Bilan lectures #2

Bilan lectures #2

Nouveau bilan lecture, le deuxième de l’année. Il était temps, le dernier date du mois de mars ! Un tous les trimestres, ça doit être mon rythme. Comme la dernière fois je vous parle des livres qui m’ont vraiment touché et pas des trucs nuls que j’ai eu envie de jeter par la fenêtre.

Dans la sélection du jour, vous trouverez 4 romans et 2 essais. Dans la plupart des romans que je lis en ce moment, et même pour ceux que j’ai envie de lire, il y a une thématique récurrente : le changement de vie (plus ou moins) radical. Cela fait tout simplement échos à ma propre envie de changement et de mouvement. Ces personnages qui osent tout plaquer, ou qui n’ont pas le choix de recommencer leur vie, m’inspirent et me motivent à évoluer.

Je vous laisse découvrir mes coups de cœur !

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

J’ai eu envie de lire Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert après ma lecture de Comme par magie de la même auteure. Elle y fait référence à plusieurs reprises tandis qu’elle explique son processus créatif. J’avais vu le film éponyme au cinéma lors de sa sortie il y a quelques années et il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Et pour cause, il est beaucoup (beaucoup beaucoup) moins riche que le roman.

Dans Mange, prie, aime, Elizabeth nous raconte une année de sa vie, l’année de sa reconstruction. L’écriture est fluide et j’ai fini les quelques 500 pages rapidement. Ce n’est pas un roman au style parfait mais j’ai été touchée, particulièrement lors des premiers chapitres lorsque l’auteure revient sur sa dépression et ce mal-être qui la ronge de l’intérieur. On comprend mieux son processus intérieur  et son besoin impérieux de partir pour se retrouver que dans le film.

Le roman est divisé en trois grandes parties. La première concerne son voyage en Italie, où elle se redécouvre et apprend le plaisir, notamment de manger. Autant vous dire que depuis que j’ai lu ce bouquin, je rêve d’aller à Rome déguster des pasta et des gellato. Et tant qu’à faire j’irais bien aussi faire un petit tour à Naples pour manger une pizza. La seconde partie revient sur son voyage en Inde et sa quête spirituel, son envie de se rapprocher de Dieu. Je suis une athée convaincue et assez hermétique à la spiritualité en général, et pourtant ce passage m’a parlé. Je trouve qu’Elizabeth Gilbert arrive à bien retranscrire  les sensations liées à la méditation, qui ne sont pas si faciles à expliquer. Enfin la troisième et dernière partie se déroule à Bali où elle cherche à trouver son équilibre.

Le livre est drôle, notamment grâce aux protagonistes que l’auteure rencontre mais aussi grâce à l’autodérision dont elle sait faire preuve. Je l’ai aussi trouvé très touchant car elle se livre totalement. Je trouve qu’on ressent la sincérité de la démarche dans chaque chapitre. C’est un roman que j’ai adoré, surement parce qu’il correspond à ce dont j’ai besoin en ce moment, ayant le même type d’interrogations qu’elle (la dépression en moins).

Les derniers jours de Rabbit Hayes, Anna McPartlin

J’ai acheté Les derniers jours de Rabbit Hayes sur un coup de tête, parce que je trouvais la couverture jolie (je suis influençable comme ça oui). La quatrième de couverture promettait beaucoup d’émotions et de rire. Et c’est effectivement ce que j’ai trouvé entre ces pages.

On connait la chute de l’histoire dès le départ. Il n’y a pas de surprise de côté là. Il reste 9 jours à vivre à Mia Hayes, affectueusement surnommée Rabbit par ses proches, et on les vit avec elle. Rabbit est en phase terminal d’un cancer et passe ses derniers jours dans une maison de soin spécialisée, entourée par ses proches qui se relaient à ses côtés. Le postulat de départ n’est pas joyeux du tout et d’ailleurs le roman ne l’est pas. Accompagner un proche qui soufre et qui est encore jeune s’apparente à un cauchemar pour beaucoup de gens. Malgré tout, Ann McPartlin arrive à nous faire rire souvent, grâce à l’humour noir de Rabbit et des autres personnages.

L’intrigue alterne entre le présent et les flash-backs de Rabbit, qui se souvient de son amour de jeunesse, johnny, dans son sommeil. Johnny est deuxième personnage principal du roman et le moins que l’on puisse dire c’est que nos deux héros n’ont pas été épargné par la vie.

Les proches de Rabbit sont des personnages attachants, réalistes et terriblement touchants. Tous réagissent différemment à l’annonce de la mort toute proche de Rabbit : il y a le déni des parents face à la maladie et le décès tout proche de leur fille. Ils cherchent à tous prix un traitement expérimental qui pourrait la sauver. Ses frères et sœurs se demandent comment faire pour s’occuper au mieux de Juliette, la fille de Rabbit. Et enfin, il y a Juliette qui prend soin de sa mère depuis l’annonce du cancer et qui attend désespérément qu’on lui annonce la date de retour à la maison de Rabbit.

Malgré son sujet sombre, c’est un roman que j’ai dévoré et qui m’a fait beaucoup de bien. Prévoyez simplement quelques mouchoirs pour accompagner votre lecture si vous avez la larme facile comme moi.

La petite boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan

On passe à un roman plus léger avec La petite boulangerie du bout de monde. Ici on suit Polly qui, suite à la faillite de son entreprise et sa séparation, se retrouve à louer un appartement délabré sur une petite île isolée de Cornouailles, contre l’avis de ses proches. Une fois sur place, elle profite de son surplus de temps libre pour s’adonner à sa passion : faire du pain, beaucoup de pain. Ses délices lui permettent d’amadouer certains des habitants de l’île. Au fil de ses rencontres, elle se lie d’amitié avec les pécheurs du port, adopte un petit macareux blessé et tombe sous le charme de l’apiculteur du coin, lui-même expatrié et venant des Etats-Unis. Par la force des choses, Polly est amenée à travailler avec la boulangère en titre de l’île. Commence alors une cohabitation difficile avec cette femme possédant un très fort caractère (euphémisme bonjour !) et franchement désagréable. Polly doit prouver ses compétences de boulangère professionnelle, se créer sa place sur l’île et décider de ce qu’elle souhaite pour son avenir.

Les personnages du roman sont parfois clichés et j’ai vu venir l’histoire d’amour 100 pages à l’avance. Ceci étant, l’auteur se rattrape en approfondissant les histoires personnelles de certains protagonistes. Au fil des pages, on apprend à mieux connaitre la boulangère acariâtre et à la comprendre. Même si je n’ai pas réussi à l’apprécier, j’ai ressenti de l’empathie pour elle. Jenny Colgan nous rappelle également à quel point le métier de pécheur peut être dangereux et de quelle façon la vie insulaire diffère de la vie sur le continent.

C’est un roman qui permet de passer un bon moment et de réfléchir à nos propres aspirations pour notre vie. Je trouve que c’est aussi une sorte de plaidoyer pour vivre autrement, plus lentement en échos aux différents mouvements slow. Le livre se lit facilement et met du baume au cœur. Pile ce dont j’ai besoin actuellement donc. J’ai vu qu’il existe un second tome. Je me le garde pour cet été.

La passe-miroir, tome 3 : la mémoire de Babel, Christelle Dabos

Le troisième tome de la passe-miroir est paru le 1er juin en France. J’ai résisté à peu près trois jours avant de foncer dans une librairie pour l’acheter. J’en attendais beaucoup, vu le niveau des deux premiers tomes, qui m’avaient transportés dans un univers fantastique époustouflant.

J’ai aimé ce 3ème opus, même s’il m’a laissé un peu sur ma faim. On retrouve Ophélie qui part à la recherche de Thorn, disparu depuis bientôt deux ans. Pour cela, elle se rend sur Babel avec l’aide de ses amis du pôle. La-bas, elle va devoir s’adapter à une société très codifiée et intégré une école où la concurrence est rude pour progresser dans ses recherches.

J’ai trouvé la première moitié du roman un peu longue à se mettre en place pour être honnête. Ophélie subie un bizutage en règle en arrivant dans sa nouvelle école et aucun responsable ne semble s’apercevoir de rien. Christelle Dabos a le mérite d’aborder la thématique du bullying même si ça a déjà été traité plus d’une fois ailleurs. Je pense notamment à Eleanor and Park de Rainbow Rowell.

Les personnages secondaires que l’on connaissait dans les deux premiers tomes sont les grands absents de celui-ci. A peine quelques pages leurs sont consacrées et je dois avouer qu’ils m’ont beaucoup manqué, surtout Archibald et Bérenilde que j’adore. En revanche, nous faisons connaissances avec la fille de Bérénilde, la petite Victoire, pendant quelques chapitres. Elle est dotée d’un pouvoir étrange, qui va l’amener à se mettre dans une situation terrifiante à la fin du livre. Les nouvelles rencontres faites par Ophélie à Babel sont assez peu développées, notamment son amitié avec Octavio qui reste superficielle. J’aurai aimé connaitre ses nouveaux personnages un peu mieux. On ressent vraiment toute la solitude d’Ophélie au fil des pages.

Mais venons-en à ce que j’ai le plus apprécié dans ce tome : voir Ophélie grandir. Elle évolue doucement mais surement et devient une femme de plus en plus sure d’elle, qui sait ce qu’elle veut et l’assume. Une des dernières scènes est révélatrice de cela. La deuxième moitié du roman est très riche en rebondissements et révélations sur le monde éclaté et Dieu. Cela donne très envie de connaitre la suite, donc j’achèterais forcément le tome 4. 😉

Finalement ce tome est un entre deux à mon sens : l’auteure met en place tous les pions dont elle aura besoin pour conclure et développe la force de son héroïne. Il y a forcément moins d’action que dans les deux premiers, mais le roman reste très agréable à lire.

Comment éviter de se fâcher avec la Terre entière en devenant parent ? – la paternalité en 9 questions qui divisent, Béatrice Kammerer et Amandine Johais

Même si je n’ai pas d’enfants (et que ce n’est vraiment pas prévu), je suis passionnée par tout ce qui touche à la parentalité et à l’éducation, en particulier l’éduction non violente. J’ai déjà lu plusieurs ouvrages sur le sujet et j’en ai d’autres qui m’attendent sagement dans ma PAL. Quand j’ai vu que Béatrice Kammerer sortait un livre sur le sujet, je me suis empressée d’aller le chercher. Je lis le blog des vendredis intellos depuis un moment et je trouve son travail toujours rigoureux et précis, cherchant avant tout à se baser sur l’état actuel des connaissances scientifiques et non à faire de la propagande pour un camp ou un autre. L’éduction des enfants étant un sujet qui divise (no shit ! comme disent les anglais ^^), je trouve cette approche vraiment salvatrice.

On retrouve cet état d’esprit tout le long des quelques 300 pages du livre. Les auteures veulent avant tout faire un état des lieux des connaissances sur les problématiques qu’elles abordent. Aucune leçon de morale, aucune recette magique pour élever des enfants parfaitement sages et épanouis. Les auteures sont réalistes quant au quotidien des parents, ayant elles-mêmes plusieurs enfants. Elles plaident pour un « evidence-based parenting », une éduction basée des preuves.

Dans Comment éviter de se fâcher avec la terre entière en devenant parent ?, elles reviennent notamment sur l’accouchement physiologique (et pourquoi vouloir accoucher chez soit quand on ne présente aucun signe alarmant n’est pas une hérésie), le concept d’enfant-rois, l’âge auquel on est supposé faire des enfants, la pression à avoir des enfants « indépendants » tôt, les nouveaux pères, l’apprentissage par le jeu ou encore l’adolescence (ce fléau)(ou pas).

J’ai trouvé le livre absolument passionnant et l’ai dévoré en une semaine. Bon en même temps si ce n’était pas le cas, je n’en parlerai pas ici nous sommes d’accord. Le langage est soutenu mais accessible à tous. La lecture est facilité par les traits d’humour disséminés ici et là. Il faut simplement se laisser le temps d’assimiler les informations car le contenu est très dense.

En résumé si vous êtes parents, grands-parents, oncles, tantes, parrains ou marraines, nounou, baby-sitter ou si vous vous intéressez un tant soit peu à ce sujet, je vous le conseille chaudement ! Il vous donnera des pistes pour reconsidérer ce que vous pensiez savoir ou pour argumenter vos choix.

Sex and the series, Sexualités féminines, Une révolution télévisuelle, Iris Brey

Le petit dernier de cette revue, Sex and the series, qui comme son nom l’indique, traite de la sexualité des femmes dans les séries américaines et à l’influence que ces scènes télévisuelles ont sur nos mœurs (et inversement).

J’ai vu passer cet essai sur le compte instagram de tout est politique, qui parle régulièrement de féminisme. Le sujet m’a tout de suite interpelé. Le fait que je sois une femme et que j’aime les séries US a du aider un peu !

Iris Bey aborde la sexualité des femmes dans les séries à travers plusieurs problématiques : la façon dont on parle de ladite sexualité sur le petit écran, comment le plaisir des femmes est montré et abordé, comment les violences sexuelles sont mises en scène et enfin les sexualités queer. Certaines choses sont vraiment révélatrices. Par exemple, aux Etats-Unis, il est impossible de dire le mot vagin ou clitoris en prime time sur les chaines nationales, même dans un contexte éducatif. C’est jugé indécent ! Il faut soit inventer des mots, soit juste les taire. Alors que dire 17 fois pénis dans un épisode de 40 minutes ne choque personne…

L’auteure nous montre comment l’évolution de ce que l’on voit à l’écran reflète l’évolution de nos pratiques. Et à contratio, elle nous explique que les séries peuvent choisir soit de perpétuer des stéréotypes soit au contraire, de les exploser et d’aider à rendre certaines pratiques « normales » pour la majorité des gens en nous montrant des personnages ou pratiques différentes. Par exemple en développant des personnages à la sexualité fluide, en mettant en scène des femmes qui s’assument, des personnages transgenre… J’ai été particulièrement intéressée par la partie où Iris Brey aborde les violences faites aux femmes. En fonction de la façon dont les scènes de violence sont traitées, elles peuvent également soit dénoncer les violences et montrer l’impact qu’elles ont sur leurs victimes, ou au contraire ne servir à rien d’autre qu’augmenter l’audimat.

Cet essai est passionnant. Il permet de prendre un peu de recul par rapport à ce que l’on regarde : « quel message nous fait-on passer ? ». Et évidemment, il donne envie de regarder plein de séries différentes. 😉 J’ai d’ailleurs commencer Frankie & Grace, série mettant scène la vie de deux femmes de 70 ans fraichement divorcées.

Y-a-t-il un livre qui vous tente parmi cette sélection ? Et vous, quelles sont vos dernières lectures marquantes ?

Bilan lecture #1

Bilan lecture #1

bilan lecture 1

Petit changement pour la rubrique lecture. Au lieu de chroniquer mes lectures tous les mois, je passe maintenant aux « bilans lectures ». Comme ça, je pourrais les écrire quand je le souhaite. C’est beaucoup plus facile pour moi vu que je n’arrive pas à me forcer à écrire à date fixe. J’ai également décidé que je ne vous parlerai plus de tous les livres que je lis mais uniquement de ceux qui m’ont vraiment marqués. Vous pouvez cependant retrouver l’intégralité de mes lectures et des avis succins sur chacune d’entre elles sur livraddict ; j’utilise le pseudo gwendoline_and_co.

Depuis début janvier, j’ai lu un peu plus d’une douzaine de livres. Ici je vous en présente 6, de styles assez variés : de la littérature jeunesse, de la littérature japonaise, du contemporain et deux bandes dessinées.

Le restaurant de l’amour retrouvé, Ito Ogawa

bilan lecture 1

Celui-là, on me l’a offert à Noël. Jamais je ne l’aurais acheté par moi-même car je lis très rarement des auteurs japonais. Pourtant, Le restaurant de l’amour retrouvé fut une très (très) belle surprise et mon premier coup de cœur de l’année (merci Choupette pour le cadeau !).

C’est l’histoire de Rinco qui, suite à une grosse déception amoureuse et la perte de tous ses biens, devient aphone. Elle alors décide de quitter son travail de chef cuisinier en ville et de retourner dans son village natal pour y vivre avec sa mère qu’elle n’a pas revu depuis des années. En arrivant là-bas, la jeune fille n’a plus rien à elle en dehors de ce qu’elle porte et de la saumure de sa grand-mère. Aidée de ses proches, elle ouvre son propre restaurant dans une des dépendances de la maison de sa mère. Elle crée alors un restaurant très particulier et je n’en dirais pas plus pour que vous puissiez découvrir l’originalité de l’endroit dans le roman. Rinco a un don merveilleux, elle aide les gens grâce à sa cuisine : un futur couple à se découvrir, une famille à faire ses adieux, une veuve à reprendre goût à la vie… Ce roman met en avant la magie de la cuisine, tout ce que l’on peut transmettre en nourrissant les autres (au sens propre et au figuré), la beauté des produits du terroir et des beaux légumes, l’amour que l’on met dans nos plats quand on les prépare avec attention pour nos proches…

Le restaurant de l’amour retrouvé est une ode à la cuisine ainsi qu’une fresque familiale touchante. Au fur et à mesure des pages, Rinco se rapproche doucement de sa mère, même si les sentiments restent tus, conformément à culture Japonaise.

C’est un roman que je vous conseille si vous aimez la cuisine ou que vous voulez comprendre ces gens qui adorent cuisiner.

(Attention pour les végés, la fin peut surprendre et gêner un peu.)

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

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Dans Rien ne s’oppose à la nuit, L’auteure nous raconte sa mère, Lucile, depuis son enfance jusqu’à son décès. On voit donc Lucile grandir au sein de sa grande famille dans leur appartement parisien, la vie semble lui sourire et on lui promet un bel avenir. Puis les années passent, life happens comme disent les anglais, et la jeune Lucile doit encaisser les coups (qui sont nombreux !) comme elle peut. Cette fois, nous la suivons au grès de ses pérégrinations, plus ou moins rythmés par la maladie, en espérant à chaque fois qu’elle arrivera finalement à se relever. Delphine de Vigan nous livre un portrait de femme très fort, un très bel hommage à sa mère et nous rappelle combien il est important de prendre soin de proches, même quand cela devient difficile.

Le livre alterne entre des chapitres racontant la vie de Lucile et d’autres, durant lesquels on découvre le processus d’écriture de l’autrice, ses doutes sur la légitimité à écrire ce livre, ses peurs quant à la réception du roman par les frères et sœurs de sa mère, les recherches ainsi que les entretiens qu’elle doit mener afin de récolter des souvenirs, des anecdotes et mieux reconstituer « sa version » de la vie de sa mère. Si j’ai été un peu déroutée au départ par la construction du récit, je m’y suis finalement faite très rapidement. Je trouve que connaître les états d’âme de Delphine apporte énormément au récit.

En conclusion, Rien ne s’oppose à la nuit est un roman biographique touchant et émouvant. C’est un livre qui marque. J’ai eu besoin de quelques jours avant de pouvoir lire autre chose, le temps de digérer ma lecture en quelque sorte. C’est le second livre de Delphine de Vigan que je lis après No et moi. Je découvre cette auteure et je peux déjà vous dire que je ne compte pas m’arrêter là !

Les carnets de Cerise, tome 1 : le zoo pétrifié, de A. Neyret et J. Chamblain

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À peu près 1000 ans après tout le monde, j’ai découvert la BD Les carnets de Cerise grâce à ma libraire préférée. Elle m’a mis la BD entre les mains en disant, à peu de choses près, « je déteste l’auteur mais les dessins sont magnifiques et l’histoire adorable, il faut absolument que vous la lisiez ». Et bien je confirme les planches sont superbes et l’histoire met du baume au cœur.

C’est Cerise qui nous raconte l’histoire, en écrivant dans son carnet secret. La petite fille est une véritable aventurière en herbe, passionnée de nature et de lecture (forcément je l’adore cette gamine !). Avec ses deux meilleures amies, elles décident de mener l’enquête sur un mystérieux individu : un vieil homme recouvert de tâches de peinture. Elles vont ainsi découvrir un ancien zoo, oublié de tous et aider notre homme à aller au bout de son rêve.

Cette bande dessinée est donc une très belle histoire d’amitié et d’entraide servie par des planches aux couleurs délicates et aux dessins tous doux. Une petite merveille et un régal pour les yeux. J’ai évidemment déjà acheté le tome 2, qui m’attend sagement dans ma bibliothèque.

À lire si vous avez conservé votre âme d’enfant. 😉

Les culottées, Tome 1, Pénélope Bagieu

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Comme pour la BD précédents, j’ai lu le premier tome des Culottées  avec beaucoup de retard. Enfin je l’ai lu… Je l’ai dévoré ! J’ai adoré découvrir toutes ces femmes exceptionnelles, si différentes les unes des autres, mais ayant en commun d’avoir vécu comme elles l’entendaient, parfois au péril de leur vie, et non comme la société l’exigeait.

Les histoires sont courtes, seulement quelques pages sont consacrées à chacunes femme présentée. C’est frustrant parfois, on voudrait en savoir plus, entrer dans les détails. Dans tous les cas on ne peut que survoler la vie de ces héroïnes du monde réel. Une bonne occasion pour faire ensuite nos propres recherches ! L’histoire des sœurs Mariposas, opposantes au régime en place en République Dominicaine, ainsi que celle d’Agnodice, gynécologue à Athènes durant l’antiquité, m’ont particulièrement marquées.

Si vous cherchez un livre inspirant et mettant en avant des femmes oubliées par l’Histoire avec un grand H, foncez !

Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

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Pour tout vous dire, la critique d’Americanah, je ne savais pas trop par quel bout la prendre. J’avais le livre sur mes étagères depuis plus d’un an et je ne me décidais pas à le lire parce que j’appréhendais une lecture difficile (et que c’est un pavé de plus de 600 pages aussi !). Effectivement, je confirme, ce n’est pas le roman le plus accessible de la sélection d’aujourd’hui. Par contre, c’est sans doute le plus riche du lot !

Le livre commence avec Ifemelu, l’héroïne, qui décide de quitter les Etats-Unis où elle vit depuis 15 ans et de rentrer au Nigéria. Avant de partir, elle décide d’aller se faire tresser les cheveux dans un salon et replonge dans ses souvenirs. À partir de là, le récit alterne entre scènes au présent et retour dans le passé. On remonte jusqu’à son enfance, puis son adolescence où elle rencontre Obinze et tombe amoureuse. Ces deux-là file presque le parfait amour jusqu’à ce qu’Ifemelu parte étudier aux USA. Ils vont alors se perdre de vue et continuer leurs vies chacun de leur côté sans jamais vraiment s’oublier. Toute une partie du roman est consacrée à Obinze, qui essaie d’immigrer en Angleterre. Finalement, les souvenirs d’Ifemelu nous ramènent au salon de coiffure et on la suit ensuite, rentrant dans son pays d’origine où elle doit se réhabituer à sa propre culture.

Pour moi, l’histoire d’amour d’Americanah n’est qu’un prétexte pour évoquer des sujets beaucoup plus sérieux et importants. En vrac et évidemment de façon non exhaustive : le soin des cheveux crépu au naturel, l’absence de modèle noir dans les médias, la différence de culture entre les noirs américains et les non-américains, la corruption au Nigéria, le racisme, le désir d’une vie meilleure, l’angoisse de vivre sans papiers à l’étranger… J’en passe et des meilleures. Evidemment le fait qu’Ifemelu tienne un blog sur la race est bien pratique. Cela permet à l’auteure de faire passer toutes sortes de messages avec la subtilité d’un bulldozer, sans avoir à prendre de pincettes.^^ J’ai particulièrement apprécié les quelques pages à destination des blancs sur « comment être un bon allié anti-raciste ».

C’est donc un livre que j’ai vraiment apprécié et que je vous recommande, malgré quelques longueurs. Je pense qu’il faut le lire en prenant son temps, petits bouts par petits bouts, pour assimiler ce que l’auteure veut nous dire.

 Chimamanda Ngozi Adichie écrit dans Americanah que publier un livre sur la race, qui soit lu, est impossible et pourtant elle l’a fait avec succès.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, Benjamin Alire Saenz

bilan lecture 1

Le petit dernier de cette sélection, et un gros coup de cœur pour Jo et moi. J’ai lu Aristote et Dante en 2 petits jours seulement, après en avoir beaucoup entendu parler. Aristote est adolescent et s’ennuie durant l’été. Pour passer le temps, il va à la piscine. Là-bas il rencontre Dante. Celui-ci lui apprend à nager et c’est le début d’une longue amitié entre les deux garçons. Ils sont pourtant très différents l’un de l’autre : Aristote se cherche encore. Il est en colère contre le monde entier ou pas loin, ne se sent à sa place nulle part et est très solitaire. Dante est au contraire un garçon très positif, joyeux et à l’aide avec tout le monde. Il sait qui il est et l’assume parfaitement.

Au fil des pages, on suit simplement l’évolution de leur relation, soumise aux aléas de la vie : accident, déménagement, premiers émois amoureux, acceptation de l’autre… L’étape charnière et délicate qu’est l’adolescence est bien cernée, surtout avec les états d’âme de Ari. Un exemple qui m’a frappé : il arrive à aimer et détester sa mère en même temps. Ça résume bien les fluctuations d’humeur à cet âge je pense.

J’ai trouvé le roman dynamique, touchant et souvent très drôle, surtout grâce aux dialogues. J’ai parfois eu envie de coller des baffes, vers la fin lors d’un évènement précis. À ce moment-là, on se souvient qu’on vit encore dans un monde où la différence n’est pas acceptée si facilement par tout le monde !

Un beau roman à lire à tout âge.

Y-a-t-il un livre parmi cette sélection qui vous tente ? Vous en avez déjà lu certains ? Je serais curieuse de connaître vos avis !

Mes 10 coups de cœur littéraire de 2016

Mes 10 coups de cœur littéraire de 2016

Mes 10 coup de cœur littéraires de 2016

En 2016, j’ai lu 70 livres en tout : romans, essais et bande-dessinées inclus. J’adore lire, c’est une de mes premières passions et il ne se passe pas un jour sans que je lise quelques pages. Evidemment certaines périodes sont plus propices que d’autres à la lecture et je dévore plus lors des vacances par exemple.

Je lis un peu de tout avec une préférence pour les auteurs contemporains et surtout, j’essaie de lire plus de femmes auteures. J’ai déjà lu beaucoup d’hommes par le passé, notamment pour les cours, alors je me rattrape un peu maintenant. 😉 Ce que j’aime par-dessus tout c’est un roman qui arrive à me divertir ET à ma faire réfléchir sur des sujets importants.

Je vous présente donc juste en dessous mes 10 livres coup de cœur de 2016, dans l’ordre où je les ai lus.

10 coups de cœur littéraire 2016

1/ Un goût d’espoir et de cannelle de Sarah Mc Coy

Un goût d’espoir et de cannelle est un des premiers livres que j’ai lu en 2016. C’est un roman historique qui nous fait rencontrer deux héroïnes qui vont devoir faire face à des choix difficiles. Il y a  Reba qui est journaliste aux Etats-Unis, vivant proche de la frontière Mexicaine à notre époque et puis Eslie en Allemagne, qui cache chez elle un enfant juif pendant la seconde guerre mondiale. Leurs deux vies finiront par s’entrecroiser autour de la boulangerie d’Elsie lorsque Reba viendra pour l’interviewer pour son journal. L’histoire d’Elsie est particulièrement touchante et propice à la réflexion. J’ai aimé ce roman pour les différents niveaux de lecture qu’il propose. On peut lire une belle histoire « feelgood » ou bien aller plus loin et réfléchir au parallèle entre l’Histoire et ce qui se passe à notre époque.

2/ La passe-miroir, tome 1 et 2 de Christelle Dabos

Oui, je vous parle des tomes 1 et 2 en même temps. Mais ils comptent comme un seul livre, je triche un peu ! J’ai découvert la passe-miroir par le biais d’un article de Céline sur Les mots Ailés (blog que je vous conseille 1000 fois si vous aimez les belles plumes). Ce sont des romans dits « jeunesse », mais j’invite les grandes personnes à les lire aussi puisque ce sont de belles pépites (et que ces clivages littératures adultes/ littératures jeunesse sont un peu surfaits je trouve). Il s’agit de l’histoire d’Ophélie qui se voit forcée de se marier à Thor, homme froid et (très) renfermé car c’est une alliance désirée par ses aînés. Elle doit pour cela se rendre à la citacielle, capitale flottante du Pôle située très loin de chez elle. Là-bas, elle est obligée de cacher sa véritable identité car plusieurs hauts personnages en ont après sa vie pour asseoir leur propre pouvoir. Intrigues politiques à foison, rebondissements, amitiés et actions au programme, mais tout en subtilité. Christelle Dabos a su créer un univers merveilleusement riche et surprenant ainsi que des personnages complexes loin des clichés de la fantasy. On commence à en aimer ou à détester certains puis, l’auteure nous fait découvrir une autre partie de leur histoire, ce qui nous amène à les reconsidérer. D’autres restent ambigus du début à la fin. Beaucoup de personnages ont des pouvoirs qui servent l’histoire et qui permettent aussi de réfléchir sur des aspects semblables à ce que l’on observe dans notre monde à nous. Je pense notamment à la question des apparences, si cher à certains notables de la citacielle.

Maintenant j’attends le tome 3 !

3/ Dans le désordre de Marion Brunet

On change de registre, ou plutôt de genre littéraire. Si Dans le désordre est aussi un roman « jeunesse », l’action se déroule cette fois-ci à notre époque et est bien ancrée dans notre société française avec les tensions politiques et sociales qui lui sont propres. Marion Brunet signe un roman percutant et extrêmement riches en émotions, n’ayons pas peur des mots. Pour résumer rapidement, suite à une manifestation, un groupe de 7 jeunes décide de mettre en action leurs convictions politiques et se rassemblent pour vivre ensembles dans un squat. On suit leur vie au quotidien, on en apprend plus sur ce qui les anime, ce qui les fait avancer, leurs peurs, leurs doutes, leurs espoirs aussi. On aime avec eux, on rit avec eux, on est en colère avec eux et on pleurs avec eux. Les questions posées sont, à mon sens,  essentielles : comment vivre ensemble, quels systèmes politique et économique pour un monde plus juste, quelles possibilités avons-nous pour créer un monde meilleur, sommes-nous justes des idéalistes utopiques… Marion Brunet pose aussi la question de la légitimité des violences légales comme la violence policière. Cela m’avait particulièrement touché puisque j’ai lu le livre au moment des nombreuses manifestations qui dégénéraient.

Pour autant, l’auteure ne pose pas de jugements péremptoires que ce soit sur nos héros anticonformistes militants ou les « autres gens », ceux qui acceptent la société et se coulent dans le moule mis à leur disposition. Le roman est tout en finesse et cherche uniquement à nous faire réfléchir. D’ailleurs certaines scènes familiales entre un des héros et sa famille ne sont pas piquées des vers comme dirait ma maman.

La fin est époustouflante et laisse sous le choc. Il m’a fallu un moment pour la digérer et pouvoir ouvrir un nouveau roman.

Dans le désordre est  certainement une de mes plus belles découvertes littéraire de l’année. Si je le pouvais, je le mettrais entre toutes les mains !

4/ La couleur pourpre par Alice Walker

Un roman plus « adulte » cette fois avec La couleur pourpre, publié en 1982, qui met en scène Celie, jeune femme noire vivant en Géorgie dans les années 30. L’histoire de Celie nous est racontée sous la forme de lettres qu’elle écrit pour sa sœur dont elle a été séparée étant enfant.

Alice Walker est une militante américaine engagée contre le racisme, le sexisme et la violence. Elle  livre ici un texte fort qui raconte les conditions de vie des femmes noires de l’époque. Elle n’épargne rien ou presque à ses personnages : mariages forcés, vols de leurs enfants, viols, violences domestiques, prison, alcool… Le tableau ainsi dressé est dur, sans concession et pour autant on ne tombe jamais dans le pathos. Je me suis beaucoup attaché à Celie et aux autres personnages. Heureusement la fin apporte un peu de douceur à tous.

C’est un beau roman, parfois difficile à lire en raison de ce qu’il raconte mais néanmoins nécessaire et qui rappelle à quel point le travail pour les droits humains est nécessaire.

10 coups de cœur littéraire 2016

5/ Le livre de perle de Timothée de Fombelle

On revient à plus de douceur avec un joli conte : Le livre de Perle. Timothée de Fombelle est un auteur que j’apprécie particulièrement pour la tendresse qu’il fait passer à travers ses écrits. Je l’ai découvert avec Tobie Lolness, une fable écologique pour enfants (à recommander aux plus grands également pour ouvrir les yeux sur le traitement infligé à notre belle planète).

J’ai eu envie de lire ce livre de perle grâce Céline, encore. Il se pourrait qu’elle soit à l’origine de quelques-unes de mes plus jolies lectures. Il s’agit d’un conte moderne dont l’action a lieu pour moitié dans un monde féerique et pour l’autre moitié en France pendant la seconde guerre mondiale. Deux histoires s’entrecroisent, Celle d’une fée et d’un prince déchu envoyés et celle d’un un jeune garçon qui se retrouve mêlé bien malgré lui aux aventures des deux premiers.

L’histoire est complexe et la narration également. On ne comprend tous les ressorts de l’intrigue qu’à la toute fin du roman. Au début, on ne saisit pas qui sont les personnages, ce qu’ils veulent, où ils vont… Il faut prendre son temps et accepter de ne pas comprendre tout ce que l’on lit tout de suite. Déguster les lignes et se laisser surprendre. La plume est poétique, comme toujours avec Timothée de Fombelle. Un petit bijou à glisser dans les mains de lecteurs patients et avertis.

6/ Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

Journal d’un vampire en pyjama est en fait le carnet de bord de Mathias Malzieu qui retrace un an de sa vie à partir du moment où il apprend qu’il est atteint d’une maladie auto-immune jusqu’à la greffe qui lui sauvera la vie.

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. » sont les mots présents sur la quatrième de couverture. Ils résument bien le livre. Mathias Malzieu se met à nu dans ce récit, nous livre ses émotions sans fausse pudeur. L’écriture est très poétique et même drôle malgré la gravité du sujet. On a beau connaitre la fin, on a peur avec lui. On vit ses angoisses lors de l’attente d’un donneur, son quotidien de malade. C’est un livre très fort émotionnellement et une superbe leçon de vie, que je recommande chaudement.

7/ La quête d’Eliwan, la trilogie par Pierre Bottero

J’ai lu les 3 tomes de La quête d’Eliwan lors de mon hospitalisation au mois d’août et je les ai littéralement dévorés. Ils m’ont rendu ces quelques jours moins pénibles.

Nous sommes plongés dans l’action dès les premières lignes du premier tome. Pas le temps de comprendre où nous sommes et qui est Camille que déjà, il se passe plein de choses. Par la suite, nous sommes entraînés avec Camille, notre héroïne, et Salim, son meilleur ami, dans un nouveau monde nommé Gwendalavir. Evidemment nos deux héros devront aider à sauver ce monde d’un ennemi mortel et Camille devra apprendre à maîtriser le talent qu’elle vient de se découvrir. Une belle fable Fantasy. Les points forts de Pierre Bottero, ce sont ces personnages tout en finesse et la richesse de son univers où chaque détail est pensé. On ne peut que s’attacher à Camille, Salim et les autres et leur souhaiter le meilleur. Gros coup de cœur pour Elana qui arrive en milieu de roman et qui est une fille badass comme je les aime. Je n’ai pas voulu lâcher les livres avant de connaitre le point final de l’aventure, une lecture parfaite en été quand on a le temps pour dévorer plein de livres d’un coup !

8/ L’espace d’un an par Becky Chambers

L’espace d’un an de est un énorme coup de cœur pour moi comme pour Jo. C’est une superbe fable se déroulant à bord d’un vaisseau qui mêle amour, amitié et action tout en délivrant un message de tolérance et d’acceptation de « l’autre » dans toute sa différence. C’est aussi un critique de notre système politique actuel. Jo en a parlé plus en détail ici et je vous laisse lire sa chronique pour en savoir davantage.

9/ Orgueil et préjugés de Jane Austen

Un grand classique. J’avais envie de découvrir l’œuvre de Jane Austen depuis longtemps et je me suis finalement laissé tenter cet automne en commençant par Orgueil et préjugés. Grand bien m’en a pris puisque j’ai adoré suivre les tribulations de la très caustique Elizabeth Bennet et du flegmatique Monsieur Darcy. Si l’histoire d’amour est finalement assez commune, la plume est délicieuse et les personnages complexes. Jane Austen nous montre à travers leur histoire ainsi que celles des sœurs d’Elizabeth que pour les femmes anglaises du 19ème siècle, il n’y a point de salut en dehors du mariage. Elle nous raconte la vie de la bourgeoisie de l’époque, leurs us et coutumes. Elle a un point de vue très critique sur tout cela et certaines scènes sont vraiment très drôles, et désespérantes à la fois car criantes de vérité. Je pense à une scène très cocasse de demande en mariage où Elizabeth essaie de convaincre son prétendant de la sincérité de son refus alors que celui-ci refuse de la croire parce que « quand une femme dit non, elle pense oui ». Ça vous rappelle quelque chose que vous avez déjà entendu ? A lire, si ce n’est pas déjà le cas.

10/ Le voile de Téhéran de Parinoush Sanié

J’ai lu Le voile de Téhéran de Parinoush Sanié dans le cadre du club de lecture organisé par Victoria de Mango & salt. Ce n’est pas un livre vers lequel j’aurai été naturellement parce que je sais que le sujet est difficile et que c’est le genre de livre qui me fait enragé à la lecture. Et effectivement, au bout de 2 chapitres j’étais en colère contre le monde entier ou pas loin.^^ Au troisième « les filles ça ne sert à rien, ce sont justes des bouches à nourrir » j’avais envie d’assommer un certains nombres de protagonistes. Et pourtant… C’est un roman très fort, qui m’a marqué grâce à son héroïne beaucoup plus forte qu’elle n’y parait, prête à tout pour les siens. Elle subira sa vie jusqu’au bout malgré tout, toujours fille de, mère de ou femme de. Jamais vraiment elle-même, jamais libre de ses décisions. La fin du roman, à ce sujet, m’a laissé un arrière-goût amer. Quant à savoir si l’histoire contée est représentative des conditions de vie des femmes en Iran, je ne sais pas.

Le deuxième personnage principal du livre, c’est l’Iran. Cette lecture m’a permis de mieux connaitre ce pays, sa culture et son histoire. A compléter par le visionnage du très bon film Nous trois ou rien de Kheiron et par la bande dessiné Persepolis pour aller plus loin sur ces thématiques.

Et vous, quelles sont vos lectures marquantes de 2016 ? Connaissez-vous déjà certains des livres dont je parle plus haut ?

Cold winter challenge 2016 : ma sélection de livres pour les fêtes

Cold winter challenge 2016 : ma sélection de livres pour les fêtes

Je participe pour la toute première fois à un challenge de lecture et je commence par le cold winter challenge, organisé cette année par Margaud Liseuse.

PAL cold winter challenge 2016

L’idée générale du challenge, c’est de se mettre de côté une petite pile de livres qu’on a envie de lire pendant la saison la froide et de les terminer dans le temps imparti : cette année, ça sera du 1er décembre 2016 au 31 janvier 2017. C’est un challenge tout simple, accessible à tous, puisque chacun est libre de définir le nombre de livres qu’il veut ! Il y a juste un défi à relever, lire deux livres sur une des thématiques suivantes :

  • Montagne enneigée : lire 2 livres dont la thématique principale est le froid, la neige ou l’hiver.
  • La magie de Noël : lire 2 livres se déroulant durant la période des fêtes de fin d’années.

Vous pouvez rejoindre le challenge en participant au groupe Facebook ou en partageant votre sélection sur vos réseaux sociaux avec le hastag #ColdWinterChallenge. Personnellement, j’ai choisi deux livres pour chaque menu et j’ai décidé de ne pas m’imposer d’autres lectures que celles-ci. Je préfère avoir la liberté de piocher au hasard de mes envies dans ma bibliothèque.

Pour les livres sur la magie de Noël, j’ai donc choisi:

  • La véritable histoire de Noël, de Marko Leino. J’en ai entendu beaucoup de bien et je pense qu’un joli compte de Noël sera parfait pour me détendre en cette période.
  • La liste de Noël, de Jojo Moyes. C’est une nouvelle toute courte; le résumé m’a donné envie de la lire parce que je crois que finalement beaucoup de gens se retrouvent parfois dans la situation de départ de l’héroïne. Vu que le texte est très court, j’en ajouterais peut-être un troisième sur ce thème.

Pour le thème montagne enneigée, j’ai pris :

  • La forêt des cœurs glacés, d’Anne Ursu.
  • Café givré de Suzanne Selfors.

J’ai hâte d’être à jeudi pour commencer !

Et vous, participez vous à ce genre de challenge? Gardez vous des livres pour les lire durant une période précise de l’année ?

Lectures d’octobre

Lectures d’octobre

lectures d'octobreCe mois-ci, j’ai lu 7 romans dont un gros flop que je détaillerai très peu en fin d’article. Parmi les 6 autres livres, deux m’ont particulièrement plus. Je vous laisse les découvrir.

La maitresse de Guerre

Par Gabriel Katz, aux éditions Pocket

469 pages

lectures d'octobre - la maitresse de guerreRésumé

Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…

Mon avis

Après avoir lu Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, qui est une lecture assez sérieuse, j’ai eu envie d’un peu de légèreté. J’ai lu énormément de romans de fantaisie étant adolescente, jusqu’à l’écœurement complet. J’avais complètement laissé de côté le genre jusqu’à ce que ma curiosité soit piquée par une vidéo de Margaud Liseuse qui vantait le talent de Gabriel Katz (oui elle a beaucoup d’influence sur mes lectures en ce moment !). C’est donc  tout naturellement que je me suis laissé tenter, quand au détour d’un rayon de librairie, je suis tombée sur La maîtresse de Guerre de cet auteur. Ce roman  a un autre avantage non négligeable pour moi, c’est un one-shot, ce qui est assez rare en fantaisie pour le souligner.

J’ai apprécié que la quatrième de couverture ne dévoile quasiment rien de l’intrigue. Tout ce qui y est décrit se passe dans les premières pages du roman ! Pas de spoiler pour une fois !

Après un micro-chapitre pour nous poser le contexte, on est directement plongé dans l’action. Kaelyn est une fille badass, parce qu’elle sait se battre et qu’elle veut se faire une place en temps que guerrière dans un monde d’homme. En même temps, elle garde ses faiblesses, manque de confiance en elle et d’expérience. C’est une débutante dans l’art de la guerre. Tout cela la rend plus humaine à mes yeux. On la retrouve alors qu’elle vient de s’engager dans l’armée des libérateurs et malheureusement pour elle, rien ne va se passer comme prévu. Première bataille, première défaite et… je ne peux pas en dire plus sans spoiler à fond l’histoire.

J’ai adoré les personnages, même ceux que l’on est censé détester mais j’ai été frustrée de ne pas en apprendre plus sur eux et sur leur passé. Je pense à Hadrian notamment, qui restera énigmatique jusqu’au bout.

J’ai trouvé l’univers du roman très riche et bien décrit, l’humour très présent également. Néanmoins, vu le contexte de guerre et d’esclavagisme présenté et des scènes sanglantes, le déroulé de l’action est un peu trop lisse et propret à mon goût. Finalement, rien de « vraiment » grave n’arrive directement à l’héroïne. Elle s’en sort toujours par une pirouette scénaristique. Tout se passe « facilement » pour elle.

L’évolution du point de vue de Kaelyn sur « l’ennemi barbare» permet de réfléchir sur l’attitude de libérateur de certains peuples/ gouvernement et je pense que l’on peut faire un parallèle avec la politique internationale occidentale.

En résumé, j’ai passé un bon moment de lecture et j’ai aimé suivre les aventures des personnages. Il y a beaucoup de retournement de situation et la scène de fin est parfaite. C’est un très bon roman d’initiation sur fond de guerre. Je trouve cependant que l’histoire aurait gagné à être un peu plus sombre, et peut-être du même coup plus réaliste.

Manifeste pour une maison rangée

D’Anne-Solange Tardy, aux éditions First

126 pages

lectures d'octobreRésumé

Qui n’a jamais ressenti brusquement le désir de faire le vide dans son appartement ou sa maison ? A un tournant de la vie, naissance, rupture, déménagement, ou simplement parce que trop, c’est trop…

 Anne-Solange Tardy nous propose, de sa plume touchante, poétique et bienveillante, parfois drôle, un texte pour nous accompagner dans ce moment-clé. Car entreprendre un grand rangement c’est avant tout s’interroger sur ses envies du moment, ses besoins aussi, ses habitudes. Et déterminer ce que l’on veut vraiment. Bien plus qu’un simple coup de balai…

Mon avis

Il faut que je vous avoue une chose : j’adore tout ce qui touche au mouvement minimaliste. Pourtant, je ne suis pas moi-même une « vraie » minimaliste. J’ai plein de livres partout par exemple. Mais c’est un sujet qui me touche et m’intéresse parce que j’ai à cœur de me simplifier la vie et d’arriver à dompter mon côté matérialiste. Je lis plein de blogs sur le sujet et j’ai même plusieurs livres qui en parlent.

Alors quand j’ai vu qu’Anne-Solange, dont j’apprécie beaucoup le travail, avait sorti un livre sur ce thème, je me suis jetée dessus laissé amadouer et je l’ai commandé. Bien m’en a pris, vu qu’à la suite de cette lecture, on s’est enfin décidé à changer la table basse qui nous sortait par les yeux et le fauteuil complètement fichu. Pour le moment c’est juste un test mais je dois dire que la nouvelle disposition de nos meubles me plait beaucoup plus qu’avant. J’ai gagné en confort visuel.

Ce que j’ai adoré avec ce livre, c’est qu’il n’est pas là pour nous donner une solution clé en main ou nous apprendre à plier nos chaussettes pour avoir l’intérieur minimaliste parfait. Au contraire, durant les 126 pages, l’auteure nous répète que notre intérieur doit s’adapter à nos besoins particulier (et non l’inverse) et que notre démarché de simplification sera forcément différente de celle de notre voisin. Elle nous invite à vraiment faire le point sur nos habitudes de vie et nos envies afin de pouvoir ensuite mettre en œuvre ce qu’il faut pour se créer un cocon. Pas de listes de choses à jeter, à avoir ou à acheter. On ne nous pousse pas du tout à la consommation. A vrai dire, Anne-Solange fait plutôt l’apologie de la débrouille.

Enfin c’est un concentré de bienveillance, qui incite à être plus doux envers soi-même.

Si je ne devais garder ou conseiller qu’un livre sur le désencombrement, ça serait celui-ci.

Miss Peregrine et les enfants particuliers

De ransom Riggs, aux éditions Bayard, traduit de l’américain par Sidonie Van den Dries

444 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître…

Mon avis

J’ai entendu parler de Miss Peregrine et les enfants particuliers à peu près partout. Même ma libraire me l’a vendu comme génial. Je me suis donc décidée à le lire, juste avant la sortie du film éponyme.

Et j’ai été surprise. Je ne m’attendais pas tout à ce que j’ai trouvé à la lecture : une ambiance ultra glauque, des personnages très étranges et des situations franchement malsaines par moment à mon avis… Clairement ce n’est pas un livre pour jeunes enfants !

On suit Jacob, qui a beaucoup de mal à se remettre du décès de son grand-père qui a eu une mort très brutale à laquelle il a assisté. Durant toute son enfance, son grand-père lui a conté des histoires sur une île paradisiaque, un orphelinat et les enfants particuliers qui l’habitent. Juste avant de mourir, il murmure à Jacob de trouver l’île… Ce que celui-ci finira par faire. C’est là qu’il rencontrera Miss Peregrine et les enfants, notamment Emma.

Jacob est un adolescent vivant aux Etats-Unis dans une famille somme toutes assez ordinaire, ayant une vie toute tracée devant lui. Il rêve d’aventure, est introverti et peu sociable. Il a un seul ami avec qui il entretient une relation donnant-donnant plutôt qu’une véritable amitié. Il n’est véritablement attaché qu’à son grand-père. Il a cru les histoires de celui-ci une bonne partie de sa vie, avant de grandir et de passer dans le camp des sceptiques comme son père, puis de douter à nouveau à sa mort. Il se remet alors à croire aux monstres et fera tout pour remonter la piste de l’enfance de son grand-père et en même temps découvrir qui il est.

Le personnage de Miss Peregrine est à la fois effrayant et maternant. Elle contrôle toute la vie sur l’île, garde toutes les informations importantes pour elle et dirige les enfants d’une main de fer. J’avoue n’avoir eu aucune sympathie pour elle tout au long du roman.

Les enfants ont tous des dons étranges que je vous laisse découvrir par vous-même, qui change de ce que l’on peut rencontrer habituellement. On verra principalement Emma qui peut produire des flammes, jeune fille qui prendra jacob en grippe avant de s’attacher à lui.

Les monstres sont… vraiment des monstres ! Sur tous les plans ! Je pense qu’au cinéma, ils doivent bien rendre visuellement.

Le livre met un moment avant de vraiment démarrer, environ 150 pages tout de même. J’ai eu l’impression que l’auteur nous racontait des choses inutiles mais finalement, tout est utilisé à la fin du roman. Le rythme est lent, la totalité de l’intrigue n’est dévoilé quasiment qu’à la fin. C’est vraiment un premier tome pour mettre en place l’univers et ses personnages. Si j’ai apprécié ma lecture, ce n’est clairement pas un coup de cœur pour moi. Je pense tout de même lire la suite, au moins pour faire plaisir à ma libraire qui l’adore ! 😉

Le crime d’Halloween

D’Agatha Chritie, aux éditions Poche, traduit de l’anglais par Janine Lévy

230 pages

lectures d'octobre

Quatrième de couverture

Le 31 octobre, les sorcières s’envolent sur leur manche à balai : c’est Halloween, la fête du potiron. À cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans ». Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. « Savez-vous que j’ai eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ? » se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu’inventer pour se rendre intéressante. La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C’est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu’on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Mon avis

Certains mois, je participe au club de lecture crée par Victoria du blog Mango & Salt que j’apprécie beaucoup. Pour le mois d’octobre, elle avait proposé une belle sélection de saison et le livre finalement choisi fut Le crime d’Halloween, un roman policier parfait pour la période !

Jusqu’à maintenant je n’avais lu qu’un seul roman d’Agatha Christie. Il s’agissait des 10 petits nègres que j’avais découverts à l’occasion d’un cours de français. A l’époque je l’avais adoré et j’avais été abasourdie par la fin et l’énorme retournement de situation ! De fait, pour Le crime d’Halloween, je partais avec un à-priori très positif et j’en attendais beaucoup !

Et je dois avouer que j’ai été déçue. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Impossible d’avoir de l’empathie pour les personnages, même pour l’adolescente assassinée. J’ai également eu des difficultés avec le personnage d’Hercule Poirot, que je découvrais pour la première fois. Je l’ai trouvé arrogant et superficiel. Vous me direz, c’est peut-être le but. Mais là il me tapait sur le système plus qu’autre chose. En revanche, j’ai apprécié l’ambiance très automnale qui se dégageait : les pommes, les citrouilles, les jardins…

La première partie du livre est assez longue. Certains passages sont, à mon goût, de trop. Je pense par exemple à un chapitre qui se déroule dans des jardins. Poirot divague pendant plusieurs pages sur la beauté des plantes, ce qui ne sert pas vraiment le récit et m’a fait lire en diagonale! Cependant, le rythme s’accélère enfin à la deuxième moitié du roman, pour mon plus grand plaisir. Quant aux indices disséminés ça et là par l’auteure, je les ai trouvés assez grossiers et j’avais deviné l’identité du tueur bien avant la fin. Pas de surprise donc.

Si j’ai finalement apprécié ma lecture sur la fin, je ne pense pas retenter l’expérience avec un autre roman de la série d’Hercule Poirot.

Charley Davidson, tome 1 Première tombe sur la droite

De Darynda Jones, aux éditions Milady, traduit de l’américain par Isabelle Pernot

429 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…

Mon avis

Je n’ai pas forcément grand-chose à dire sur celui-ci. Les romans de bit-lit, c’est mon petit péché mignon un peu honteux quand j’ai envie d’une lecture facile, rapide, plein d’action et des monstres (vampires, fantômes, tout ça…). Pas de la grande littérature mais des très bons moments de lecture tout de même.

J’ai entamé le premier tome de Charley Davidson après en avoir entendu parler sur les blogs et je n’ai été agréablement surprise. Déjà par l’héroïne, Charley qui est super badass, franche, drôle et intelligente. Et même temps, elle reste sensible et n’est pas complètement blasée face à ce qu’elle rencontre dans ses boulots, qu’elle prend très à coeur. Elle se débrouille comme elle peut avec son don de faucheuse en accompagnant les morts vers la lumière et en aidant la police à résoudre des enquêtes. Ce que j’ai particulièrement aimé chez elle, c’est qu’elle ne se prend pas la tête. Elle agit, et ça, ça me change des héroïnes américaines habituelles qui « overthink » tout !

Les autres personnages ne sont pas en reste et sont hauts en couleur. Certains connaissent le don de Charley, d’autres ne veulent pas la croire… Mention spéciale pour la meilleure amie Cookie que j’ai adoré et Reyes, le mâle alpha du bouquin, qui est parfait.

Ce premier tome met en place l’univers de Charley et les différentes règles qui régissent son don. On apprend à la connaitre, on découvre son passé, ses craintes et ses proches. Il y a de l’action à chaque page et plusieurs intrigues en parallèle.

J’ai passé un très bon moment de lecture et je lirais avec plaisir le second tome.

Fangirl

De Rainbow Rowell, aux éditions Castelmore et traduit de l’anglais par Cédric Degottex

508 pages

lectures d'octobreQuatrième de couverture

Cath et Wren sont des jumelles inséparables. Fans de Simon Snow, elles passent leur temps sur les forums consacrés à l’auteur. Mais la passion de Cath a tellement pris le pas sur sa vie que Wren lui annonce l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. L’une est prête à renoncer à ses rêves pour profiter dignement des joies de la vie estudiantine. L’autre est soudain projetée dans un univers hostile dans lequel tout le monde ses profs, sa famille et sa colocataire méprise la fanfiction. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d’un obsédé de la littérature…

Mon avis

Je me suis gardé Fangirl de Rainbow Rowell exprès pour l’automne comme on garde un bon gâteau parfumé pour les weekends pluvieux. Samedi dernier, je me suis dit qu’un long weekend de 4 jours se prêtait à merveille à cette lecture et, je l’ai finalement terminé en 24h. Donc vous vous en douté, j’ai aimé ce roman.

Le style de l’auteur est simple, fluide et sans fioritures. Il y a peu de descriptions mais beaucoup de dialogues, que j’ai trouvés très bien faits. L’intrigue avance rapidement. D’ailleurs dès les premières pages, nous sommes plongés dans l’univers de Cath qui fait sa rentrée scolaire dans le Nebraska. Je ne me suis pas ennuyée un instant à la lecture.

Le roman est centré sur le personnage Cath : autour d’elle gravitent sa sœur jumelle Wren, sa coloc Reagan, l’ami de sa coloc Lévi ainsi que son père Arthur. Ils sont attachants et ressemblent à de « vrais » gens, ce qui fait qu’on peut s’identifier à eux. Au début du livre, Cath vient de rentrer à l’université. Elle emménage sans joie sur le campus avec Reagan après que sa sœur jumelle lui ait dit ne pas vouloir s’installer avec elle. Chose qu’elle a (très) mal pris. Cath est écrivaine. Elle écrit surtout des fanfictions sur l’histoire d’un mage (toute ressemblance avec Harry Potter ne serait pas fortuite^^) et rencontre énormément de succès sur la toile. Le seul cours qui l’intéresse vraiment à la fac est celui d’écriture créative. Elle est aussi très introvertie, peu sociable et un peu bizarre parfois. Du genre à passer un mois à manger des barres de céréales pour ne pas avoir à chercher le réfectoire… J’ai été touchée par son introversion. Et le fait qu’elle ait du mal avec les gens et les normes sociales en général. J’ai pu me reconnaitre en elle, étant moi-même introvertie, n’aimant pas les fêtes, boire de l’alcool, etc. Cependant, je dois avouer que par moment, j’ai été agacée de la voir tout compliquer « pour pas grand-chose », même si elle explique clairement pourquoi elle agit de telle ou telle manière. Cath est aussi une jeune fille aimante et très protectrice avec les siens. Elle prend grand soin de ses proches. Finalement, on la voit évoluer au fils des pages. Cath grandit tout le long pour finalement devenir une jeune adulte qui s’assume de plus en plus.

Wren ne m’a pas marquée plus que ça. Je ne l’ai pas trouvée sympathique du tout, voir égoïste par moment. Son personnage permet tout de même d’aborder les problèmes d’alcool sur les campus américain. Reangan, la coloc, a un caractère bien trempé et c’est ce qui fait son charme. Elle peut être très mordante mais est finalement très gentille avec ses proches. Je l’ai adorée ! Pour finir, Lévi, le garçon de l’histoire est la gentillesse incarnée, toujours à sourire, à rendre service. Pour autant il n’est pas effacé et saura raisonner Cath quand elle en aura besoin ! Une romance est évidemment à prévoir, qui prend d’ailleurs beaucoup de place à mon goût par moment.

Le livre a un petit côté féministe qui m’a (beaucoup) plu. L’auteure dénonce les violences faites aux femmes, les problèmes liés aux agressions sexuelles sur les campus, au GHB… Il y a aussi une scène entre Lévi et Cath que j’ai adoré où celle-ci lui demande de la respecter en tant que femme et notamment de respecter sa force et d’arrêter de partir du principe que parce que c’est un mec il a le devoir de porter ses affaires à elle. Merci de prendre note, si on a besoin d’un coup de main, on demande. Sinon c’est qu’on gère !

Fangirl, c’est aussi un livre sur les débuts en tant qu’auteur, l’angoisse de la page blanche, la difficulté de créer de nouveaux univers et des personnages à partir de rien. On suit Cath quand elle écrit, avec toutes les difficultés que l’exercice recèle mais aussi ce que ça lui apporte. Une libération par les mots.

C’est un joli roman « bonbon » comme j’aime à les appeler : une histoire simple avec des personnages attachants et qui parle de nos vies à tous, dans laquelle on peut se retrouver.

Soyez imprudents les enfants

De Véronique Ovaldé, aux éditions Flammarion

400 pages

Enfin en Octobre, j’ai lu Soyez imprudents les enfants , que je n’ai pas aimé du tout. C’est pourtant merveilleusement bien écrit mais l’histoire ne m’a pas touchée. Impossible de m’intéresser à l’héroïne, je me suis ennuyée quasiment tout le long. Les passages que j’ai le plus apprécié étaient ceux concernant ces ancêtres, une toute petite partie du roman donc. De cette auteure, je vous conseille plutôt Ce que je sais de Vera Candida, que j’avais dévoré !

Et vous, qu’avez-vous lu en Octobre ? Partagez moi vos coups de cœur !

Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Je ne savais pas trop quoi lire. Je venais de terminer ma phase « pirates » et je voulais refaire le monde, encore une fois. En parcourant les étagères de ma librairie favorite, je suis tombé sur ce livre : L’espace d’un An, de Becky Chambers (édition Atalante). Que dis-je : cette merveille ! Mais ça, je ne le savais pas encore… Et j’étais loin de m’y attendre !

Je n’ai jamais été fan des histoires qui se déroulent dans l’espace. Je préfère celles qui sont plus proches du réel. Oui bon, je sais, les zombies c’est pas vraiment réel… Mais c’est parce que vous ne m’avez jamais vu un lundi matin avant mon café, sinon, vous vous trimbaleriez toujours avec une batte de baseball à la ceinture ! Bref, passons. Après avoir fini ma lecture, ce monde-là, ces personnes-là, je ne voulais pas les quitter… Au point que j’ai traîné un peu pour finir les quelques pages qui me restaient. Non pas que ça traînait en longueur, mais je ne voulais vraiment pas que cela se termine.

Espace d'un an

Quatrième de couverture

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.

L’Equipage

Rosemary est nouvelle à bord. Humaine, greffière spécialisée dans les relations inter-espèces, fraîchement sortie de l’école, elle va aider le capitaine à mettre un peu d’ordre dans ses rapports. Elle est novice dans les voyages spatiaux. Elle a grandi sur Mars mais semble vouloir fuir sa planète à tout prix. Nous découvrons avec elle ce vaste et riche univers.

Ashby, le capitaine du Voyageur, humain aussi, est né et a grandi dans l’espace. Lui et son équipage creusent des tunnels dans l’espace (worm hole) pour relier des points éloignés de l’espace.

Sissix est la pilote du Voyageur. Elle est Aandrisk, une espèce qui vit normalement en communauté, mais elle en a décidé autrement.

Kizzy, humaine, est la tech méca. Déjantée, elle est passionnée par ce qu’elle fait, et a soif d’en apprendre toujours plus, de vivre toujours plus.

Elle est cul et chemise avec Jenks, le tech info. Leur relation est celle qui m’a le plus touché. Il a un penchant pour les Intelligences Artificielles.

Docteur Miam est la papa du groupe. C’est un Grum.  Il est médecin et cuisinier (combo magique). Il prend soin des autres comme de ses propres enfants, et bien sûr, surveille leur alimentation.

Corbin, c’est … Corbin. Humain, grincheux by design, il est l’alguiste du groupe (les algues servent de carburant au vaisseau). Son métier en fait un solitaire, toujours dans son labo à surveiller les algues. Il a beaucoup de mal  avec les autres, en particulier avec Sissix, avec qui tout est prétexte à dispute !

Lovelace, Lovey est l’IA du vaisseaux. Elle est très proche de Jenks, et songe a se faire transférer dans un corps. Seul problème : cette opération est illégale au sein de l’union galactique…

Ohan sont le navigateur. Oui, « sont ». Ils sont sianates. Les sianates sont des paires : un individu infecté par un virus, quelques années après sa naissance. Le virus en question leur donne la capacité extraordinaire de comprendre l’univers. Rien que ça. Et cette capacité aide les tunneliers comme le Voyageur à naviguer pendant les opérations de perçage.

Nos héros sont envoyés en mission dans un espace lointain par l’UG pour percer un tunnel vers le territoire d’un peuple, avec qui ils viennent de signer un traité. Mais voilà, un voyage d’un an les sépare de leur destination finale. Cela nous donne le temps, comme Rosemary, de découvrir plus en détails ses nouveaux collègues et amis.

Espace d'un an 2

Mon avis sur le livre : une leçon de tolérance

Comme je le disais, je ne suis généralement pas fan de science-fiction. La raison principale pour ça, est que j’ai énormément de mal à lire des noms d’objets sans être capable de tout de suite me représenter à quoi ça ressemble et à quoi ça sert. Je me rappelle avoir commencé la saga Hyperion de Dan Simmons … J’ai voulu jeter le livre sous le métro tellement ça me donnait des mots de tête ! (Bon, je l’ai pas fait, parce que c’était sur ma liseuse … mais vous saisissez l’intention). Alors que dans L’Espace d’un An, c’est simple, limpide, pas besoin d’avoir fait math sup. On peut avoir bu un peu trop de mik, ou fumé du smash qu’on comprendait encore ! … … … Simple j’vous dis !

Cet univers n’est pas très éloigné du notre. Le capital le régit, sous couvert de politique (l’Union Galactique ou UG). Il faut travailler pour gagner sa vie. Les démarcations entre les classes sociales se font bien sentir. On y trouve beaucoup d’espèce « intells » différentes : Exodiens (humains), Aandriskes, Harmagiens, Rosks, Aéluons, Grums (espèce non-UG) (… et bien d’autres encore), chacune avec leurs spécificités physiques, leur culture, leur langage, leur religion, leur guerre… rien de bien différent qu’ici-bas finalement :-). Et dans cet espace infini, de plus en plus proche grâce aux technologies de transports améliorées, et de perçage interstratique (trop la classe !), se trouve notre équipage. Etoiles, j’ai de la nostalgie rien que de penser à eux ! J’ai adoré ces personnages. Chacun d’entre eux, même le plus antipathique. Leur histoire, leur être, leur façon d’appréhender l’autre… C’est une vraie famille dont on a envie de faire partie.

Une ambiance chaleureuse émane de ce groupe. Et ce n’est pas toujours évident, quand on se retrouve dans un espace confiné pendant une longue durée, avec des gens d’une autre culture que la sienne. D’une autre espèce même ! Avec des odeurs différentes ! … Et cette chaleur, cet amour, cette tolérance, qui nous rend attentif aux besoins d’autrui … Ça m’a réconforté. Dans une société favorisant toujours plus l’individualité, la performance, et toutes ces conneries, lire ces lignes m’a sincèrement fait du bien, et m’a aussi montré que j’avais beaucoup à apprendre.

À titre d’exemple, je ne comprenais pas pourquoi, en lisant des articles féministes, les autrices employaient des formes neutres pour désigner quelqu’un : illes, é-e-s à la fin des participes, etc. Je n’arrivais pas à saisir l’importance de la chose. Et puis, dans ce livre, j’ai lu la forme « Iel« , pour désigner une personne, dont le genre n’est pas connu en avance. Normal, quand on rencontre une espèce dont le genre ne peut pas être identifié facilement. Encore plus que un individu change de sexe en cours de route. Et là, c’était l’évidence même. Tout était clair. Dans ce monde comme dans le mien.

L’humain, cette jeune espèce

Je ne suis pas fan de l’espèce humaine. Surtout nous occidentaux. Nous sommes désespérés pour tout ce qui peut nous rendre la vie plus facile, pour pouvoir faire plus de chose, remplir notre emploi du temps, remplir notre maison d’objets, essayer d’y trouver notre self-estime que notre façon de vivre détruit dès le plus jeune âge. Et pour aller plus vite, on arrête de penser, on s’empresse de ranger les choses dans des cases, et surtout, on arrête de se remettre en cause. Le problème, c’est l’autre ! Ce n’est pas nous ! Ça ne peut pas être nous, sinon ça voudrait dire qu’il faudrait nous réparer nous-même. Et ça, c’est dur, et ça prend du temps. Nan, c’est plus simple si ça vient de l’autre. Nous, on ne peut pas se tromper. On détient la vérité…. Sauf que non. Nous détenons seulement notre vérité. Un ensemble d’idées cohérentes, qui n’est valable que pour nous, et elle s’arrête lors de la rencontre avec l’autre. C’est à nous de faire l’effort d’accueillir l’autre, ce qu’il est, et ce qu’il pense (et surtout, pourquoi il le pense), pour qu’on puisse vivre un peu mieux tous ensemble.

Lire ce livre m’a fait penser qu’on a encore beaucoup à faire, en tant qu’espèce, avant de pouvoir se prétendre évolué. Et je suis heureux de voir que de plus en plus, les gens se lèvent se révoltent, s’indignent des injustices qui leur sont faites à eux, mais aussi aux autres aussi. Il reste beaucoup à faire, oui, mais nous sommes en bon chemin. Du moins j’aime le croire.

Lectures de Septembre

Lectures de Septembre

lectures de septembre

Au mois de septembre j’ai lu 4 romans aux styles très différents  et aux auteurs variés : trois femmes et un homme. Deux d’entre eux sont des gros coup de cœur! Je vous laisse les découvrir plus en détails.

Eleanor & Park

Par Rainbow Rowel, aux éditions France Loisirs et traduit par Juliette Paquereau

Paru le 5 juin 2014, 378 pages

Eleanor & Park

Quatrième de couverture

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis

Je me suis décidé à lire Eleanor & Park environ mille ans après tout le monde je pense. Je le voyais tellement partout que j’y allais à reculons et puis finalement, au détour d’une vidéo de Margaud Liseuse, j’ai me suis laissée tenter.

Et grand bien m’en a pris, parce que ce roman est un vrai coup de cœur. J’ai été happé par l’histoire dés les premières pages. J’ai adoré voir les liens se tisser entre les deux adolescents, leur relation se renforcer de jours en jours. C’est ma partie favorite du roman. Les personnages sont normaux, entendez par là que l’on peut s’identifier à eux, ce que je trouve franchement chouette pour un roman destiné aux adolescents. Eleanor est une jeune fille intelligente, un peu ronde, qui se pose beaucoup (trop) de questions, ne se trouve pas jolie et possède un style vestimentaire bien à elle qui ne manque pas de la faire remarquer partout où elle va. Park est un adolescent  dans la moyenne, pas particulièrement populaire, pas  looser non plus, avec comme signe distinctif d’être le seul asiatique dans un quartier blanc. Nos deux protagonistes vont se rencontrer dans le bus qui les emmènent au lycée et apprendre à se connaitre tout doucement, jour après jour.

Les émotions, les conflits intérieurs et les sensations sont merveilleusement bien décrits. J’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière, à l’heure des premiers amours où toutes les sensations sont plus vives et les émotions plus violentes. L’alternance de points de vue entre Eleanor et Park est aussi particulièrement bien trouvée. Elle permet par exemple de voir les personnages tels qu’ils sont grâce au regard de l’autre et non tels qu’ils se perçoivent eux-mêmes.

En dehors de l’histoire d’amour, ce roman nous parle du bullying à l’école et des dégâts qu’il occasionne, de la nécessité d’accepter les autres, d’apprendre à les connaitre. Je pense notamment à Park qui se demande sans cesse comment il avait pu penser « ça » d’Eleanor la première fois qu’il la vu. Enfin le livre nous montre ce que peut être la violence physique et psychologique au sein d’une famille.

La fin est riche en émotion (et m’a fait verser quelques larmes) et laisse libre court à l’imagination du lecteur. Si j’ai été d’abord très frustrée par la conclusion du dernier chapitre, j’ai fini par décider moi-même de la fin de l’histoire et elle me convient très bien ! 😉

Pour toutes ces raisons, Eleanor & Park est un petit bijou, un livre bonbon qui se savoure et que je vous recommande chaudement. Moi je me suis déjà offert Fangirl, de la même auteure, et je me le réserve pour un long weekend d’automne !

Fahrenheit 451

De Ray Badbury, aux éditions folio SF et traduit de l’américain par Jacques Chambon et Henri Robillot

Paru en 1953, nouvelle traduction française en 1995, 236 pages

Fahrenheit 451

Quatrième de couverture

En 1953, Ray Bradbury eut à travers son roman Fahrenheit 451, devenu depuis un classique de la science-fiction, l’une des visions les plus effroyables de l’avenir. Dans cette première adaptation autorisée en bande dessinée, réalisée en étroite collaboration avec Ray Bradbury, Tim Hamilton a su créer une oeuvre d’art véritablement saisissante. La prise de conscience par le héros des méthodes d’un gouvernement violemment obscurantiste s’y accompagne de la découverte de l’importance de la lecture en tant que liberté individuelle.

Mon avis

J’ai découvert Fahrenheit 451 pour la première fois au détour d’une page de livraddict et ma curiosité a tout de suite été piquée ! Pensez-vous, un monde où les livres sont interdits, ça ne peut que m’interloquer ! Ça se rapproche de mon pire cauchemar.

Le livre a été écrit en 1953 aux Etats-Unis, à une époque où les voitures allaient lentement et où les télévisions arrivaient à peine dans les foyers. Il s’agit d’une dystopie et l’auteur nous dépeint un monde froid, où les interactions sociales ont disparu, où les gens ne réfléchissent plus ni ne marchent.

Dans ce pays, le rôle des pompiers a changé : maintenant que les maisons sont toutes ignifugées, ils brûlent tous les livres qu’ils trouvent. Leur possession est interdite et passable de punition. C’est dans ce contexte que Montag, pompier de son état, va rencontrer Clarisse, sa jeune voisine. Lui, ne se pose pas de questions et exécute simplement son travail. Elle, c’est une originale. Elle marche dans la rue, regarde la lune, discute de choses et d’autres. Au fil de leurs rencontres, Montag commence à  s’interroger sur sa vie et finit par se rebeller en volant un livre lors d’une opération « de nettoyage ». S’en suit une course poursuite entre lui et ses anciens employeurs, tandis que son ancienne vie tombe en ruine.

Honnêtement, le style d’écriture n’est pas magnifique et j’ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs. Malgré tout, il se lit très rapidement. Petit bémol concernant le personnage de Clarisse. Elle est là uniquement pour changer le héros. Quand c’est chose faite, pouf, elle disparaît. Oui, ça m’a un peu agacé.

Ceci étant dit, j’ai surtout aimé ce livre pour les idées mises en avant. Et surtout, en faisant le parallèle entre l’univers dépeint et notre époque, j’ai été un peu scotchée.

Voyez-vous-même : les voitures vont de plus en plus vite et il y a une vitesse minimum à respecter ( !) ; les habitants se mettent des appareils dans les oreilles pour écouter des bruits plus intéressants que ceux de la nature et les «4 murs à images» remplissent les salons, empêchant ainsi toutes discussions entre personnes ; les livres ont disparu parce que les gens ont arrêté de lire progressivement; la société est pensée pour apporter un bonheur facile et superficiel ; le héros (et les autres) se sentent vides et il y a beaucoup de tentatives de suicides ; la violence augmente ; les gens recherchent de plus en plus les sensations ; à l’intérieur du pays on mange à sa faim mais partout ailleurs c’est la misère ; les médias manipulent les images et les informations ; on sait qu’il y a des conflits armés ailleurs mais personne ne n’y intéresse vraiment… Honnêtement ça ne vous rappelle rien ?

J’ai eu l’impression en lisant, que tout de même, on s’en rapproche un peu de ce monde. Pour ça, je vous conseille ce roman.

L’appel du coucou

De Robert Galbraith, aux éditions France Loisirs et traduit de l’anglais par François Rosso

Publié en 2013, 695 pages

l'appel du coucou

Quatrième de couverture

Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.

Mon avis

Robert Galbraith est le pseudonyme qu’à utiliser J.K. Rowling pour pouvoir publier un nouveau roman anonymement. Ais-je vraiment besoin d’expliquer plus en détails pourquoi je tenais à lire L’appel du coucou ? 😉

Habituellement quand je lis un polar, je lis la fin très rapidement. Là, vous vous dites sans doute que je suis complètement folle puisque tout l’intérêt d’un roman policier, c’est le suspens… Bon, et bien, vous serez contents de savoir que pour une fois, j’ai fait un effort surhumain et je ne me suis pas spoiler la fin ! Tout ça pour savoir si je pouvais deviner le coupable à l’avance. Si c’est pas de l’abnégation…

Le roman est assez long, plus de 600 pages tout de même. J’ai eu des difficultés à vraiment rentrer dans l’histoire et du coup mis quasiment 2 semaines à le finir, vu que je le délaissais au profit d’autre chose. Je n’avais pas spécialement envie de replonger dedans et pourtant, à chaque fois que je reprenais la lecture, je passais un bon moment. C’était assez bizarre. J’ai trouvé le rythme plus lent que d’habitude pour un roman policier. J’ai été un peu déroutée au début puis j’ai finalement commencé à apprécier cette lenteur. Je pense qu’on se rapproche plus du rythme d’une véritable enquête. Il n’y a pas de l’action à chaque page. Tout n’est pas résolu en 48h, il faut plusieurs semaines à notre héros pour avancer et récupérer ses indices et ses preuves.

Le héros parlons-en. Cormoran Strike est détective privé et son affaire ne marche pas très bien. Il est même carrément au bout du rouleau. Il m’a fait l’effet d’un gros ours, un homme bourru et hirsute, peu délicat et pourtant gentil dans le fond. Je m’y suis facilement attachée. Avec tout ce qu’il a vécu (et ce qu’il vit !), on a envie que ça s’arrange enfin pour lui. L’enquête sur la mort du superbe mannequin Lula Landy, il l’accepte comme l’enquête de la dernière chance pour remonter son affaire. Il est accompagné dans son travail par Robin, secrétaire intérimaire fraichement arrivée à Londres. Elle lui est d’un grand secours et apporte un peu de chaleur humaine au roman si je puis dire. J’espère cependant que son personnage sera plus développé dans les opus suivants.

Londres est superbement bien décrit, on a l’impression de visiter la ville avec les personnages. Apparemment les descriptions sont précises et réalistes. N’étant pas Londonienne, je ne saurais confirmer.

L’appel du coucou est finalement un bon roman policier, qui respecte tous les codes du genre : des personnages hauts en couleurs parfois sympathiques mais souvent détestables, des suspects en pagaille, des rebondissements et une jolie fin que, personnellement, je n’avais pas vu venir. Par contre on n’échappe pas à la tirade explicative du meurtrier à la fin ! De toute façon, je crois bien qu’on n’y échappe jamais que ce soit dans un livre, un film ou une série.

L’espace d’un an

De Becky Chambers, aux éditions L’atalante

L'Espace d'un an

 

Je ne vais pas vous dire grand-chose sur ce roman, à part que c’est un énorme coup de cœur. Et je pèse mes mots.

Il mérite un article pour lui tout seul et c’est Jo qui s’en chargera.

Je vous dirais simplement que si vous cherchez un roman qui montre ce qu’est vraiment l’acceptation des différences d’autrui, inclusif au possible, drôle, émouvant et plein de rebondissements, c’est celui-ci qu’il vous faut !

Avez-vous lu ces romans ? Certains vous tenteraient pour vos prochaines lectures ?

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

skull

Oui, je sais ce que vous allez dire. « Mais les pirates, ils sont méchants ! Ce sont des brutes sanguinaires qui pillent, violent et détruisent tout sur leur passage ! ».

Et si on vous avez menti ?

« Quoi ? Mensonges et fourberie ? Pirates des caraïbes n’est pas une description exacte de la réalité ? Mais qui étaient-ils alors ? Et pourquoi donc suis-je en train de lire un article sur les pirates ? »

Et bien les enfants, essayez-vous dans votre canapé préféré, avec un bon chocolat chaud (parce qu’il faut prendre les bon réflexes de l’automne approchant), et laissez-vous conter leurs histoires !  … Et puis faut dire ce qui est, y’en a marre des zombies !

LES PIRATES DE TOUS LES PAYS – MARCUS REDIKER

Converture pirate

J’ai tendance à fonctionner par phase. Philosophie, psychologie, éducation, zombies … et maintenant, pirates (cherchez le lien). Il y a quelques temps, j’étais dans ma phase « Politique », et au détour d’une vidéo, je suis tombé sur une personne ventant le système politique des pirates. Il avait gagné mon indivisible attention. Cette personne, dont je ne saurais retrouver le nom malheureusement, conseillait les ouvrages de Marcus Rediker, historien et professeur, portant un intérêt particulier pour les boucaniers et flibustiers de l’atlantique, et affirmait que les pirates n’étaient pas des barbares comme on essaie de nous faire croire, mais des personnes extrêmement démocratiques ! (Whaaaaat ?!)

Piqué au vif, je me suis (enfin) procuré son livre, et je n’en suis absolument pas déçu ! À tel point que j’ai saoulé mes collègues à en parler sans cesse, et j’avais une folle envie de m’acheter un tricorne et de mettre un eye-patch !

RÉSUMÉ DU LIVRE (4E DE COUVERTURE)

L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726)

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »
Charles Bellamy.

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

SUR LA ROUTE DES FLIBUSTIERS

Livre pirate

Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Robert dit le Baronnet Noir, England, Kennedy, Fly, mais aussi Anne Bonny et Mary Read, ce livre nous fait le récit de leurs aventures, mais surtout nous raconte comment et pourquoi ils et elles se sont « mis et misent à leur compte ». C’est un livre d’histoire certes,mais pas celle des vainqueurs. Et c’est tout de suite moins noir et blanc.

Il s’agit d’histoires de héros ! Car oui, ces hommes et ses femmes étaient considérés comme des héros par beaucoup. Ils se battaient contre les Etats et les marchands, et pour un monde meilleur, régit par des règles qu’ils auraient tous choisi. La fin du XVIe siècle voit la naissance du capitalisme, et laissez moi vous dire, que ça s’est pas fait dans la joie et l’harmonie ! Ça fout même plutôt la rage, et on comprend vite pourquoi les mutineries étaient fréquentes. Imaginez que vous arriviez au bureau le matin, que le capitaine vous attende avec un fouet au cas où vous voudriez prendre une pause café, que vous pouviez vous asseoir sur votre salaire, qui de toutes façons ne pèse pas bien lourd, et qu’à manger le midi, vous aillez à peine de quoi remplir une carie. C’est bon ? Maintenant imaginez que c’est le XVIIe siècle et que la médecine avait encore beaucoup de progrès à faire … Et c’est pas un bureau, mais un bateau. Et vous n’avez pas vraiment voulu venir par vous même, alors on vous a forcé. Eh bien c’était ça, la marine du XVI et XVIIe siècle ! Française, anglaise, hollandaise, espagnole ou portugaise, même combat. Et ça, c’est si on avait de la chance. Parce qu’on pouvait aussi être un esclave, vendu au plus offrant…

Alors ça donne envie de casser de l’officier ? Ça vous rappelle quelqu’un au bureau, et vous irez travailler demain en chantant des chansons pirates ?

Parce que c’est là la volonté primaire de ces milliers de personnes : se venger des injustices commises, retrouver leur liberté et le droit de choisir. Choisir une vie plus joyeuse, plus remplie ! … Bon, plus courte du coup aussi, car hors-la-loi.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Y’a pas à dire, j’ai vraiment apprécié lire ce livre. Je l’ai trouvé d’abord bien construit. La trame ne se base pas sur le temps, mais prend un élément de la vie pirate (vie à bord, système politique, justice, etc…) et prends plusieurs exemple sur la période historique.

Cette lecture a beaucoup raisonné en moi, car c’est malgré tout d’actualité. Beaucoup de monde essaie de trouver une issue à notre société actuelle. Ecologie, décroissance,  grèves, pédagogies alternatives … Tous les sujets sont taclés par le peuple pour trouver de meilleures solutions à celles proposées, et tendre vers plus de bonheur. C’est aussi ça d’être un pirate !

Illustration pirate

Un petit mot sur les illustrations se trouvant à l’intérieur du livre, à chaque début de chapitre. Elles ont été réalisées par Thierry Guitard. Elles aident beaucoup à l’immersion, et ont bien stimulées mon imagination ! XD

CONCLUSION

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais heureusement que les historiens sont là pour rétablir la vérité. J’ai adoré apprendre l’univers des pirates, et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même. D’une manière générale, ce livre me rappelle qu’il faut sans cesse remettre en question ce qu’on nous dit et ce qu’on nous a appris, de sans cesse apprendre, réfléchir, et contruire. Cela ne pourra que nous rapprocher de notre liberté, et de celle qui nous suivront.

 

Bilan de mes lectures de vacances

Bilan de mes lectures de vacances

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Pour moi, les périodes de vacances sont toujours prétexte à lire plus que d’habitude, à prendre le temps de sortir des pavés mais aussi à lire des romans un peu plus léger. Cet été, j’ai essayé de vider un peu ma pile à lire des livres qui y étaient depuis trop longtemps, à une ou deux exceptions près.

J’espère que cette sélection vous plaira.

Harry Potter and the cursed child, J.K. Rowling

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Résumé :

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

Ce livre là, je ne pouvais pas passer à côté! Déjà parce qu’il est partout (oui je suis influencée dans mes lectures)(et je le vis bien^^), et ensuite parce que j’ai grandi avec Harry et que je suis une grande fan !

J’ai tout lu en terme de critiques: du très bon au très mauvais. Je sais que certains ont été vraiment déçus. Personnellement, je n’attendais pas grand chose de cette lecture: uniquement de retrouver un univers et des personnages que j’adore.

Harry Potter and the cursed child correspond au script de la pièce de théâtre du même nom, jouée à Londres en ce moment. Il ne s’agit donc pas d’un roman et on ne retrouve pas la même richesse que dans les 7 tomes précédents. L’intrigue est forcément moins développée également.

Cependant, malgré le côté minimalisme du texte, j’ai été totalement plongée dans l’ambiance « Harry Potter » et j’ai été ravie de retrouver tous mes personnages adorés : de découvrir leur évolution, leurs choix de carrière, leurs enfants, etc. Petit bémol cependant, j’ai regretté que Ron n’apparaisse que peu et à chaque fois pour faire une petite blague, sans réelle importance dans le scénario.

Les deux premiers tiers du livre plantent le décor, tissent les liens entre les personnages et construit l’intrigue. L’histoire a lieu 19 ans après la fin du dernier livre et on suit surtout Albus Severus, le plus jeune de Harry, qui cherche sa place en tant que personne et pas juste comme « fils de ».

Le dernier tiers du livre fait place à la résolution de l’intrigue, qui se fait très rapidement et presque trop facilement, malgré de nombreux rebondissements. Certains passages sont à la limite de la caricature. C’est probablement du au fait qu’il s’agit d’une pièce de théâtre et que l’histoire doit avancer assez vite.

J’ai vraiment apprécié ma lecture et replonger dans cet univers. En mars prochain, nous allons à Londres voir la pièce. Autant vous dire que j’ai hâte d’y être!

La fille du train, Paula Hawkins

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Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis :

La fille du train est un de ces romans que j’ai extirpé de ma pile à lire spécialement pour les vacances, en me disant que c’était maintenant ou jamais, étant donné que je l’avais acheté il y a plus d’un an. Sur le moment en librairie, ça m’avait paru une bonne idée et puis je n’ai jamais pu me décider à le lire. Le livre a eu beaucoup de succès au moment de sortie et il va être adapté prochainement au cinéma.

On suit l’enquête sur la disparition d’une femme à travers trois personnes différentes: Rachel, le personnage principale qui est divorcée de Tom; Anna la nouvelle compagne de Tom et Megan, la femme qui a disparue. Les points de vue s’alternent et les histoires s’entrecroisent,ce qui permet de comprendre les réactions et les motivations des unes et des autres. En revanche, la description des personnages est assez succincte.

Personnellement j’ai été incapable d’avoir de l’empathie pour elles ou de m’attacher à un personnage. J’avais envie de les secouer toutes les trois et de leur mettre des claques par moment, c’est pour dire ! A cause ça, j’ai eu beaucoup du mal à rentrer dans l’histoire et à avancer. J’avais aussi deviné l’identité du méchant prêt de 150 pages avant la fin, donc j’ai trainé avant d’en venir  bout.

Voilà, je sais que ce thriller a ses adeptes mais pour moi, c’est un flop !

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeau

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Résumé :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis :

Ce livre je l’ai beaucoup vu passé sur les réseaux sociaux. Il s’agit du premier roman d’Olivier Bourdeau et il est décrit partout comme une pépite. Je l’ai vu sur les étales d’une librairie en vacances et je n’ai pas pu résister, je l’ai emmené avec moi  la plage!

L’histoire est complètement surréaliste et les personnages sont hauts en couleurs, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il y a d’abord la mère, qui change de nom tous les jours et semble vivre dans un monde parallèle où l’on joue et fait la fête en permanence, le père qui s’amuse des frasques de sa femme et essaie malgré tout de mener la barque et le fils qui grandit dans ce joyeux bazar et voue un amour sans borne à ses parents.

Lorsque la situation se dégrade, ils unissent leurs efforts pour pouvoir rester ensemble et vivre le plus normalement possible (d’après leurs normes à eux hein !).

J’ai beaucoup aimé ce roman, notamment pour la façon dont il est écrit: on suit d’abord le cours des éventements à travers les souvenirs du petit garçon, puis on découvre un extrait d’un journal tenu pat son père  la même époque. Cela permet d’avoir à la fois un point de vue innocent et un peu naïf et un autre plus terre à terre sur la même situation.

Ce livre est une ode à l’amour et une belle façon d’aborder un sujet délicat: la folie. Il est vraiment riche en émotions. D’ailleurs la fin du roman m’a arraché quelques larmes. En bref, je vous le conseille.

La pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

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Résumé :

Au début des années 1930, la jeune Marie est forcée de quitter sa Frise natale et est envoyée par son père, opposé à sa relation avec un protestant, auprès de ses frères installés à New York. Après un temps d’adaptation difficile, elle entreprend de conquérir la ville grâce à une recette de cheesecake qu’elle adapte avec les ingrédients locaux. Soixante-dix ans plus tard, Rona, sa petite nièce est en pleine crise professionnelle et personnelle lorsqu’elle lui rend visite. Marie lui raconte alors l’histoire de sa vie et lui confie avant son retour la recette du fameux cheesecake lui offrant ainsi la possibilité d’un nouveau départ.

Mon avis :

Ce roman, c’est typiquement la lecture un peu légère dont j’avais envie pour lire sur la plage.

Lors d’une visite de Rona chez sa tante Marie, celle-ci en profite pour lui raconter son histoire. On suit donc les parcours de Marie et Rona à deux époques différentes, la première dans les années 30 d’abord en Allemagne chez ses parents puis aux États-Unis lors de son immigration imposée par son père suite à une relation amoureuse qu’il n’approuve pas ; et la seconde en Allemagne à notre époque alors qu’elle vient de tout perdre et se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie.

J’ai adoré suivre Marie, la voir murir, travailler jour et nuit, perdre son innocence et se demander qui elle est vraiment quand elle n’est pas « fille de », « futur femme de » ou « sœur de ». Elle finira par devenir une femme affirmée qui ne se laisse plus marcher sur les pieds pour mon plus grand bonheur. La situation de Rona a fait un peu écho à mes propres interrogations puisqu’elle réfléchit à son avenir professionnel et à une éventuelle reconversion.

Je pense qu’on peut dire que le cheesecake de Marie est aussi un personnage central dans ce roman puisqu’il permet à lui seul de résoudre les conflits, de réconcilier les gens et redonner goût  la vie à ceux qui l’ont perdu. J’aimerais bien en gouter  un bout un jour!

Ce roman nous offre une belle fresque familiale tout en gourmandise.

Fondation, Isaac Asimov

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Résumé :

En ce début de treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici trois siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Mon avis :

J’ai acheté le tome 1 de l’intégrale de Fondation sur un coup de tête il y a de ça plusieurs mois. Je n’avais jamais lu de science-fiction et comme Isaac Asimov est réputé pour être un maitre du genre, j’ai pensé que ça serait une bonne entrée en manière pour découvrir ce pan de la littérature.

Le roman raconte l’histoire de la chute d’un empire galactique et celle de la Fondation, censée pallier à cette chute en limitant ses conséquences à 1000 ans de chaos au lieux des 30000 années annoncées. La Fondation est crée contre l’avis général par Hari Seldon, le meilleur psychohistorien et fondée sur une planète très isolée aux confins de l’empire.

Dans ce roman, on change de personnage principal à chaque fois qu’une grosse crise historique se présente. On ne reste avec eux qu’une très courte période et on peut sauter des décennies entières entre chaque chapitre. J’avoue que ça m’a un peu déroutée au départ ! Et puis, j’ai pris le pli mais du coup je n’ai pas pu m’attacher aux personnages. Ils ont tous la particularité d’être en avance sur leur temps, très intelligents et opposés à la majorité sur le plan des idées. Ce sont aussi tous des hommes, et ça, ça m’a gonflé (#euphémisme) ! J’ai attendu 282 pages sans jamais voir arriver un seul personnage féminin important. La seule femme de l’histoire est justement « la femme de » quelqu’un d’autre, apparait dans 2 pages et est décrite comme particulièrement vénale, futile et chiante. Merci pour les représentations !

Ce point mis à part, j’ai aimé ce premier tome (sur 5 que compte le cycle de Fondation). Il est très bien écrit et se lit facilement. On baigne tous le long dans les intrigues politiques et économiques. Les sujets abordés sont divers et toujours d’actualité : la façon dont la religion est utilisé pour diriger et manipuler les masses, la puissance nucléaire et la difficulté de son entretien, l’opposition des visions militariste et non-violente, la perte des connaissances, le pouvoir du commerce… Un bon livre pour réfléchir sur notre monde.

Je fais une petite pause et j’attaque les deux tomes suivants.

Victoria rêve, Timothée de Fombelle

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Résumé :

Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle. Et l’on disait tout autour d’elle : « Victoria Rêve ». Mais depuis quelque temps, un monde imaginaire débarquait dans son existence. Elle avait l’impression d’une foule de personnages qui descendaient de sa bibliothèque en rappel pour venir semer leur pagaille. Victoria voulait savoir ce qui lui arrivait. Y avait-il un lien avec les livres qui disparaissaient de sa chambre ?

Mon avis :

Ce conte d’une  centaine de pages est une parfaite incursion dans l’imaginaire débordant d’une enfant avide de lecture. Victoria a tellement envie de folles aventures que dès qu’un évènement un peu étrange se produit, elle s’imagine dans un de ses romans épiques.  A l’aide son ami Jo, elle va tenté d’élucider le comportement bizarre de son père.

Ce court roman est plein de poésie, de douceur et d’amour. Il se lit rapidement et toujours avec le sourire pour ces deux jeunes protagoniste. Je le conseille aux petits, comme aux plus grands qui ont envie de se souvenir de ce que c’est que d’être un enfant.

Voilà, c’est tout pour mes lectures de vacances. On se retrouve pour celles de septembre !

Lectures du mois de Mai

Lectures du mois de Mai

Bienvenue dans la rubrique lecture. Ici j’aimerais discuter de mes lectures du mois qui se termine, et peut-être même que Jonathan viendra parler des siennes de temps à autres. Cela me permettra de pratiquer l’exercice délicat de la critique littéraire et de garder une trace de mes lectures.

J’ai eu l’occasion de lire un peu pendant notre voyage en Écosse. Assez peu la première semaine finalement. En rentrant le soir, j’étais tellement fatiguée que je m’écroulais sur mon lit et m’endormais en moins de 2 minutes.

J’ai tout de même lu 4 livres au cours du mois de Mai : trois romans et un essai. Cette année je mets un point d’honneur à diversifier mes lectures. Les quatre livres que je vais vous présenter sont donc très différents tant en terme de style, que de thématique et de période narrative. Ils ont cependant un point commun, ils sont tous écrits par des femmes et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’un d’entre eux est un vrai coup de cœur et un autre m’a permis d’amorcer une réflexion sur un sujet que je trouve très important. Je vous laisse les découvrir.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee ♥♥♥♥

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Résumé :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :

J’ai adoré ce roman et l’ai lu quasiment d’une traite. J’avoue m’y être intéressée seulement parce que l’auteure est décédée il y a peu et que, comme d’habitude, son livre s’est retrouvé partout. Nous suivons donc Scout, une petite fille de 8 ans dans ces péripéties avec son frère, ses amis et sa famille. On la voit évoluer pendant 3 ans et c’est à travers son regard que l’on va suivre le procès d’un homme noir accusé de viol par une femme blanche. Son père est en effet l’avocat de cet homme.  Le récit est incroyablement bien mené. Chaque élément de l’histoire sert à un moment ou un autre. La lecture est fluide et l’auteure arrive à nous faire oublier que la narratrice n’a plus 8 ans au moment où elle raconte les faits. Ce qui fait que certaines réflexions peuvent surprendre.  C’est un livre plein d’humour, une belle histoire sur l’enfance, qui en même temps renseigne très clairement sur le racisme ambiant du sud des États-Unis à l’époque et les problèmes du système judiciaire américain. Un roman que je vous conseille mille fois.

« Mais non ! Tout le monde est obligé d’apprendre ! Les bébés savent pas lire en naissant ! Walter est aussi intelligent que possible, il est seulement un peu en retard parce que son père a besoin de lui pour l’aider. Sinon il est tout à fait normal. Non, Jem, moi je pense qu’il a qu’une seule sorte de gens, les gens. »

La prison est-elle obsolète ?, Angela Davis ♥♥♥

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Résumé :

Comment et pourquoi plus de deux millions d’américains sont aujourd’hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d’électeurs dans les minorités ?

Mon avis :

Angela Davis est une figure de proue des mouvements anti-raciste et féministe américain. Elle milite également pour l’abolition carcérale. Abolir la prison ? En voilà une idée qui a du mal à faire son chemin dans mon esprit tant l’institution me semble immuable et obligatoire au bon fonctionnement de nos sociétés. Après tout, c’est une bonne alternative à la peine de mort non ? Non ? Ah… En effet, dans cet essai d’une centaine de pages, Angela Davis démonte les arguments pro-prison et surtout explique en quoi ce système est en fait profondément raciste et prend ses racines dans la suite de l’esclavage et dans le louage carcéral. Certains passages historiques fond franchement froid dans le dos. Elle explique aussi comment le genre structure le système carcéral (violences sexuelles impunies en autre) et comment s’est construit le système carcéro-industriel. A la lecture, on découvre notamment que le nombre de prisons construites aux États-Unis (et donc le nombre de prisonniers) a explosé alors même que la criminalité était déjà en baisse, que la plupart d’entre elles sont gérées par des sociétés privées, que n’importe qui peut se retrouver dans une prison supermax en isolement 23 heures sur 24 peut-importe le crime commis,  que les violences faites aux prisonniers sont légions…

Je suis restée sur ma faim au dernier chapitre lorsque l’auteure aborde les alternatives abolitionnistes. Cette partie est assez succincte comparée au reste du livre. Elle donne les grandes lignes, qui selon elle, permettrait d’aller vers un désengorgement des prisons américaines. Elle explique qu’il ne faut pas rechercher une seule solution alternative à la prison mais qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une myriade de mesures afin d’aboutir à une désincarcération et de déconstruire le lien que l’on fait aujourd’hui entre crime et châtiment. Elle parle entre autre des politiques de réconciliation.

C’est un livre que je juge d’utilité publique pour réfléchir à l’utilité de la prison, à son efficacité réelle et à pourquoi nous considérons la prison comme la norme absolue. Maintenant j’aimerais trouver d’autres sources d’informations sur le système carcéral français. A priori, le système carcéro-industriel est tout même un peu moins puissant ici par exemple, même s’il existe aussi.

« Si on supprime les prisons, par quoi alors les remplacer ? Telle est la question piège qui souvent coupe court à toute tentative de réflexion poussée sur les visées abolitionnistes. Pourquoi serait-il si difficile d’imaginer des solutions alternatives à notre système d’incarcération ? Un certain nombre de raisons expliquent notre résistance à l’idée qu’il serait possible de façonner un système de justice entièrement différent – et plus égalitaire. Premièrement nous considérons notre système pénal, avec sa dépendance démesurée à la prison, comme une norme absolue ; nous avons donc le plus grand mal à envisager d’autres solutions  pour traiter le cas des quelques deux millions de personnes actuellement incarcérées »

Un été prodigue, de Barbara Kingsolver ♥♥

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Résumé

Dans le décor sauvage et grandiose des Appalaches, Un été prodigue tisse trois histoires de femmes. Celle de Deanna, employée par l’office des forêts, dont la solitude va être bouleversée par l’arrivée d’un jeune chasseur. Celle de Lusa, une intellectuelle qui, devenue veuve, décide de rester dans la vallée et de gagner le cœur d’une famille hostile. Celle de Nannie, enfin, dont les opinions en matière de religion ou de pesticides suscitent des querelles de voisinage.

Dans ce roman foisonnant et généreux, Barbara Kingsolver traite du thème qui lui est le plus cher – le respect de la nature – avec un charme et une grâce qui suscitent l’enthousiasme.

Mon avis

J’ai découvert ce roman dans une vidéo de Friendly Beauty. Le thème « nature » m’interpellait et je me suis laissé tenter.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et il m’a bien fallu une centaine de pages pour finalement accrocher vraiment. De la même façon, les personnages ne me touchaient pas ou peu et puis, au fil du récit, j’ai senti que je m’attachais à eux. Celles qui m’intéressaient le moins, Lusa & Nannie, sont devenues celles que j’attendais avec impatience.

Au fil des pages, les trois femmes et le vieux voisin de Nannie, sont tour à tout touchants, énervants, drôles…  J’ai trouvé Nannie pleine d’humour. On les suit le temps d’un été ; on les regarde essayer de s’adapter au mieux à leur environnement.  On sent leur amour de la nature et leur envie de la protéger, de faire des différemment des autres. Les relations humaines sont également au cœur du roman puisque les trois femmes sont confrontées à l’incompréhension de leurs proches quant à leurs choix de vie et doivent composer avec leurs réactions.

Ce livre est une véritable ode à la nature et on sent  qu’il a été écrit pour traiter, entre autre, de la fragile stabilité des écosystèmes. L’histoire des différents protagonistes ne sont finalement que des prétextes pour aborder d’autres questions : l’utilisation de pesticides qui finalement augmentent la quantité d’insectes, l’importance des prédateurs, la difficulté à vivre de la terre de nos jours ou encore les ravages causés par les plantes ou les animaux importés sur la faune et la flore locale. Beaucoup d’exemples sont donnés. J’ai vraiment beaucoup appris et je trouve que ce livre fait réfléchir. En tous cas, il m’a fait remettre en cause certaines certitudes que j’avais.

En bref je vous le conseille, au moins autant pour les histoires de Deanna, Lusa et Nannie que pour les informations disséminées çà et là au cours du roman.

« La vie d’un carnivore, c’est la plus précieuse de la pyramide, ça, c’est une chose. Dans le cas d’un coyote ou d’un grand félin, la mère passe une année entière à élever ses petits. Pas simplement quelques semaines. Elle doit leur apprendre à pister à et à chasser, ainsi que tout ce qui se rapporte à cette activité. Elle aura de la chance si un seul de ses jeunes passe au travers. […] si tu lui tires dessus, Eddie, voilà ce que tu mets par terre. »

Mémé dans les orties, Aurélie Valognés

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Résumé

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis

J’ai acheté ce roman sur un coup de tête, à la gare de Lyon en rentrant d’Ecosse parce que j’avais 1h40 de train à faire et plus rien à lire. (Un drame intersidéral pour moi.) C’est un roman agréable, qui se lit facilement mais qui ne m’a pas transporté. Du tout. Sur la forme, rien à dire mais sur le fond, j’ai vraiment eu l’impression de lire deux fois le même roman. En effet, l’intrigue m’a fait penser très fort à Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrick Backman ou encore au livre Le vieux qui ne voulait pas souhaiter son anniversaire de Jonas Jonasson. On y retrouve le même petit vieux un peu (beaucoup) aigri, haut en couleurs et qui n’aime vraiment que sa chienne Daisy.  Le même type de rencontre avec un ou plusieurs personnages, ici une petite fille surdouée et une mamie de plus de 90 ans hyper-moderne, qui vont l’aider à changer et à s’ouvrir aux autres. Les personnages sont touchants et certains dialogues vraiment drôles. Mais à choisir je préfère les deux livres précédemment cités. Ce roman ne restera donc pas dans ma bibliothèque.

 «

– Non mais qu’est-ce que tu fais, là ? Je rêve ! Sors de chez moi, gamine. Illico !

-Si je peux me permettre, vous avez une tête d’œuf de Pâques ! Moi, si je devais me suicider, je ne me jetterais pas sous un bus. Trop de risques de se rater, non ?

La mâchoire de Ferdinand s’apprête à lâcher quand la petite enchaîne :

-J’ai apporté des pâtes de fruits. Je me suis dit que ça nous ferait un dessert. Je parie que vous n’avez rien dans votre frigo.

Elle se lève et ponctue son inspection rapide d’un « bingo ! ».  »

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci? Un de ces livres vous intéresse-t-il?