Tiramisu fraises & spéculos

Tiramisu fraises & spéculos

En ce moment, le jardin nous donne plein de fraises alors on en profite un maximum. Je les déguste principalement crues sur mon porridge matinal mais dans un bon dessert, c’est très bien aussi. J’ai re-découvert le tiramisu fraises et sépculos il y a peu. C’est rapide, facile à faire, sans cuisson et surtout frais. Parfait pour la météo très chaude du moment. L’association des fraises et des spéculos est connue et fonctionne toujours merveilleusement bien.

Cette version du tiramisu est sans œufs et je l’ai adaptée d’une recette que Leonine avait partagé sur son compte instagram. Pour les spéculos, j’ai utilisé ceux de la marque Lotus (oui c’est industriel)(oui c’est de la grande surface)(jetez moi des cailloux bouuuuuh)(ou pas ça fait mal quand même^^). Vous pouvez évidemment les faire vous-même (j’avais la flemme voilà) ou en achetez d’autres.

Tiramisu fraises & spéculos

Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 250 g de mascarpone
  • 300 g de fromage blanc de brebis
  • 4 CS de sucrant au choix (j’ai mis du sirop de fleurs de sureau)
  • 1 pointe de couteau de vanille en poudre (ou 1 cc de vanille liquide)
  • une vingtaine de spéculos
  • Du café
  • 400 g de fraises fraiches
  • Cacao en poudre

Préparation

  • Préparez la crème en battant ensemble le mascarpone, le fromage blanc de brebis, le sucre et la vanille. Réservez.
  • Trempez les spéculos quelques instants dans du café noir avant de les répartir au fond de 4 jolies verrines. Vous pouvez aussi faire un grand plat unique mais ça sera beaucoup moins joli au moment du service (sauf si vous mangez directement dans le plat à la petite cuillère #gourmandise).
  • Déposez les fraises coupées sur les spéculos et couvrez de de crème.
  • Saupoudrez avec du cacao. Mettez au frais quelques heures et dégustez, en prenant votre temps pour savourer le bonheur d’un bon dessert.

Et vous, vous aimez le tiramisu ?

 

Bilan lectures #2

Bilan lectures #2

Nouveau bilan lecture, le deuxième de l’année. Il était temps, le dernier date du mois de mars ! Un tous les trimestres, ça doit être mon rythme. Comme la dernière fois je vous parle des livres qui m’ont vraiment touché et pas des trucs nuls que j’ai eu envie de jeter par la fenêtre.

Dans la sélection du jour, vous trouverez 4 romans et 2 essais. Dans la plupart des romans que je lis en ce moment, et même pour ceux que j’ai envie de lire, il y a une thématique récurrente : le changement de vie (plus ou moins) radical. Cela fait tout simplement échos à ma propre envie de changement et de mouvement. Ces personnages qui osent tout plaquer, ou qui n’ont pas le choix de recommencer leur vie, m’inspirent et me motivent à évoluer.

Je vous laisse découvrir mes coups de cœur !

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

J’ai eu envie de lire Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert après ma lecture de Comme par magie de la même auteure. Elle y fait référence à plusieurs reprises tandis qu’elle explique son processus créatif. J’avais vu le film éponyme au cinéma lors de sa sortie il y a quelques années et il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Et pour cause, il est beaucoup (beaucoup beaucoup) moins riche que le roman.

Dans Mange, prie, aime, Elizabeth nous raconte une année de sa vie, l’année de sa reconstruction. L’écriture est fluide et j’ai fini les quelques 500 pages rapidement. Ce n’est pas un roman au style parfait mais j’ai été touchée, particulièrement lors des premiers chapitres lorsque l’auteure revient sur sa dépression et ce mal-être qui la ronge de l’intérieur. On comprend mieux son processus intérieur  et son besoin impérieux de partir pour se retrouver que dans le film.

Le roman est divisé en trois grandes parties. La première concerne son voyage en Italie, où elle se redécouvre et apprend le plaisir, notamment de manger. Autant vous dire que depuis que j’ai lu ce bouquin, je rêve d’aller à Rome déguster des pasta et des gellato. Et tant qu’à faire j’irais bien aussi faire un petit tour à Naples pour manger une pizza. La seconde partie revient sur son voyage en Inde et sa quête spirituel, son envie de se rapprocher de Dieu. Je suis une athée convaincue et assez hermétique à la spiritualité en général, et pourtant ce passage m’a parlé. Je trouve qu’Elizabeth Gilbert arrive à bien retranscrire  les sensations liées à la méditation, qui ne sont pas si faciles à expliquer. Enfin la troisième et dernière partie se déroule à Bali où elle cherche à trouver son équilibre.

Le livre est drôle, notamment grâce aux protagonistes que l’auteure rencontre mais aussi grâce à l’autodérision dont elle sait faire preuve. Je l’ai aussi trouvé très touchant car elle se livre totalement. Je trouve qu’on ressent la sincérité de la démarche dans chaque chapitre. C’est un roman que j’ai adoré, surement parce qu’il correspond à ce dont j’ai besoin en ce moment, ayant le même type d’interrogations qu’elle (la dépression en moins).

Les derniers jours de Rabbit Hayes, Anna McPartlin

J’ai acheté Les derniers jours de Rabbit Hayes sur un coup de tête, parce que je trouvais la couverture jolie (je suis influençable comme ça oui). La quatrième de couverture promettait beaucoup d’émotions et de rire. Et c’est effectivement ce que j’ai trouvé entre ces pages.

On connait la chute de l’histoire dès le départ. Il n’y a pas de surprise de côté là. Il reste 9 jours à vivre à Mia Hayes, affectueusement surnommée Rabbit par ses proches, et on les vit avec elle. Rabbit est en phase terminal d’un cancer et passe ses derniers jours dans une maison de soin spécialisée, entourée par ses proches qui se relaient à ses côtés. Le postulat de départ n’est pas joyeux du tout et d’ailleurs le roman ne l’est pas. Accompagner un proche qui soufre et qui est encore jeune s’apparente à un cauchemar pour beaucoup de gens. Malgré tout, Ann McPartlin arrive à nous faire rire souvent, grâce à l’humour noir de Rabbit et des autres personnages.

L’intrigue alterne entre le présent et les flash-backs de Rabbit, qui se souvient de son amour de jeunesse, johnny, dans son sommeil. Johnny est deuxième personnage principal du roman et le moins que l’on puisse dire c’est que nos deux héros n’ont pas été épargné par la vie.

Les proches de Rabbit sont des personnages attachants, réalistes et terriblement touchants. Tous réagissent différemment à l’annonce de la mort toute proche de Rabbit : il y a le déni des parents face à la maladie et le décès tout proche de leur fille. Ils cherchent à tous prix un traitement expérimental qui pourrait la sauver. Ses frères et sœurs se demandent comment faire pour s’occuper au mieux de Juliette, la fille de Rabbit. Et enfin, il y a Juliette qui prend soin de sa mère depuis l’annonce du cancer et qui attend désespérément qu’on lui annonce la date de retour à la maison de Rabbit.

Malgré son sujet sombre, c’est un roman que j’ai dévoré et qui m’a fait beaucoup de bien. Prévoyez simplement quelques mouchoirs pour accompagner votre lecture si vous avez la larme facile comme moi.

La petite boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan

On passe à un roman plus léger avec La petite boulangerie du bout de monde. Ici on suit Polly qui, suite à la faillite de son entreprise et sa séparation, se retrouve à louer un appartement délabré sur une petite île isolée de Cornouailles, contre l’avis de ses proches. Une fois sur place, elle profite de son surplus de temps libre pour s’adonner à sa passion : faire du pain, beaucoup de pain. Ses délices lui permettent d’amadouer certains des habitants de l’île. Au fil de ses rencontres, elle se lie d’amitié avec les pécheurs du port, adopte un petit macareux blessé et tombe sous le charme de l’apiculteur du coin, lui-même expatrié et venant des Etats-Unis. Par la force des choses, Polly est amenée à travailler avec la boulangère en titre de l’île. Commence alors une cohabitation difficile avec cette femme possédant un très fort caractère (euphémisme bonjour !) et franchement désagréable. Polly doit prouver ses compétences de boulangère professionnelle, se créer sa place sur l’île et décider de ce qu’elle souhaite pour son avenir.

Les personnages du roman sont parfois clichés et j’ai vu venir l’histoire d’amour 100 pages à l’avance. Ceci étant, l’auteur se rattrape en approfondissant les histoires personnelles de certains protagonistes. Au fil des pages, on apprend à mieux connaitre la boulangère acariâtre et à la comprendre. Même si je n’ai pas réussi à l’apprécier, j’ai ressenti de l’empathie pour elle. Jenny Colgan nous rappelle également à quel point le métier de pécheur peut être dangereux et de quelle façon la vie insulaire diffère de la vie sur le continent.

C’est un roman qui permet de passer un bon moment et de réfléchir à nos propres aspirations pour notre vie. Je trouve que c’est aussi une sorte de plaidoyer pour vivre autrement, plus lentement en échos aux différents mouvements slow. Le livre se lit facilement et met du baume au cœur. Pile ce dont j’ai besoin actuellement donc. J’ai vu qu’il existe un second tome. Je me le garde pour cet été.

La passe-miroir, tome 3 : la mémoire de Babel, Christelle Dabos

Le troisième tome de la passe-miroir est paru le 1er juin en France. J’ai résisté à peu près trois jours avant de foncer dans une librairie pour l’acheter. J’en attendais beaucoup, vu le niveau des deux premiers tomes, qui m’avaient transportés dans un univers fantastique époustouflant.

J’ai aimé ce 3ème opus, même s’il m’a laissé un peu sur ma faim. On retrouve Ophélie qui part à la recherche de Thorn, disparu depuis bientôt deux ans. Pour cela, elle se rend sur Babel avec l’aide de ses amis du pôle. La-bas, elle va devoir s’adapter à une société très codifiée et intégré une école où la concurrence est rude pour progresser dans ses recherches.

J’ai trouvé la première moitié du roman un peu longue à se mettre en place pour être honnête. Ophélie subie un bizutage en règle en arrivant dans sa nouvelle école et aucun responsable ne semble s’apercevoir de rien. Christelle Dabos a le mérite d’aborder la thématique du bullying même si ça a déjà été traité plus d’une fois ailleurs. Je pense notamment à Eleanor and Park de Rainbow Rowell.

Les personnages secondaires que l’on connaissait dans les deux premiers tomes sont les grands absents de celui-ci. A peine quelques pages leurs sont consacrées et je dois avouer qu’ils m’ont beaucoup manqué, surtout Archibald et Bérenilde que j’adore. En revanche, nous faisons connaissances avec la fille de Bérénilde, la petite Victoire, pendant quelques chapitres. Elle est dotée d’un pouvoir étrange, qui va l’amener à se mettre dans une situation terrifiante à la fin du livre. Les nouvelles rencontres faites par Ophélie à Babel sont assez peu développées, notamment son amitié avec Octavio qui reste superficielle. J’aurai aimé connaitre ses nouveaux personnages un peu mieux. On ressent vraiment toute la solitude d’Ophélie au fil des pages.

Mais venons-en à ce que j’ai le plus apprécié dans ce tome : voir Ophélie grandir. Elle évolue doucement mais surement et devient une femme de plus en plus sure d’elle, qui sait ce qu’elle veut et l’assume. Une des dernières scènes est révélatrice de cela. La deuxième moitié du roman est très riche en rebondissements et révélations sur le monde éclaté et Dieu. Cela donne très envie de connaitre la suite, donc j’achèterais forcément le tome 4. 😉

Finalement ce tome est un entre deux à mon sens : l’auteure met en place tous les pions dont elle aura besoin pour conclure et développe la force de son héroïne. Il y a forcément moins d’action que dans les deux premiers, mais le roman reste très agréable à lire.

Comment éviter de se fâcher avec la Terre entière en devenant parent ? – la paternalité en 9 questions qui divisent, Béatrice Kammerer et Amandine Johais

Même si je n’ai pas d’enfants (et que ce n’est vraiment pas prévu), je suis passionnée par tout ce qui touche à la parentalité et à l’éducation, en particulier l’éduction non violente. J’ai déjà lu plusieurs ouvrages sur le sujet et j’en ai d’autres qui m’attendent sagement dans ma PAL. Quand j’ai vu que Béatrice Kammerer sortait un livre sur le sujet, je me suis empressée d’aller le chercher. Je lis le blog des vendredis intellos depuis un moment et je trouve son travail toujours rigoureux et précis, cherchant avant tout à se baser sur l’état actuel des connaissances scientifiques et non à faire de la propagande pour un camp ou un autre. L’éduction des enfants étant un sujet qui divise (no shit ! comme disent les anglais ^^), je trouve cette approche vraiment salvatrice.

On retrouve cet état d’esprit tout le long des quelques 300 pages du livre. Les auteures veulent avant tout faire un état des lieux des connaissances sur les problématiques qu’elles abordent. Aucune leçon de morale, aucune recette magique pour élever des enfants parfaitement sages et épanouis. Les auteures sont réalistes quant au quotidien des parents, ayant elles-mêmes plusieurs enfants. Elles plaident pour un « evidence-based parenting », une éduction basée des preuves.

Dans Comment éviter de se fâcher avec la terre entière en devenant parent ?, elles reviennent notamment sur l’accouchement physiologique (et pourquoi vouloir accoucher chez soit quand on ne présente aucun signe alarmant n’est pas une hérésie), le concept d’enfant-rois, l’âge auquel on est supposé faire des enfants, la pression à avoir des enfants « indépendants » tôt, les nouveaux pères, l’apprentissage par le jeu ou encore l’adolescence (ce fléau)(ou pas).

J’ai trouvé le livre absolument passionnant et l’ai dévoré en une semaine. Bon en même temps si ce n’était pas le cas, je n’en parlerai pas ici nous sommes d’accord. Le langage est soutenu mais accessible à tous. La lecture est facilité par les traits d’humour disséminés ici et là. Il faut simplement se laisser le temps d’assimiler les informations car le contenu est très dense.

En résumé si vous êtes parents, grands-parents, oncles, tantes, parrains ou marraines, nounou, baby-sitter ou si vous vous intéressez un tant soit peu à ce sujet, je vous le conseille chaudement ! Il vous donnera des pistes pour reconsidérer ce que vous pensiez savoir ou pour argumenter vos choix.

Sex and the series, Sexualités féminines, Une révolution télévisuelle, Iris Brey

Le petit dernier de cette revue, Sex and the series, qui comme son nom l’indique, traite de la sexualité des femmes dans les séries américaines et à l’influence que ces scènes télévisuelles ont sur nos mœurs (et inversement).

J’ai vu passer cet essai sur le compte instagram de tout est politique, qui parle régulièrement de féminisme. Le sujet m’a tout de suite interpelé. Le fait que je sois une femme et que j’aime les séries US a du aider un peu !

Iris Bey aborde la sexualité des femmes dans les séries à travers plusieurs problématiques : la façon dont on parle de ladite sexualité sur le petit écran, comment le plaisir des femmes est montré et abordé, comment les violences sexuelles sont mises en scène et enfin les sexualités queer. Certaines choses sont vraiment révélatrices. Par exemple, aux Etats-Unis, il est impossible de dire le mot vagin ou clitoris en prime time sur les chaines nationales, même dans un contexte éducatif. C’est jugé indécent ! Il faut soit inventer des mots, soit juste les taire. Alors que dire 17 fois pénis dans un épisode de 40 minutes ne choque personne…

L’auteure nous montre comment l’évolution de ce que l’on voit à l’écran reflète l’évolution de nos pratiques. Et à contratio, elle nous explique que les séries peuvent choisir soit de perpétuer des stéréotypes soit au contraire, de les exploser et d’aider à rendre certaines pratiques « normales » pour la majorité des gens en nous montrant des personnages ou pratiques différentes. Par exemple en développant des personnages à la sexualité fluide, en mettant en scène des femmes qui s’assument, des personnages transgenre… J’ai été particulièrement intéressée par la partie où Iris Brey aborde les violences faites aux femmes. En fonction de la façon dont les scènes de violence sont traitées, elles peuvent également soit dénoncer les violences et montrer l’impact qu’elles ont sur leurs victimes, ou au contraire ne servir à rien d’autre qu’augmenter l’audimat.

Cet essai est passionnant. Il permet de prendre un peu de recul par rapport à ce que l’on regarde : « quel message nous fait-on passer ? ». Et évidemment, il donne envie de regarder plein de séries différentes. 😉 J’ai d’ailleurs commencer Frankie & Grace, série mettant scène la vie de deux femmes de 70 ans fraichement divorcées.

Y-a-t-il un livre qui vous tente parmi cette sélection ? Et vous, quelles sont vos dernières lectures marquantes ?

Sauce tomate aux lentilles & courgettes {végétalien}

Sauce tomate aux lentilles & courgettes {végétalien}

La saison des courgettes est officiellement ouverte ! Chaque année je suis ravie de retrouver ces beaux légumes sur les étals. Après les premiers radis, c’est vraiment le signe que les beaux jours sont là. Je crois que la courgette est un de mes légumes préférés, avec les courges sous toutes leurs formes. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que c’est un légume hyper versatile qui se prête à une multitude de préparations différentes: parfait pour ne pas se lasser en plein cœur de l’été lorsque les pieds de courgettes du jardin nous en donne à foison ! D’ailleurs je vous prépare un billet sur toutes les possibilités pour les cuisiner.

Aujourd’hui je vous propose une recette de sauce tomate avec des lentilles vertes du Puy, pour accompagner des pâtes, du riz, du petit épeautre… Ou même à manger tel quel comme un ragout si vous préférez.

Par facilité, j’ai utilisé des tomates concassées dans la recette. Vous pouvez néanmoins tout à fait les remplacez par des tomates fraiches si vous en avez.

Cette recette est une base. Vous pouvez varier les légumes en fonction de la saison. En été par exemple vous pouvez remplacez une des courgettes par un poivron  jaune pour varier et ajouter de la couleur ! En hiver, j’utilise plutôt des épinards ou des champignons.

Sauce tomate aux lentilles & courgettes

Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 200 g de lentilles vertes sèches
  • 1 boite de tomates concassées
  • 1 bel oignon jaune
  • 3 petites courgettes
  • 2 cc de bouillon de légumes en poudre
  • 3 feuilles de laurier
  • Sel, poivre

Préparation

  • Faites cuire les lentilles vertes dans un grand volume d’eau pendant 25 minutes. Commencez la cuisson dans de l’eau froide et décomptez le temps à partir de l’ébullition. Ajoutez du sel en fin de cuisson seulement, égouttez et réservez.
  • Dans une sauteuse, faites chauffer 1 CS d’huile d’olive et ajoutez l’oignon émincé. Laissez le fondre quelques minutes.
  • Découpez les courgettes en dés et ajoutez les dans la sauteuse. Versez les tomates concassées ainsi que 800 mL d’eau. Ajoutez le 2 cc de bouillon de légumes, les feuilles de laurier et mélangez le tout. Faites cuire à feu moyen pendant une quinzaine de minutes.
  • Ajoutez ensuite les lentilles vertes cuites et prolongez la cuisson pendant encore 15 à 20 minutes.
  • Servez bien chaud avec une céréale et pourquoi pas une belle salade verte.

Et vous, comment cuisinez-vous les courgettes ?

Roadtrip en Irlande #2 : de Bantry à Kenmare

Roadtrip en Irlande #2 : de Bantry à Kenmare

De Bantry à Kenmare

165 km – environ 3h15 de route

La journée du vendredi a très bien commencé avec un petit déjeuné gargantuesque et fait maison par Maggie, notre hôte du jour. Au menu : brown bread & scones maison, smoothies frais, fruits, plateaux de fromages Irlandais, œufs « comme on veut », granola maison, thé, jus de fruits frais… Maggie peut même préparer un « full Irish breakfast » pour ceux qui le souhaitent. Autant vous dire qu’on a très très bien mangé et que nous n’avons pas eu faim avant 16h30 ce jour là ! D’ailleurs je suis tombée en amour pour le brown bread, un pain légèrement sucré avec de la mélasse, dont je vous partagerais la recette sur le blog tout bientôt !

Une fois l’estomac bien rempli (c’est peu de le dire), nous avons repris la route pour aller à la découverte de la péninsule de Beara. Il faisait un temps magnifique et le premier stop du jour fut le col du Healy Pass. Pour y arriver, il faut rouler jusqu’en haut sur une route à lacets très sinueuse et étroite (encore plus que les autres routes d’Irlande !). En haut du col, il y a un petit parking pour se garer. Le lieu était désert à notre arrivée, le bonheur. Un peu plus tard nous avons croisé deux courageux qui faisaient le trajet à vélo, ça doit sérieusement piquer dans les jambes quand même!

Pour bénéficier d’un meilleur point de vue, nous avons quittés la route et sommes montés un peu plus haut à pieds. Ça vaut le coup de sortir de marcher un peu. On peut alors profiter d’une vue quasiment à 180° sur les deux côtés de la péninsule de Beara.

J’ai profité de la pause thé traditionnelle pour lire le guide et en savoir un peu plus sur le lieu. C’est le point culture du billet (je suis comme ça, j’aime bien connaitre un peu l’histoire des lieux que je visite). Et donc en parlant d’’histoire, celle du Healy Pass n’est vraiment pas très reluisante ! La route a été construite lors de la grande famine afin de fournir plus de travail aux Irlandais. Mais à cause des conditions de travail très difficiles et du peu de nourriture disponible, il y a eu énormément de morts parmi les travailleurs et les travaux ont du être arrêtés. Ils ont finalement été terminés quelques années plus tard.

Ensuite, nous avons roulé quasiment d’une traite jusqu’à la pointe de la péninsule avec l’île de Dursey en ligne de mire (avec plein de pauses photos évidemment). Initialement, nous voulions aller sur l’île et en faire le tour en marchant. Sauf que, j’avais mal lu le guide (shame on me). Nous avons donc trouvé le câble car, cabine reliant Dursey au reste de l’Irlande, fermé en arrivant. Il s’avère qu’il fonctionne toute la journée uniquement en pleine saison. Du coup, changement de programme et petite déception quand même. Pour ne pas rester sur notre faim, nous avons finalement décidé de faire une promenade d’environ 4 km à la place : le Garinish Loop. La marche part du parking du câble car et fait une boucle autour de la baie de Garinish.

Comme nous sommes des champions, on a réussi à se perdre quasiment dés le départ et ce, malgré les énormes poteaux jaunes fluo qui balisent le chemin (oui on est super forts comme ça) ! Je vous laisse découvrir les paysages en photos : le vert Irlandais n’est vraiment pas une légende et l’omniprésence de moutons non plus, quoi que l’on ait aussi vu beaucoup de vaches dans les pâturages.

Sur le chemin du retour, nous avons même pu acheter des œufs frais directement dans un poulailler, parfait pour le petit déjeuné du lendemain ! J’adore ce genre de système basé sur la confiance : on glisse l’argent dans la boite posée là et on prend le produit disponible. Je me souviens avoir vu ça plusieurs fois en randonnée, avec des habitants qui vendaient des petits sachets de noix, de noisettes… Anecdote amusante : le poulailler en question consistait en une ancienne cabine de cable car, réaménagée pour ses nouvelles pensionnaires !

A la fin de la journée, nous étions encore une fois très fatigués et Jo commençait à avoir un bon rhume. Nous sommes donc allés directement à Kenmare pour nous reposer un peu. Nous avions loué une chambre dans une auberge de jeunesse, au milieu de nul part, pour les deux nuits suivantes. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça fait un choc après les deux B&B précédents : chauffage (trop?) réduit et confort de base. Ce qui me convient très bien en temps normal, mais est déjà moins sympa quand il fait froid, qu’il pleut et qu’on est malade comme pas possible. Difficile de se réchauffer correctement, y a plus qu’à empiler les couettes ! XD Jo n’a pas gardé cette auberge dans son cœur.^^ Moi j’ai dormi comme un bébé malgré le matelas en carton.

Ceci dit le gros avantage, c’est qu’on peut se faire à manger : en l’occurrence pour nous ça se résume souvent au tryptique soupe / pain / fromage. Ça va parfaitement avec la météo Irlandaise et la fatigue du soir. L’autre avantage des auberges c’est qu’on peut rencontrer des gens facilement et avoir des discussions intéressantes. Enfin en théorie. Comme nous étions au tout début de la saison touristique, la plupart des auberges de jeunesse où nous avons été étaient encore vides malheureusement.

C’est la fin de cette deuxième journée de roadtrip. Dans le prochain article, on vous emmène dans la région de Killarney et faire le tour du Ring of Kerry.

La suite au prochain épisode ! 😉

Salade estivale de pois chiches à la menthe

Salade estivale de pois chiches à la menthe

Cette recette est parfaite pour les beaux jours. Elle est rafraîchissante, nourrissante grâce aux pois chiches et pleine de bons légumes de saison. En plus elle est prête en approximativement 5 minutes montre en main, ce qui ne gâche rien. Quand il fait très chaud, on a rarement envie de passer des heures en cuisine ! Je fais cette salade régulièrement tous les étés depuis que je l’ai mangé chez les parents d’une copine à Annecy. Je l’avais même déjà publié sur mon ancien blog de recettes, c’est pour dire si je l’aime bien !

Pour les pois chiches, deux options s’offrent à vous :

  • option flemme : vous ouvrez une boite de conserve du commerce. Dans ce cas, pensez à bien les rincer. Les pois chiches seront meilleurs et plus digestes.
  • option gens organisés : Vous mettez les pois chiches à tremper quelques jours avant pendant 12h à 24h, puis vous les faites cuire pendant 1h dans de l’eau bouillante salée avec un morceau d’algue kombu ou du bicarbonate de soude). Ou alors vous sortez une boite de pois chiches de votre congélateur (que vous aurez fait cuire avant of course!).

Pour une salade végétalienne, remplacez simplement la feta par une version végétale ou du tofu lactofermenté au tamari, ou ne mettez rien du tout !

Salade estivale de pois chiches à la menthe

Pour 2 personnes

ingrédients

  • 250 g de pois chiches cuits et égouttés
  • 1/2 concombre
  • 2 belles tomates
  • 60 g de feta
  • 4 CS de crème de soja
  • 1 CS de jus de citron
  • Quelques brins de menthe
  • Sel, poivre

Préparation

  • Lavez et découpez les légumes en petits cubes. Pareil avec la feta. Ciselez la menthe.
  • Mélangez le tout dans un saladier et servez. Voilà !

Vous pouvez accompagner d’une belle tranche de pain complet ou d’un peu de quinoa en fonction de votre appétit (ou prendre un dessert ^^).

Bon appétit !

Roadtrip en Irlande #1 : de Kinsale à Bantry

Roadtrip en Irlande #1 : de Kinsale à Bantry

Nous y voilà, on vous raconte enfin notre magnifique voyage en Irlande. Enfin, on commence car il y aura normalement 6 articles en tout, dont un regroupant toutes les informations pratiques pour plus de clarté.

Aujourd’hui, on vous dévoile le premier jour du séjour. J’espère que ça vous plaira autant qu’à nous et que cela vous fera voyager un peu.

Nous sommes partis le mercredi après-midi de Paris et avons atterri à Cork, ville où nous n’avons fait que passer. C’était un choix totalement assumé car nous voulions éviter les villes le plus possible. Les objectifs du voyage : prendre un grand bol d’air, voir plein de paysages tout verts et marcher beaucoup. Nous avons donc récupéré notre voiture de location à l’aéroport avant de filer directement à Kinsale, notre première étape. Kinsale est le point de départ de la Wild Atlantic Way, notre itinéraire principal et est située à peine à 30 minutes de voiture de l’aéroport, parfait pour se remettre dans le bain de la conduite à gauche et des routes étroites. Jo a d’ailleurs été un peu stressé lors de ce premier trajet !

Nous avons profité de cette première soirée pour nous promener dans le centre de la ville, assez petit, et découvrir le goût très particulier des Irlandais en termes de couleurs de façades de leurs maisons. 😉 Comme nous étions épuisés par le voyage, nous sommes rentrés nous coucher assez tôt après un premier repas typiquement Irlandais dans un pub.

Roatrip en Irlande : De Kinsale à Bantry

152 km – environ 3h de route

Le jeudi, le roadtrip commençait vraiment avec comme objectif principal : la pointe de Mizen Head à environ 115 km. Nous avons pris notre temps pour faire la route en nous arrêtant régulièrement pour profiter du paysage, nous dégourdir les jambes ou simplement prendre des photos. Le problème étant, si on peut appeler ça un problème, qu’on pourrait très bien s’arrêter tous les 500 m tellement la route côtière offre de beaux panoramas ! La Wild Atlantic Way est très bien indiquée, avec des panneaux bleus partout, donc impossible de se perdre en voiture.

En chemin, nous fait une halte pour aller voir le «Drombeg Stone Circle», un site néolithique qui aurait environ 3000 ans et donne un aperçu des pratiques rituelles de l’époque. Le site est tout petit mais offre une très belle vue sur la campagne Irlandaise. Nous avons eu la chance d’arriver quand il n’y avait personne et de repartir au moment où plein de gens arrivaien t(#teamAssocialForever). On en a aussi profité pour faire notre première pause du voyage à base de thé chaï fumant et de chocolat noir, qui est vite devenue une institution vu les conditions météos Irlandaises : froid et venteux donc !

Plus loin sur la route, nous nous sommes arrêtés sur la plage de Barleycove pour déjeuner, une des plus plages de sable blanc de la région. L’endroit est superbe et nous en avons même pu nous promener dans les dunes et faire une petite sieste au soleil et à l’abri du vent. En écosse nous avions faits plein de siestes sur les plages, on ne change pas les bonnes habitudes ! Mention spéciale pour le pont flottant ! C’est très étrange de le traverser, on rebondit à chaque pas.

Après la sieste, direction Mizen Head, le point le plus au sud de l’Irlande. D’ailleurs Mizen signifie artimau en Gaellique, ce qui désigne le mât le plus en arrière d’un voilier (#PointCulture). J’attendais d’y arriver avec impatience car on m’avait très bien vendu les paysages. Et à fortes raisons ! Le sémaphore de Mizen head est situé sur un ilot, lui-même relié au continent par un pont suspendu à 300 m au dessus de l’océan : le fameux et très photogénique Mizen Bridge. En regardant en bas, on a donc une vue plongeante sur  l’océan qui vient s’abattre violemment  sur les rochers. Une fois le pont passé, on arrive sur un chemin avec plusieurs promenades le long des falaises et au bout du bout on trouve la station de signalisation. Celle-ci se visite et nous avons ainsi pu découvrir qu’à une époque, les gardiens employaient de la dynamite pour faire des signaux (pratique abandonnée depuis je vous rassure !). Plusieurs pièces permettent de découvrir les conditions de vie, assez spartiates, des gardiens de phares lorsqu’ils étaient en fonction ainsi que le matériel qu’ils avaient à disposition.  Le site offre des panoramas superbes sur les falaises environnantes et des expériences venteuses inoubliables (ceux qui ont déjà été tout au bout du bout de Mizen Head me comprennent !^^). A certains endroits, faire la mise au point avec l’appareil photo devient sportif à cause de la force des bourrasques ! D’ailleurs, même respirer devient compliquer…

Notez qu’il faut s’acquitter de 7,5€ par personne pour y accéder (beaucoup d’endroits sont payant en Irlande). Si vous y allez, je vous conseille d’arriver assez tôt car certaines promenades ferment avant le site lui-même et ce serait dommage d’en rater une partie. Tous les points de vue valent le coup !

Après tout ça, nous étions bien fatigués de notre journée (le vent ça épuise). Nous avons donc simplement repris la Wild Altantic Way jusqu’à Bantry, et admiré les paysages en roulant doucement. Le soir nous avons dîné dans un pub du coin appelé The Snug, qui nous avait été conseillé par notre hôte. Je vous le recommande chaudement. Les portions sont très généreuses et les plats sont délicieux ! Si vous aimez et mangez du poisson, vous aimerez la « bar food » d’Irlande car ils ont toujours un poisson péché du jour même à la carte. En sortant du pub, on a eu la chance de pouvoir admirer le couché de soleil sur la baie de Bantry.

Après tout ça, on avait l’impression d’avoir vu milles choses en une journée ! On est allé se coucher tôt, pour être en forme pour la suite du périple!

To be continued… 😉

Gâteau renversé à la rhubarbe {végétalien}

Gâteau renversé à la rhubarbe {végétalien}

J’ai fait ce gâteau renversé à la rhubarbe en version végétalienne deux fois déjà, une fois avec de la poudre d’amande et une fois « tout farine de petit épeautre ». Dans tous les cas, il a été très apprécié ! Personnellement, je préfère la version avec amandes, donc c’est celle-ci que je vous écris aujourd’hui. Mais vous pouvez tout à fait mettre uniquement de la farine et remplacez la purée d’amandes par de l’huile de tournesol (note à moi même : essayer en la remplaçant par de la purée de pommes).

De la même façon, vous pouvez faire confire la rhubarbe avant de la mettre dans le gâteau. Je trouve que ça lui retire le petit goût acidulé donc je zappe cette étape.

Si vous utilisez de la rhubarbe surgelée, pensez à la faire décongeler la veille. Les fruits vont rendre beaucoup d’eau.

Gâteau renversé à la rhubarbe

Pour un moule de 24 cm de diamètre

Ingrédients

  • 350 à 500 g de rhubarbe fraiche (il n’y a jamais trop de rhubarbe !)
  • 125 g de farine de petit épeautre
  • 75 g de poudre d’amandes
  • 60 à 100 g de sucre de canne complet selon votre goût + 2 CS
  • 1 sachet de poudre à lever
  • 120 g de yaourt de soja nature (ou vanille)
  • 45 g de purée d’amandes
  • 40 g d’huile de tournesol + 2 CS
  • 125 mL de lait de soja + 2 cc de vinaigre de cidre
  • 1 pincée de vanille en poudre
  • 1 pincée de sel

Préparation

  • Mélangez le lait de soja avec 2 cc de vinaigre de cidre. Cela va le faire caillé, ce qui permet d’apporter du moelleux au gâteau.
  • Epluchez la rhubarbe et découpez la en tronchons d’un ou deux centimètres de long. Réservez.
  • Mélangez tous les ingrédients secs dans un saladier et ajoutez ensuite l’huile, la purée d’amandes, la yaourt de soja et le lait de soja caillé.
  • Versez 1 à 2 CS d’huile de tournesol au fond d’un moule à manquer de 24 cm de diamètre puis saupoudrez de 2 CS de sucre complet. Répartissez les morceaux de rhubarbe sur toute la surface du moule. Versez la pâte à gâteaux par dessus et enfournez pendant 1h à 170°C.
  • Laissez refroidir avant de démouler (sinon la rhubarbe caramélisée va coller au fond)(oui j’ai testé pour vous).

Le gâteau va beaucoup gonfler pendant la cuisson, et retomber en refroidissement. Si vous utilisez du yaourt de soja à la vanille, diminuez un peu la quantité de sucre et omettez simplement la vanille en poudre.

Le gâteau sera parfait avec une boule de glace vanille ou un coulis de fraises pour le goûter. Et en boisson, une eau infusée maison aux fraises bien fraiche par exemple (ça ne va rien détoxifier du tout, par contre c’est bon 😉 ).

Bon appétit !

Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Choisir sa crème solaire : protéger sa peau et respecter les océans

Aujourd’hui, on va parlé d’un sujet qui me tient à cœur : comment choisir sa crème solaire pour allier protection et respect des océans. J’ai du sang breton dans les veines, alors les grandes flaques d’eau salées, j’y tiens vachement ! 😉

Depuis quelques années, les médecins et les dermatologues nous alertent, à juste titre, sur les méfaits d’une exposition prolongée au soleil. Les médias en remettent une couche tous les étés : il faut se protéger du soleil (sinon on va tous fondre comme le méchant à la fin de Roger Rabbit)(comment ça non?) ! Plus sérieusement, une trop longue exposition aux rayonnements UV peut être à l’origine de cancers de la peau. Et en plus si l’on s’en tient à l’aspect purement esthétique, les UV sont responsables à 80% du vieillissement cutané : les rides, les tâches, tout ça tout ça ! Nous avons tous un « capital soleil », qu’il faut préserver du mieux possible.

Pour se protéger des dangers liés aux rayonnements UV en été, le premier reflexe consiste bien souvent à se tartiner de crème solaire avec un indice de protection élevé (minimum 30) avant d’aller plonger dans l’eau pour se rafraichir. Chaque année, 25 000 tonnes de crèmes solaires sont ainsi déversées en mer et dégradent les écosystèmes ! En effet, ces produits sont loin d’être inoffensifs d’un point de vue environnemental. Le tourisme côtier étant toujours en augmentation, la situation ne va pas aller en s’améliorant à moins que l’on change notre consommation et que l’on choisisse mieux nos produits. Malheureusement, beaucoup de gens ignorent encore l’impact des produits solaires sur les océans (ceux qui s’en foutent, je ne peux plus rien pour eux) ou sont simplement perdus parmi l’offre existante : nature des filtres, bio ou pas, nanoparticules, … Dans cet article, je vous propose de faire le point sur tout ça.

Comme toujours, j’ai essayée d’être la plus objective possible. Cependant des données ont pu m’échappées et si vous avez des informations supplémentaires à partager, c’est dans les commentaires que ça se passe !

Quel type de crème solaire choisir : filtre chimique ou filtre minéral ?

Plutôt que de vous écrire une longue tartine (de crème donc), voici un tableau qui résume les mécanismes, avantages et inconvénients de chaque type de protection solaire.

Filtre chimique Filtre minéral
Mécanisme Les molécules utilisées absorbent les rayons UV et restituent l’énergie emmagasinée sous forme de chaleur – Filtre physique à base de poudres inertes opaques (mica, talc, oxyde de zinc, dioxyde de titane…)

– Création d’une barrière qui reflète et diffuse les UVA et les UVB

Avantages – Délai de 30 minutes avant d’agir

– Pénètre la peau

– Transparents

– S’étale facilement

– Efficace dès l’application

– Ne pénètre pas la peau

 

Inconvénients – Certaines substances sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens

– Non biodégradables

– Toxique pour les milieux aquatiques

– Peut causer des irritations et des allergies

– Les produits peuvent contenir des nanoparticules

– Peut laisser un film blanc

– Plus difficile à étaler

Les protections à base de filtres chimiques sont généralement plus agréables à utiliser mais sont aussi beaucoup plus dommageables pour l’environnement (#euphémisme). Certaines crèmes solaires associent les deux types de filtres pour maximiser l’effet protecteur. Le problème reste alors le même qu’avec les filtres chimiques seuls en ce qui concerne les milieux aquatiques comme on va le voir juste après.

Quel sont les impacts des filtres chimiques sur l’humain et les océans?

Parmi les études que j’ai pu trouver, les molécules servant de filtres chimiques les plus étudiées sont : la benzophénone-1, la benzophenone-2, la benzophénone-3 (BP-3 ou oxybenzone), le 4-methylbenzylidene camphor (4-MBC) ainsi que le dioxyde de titane (TiO2) et l’oxyde de zinc (ZnO) sous leur forme nanoparticulaires.

La benzophenone est une substance couramment utilisée en cosmétique comme filtre solaire et elle est aujourd’hui autorisée à hauteur de 10% dans les formules de soins. Ceci étant dit, la discussion sur cette substance est toujours en cours à la commission européenne car l’ANSM la déconseille pour un usage chez l’enfant et recommande de l’utiliser à 6% maximum pour les adultes. J’ai pu lire plusieurs fois que les filtres solaires chimiques en général sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Pour ce qui est des milieux marins, plusieurs dangers sont à noter. D’abord, les filtres chimiques sont directement liés à la mort des coraux en détruisant une algue vitale à leur développement. Une étude a montré qu’après seulement quelques heures d’exposition à certains composants dont la BP-3, le 4-MBC et des parabènes, les coraux commencent à blanchir et meurent ensuite rapidement. Et cela se produit même à des concentrations très faibles. Quand on sait qu’il suffit de 20 minutes de baignade pour que 25% des substances chimiques soient relarguées dans les océans, ça donne à réfléchir. Les chercheurs estiment qu’environ 10% des récifs coralliens mondiaux sont menacés par les crèmes solaires et que plus de 50% d’entre eux sont en mauvaise santé (pour ça on peut dire merci à la pollution globale et au réchauffement climatique).

Pour aller plus loin sur l’importance des coraux, je vous conseille le site Coral Guardian.

Evidemment, les coraux ne sont pas les seuls menacés. Une autre étude a montré que les nanoparticules contenues dans les crèmes solaires produisent de l’eau oxygénée (H2O2) au contact de l’eau de mer. Problème : celle-ci affecte la croissance du phytoplancton, qui est à la base de la chaîne alimentaire des océans. C’est donc l’aliment principal de nombreux animaux marins et sa raréfaction les met directement en danger.

Je n’ai pas trouvé d’étude traitant de l’impact de tous ces composés sur les animaux marins directement mais je pense qu’il serait intéressant de se pencher sur la question.

En résumé, mieux vaut éviter les crèmes solaires contenant des filtres chimiques pour préserver notre santé ainsi que notre jolie planète. Ce qui tombe plutôt bien, c’est que des alternatives saines existent.

Comment protéger sa peau du soleil et préserver les océans ?

Pour commencer, on en revient au conseil basique, celui que l’on donne toujours en premier : éviter de s’exposer au soleil aux heures les plus chaudes entre midi et 16h. Donc on ne se tartine pas de monoï avant d’aller s’allonger sur le sable blanc à midi en plein cagnard (personnellement je ne peux pas, je cuis littéralement). Votre peau vous dira merci. 😉 Dans la même veine d’idées, on s’installe à l’ombre quand c’est possible.

Pour les enfants, pensez à les couvrir, tout simplement. Ce sera toujours plus efficace qu’une crème en termes de protection solaire. Et pour tout le monde, pourquoi ne pas investir dans un chapeau anti-UV ?

Finalement, la crème solaire ne devrait être dégainée qu’en dernier recours. Personnellement j’en met toujours au moins sur mon visage, en plus d’appliquer les conseils cités plus haut. J’ai la peau déjà très abimée suite à une année où je ne me suis pas protégée du tout : une belle zone de brulure autour du nez qui ne partira jamais complétement et qui reste toute rouge toute l’année. On choisit donc une protection solaire UVA et UVB avec un filtre minéral et si possible certifiée sans dangers pour les milieux marins. Alors oui, ça sera sans doute un peu moins facile à étaler, mais je crois vraiment que nos océans méritent bien ce petit effort. En plus, ces dernières années les marques, notamment bio, ont fait beaucoup de progrès et les textures sont de plus en plus agréables à l’utilisation.

A la maison, on en a déjà testée quelques-unes :

  • l’huile solaire d’acorelle : que j’aimais bien mais elle laisse des traces jaunes sur les vêtements clairs,
  • La marque propose aussi un spray solaire et je pense que je vais le tester cette année.
  • les crèmes EQ : qui ne me vont pas du tout à cause de leur fond rosé (j’ai la peau jaune^^).

Il y en a évidemment d’autres, par exemple :

Sur Facebook, on m’a également conseillé en commentaire la crème Alphanova Sun SPF 50 kids (sea & reef safe, bio) et on m’a promis qu’elle s’applique facilement sans laisser de grosses traces.

La plupart de ces marques sont vendues sur internet ou en magasin bio. On trouve des sticks, des laits corporels, des sprays… Un peu de tout en termes de texture et de mode d’application donc. Le mieux est de les tester en magasin pour s’assurer que l’application est facile et nous convient.

Avène, qui est une marque conventionnelle, met également en avant des compositions respectueuses des océans sur son site. Attention cependant, cela concerne uniquement leur gamme de produits pour les peaux sensibles ! On les trouve en pharmacie et parapharmacie.

Cette année, j’ai commandé deux produits de chez UV Bio qui sont aussi véganes et non testés sur les animaux, deux critères que je prends en compte également. J’espère qu’ils seront biens, surtout le gel solaire pour le visage. Edit : le gel solaire est pas mal mais le lait solaire ressemble à du plâtre ! N’y allez pas. XD

Quelques soit la crème choisie, il faut en appliquer toutes les deux heures, durée maximum d’efficacité des filtres solaires et après chaque baignade. Il faut également en changer chaque année, sous peine de ne plus avoir une protection suffisante. Les crèmes solaires périment !

Et vous, quelle protection solaire allez-vous adopter cet été ? Connaissiez-vous les effets des filtres chimiques sur les océans ?

Liste (non-exhaustive) des ingrédients problématiques :

  • Benzophénone (BP-2, BP-1, BP-3 ou oxybenzone)
  • 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC) (et les autres dérivés du camphre)
  • 3-benzylidène camphre (3-BC),
  • Méthoxycinnamate d’éthylhexyle
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
  • Octocrylène (OC)
  • Acide para-aminobenzoïque (PABA)
  • Padimate O, Octyl salicylate
  • Cinnamate

Bibliographie :

Malheureusement, la plupart des ressources scientifiques sont en anglais. Vous trouverez néanmoins des articles généraux sur les grands sites de médias Français.

Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreen Products as Emerging Pollutants to Coastal Waters. Plos. 2013

A. Downs. Toxicological effects of the sunscreen UV filter, benzophenone-2, on planulae and in vitro cells of the coral, Stylophora pistillata. Ecotoxicology. Mars 2013, Volume 23, numéro 2, pp 175-191.

A. Downs. Toxicopathological Effects of the Sunscreen UV Filter, Oxybenzone (Benzophenone-3), on Coral Planulae and Cultured Primary Cells and Its Environmental Contamination in Hawaii and the U.S. Virgin Islands. Environmental Contamination and Toxicology. Février 2016, volume 70, numéro 2, pp 265 – 288.

David Sánchez-Quiles, Antonio Tovar-Sánchez. Sunscreens as a Source of Hydrogen Peroxide Production in Coastal Waters. Environmental science and technology, 2014, volume 48, numéro 16, pp 9037–9042.

John Tibbetts. Bleached, But Not by the Sun: Sunscreen Linked to Coral Damage. Environ Health Perspect. 2008, avril, volume 116, numéro 4, A173.

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ENERGIE. Juin 2014. Rapport au parlement relatif aux perturbateurs endocriniens. [En ligne] Disponible sur : http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PE-Rapport-Parlement-Loi-2412012.pdf (consulté le 18 mai 2016)

GREEN CROSS. 9 février 2015. Crèmes solaires, perturbateurs endocriniens, santé humaine et impact sur les récifs coralliens. [En ligne] Disponible sur : http://gcft.fr/wp-content/uploads/2015/06/Synthèse_crèmessolaires_20150527.pdf (consulté le 18 mai 2016)

 

Quiche aux asperges & parmesan

Quiche aux asperges & parmesan

J’ai découvert cette recette il y a quelques années et depuis je fais cette quiche aux asperges tous les ans lorsque c’est la saison. Je trouve que le parmesan se marie à merveille avec ce beau légume de printemps ! Bon, pour tout vous avouer, je cuisine des asperges quasiment deux fois par semaine entre mi-avril et fin mai. La saison est beaucoup trop courte à mon goût et je suis toujours ravie de les voir apparaitre sur l’étal de mon maraicher préféré. Généralement, c’est le signe que le soleil et la chaleur ne sont pas loin !

Pour changer un peu de ma pâte habituelle, j’ai réalisé la pâte à IG bas de Marie Chioca, que vous trouverez sur son blog ici (je suis une grande fan de son travail !). Elle considère que c’est pour 4 personnes mais je trouve que, au vu des proportions, c’est très bien pour 6 belles parts. J’ai pu remplir mon moule à quiche rectangulaire (pour faire joli sur la photo^^) et deux petits moules à tartelettes individuelles.

J’achète mon parmesan en bloc dans un « tup-tup » au marché et je le râpe ensuite moi-même : zéro déchet, super bon et moins cher !

J’utilise du lait dans l’appareil à quiche, parce que ça allège le tout je trouve. Ceci dit, vous pouvez parfaitement choisir de mettre de la crème, ou de faire un mélange des deux et pourquoi pas, essayer avec de la faisselle de brebis.

Allez place à la recette.

Quiche aux asperges et au parmesan

Pour 6 personnes

Ingrédient

Pour la pâte

  • 360 g de farine (ici un mélange de farine de blé T110 et de farine de petit épeautre)
  • 70 g d’huile d’olive
  • 140 g d’eau
  • 1 belle pincée de sel

Pour la quiche

  • 1 bottes d’asperges vertes
  • 4 oeufs
  • 250 mL de lait (végétal ou animal)
  • 100 à 150 g de parmesan
  • Sel, poivre

Préparation

  • Mélangez la farine, le sel, l’huile et l’eau. Pétrissez quelques instants à la main de façon à former une jolie boule de pâte. Vous pouvez soit la laissez reposer une trentaine de minutes au frigo, soit l’utiliser tout de suite. Généralement je la met au frais le temps de préparer le reste.
  • Coupez la base des asperges (la partie toute dure!) et faites-les cuire à la vapeur pendant 8 minutes. Réservez.
  • Préparez l’appareil à quiche en mélangeant tous les ingrédients ensembles.
  • Foncez un moule à tarte avec la pâte, déposez les asperges au fond puis versez l’appareil.
  • Enfournez pendant 45 minutes à 180°C.

Cette quiche se déguste aussi bien chaude que froide, accompagnée d’une belle portion de crudités de saison. Si en plus vous déjeunez sur votre terrasse ou votre balcon, au soleil, avec un verre de vin blanc; ça sera vraiment parfait ! 😉

Bon appétit !

Tartinade de petits pois {végétalien}

Tartinade de petits pois {végétalien}

Non non, vous ne rêvez pas ! Enfin un nouveau billet sur le blog ! Après 3 semaines de vacances dont 11 jours en Irlande. D’ailleurs nous avons commencé à nous occuper des photos pour vous raconter tout ça bientôt. Mais comment dire, il y en a beaucoup beaucoup ! Un peu plus de 1000 images à nous deux à traiter, il y a du boulot !

Pour l’heure, je reviens avec une jolie recette printanière toute simple qui, une fois n’est pas coutume, n’est pas de moi mais me vient d’une amie qui m’est chère.

Gwenaëlle, de son joli prénom, a fait super fort la dernière fois que je suis allée chez elle. Elle m’a fait tomber amoureuse de cette tartinade de petits pois (et pourtant j’étais septique)(ma dernière tentative de tartinade de petits pois ayant été un échec complet parti direct au compost ahem). Elle m’a réconcilié avec les navets, et crus en plus ! Et aussi avec le vin blanc. Je devrais aller la voir plus souvent ! 😉

C’est une recette parfaite pour ces jours ci, quand il fait très chaud et que l’on envie de fraicheur et de légèreté au dîner.  Pour l’accompagner, je vous propose des bâtonnets de légumes crus : navets nouveaux, jeunes carottes, radis et de belles tranches de pain au levain. Elle sera aussi très bien servie à l’apéritif (avec un bon verre de vin blanc donc ^^) ou pour un buffet.

Pour les petits pois, choisissez en des frais ou des surgelés, mais pitié pas de petits pois en boite. C’est pas bon et… En fait c’est juste vraiment pas bon ! 😉

Tartinade de petits pois {végétalien}

Pour un bol

Ingrédients

  • 250 g de petits pois cuits
  • 125 g de yaourt de soja nature
  • 1 CS de purée de cajou
  • 1 CS d’huile de colza (ou d’olive)
  • 2 CS de câpres
  • Ciboulette, persil, menthe  (au goût)
  • Sel, poivre

Préparation

  • Mixez le tout avec un robot. Voilà. C’est tout !

Allongez avec un peu d’eau si vous trouvez la texture trop épaisse et servez frais.

Personnellement je met beaucoup de ciboulette parce que j’adore ça, et juste un petit peu de persil et de menthe.

Petite variante avec uniquement de l’ail et de la menthe, ça devrait être sympa !

Vous pouvez également remplacer la purée de cajou par du tahini, moins onéreux et très riche en calcium (#PointNutrition).

Bon appétit !