 1500 kg
  • 1 Kg d’aluminium utilisable : 5 Kg
  • 1 alliance de 5g en or : 2000 Kg
  • un jean : 32 kg + 8 000 litres d’eau
  • une voiture : 70 tonnes
  • un litre de jus d’orange = 100 kg

Impressionnant n’est-ce pas ? Personnellement ça me fait carrément reconsidérer mes achats. Je préfère réparer mon PC en changeant sa batterie et un disque dur plutôt que de le jeter pour en acheter un neuf. De cette façon, j’évite de prélever 1500 kg de matériaux. Sinon, je me tourne le plus possible vers des objets d’occasion, ça évite de devoir consommer des ressources pour quelque chose qui existe déjà.

Le suremballage, le tout jetable (gobelets, assiettes en plastique…), les achats neufs tout le temps et la surconsommation de biens matériels, c’est du gâchis de ressources, que nous n’avons même pas (et j’ajouterais bien que nous les volons à d’autres pays mais on risque de me dire que je suis trop extrême) !

On a beau avoir connaissance d’un pic pétrolier, on continue de gaspiller l’or noir pourtant si important pour le bon fonctionnement de nos sociétés, juste par flemme de laver des assiettes…

Le pire c’est que tout jeter à tout va nous coûte une petite fortune, même si on ne s’en rend pas très bien compte à notre échelle.

Diminuer les coûts liés au traitement des déchets

crédit image : https://www.quechoisir.org/actualite-dechets-menagers-baisse-des-couts-unilaterale-n2209/

Les dépenses liées à la gestion des déchets sont le premier poste de dépense de protection de l’environnement, avec 16,7 milliards d’euros de gestion en 2013. Ces dépenses sont en constantes augmentation : +5% tous les ans depuis 1990. D’après l’ADEME, c’est en partie du à l’augmentation régulière du volume de déchets à traiter et ce, malgré les campagnes de sensibilisation menées par l’agence depuis 2009. Vous savez, le fameux slogan « Réduisons vite nos déchets, ça déborde ». L’augmentation du coup du traitement des déchets traduirait également les efforts d’investissements dans des moyens de collecte et de traitement permettant de réduire l’impact de ces structures sur l’environnement.

Pour payer tout ça, les collectivités locales perçoivent :

  • Les dons des éco-organismes (eco-emballage…)
  • Les aides publiques et les subventions
  • Les recettes issues de la vente d’énergie ou de la vente de matériaux issus du recyclage ou du compostage
  • Nos impôts (bah oui !)

Une fois retirées toutes les aides, il reste à payer 89€ par habitant. C’est là que l’on intervient. Il existe deux types de taxes :

  • La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui est basée sur le foncier et pas du tout sur le service rendu. Elle ne tient pas compte du nombre d’habitants dans le logement et il faut la payer même si on ne produit pas de déchets !
  • La redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), qui elle, est beaucoup plus logique puisque basée sur la quantité d’ordures ramassées. Le principe le plus retenu est celui d’une facturation en fonction du nombre des levées/ dépôts ou au poids. En 2016, 4,5 millions de personnes étaient concernées, surtout dans l’ouest et l’est de la France. Ces systèmes ont le vent en poupe et se développent de plus en plus. Ils ont montré qu’ils permettent réellement de réduire les ordures ménagères. Beaucoup craignent de trouver des poubelles abandonnées suite à l’instauration de mesures incitatives. Cela arrive évidemment (il y a des c*** partout^^), mais d’après l’ADEME, cela reste anecdotique.

Je ne sais pas vous, mais 16.7 milliards d’euros je trouve que ça fait beaucoup pour des ordures et si j’avais le choix, j’aimerais autant que les collectivités en réinjectent tout ou partie dans l’éducation, les associations, les infrastructures (médiathèques, terrains de sport…) ou l’action sociale (crèches…) par exemple. Réduire nos déchets pourrait permettre ça.

A titre personnel, nous avons fait pas mal d’économies en adoptant les principes du (presque) zéro déchet. J’en parlerais dans un autre billet, sinon celui-ci sera interminable. (ou l’art de faire du teasing haha !)

Réduire nos déchets : un objectif collectif

Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie

En 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a défini des objectifs globaux à atteindre pour la prévention et la gestion des déchets :

  • Réduire de 10 % les déchets ménagers (2020) ;
  • Réduire de 50 % les déchets admis en installations de stockage (2025) ;
  • Porter à 65 % les tonnages orientés vers le recyclage ou la valorisation organique (2025) ;
  • Recycler 70 % des déchets du BTP (2020).

Pour atteindre les deux premiers, le plus simple reste encore d’agir à la source en réduisant nos déchets. D’ailleurs, le ministère de l’environnement à démarré plusieurs projets «  Territoires zéro déchets, zéro gaspillage » depuis 2014. Plusieurs millions de personnes se sont donc lancé le challenge de réduire la taille de leurs poubelles d’au moins 10%. Pour les aider à atteindre leurs objectifs, les collectivités peuvent mettre en place la collecte des biodechets (toutes nos épluchures et environ 25% de nos poubelles !), promouvoir l’économie circulaire et animer des ateliers pour réduire le gaspillage, donner une seconde vie aux choses quand c’est possible et recycler tout ce qui peut l’être.

La ville de Roubaix a un programme de ce type : Roubaix zéro déchet. Je trouve ça vraiment bien, parce que le zéro déchet, au-delà des actions que l’on peut faire à titre individuel, doit être porté par les collectivités et les décideurs en général. Sans quoi rien ne bougera à grande échelle.

Et ensuite ?

C’est déjà la fin de ce premier article. Je l’ai voulu le plus objectif et précis possible, comme le suivant d’ailleurs. J’espère que vous aurez appris des choses et que ça vous intéressera autant que moi. Dans le second article, je reviendrais sur la gestion des déchets ménagers en France en particulier, des différentes méthodes qui existent pour les traiter et de tout ce que cela implique.

Que pensez-vous de tout ça ? Essayez-vous déjà de diminuer vos déchets ?

Bibliographie

Le rapport complet de l’ADEME en 2016 : http://www.ademe.fr/dechets-chiffres-cles

http://www.planetoscope.com/dechets/614-production-de-dechets-en-france.html

https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-22241-chiffres-cles-dechets.pdf

Loi de transition énergétique pour la croissance verte : http://www.developpement-durable.gouv.fr/loi-transition-energetique-croissance-verte

 

 

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Après vous avoir raconté notre déclic, présenter quelques méthodes de désencombrement et donner quelques pistes pour se débarrasser des affaires en trop, c’est le moment de parler des bénéfices directs du minimalisme !

Adopter un mode de vie plus minimaliste a un certain nombre d’avantages et je vous propose ici un petit tour non exhaustif de ceux que l’on a constaté à la maison. Il y a les avantages directs et visibles tout de suite (gain de place, de temps) et les avantages que l’on constate avec le temps, au fur et à mesure que l’on progresse.

Le seul inconvénient que j’ai trouvé à ce jour, c’est que parfois on nous trouve un brin bizarre avec notre manie de ne rien garder.

Gagner de l’espace

Le fait de désencombrer son appartement ou sa maison permet en premier lieu de récupérer de l’espace : au sol, dans les placards, sur les murs… Il arrive souvent que l’on se rende compte que certains meubles sont finalement en trop. Nous avons par exemple débarrassé un buffet ainsi qu’un bureau.

Certaines personnes finissent même par déménager pour une surface plus petite parce qu’elles réalisent que leur habitation est bien trop grande pour leurs véritables besoins.

On gagne donc de la place pour circuler et un certain apaisement visuel. Là c’est propre à chacun mais, personnellement, le fait de pouvoir poser mon regard sur des zones non encombrées me fait beaucoup de bien. Les surfaces planes sont vides par exemple.

La maison est bien plus agréable à vivre de façon générale.

 

Gagner du temps

Le minimalisme fait gagner du temps de plusieurs façons.

D’abord, on passe moins de temps à entretenir nos affaires, vu qu’on en a moins. Fini les journées entières à « ranger » le garage vu qu’il est tout le temps rangé. Le ménage prend moins de temps vu que les surfaces sont dégagées et qu’il n’y pas de trucs qui trainent partout. Plus besoin de slalomer ou de soulever chaque objet pour faire les poussières ! À titre d’exemple, le ménage de la maison nous prend 1h par semaine.

On trouve nos affaires plus rapidement ! Plus besoin de fouiller les placards quand on a besoin de quelque chose (J’ai souvenir de trousseaux de clés retrouvés au milieu des épingles à linge chez mes parents…).  Chaque chose à sa place, située proche de son lieu d’utilisation si possible et dans l’idéal, facilement accessible.

On gagne aussi du temps parce qu’on ne fait plus (ou peu) de shopping. Je vais dans un magasin uniquement si j’ai un besoin spécifique et que je n’ai pas trouvé mon bonheur d’occasion, ce qui est relativement rare maintenant. Je suis toujours perplexe quand on me dit ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner ou de faire du sport et qu’on m’annonce ensuite avoir été faire du lèche vitrines tout le samedi « pour le fun ». Faire les magasins, c’est clairement le contraire de ce que je considère comme un loisir.^^

Tout cela pour dire que grâce au minimalisme, j’ai gagné du temps et j’ai pu le réinvestir dans ce qui m’importe vraiment : à savoir le sport, la lecture, la cuisine et le blog.

 

Faire des économies

On n’achète plus à tord et à travers, donc on économise nos sous. Voilàààà. CQFD. XD

Cela peut paraître antinomique pour certains. En effet, parfois, le fait d’être minimalistes nous fait payer plus cher un objet, parce qu’on privilégie la qualité pour pouvoir le garder et l’utiliser longtemps. Ceci étant dit, il faut choisir la « juste qualité » plutôt que la plus haute disponible sur le marché. Par exemple, la ménagère 12 couverts en inox basique est très bien pour tous les jours ET pour recevoir ! Pas besoin d’aller mettre 400€ la dedans ! En revanche, on a mis le prix pour les couteaux de cuisine qui sont utilisés de façon intensive tous les jours. Nous les avons choisis robustes, garantis à vie et réparables facilement.

Surtout, on apprend à se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Spoiler : la réponse est souvent non et l’achat peut ainsi être évité. Parfois, c’est oui et on y va. Parfois, c’est non et on décide de s’offrir l’objet de notre convoitise quand même. Les objets futiles apportent aussi leur lot de petits bonheurs : un joli collier, un bon roman, un legging de running un peu plus seyant… Mais au moins, les achats effectués le sont en conscience, et non sur un coup de tête. Notre compte en banque nous remercie. Pour ses achats-envies, surtout ceux nécessitant un investissement important, Jo utilise la technique suivante : quand une envie est là, elle subit le test des trois mois. Si trois mois après, l’envie est toujours là, c’est que ce n’était pas une envie de passage, et que l’investissement en vaut la peine.

Si vous déménagez pour une habitation plus petite, l’impact sur les finances sera probablement direct : loyer moins élevé, facture de chauffage et d’électricité à la baisse, etc. (Attention, l’astuce ne fonctionne pas si vous passez de la province/ banlieue à Paris. ^^)

La encore, ça permet de réinvestir l’argent dans ce qui nous importe vraiment. En l’occurrence, nous, on fait gonfler un PEL et on part en Irlande ce printemps. Certains partiront faire un tour du monde, d’autres iront plus souvent au restaurant ou d’autres encore auront simplement des fins de mois plus zen ou feront des dons à des associations. J’ai aussi lu que certains, forts de leur changement de mode de consommation, ont pu choisir de passer à mi-temps sereinement et ainsi passer plus de temps avec leurs proches. C’est le cas de Marina par exemple, qui raconte son expérience ici. Je trouve ça très inspirant.

 

Apprendre à mieux se connaitre

Le fait d’avoir peu de choses et de les utiliser régulièrement permet de mieux cerner nos goûts et nos usages au fur et à mesure. Résultat : on se plante de moins en moins quand on achète quelque-chose et on sait ce dont on a vraiment besoin au quotidien.

Effet collatéral : on devient (encore un peu) plus compliqué pour les cadeaux. 😉 (Tu vois maman, je ne suis pas une fille indigne, je sais juste très précisément ce que j’aime et ce que j’utilise.)

 

Voyager léger

On peut partir à deux avec seulement une petite valise pendant plusieurs jours. C’est hyper agréable pour voyager ! (sauf si on prend nos affaires de sport en plus du reste) (là clairement ça ne rentre plus dans la valise ahem).

 

(Ré)apprendre à se satisfaire de ce que l’on a

C’est le point le plus important selon moi. Le minimalisme nous réapprend à apprécier ce que l’on possède. On perd le réflexe de courir acheter dans un magasin dés qu’on veut faire quelque chose. On regarde ce que l’on a dans nos placards qui pourrait très bien faire l’affaire ou on emprunte ponctuellement à nos voisins, collègues ou amis.

Par exemple à Noël, j’ai emprunté un moule à cake à ma voisine. J’en avais besoin de deux pour l’occasion mais le reste du temps, un seul me suffit largement !

Autre exemple, dernièrement j’ai eu envie de changer mon appareil photo et de monter en gamme. Après en avoir parlé avec mon papa, il m’a proposé de récupérer son ancien Nikon D90 qui traînait dans un placard. L’appareil fait de meilleures images que mon ancien reflex et convient très bien pour mon usage actuel. J’ai économisé 1000€. \o/ Merci papa !

Pour l’inspiration, j’aime beaucoup la phrase « Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a ».

 

Réduire son impact environnemental

C’est un peu la conséquence directe de plusieurs points listés plus haut et je le place ex-æquo avec le point précédent en termes d’importance.

En effet, l’achat d’un objet neuf génère des déchets, puise dans les ressources mondiales, pollue et finalement pèse sur les ressources et les écosystèmes. Apprendre à s’en passer et adopter une consommation raisonnée permet donc, a fortiori, de limiter notre empreinte écologique.

De plus, le fait de faire des économies d’un côté peut permettre de faire des choix plus responsables et éthiques pour les achats neufs que l’on se décide finalement à faire.

 

Et vous, vous en êtes où par rapport à tous ça ? Vous trouvez ces mêmes bénéfices ou vous en avez d’autres encore ?

 

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

Minimalisme : que faire de ce dont on ne veut plus ?

minimaliste, don, vente et tri

Une fois que l’on se décide à trier nos affaires et à désencombrer, on se retrouve avec plein d’objets sur les bras dont on ne sait pas forcément quoi faire. Pour autant, il est hors question de tout jeter manu-militari (n’est-ce pas papa ?). Ça serait anti-écologique au possible et clairement un grand gâchis.

Pour se délester de ses affaires en trop, il y a plein de solutions différentes. Certaines prenant plus de temps que d’autres et certaines permettant de récupérer quelques sous au passage. C’est un peu le bonus du désencombrement.

Et non, on ne refile pas tout à son frangin, sa tante, ses copines ou toute autre personne proche de nous sous prétexte que « ça débarrasse ». Si vos proches ont vraiment besoin d’un objet précis dont vous ne voulez plus, banco. Par contre, si c’est juste parce que « ça pourrait servir », oubliez, ça va simplement les encombrer.

Revendre

  • Pour les livres, CDs et DVDs il y a le site momox qui propose de les racheter pour quelques euros. Vous rentrer les produits en ligne, vous les mettez en cartons et vous expédiez (les frais de port sont pris en charge par le site). Après vérification du colis, momox vous verse la somme convenue au départ. Parfois, le site reprend certains items à un prix vraiment dérisoire – 0.15 cts le DVD… – et n’en reprend pas du tout certains autres. Notez que les livres récents sont repris à des tarifs plus avantageux que les anciens. Petit bémol : certains ont eu de mauvaises surprises avec des livres indiqués manquants alors qu’ils les avaient mis dans le paquet. Personnellement, tout s’est toujours très bien passé et j’ai récupéré quelques centaines d’euros de cette façon.
  • Pour les vêtements, chaussures et accessoires, il y a Vinted. Je trouve ce site beaucoup plus pratique que le bon coin, pour les ventes comme pour les achats. J’y ai personnellement vendu quelques affaires et j’y achète la grande majorité de mes vêtements et chaussures.
  • Le bon coin, pour tout et n’importe quoi. Un grand classique que tout le monde connait. Bien pratique pour dénicher ou vendre des objets de seconde main près de chez soi.
  • Pensez également à la plateforme Etsy. Vous seriez surpris de ce qui se vend, et cher en plus. J’ai vu dernièrement des bols blancs à petites fleurs bleues vendus 18€ les 2 alors que ma mère a les même depuis 20 ans… Mais si ça fait vintage, ça se vend cher !
  • Easy-cash (ou autre) : qui reprennent aussi les livres, CDs et compagnie. Mais également les machines à café, petit électro-ménager, instrument de musique. L’avantage c’est que ça va vite, l’inconvénient c’est que généralement, ils vous reprennent tout ça pour une bouchée pain. N’espérez pas en tirer un bon prix. Ceci dit, ça sera toujours plus que ce que vous gagneriez en le laissant au fond d’un placard à prendre la poussière…
  • Pour les bijoux en or, des boutiques spécialisées existent. Il y a aussi la possibilité de les refondre et de créer ainsi des bijoux qui sont à votre taille ou simplement plus à votre goût.
  • Les vide-greniers. Ils peuvent être l’occasion de passer une journée sympa si vous y aller à plusieurs. J’en ai fait un seul et j’en garde un bon souvenir. Le souci majeur à mon sens c’est qu’il faut payer l’emplacement, se lever aux aurores et emmener tout son barda avec soi (et le reprendre à la fin de la journée si tout n’est pas parti).
  • Organiser un vide-maison. Jamais testé personnellement mais je crois régulièrement des panneaux sur ma route indiquant des vide-maisons aux beaux jours. Une façon pratique de faire le vide, surtout si vous voulez vendre de gros meubles ou autre objet très encombrant.

Donner

  • Sur internet, il y a par exemple la plateforme Donnons.org. C’est parfait pour donner les objets au fur et à mesure de son tri et à des gens proches de soi. Je vous conseille de préciser dans vos annonces que vous ne faites pas d’envois et qu’il faut venir chercher les dons chez vous. On a donné plus de 300 lots d’objets via ce site et ça s’est toujours bien passé. On a même eu quelques fois des pots de confiture, de la compote maison ou du chocolat en cadeau. Une autre fois un monsieur nous a offert un très bon couteau de cuisine en échange de plusieurs cartons de vaisselle en vrac. Je l’utilise encore 2 ans après !
  • Sur facebook, il existe des groupes de trocs et/ou de dons par région. Je n’ai jamais testé pour le moment.
  • Emmaus : soit vous y allez pour déposer les affaires, soit vous prenez rendez-vous et ils se déplacent. Cela peut être très pratique si vous avez beaucoup de choses à donner d’un coup ou des objets volumineux. Ils sont venus une fois chez nous quand nous avions un sommier pour deux personnes à donner. Il y a probablement d’autres associations qui reprennent certaines affaires près de chez vous. Par exemple, à Montargis, le secours populaire reprend les jouets en bon état.
  • Les ressourceries : regardez sur internet il y en surement un proche de chez vous. Vous pouvez tous leur ramener, même les objets cassés. Ils s’occupent de les réparer et les remettent sur le marché de l’occasion pour un prix modique.
  • S’il y a une ludothèque près de chez vous, vous pouvez aussi leur proposer vos jouets en surnombre.
  • Vous pouvez déposer vos magazines dans la salle d’attende d’un médecin. Les patients vous remercieront, ils en avaient ras le pompon de lire et relire le numéro d’avril 2004 de Voici…
  • Pensez à ramener les cintres en fer au pressing si vous en avez chez vous. C’est toujours ça de fait.
  • De plus en plus les boites à dons se développent dans les villes et même les villages. Peut-être qu’il y en une près de chez vous ?

Réutiliser

Vous pouvez choisir de donner une seconde vie à certains objets. Pour ma part, j’ajouterais : seulement si vous en avez réellement l’utilité.

Par exemple, vous pouvez fabriquer un sac en tissu à partir d’un vieux tee-shirt ou des lingettes lavables avec d’anciennes serviettes éponges. Mais n’allez pas garder de vieux machins parce que ça pourrait être réutilisé un jour dans une autre vie lointaine ! Je vous vois venir ! 😉

Jeter

Je jette les choses uniquement en dernier recours, si c’est cassé et irréparable, toxique ou simplement usé jusqu’à la corde.

Pensez à aller à la déchetterie près de chez vous et surtout à bien trier. Pas question de jeter de l’électronique dans votre poubelle ménagère par exemple.

Piles, appareil électriques, produits ménagers, peintures, verre, carton, textiles… Tout cela doit aller dans des bennes bien spécifiques pour être ensuite soit recycler soit traiter correctement.

 

Et vous, comment faites-vous pour vous défaire de vos objets de façon éthique ?

 

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes de désencombrement

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

*Petit disclaimer : non, je ne vous promets pas le bonheur absolu et immédiat parce que vous aurez désencombré votre intérieur. Par contre, vous pourrez certainement vous libérer du temps, retrouver un peu de sérénité chez vous et avoir les chaussettes qui vont ensembles le matin, ce qui n’est déjà pas si mal ! 😉

De prime abord, ce travail peut paraître insurmontable, effrayant ou irréaliste (rayer la mention inutile) (ou pas). Cependant, à mon sens, il est indispensable et on ne regrette pas une seule seconde de l’avoir entrepris à la maison. 

« N’ai rien dans chez toi qui tu ne sais pas être utile ou que tu ne penses pas beau »

Avant de commencer, si vous n’avez pas encore lu notre premier article sur le minimalisme, c’est ici. On y raconte notre déclic.

Maintenant, je vous propose faire une petite expérience ensemble : ouvrez un tiroir de votre cuisine. Est-ce que vous pouvez y trouver un objet qui ne vous a pas servi depuis un mois ? Six mois ? Un an ? Si vous arrivez effectivement à trouver cet objet, posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui vous pousse à le garder ?

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

Voyons si votre réponse se trouve dans l’une de ces catégories :

  • Catégorie 1 : « Au cas où… » aussi connu sous le nom : « On sait jamais… » ou encore : « ça peut servir ! »
  • Catégorie 2 : « Mais c’est un cadeau ! »
  • Catégorie 3 : « Je l’ai acheté y’a pas longtemps ! »
  • Catégorie 4 : « Si si je m’en sers ! Regarde ! »
  • Catégorie 5 : Les doubles, triples, quadruple
  • Catégorie 6 : Les gadgets, trucs publicitaires et détritus en puissance

Vous avez répondu oui ? Plusieurs fois ? Effectivement, il serait peut être utile de trier un peu. 😉

Il est très facile d’acheter ou de garder des objets dont nous n’avons au final aucune réelle utilité. Il y a plein de raisons qui peuvent expliquer ces comportements : envie (consciente ou non) d’accéder à un certain niveau social, peur de manquer, culpabilité à l’idée de se débarrasser d’un objet, peur de regretter…  Il arrive souvent que l’on achète quelque chose sans vraie raison, juste pour se récompenser ou compenser une émotion négative. L’action de consommer libère de la dopamine, hormone du plaisir et nous incite à recommencer régulièrement. On est stressé, on cherche un exutoire rapide et on va faire les magasins. On achète alors une énième paire de baskets/ bottes/ jeans/ livre/ CD/ perceuse (insérez ce que vous voulez^^).

Nous entassons donc des choses dans nos placards jusqu’à ne plus pouvoir les ouvrir. Nous ne savons plus quoi faire de nos affaires et certains vont même jusqu’à louer des espaces de stockage supplémentaires, déménagent dans (encore) plus grand et s’endettent. Ce qui est quand même un comble quand on sait que la surface habitable par personne en France n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui : environ 40m² par personne en moyenne en 2006 contre 31m² en 1984 !

Avec Jo, on entend souvent que notre maison est vide. Je conçois qu’on puisse le penser si on se réfère à la norme nationale. En réalité, elle n’est pas vide du tout. Je trouve même qu’on a plein de choses ! Mais chaque objet a son utilité et ils s’accordent entre eux pour former un ensemble qui nous plait. Dit autrement : aucun objet ne sert à rien, ni n’est dénué d’histoire. Par exemple, les tableaux aux murs sont remplis de nos photos ou proviennent d’événements auxquels nous avons participé. Ce sont nos objets sentimentaux. Pour tous les objets de la vie courante, on essai qu’ils soient à la fois ergonomiques et esthétiques pour être agréables à l’usage (oui même le balai-serpillère, pour ne pas avoir envie de le balancer par la fenêtre quand on s’en sert !).

Et donc pour arriver à ça, il faut d’abord trier. Mais par quoi commencer ? Sachez qu’il y a plein de façons de procéder et qu’aucune n’est meilleure que l’autre. Il faut en choisir une, celle qui « vous parle » le plus et vous lancer. Je vous propose de faire un petit tour non exhaustif des techniques de désencombrement pour la suite de l’article.

Dans tous les cas vous aurez besoin de plusieurs boites (vous pouvez prendre des sacs, on n’est pas difficiles) pour les catégories d’objets suivantes:

  • À garder
  • Je ne sais encore quoi en faire
  • À donner
  • À vendre
  • À jeter

Trier pièce par pièce et se poser les bonnes questions

Minimalisme : 4 méthodes pour désencombrer

 

La méthode la plus courante consiste à trier votre intérieur pièce après pièce, en commençant par exemple par les endroits visibles si vous voulez des résultats visibles rapidement (entrée, salon, surfaces planes…). J’aurai tendance à vous conseiller d’éviter de débuter par les endroits les plus encombrés ou le grenier rempli des souvenirs d’enfances. Ce sont des zones qui vous demanderont beaucoup d’énergie !

Préférez un moment où vous avez du temps devant vous, consacrez une journée entière ou une partie d’un weekend au tri par exemple.

Une fois la pièce choisie, vous pouvez vous lancer en vous posant une série de questions pour chaque chose. Clémentine a fait une très chouette infographie la dessus. Si un objet ne passe une des questions, vous pouvez vous en défaire. Je vous rassure, ça prend moins de temps que ça en a l’air. En réalité, on sait instinctivement quoi faire de chaque objet, même s’il peut y avoir de la résistance parfois. 😉

Est-ce que c’est cassé ?

Si oui, est-ce que c’est réparable ? Et surtout est-ce que vous allez prendre le temps de le réparer/ le faire réparer ou est-ce que ça va rester là au fond du placard pendant encore 2 ans sans bouger ? Soyez honnête avec vous-même. Par exemple, j’ai conservé certains colliers que j’aimais beaucoup dont un offert par mon papa et ramené de l’île de la Réunion (que Jo a réparé, merci chouchou). Et au contraire j’ai débarrassé des vêtements parce que je savais que je ne prendrais jamais le temps de les recoudre.

Est-ce que je m’en sers ?

Pour de vrai ? Ou la dernière fois que vous avez sorti ce moule à gâteau spécial fête foraine c’était en 2005 ? Vous voyez l’idée, si vous l’utilisez souvent, c’est bon. Sinon peut-être avez-vous autre chose chez vous qui pourrait remplir la même fonction. Vous pourriez aussi l’emprunter lors des très rares fois vous en avez besoin.

Généralement on dit que si ça n’a pas servi depuis 1 an ou plus ça peut partir. La couche de poussière à la surface des objets peut servir d’indice également. 😉

Est-ce que je l’aime bien ?

Si oui c’est parfait. Sinon, dehors. Oui parce qu’il arrive que l’on conserve des choses qui nous énervent ou que l’on déteste. C’est bien dommage puisque à chaque fois que vous voyez ces objets, ou que vous les utilisez, vous risquez d’être de mauvaise humeur ! C’est quand même bête de se pourrir la vie soi-même non ?

Est-ce que j’en ai plusieurs ?

Si oui, choisissez en un ou deux, vos préférés, et débarrassez les autres.

Evidemment ça ne fonctionne pas pour tout, une seule culotte dans le dressing ça fait un peu juste. Mais avez-vous besoin de 3 perceuses, de 4 tire-bouchons ou de 10 crèmes de jour ? Sérieusement ? (le premier qui me parle de mes 40 livres de cuisine végétale dort dehors).

Est-ce sain pour moi et l’environnement ?

C’est LA question à se poser pour les cosmétiques et les produits ménagers, mais aussi pour la batterie de cuisine. Les vieilles poêles en téflon avec plein de rayures, donc toxiques, devraient automatiquement disparaître de votre cuisine.

Pour les cosmétiques, je vous renvoie à ce site très bien fait et notamment à cet article sur les composants problématiques. Le magazine Que choisir a publié en février 2016 une liste de molécules à éviter, si ce n’est pas parfait car forcément incomplet, ça a le mérite de permettre de commencer trier sa salle de bain et son placard à produits ménager. Pas besoin de millions de produits différents pour prendre soin de sa peau ou nettoyer son intérieur. Des produits simples et respectueux de l’environnement existent, autant les utiliser.

Est-ce que c’est facile d’utilisation et d’entretien ?

L’idée c’est de vraiment se simplifier la vie.

Parce que le robot de cuisine qui demande 10 minutes de montage puis 20 minutes de lavage pour râper 2 carottes… Comment vous dire… Autant le faire manuellement avec une râpe toute simple. Bon ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, certains robots sont très pratiques. J’adore mes deux blenders par exemple. Comme d’habitude, tout dépend de l’utilisation que vous en avez. À vous de juger le rapport utilité/ simplicité d’utilisation.

Poser vous aussi la question pour les vêtements qui demandent un entretien spécifique. Personnellement, si ça ne passe pas en machine, je n’en veux pas ! Sinon de toutes façons ils resteront dans l’armoire parce que j’aurai la flemme/ pas l’envie/ pas le budget pour les emmener au pressing.

Est-ce que vous avez envie de le garder ?

Ou est-ce que vous vous sentez obligé ? Parce que c’est un cadeau, parce que vous l’avez payé cher… Si vous gardez quelque chose par culpabilité, et bien ne le gardez plus, tout simplement. Pour les cadeaux, l’objet a rempli son office au moment où on vous l’a offert. Et pour les choses payées cher, l’argent est déjà perdu. Garder la preuve du mauvais achat au fond de l’armoire ne remplira pas votre compte en banque. Par contre le revendre, ça peut aider. 😉

C’est la méthode qu’on a utilisé la toute première fois que nous avons trié nos affaires. Ça reste une approche très rationnelle. Elle permet d’y aller doucement, à son rythme.

La méthode dite « KonMari »

 

Tirée du livre La magie du rangement de Marie Kondo, une japonaise férue de rangement, cette technique est un peu plus « instinctive ». Le but est de tout trier en une seule fois. Forcément, c’est un gros chantier. On s’y met un bon coup, éventuellement sur plusieurs jours, et ensuite on est tranquille.

Le tri se fait par catégories d’objets :

  • Vêtements
  • Livres
  • Papiers divers
  • Vaisselle/ alimentation
  • Maison
  • Jardin/ bricolage
  • Sentimental

On rassemble d’abord tous les objets d’une même catégorie dans un endroit (tous les DVDs, tous les produits de beauté, toute la vaisselle…). Cette étape permet de se rendre vraiment compte de tout ce que l’on possède. Je vous assure que ça peut être assez impressionnant de réunir tous ses vêtements et chaussures sans exception et de voir une montagne se former sous nos yeux ébahis.

Ensuite il faut les trier un par un. Pour ça, d’après Marie Kondo, pas la peine de se poser milles questions, une seule suffit. Le principe, prendre chaque objet en mains et se demander : « Est-ce que cet objet me procure de la joie ? ». Oui, on garde. Non, on débarrasse. Simple et efficace. Là encore, il s’agit d’être parfaitement honnête avec soi-même.

La méthode trouve sans doute ses limites avec les objets très utilitaires comme les produits ménagers ou la balayette… Encore que, certains peuvent être très chiants d’utilisation quand d’autres seront plus agréables.

On a fait ça une fois arrivée dans la maison, en second tri. Ça a quelque chose d’amusant et au moins, on visualise ce que l’on a chez soi.

Minsgame

 

Le minsgame, raccourci pour « minismalist game » est un jeu pour commencer (ou continuer) à désencombrer. Il a été créé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les tenants du blog The Minimalists. Le 1er jour du mois, on se débarrasse d’un objet, de deux le 2ème jour et ainsi de suite. De cette façon, à la fin d’un mois vous aurez 460 objets en moins chez vous (1+2+3+…+ 30).

C’est simple, ludique, et ça demande peu de temps pour être mis en place. Tout compte : vêtements, meubles, bibelots, produits cosmétiques… Théoriquement, les objets doivent être sortis de la maison avant minuit mais rien n’empêche de les stocker dans un même lieu jusqu’à la fin du jeu, une sorte de zone de transit.

L’avantage c’est que vous pouvez piocher un peu partout chez vous comme ça vous dit. L’inconvénient, c’est que c’est une méthode moins rapide.

Si vous tapez #minsgame sur instagram vous devriez plein de gens qui participent. Un peu d’inspiration, ça fait toujours du bien.

La « packing party »

 

Cette méthode a aussi été proposée par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus. Elle consiste à emballer toute ou partie de ses affaires, comme pour un déménagement, puis à les mettre de côté. On ressort ensuite au fur et à mesure ce dont on a besoin. Au bout d’un temps décidé à l’avance, par exemple 3 ou 6 mois, on conserve ce que l’on a sorti des cartons et on débarrasse le reste. Evidemment on ne rouvre pas les cartons avant de les donner. Sinon c’est tricher et il y a de grandes chances pour qu’on veuille récupérer plein de trucs inutiles. Qui n’a jamais dit « je vais trier la cave » avant de passer des heures assis par terre à ressortir toutes les vieilles photos pour finalement ne rien ranger du tout…

L’avantage avec cette technique, c’est qu’on est sûr de garder uniquement des choses qu’on utilise régulièrement.

L’inconvénient, c’est que ça doit marcher moyen avec les affaires qui ne servent que pendant certaines saisons ou les objets sentimentaux.

Voilà pour les 4 techniques de désencombrement que je connais. J’avoue avoir une préférence pour les deux premières car elles permettent de prendre plusieurs critères en compte, dont le côté empreinte environnementale et d’aller plus rapidement.

Et vous, êtes-vous tenté de désencombrer votre intérieur ? Quelle méthode vous parle le plus ?