Bilan de mes lectures de vacances

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Pour moi, les périodes de vacances sont toujours prétexte à lire plus que d’habitude, à prendre le temps de sortir des pavés mais aussi à lire des romans un peu plus léger. Cet été, j’ai essayé de vider un peu ma pile à lire des livres qui y étaient depuis trop longtemps, à une ou deux exceptions près.

J’espère que cette sélection vous plaira.

Harry Potter and the cursed child, J.K. Rowling

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Résumé :

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

Ce livre là, je ne pouvais pas passer à côté! Déjà parce qu’il est partout (oui je suis influencée dans mes lectures)(et je le vis bien^^), et ensuite parce que j’ai grandi avec Harry et que je suis une grande fan !

J’ai tout lu en terme de critiques: du très bon au très mauvais. Je sais que certains ont été vraiment déçus. Personnellement, je n’attendais pas grand chose de cette lecture: uniquement de retrouver un univers et des personnages que j’adore.

Harry Potter and the cursed child correspond au script de la pièce de théâtre du même nom, jouée à Londres en ce moment. Il ne s’agit donc pas d’un roman et on ne retrouve pas la même richesse que dans les 7 tomes précédents. L’intrigue est forcément moins développée également.

Cependant, malgré le côté minimalisme du texte, j’ai été totalement plongée dans l’ambiance « Harry Potter » et j’ai été ravie de retrouver tous mes personnages adorés : de découvrir leur évolution, leurs choix de carrière, leurs enfants, etc. Petit bémol cependant, j’ai regretté que Ron n’apparaisse que peu et à chaque fois pour faire une petite blague, sans réelle importance dans le scénario.

Les deux premiers tiers du livre plantent le décor, tissent les liens entre les personnages et construit l’intrigue. L’histoire a lieu 19 ans après la fin du dernier livre et on suit surtout Albus Severus, le plus jeune de Harry, qui cherche sa place en tant que personne et pas juste comme « fils de ».

Le dernier tiers du livre fait place à la résolution de l’intrigue, qui se fait très rapidement et presque trop facilement, malgré de nombreux rebondissements. Certains passages sont à la limite de la caricature. C’est probablement du au fait qu’il s’agit d’une pièce de théâtre et que l’histoire doit avancer assez vite.

J’ai vraiment apprécié ma lecture et replonger dans cet univers. En mars prochain, nous allons à Londres voir la pièce. Autant vous dire que j’ai hâte d’y être!

La fille du train, Paula Hawkins

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Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis :

La fille du train est un de ces romans que j’ai extirpé de ma pile à lire spécialement pour les vacances, en me disant que c’était maintenant ou jamais, étant donné que je l’avais acheté il y a plus d’un an. Sur le moment en librairie, ça m’avait paru une bonne idée et puis je n’ai jamais pu me décider à le lire. Le livre a eu beaucoup de succès au moment de sortie et il va être adapté prochainement au cinéma.

On suit l’enquête sur la disparition d’une femme à travers trois personnes différentes: Rachel, le personnage principale qui est divorcée de Tom; Anna la nouvelle compagne de Tom et Megan, la femme qui a disparue. Les points de vue s’alternent et les histoires s’entrecroisent,ce qui permet de comprendre les réactions et les motivations des unes et des autres. En revanche, la description des personnages est assez succincte.

Personnellement j’ai été incapable d’avoir de l’empathie pour elles ou de m’attacher à un personnage. J’avais envie de les secouer toutes les trois et de leur mettre des claques par moment, c’est pour dire ! A cause ça, j’ai eu beaucoup du mal à rentrer dans l’histoire et à avancer. J’avais aussi deviné l’identité du méchant prêt de 150 pages avant la fin, donc j’ai trainé avant d’en venir  bout.

Voilà, je sais que ce thriller a ses adeptes mais pour moi, c’est un flop !

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeau

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Résumé :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis :

Ce livre je l’ai beaucoup vu passé sur les réseaux sociaux. Il s’agit du premier roman d’Olivier Bourdeau et il est décrit partout comme une pépite. Je l’ai vu sur les étales d’une librairie en vacances et je n’ai pas pu résister, je l’ai emmené avec moi  la plage!

L’histoire est complètement surréaliste et les personnages sont hauts en couleurs, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il y a d’abord la mère, qui change de nom tous les jours et semble vivre dans un monde parallèle où l’on joue et fait la fête en permanence, le père qui s’amuse des frasques de sa femme et essaie malgré tout de mener la barque et le fils qui grandit dans ce joyeux bazar et voue un amour sans borne à ses parents.

Lorsque la situation se dégrade, ils unissent leurs efforts pour pouvoir rester ensemble et vivre le plus normalement possible (d’après leurs normes à eux hein !).

J’ai beaucoup aimé ce roman, notamment pour la façon dont il est écrit: on suit d’abord le cours des éventements à travers les souvenirs du petit garçon, puis on découvre un extrait d’un journal tenu pat son père  la même époque. Cela permet d’avoir à la fois un point de vue innocent et un peu naïf et un autre plus terre à terre sur la même situation.

Ce livre est une ode à l’amour et une belle façon d’aborder un sujet délicat: la folie. Il est vraiment riche en émotions. D’ailleurs la fin du roman m’a arraché quelques larmes. En bref, je vous le conseille.

La pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

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Résumé :

Au début des années 1930, la jeune Marie est forcée de quitter sa Frise natale et est envoyée par son père, opposé à sa relation avec un protestant, auprès de ses frères installés à New York. Après un temps d’adaptation difficile, elle entreprend de conquérir la ville grâce à une recette de cheesecake qu’elle adapte avec les ingrédients locaux. Soixante-dix ans plus tard, Rona, sa petite nièce est en pleine crise professionnelle et personnelle lorsqu’elle lui rend visite. Marie lui raconte alors l’histoire de sa vie et lui confie avant son retour la recette du fameux cheesecake lui offrant ainsi la possibilité d’un nouveau départ.

Mon avis :

Ce roman, c’est typiquement la lecture un peu légère dont j’avais envie pour lire sur la plage.

Lors d’une visite de Rona chez sa tante Marie, celle-ci en profite pour lui raconter son histoire. On suit donc les parcours de Marie et Rona à deux époques différentes, la première dans les années 30 d’abord en Allemagne chez ses parents puis aux États-Unis lors de son immigration imposée par son père suite à une relation amoureuse qu’il n’approuve pas ; et la seconde en Allemagne à notre époque alors qu’elle vient de tout perdre et se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie.

J’ai adoré suivre Marie, la voir murir, travailler jour et nuit, perdre son innocence et se demander qui elle est vraiment quand elle n’est pas « fille de », « futur femme de » ou « sœur de ». Elle finira par devenir une femme affirmée qui ne se laisse plus marcher sur les pieds pour mon plus grand bonheur. La situation de Rona a fait un peu écho à mes propres interrogations puisqu’elle réfléchit à son avenir professionnel et à une éventuelle reconversion.

Je pense qu’on peut dire que le cheesecake de Marie est aussi un personnage central dans ce roman puisqu’il permet à lui seul de résoudre les conflits, de réconcilier les gens et redonner goût  la vie à ceux qui l’ont perdu. J’aimerais bien en gouter  un bout un jour!

Ce roman nous offre une belle fresque familiale tout en gourmandise.

Fondation, Isaac Asimov

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Résumé :

En ce début de treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici trois siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Mon avis :

J’ai acheté le tome 1 de l’intégrale de Fondation sur un coup de tête il y a de ça plusieurs mois. Je n’avais jamais lu de science-fiction et comme Isaac Asimov est réputé pour être un maitre du genre, j’ai pensé que ça serait une bonne entrée en manière pour découvrir ce pan de la littérature.

Le roman raconte l’histoire de la chute d’un empire galactique et celle de la Fondation, censée pallier à cette chute en limitant ses conséquences à 1000 ans de chaos au lieux des 30000 années annoncées. La Fondation est crée contre l’avis général par Hari Seldon, le meilleur psychohistorien et fondée sur une planète très isolée aux confins de l’empire.

Dans ce roman, on change de personnage principal à chaque fois qu’une grosse crise historique se présente. On ne reste avec eux qu’une très courte période et on peut sauter des décennies entières entre chaque chapitre. J’avoue que ça m’a un peu déroutée au départ ! Et puis, j’ai pris le pli mais du coup je n’ai pas pu m’attacher aux personnages. Ils ont tous la particularité d’être en avance sur leur temps, très intelligents et opposés à la majorité sur le plan des idées. Ce sont aussi tous des hommes, et ça, ça m’a gonflé (#euphémisme) ! J’ai attendu 282 pages sans jamais voir arriver un seul personnage féminin important. La seule femme de l’histoire est justement « la femme de » quelqu’un d’autre, apparait dans 2 pages et est décrite comme particulièrement vénale, futile et chiante. Merci pour les représentations !

Ce point mis à part, j’ai aimé ce premier tome (sur 5 que compte le cycle de Fondation). Il est très bien écrit et se lit facilement. On baigne tous le long dans les intrigues politiques et économiques. Les sujets abordés sont divers et toujours d’actualité : la façon dont la religion est utilisé pour diriger et manipuler les masses, la puissance nucléaire et la difficulté de son entretien, l’opposition des visions militariste et non-violente, la perte des connaissances, le pouvoir du commerce… Un bon livre pour réfléchir sur notre monde.

Je fais une petite pause et j’attaque les deux tomes suivants.

Victoria rêve, Timothée de Fombelle

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Résumé :

Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle. Et l’on disait tout autour d’elle : « Victoria Rêve ». Mais depuis quelque temps, un monde imaginaire débarquait dans son existence. Elle avait l’impression d’une foule de personnages qui descendaient de sa bibliothèque en rappel pour venir semer leur pagaille. Victoria voulait savoir ce qui lui arrivait. Y avait-il un lien avec les livres qui disparaissaient de sa chambre ?

Mon avis :

Ce conte d’une  centaine de pages est une parfaite incursion dans l’imaginaire débordant d’une enfant avide de lecture. Victoria a tellement envie de folles aventures que dès qu’un évènement un peu étrange se produit, elle s’imagine dans un de ses romans épiques.  A l’aide son ami Jo, elle va tenté d’élucider le comportement bizarre de son père.

Ce court roman est plein de poésie, de douceur et d’amour. Il se lit rapidement et toujours avec le sourire pour ces deux jeunes protagoniste. Je le conseille aux petits, comme aux plus grands qui ont envie de se souvenir de ce que c’est que d’être un enfant.

Voilà, c’est tout pour mes lectures de vacances. On se retrouve pour celles de septembre !

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