Un week-end à Lyon

Un week-end à Lyon

En novembre dernier, c’était l’anniversaire de Gwen et pour l’occasion, je l’ai emmené visiter une ville dont on nous a toujours dit beaucoup de bien : la belle ville de Lyon ! Aujourd’hui je vous fait découvrir la ville au grès de nos visites (oui, j’ai un peu de retard).

Pour nos escapades, nous aimons prendre notre temps pour mieux profiter de l’aventure. Nous avons visité la ville sur trois jours complets, et ça n’était pas de trop, malgré les kilomètres de marche engloutis ! Art, gastronomie, histoire, musique, c’est une ville très riche et nous avons apprécié la découvrir.

Enfilez vos baskets, chaussez vos lunettes, sanglez vos appareils : bienvenue à Lyon !

Vue de Lyon

Jour 1 : La Presqu’Île et la Croix-Rousse

Nous avions loué un appartement via Air B&B, situé entre le centre et le parc de la Tête d’Or, dans le 6ème arrondissement. C’est un bon endroit pour être au calme et relativement proche de tout: pratique pour arpenter la ville à pieds.

Pour la première journée à Lyon, nous avons été rejoint par notre amie Irène (du très bon blog La Nébuleuse, allez y faire un tour !). C’était la première fois que nous nous rencontrions à vrai dire, et ça été un vrai plaisir !

Passerelle du Collège

Pont Bonaparte

Basilique de Fouvière

Après une pause déjeuner dans la charmante librairie-salon de thé La Tasse Livre, nous sommes remonté vers les pentes de la Croix-Rousse. Ce quartier, surnommé « la colline qui travaille », accueillait les ouvriers de la soie au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il a gardé cette âme particulière, engagée et artistique. Et cela se ressent dès les première marches !

weekend à Lyon

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Mur Lyon 1

Partout dans la ville se dissimulent les traboules :  d’anciens passages discrets, entre les immeubles, qui servent à relier deux rues ensembles. Ces passages sont généralement fermés au public, mais certains sont accessibles et permettent de découvrir les dessous de la ville. L’office du tourisme de Lyon distribue d’ailleurs des plans avec tous les traboules d’indiqués. Passé un couloir étroit, vous déboucherez sur une petite cour. Levez les yeux, et admirez l’architecture.

Jour 2 : Le Vieux Lyon et Fourvière

Autre jour, nouveaux quartiers. En cette seconde journée, nous sommes partis vagabonder dans le Vieux Lyon, quartier Renaissance réhabilité. En chemin, nous avons croisé de magnifiques fresques murales sur la Presqu’Île, que nous avons pris le temps de contempler. Lyon est définitivement une ville très artistique !

Le Vieux Lyon est un quartier très (très très) touristique. Vous y trouverez théâtre, musées, bouchons Lyonnais et vieilles pierres. J’ai trouvé qu’une ambiance chaleureuse s’en dégageait. Les serveurs discutaient à l’entrée de leur restaurant, les enfants mangeaient des sucreries lyonnaises, les touristes se croisaient, le sourire aux lèvres, la tête en l’air, dans les rues étroites plongées dans le soleil longtemps attendu.

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Dans le Vieux Lyon on trouve notamment le musée du cinéma et de la miniature, que nous avons visité après notre chasse aux traboules. Nous avons pu voir une exposition temporaire sur le film d’animation Ma Vie de Courgette sortie l’année dernière au cinéma.

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Surplombant le Vieux Lyon se trouve le quartier Fourvière, appelé aussi « La colline qui prie ». Ce nom vient de la présence de nombreux cloîtres et monastères, dont la splendide basilique Notre-Dame de Fourvière dont les travaux se sont achevés en 1884. Elle est dédiée au culte de Marie et de Saint Thomas de Cantorbéry. Derrière le monument se trouvent les ruines de plusieurs théâtres antiques, redécouverts à la fin du XIXème siècle après avoir été ensevelies au Moyen Âge. Pour accéder à la colline, on vous conseille fortement d’emprunter le funiculaire qui part de la place Saint-Jean. La pente est assez rude !

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Jour 3 : Parc de la Tête d’Or et Musée des Confluences

Dernier jour de balade, et on avait envie d’espaces verts ! Rien de tel alors que d’aller se balader dans le Parc de la Tête d’Or et ses 120 hectares, ses jardins botaniques, ses lacs et ses zoos. Même en l’absence du soleil, le parc grouillait de monde qui profitait de ses grands espaces, en bonne compagnie.

J’avoue avoir été refroidi par la partie Zoo du parc, voir un ours et des zèbres tourner en rond dans de mini-enclos, ça me rend malade ! Ces animaux n’ont clairement rien à faire là !Entrée du parc Tete d'Or Allée du parc

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Pour terminer ce week-end, nous sommes allés visiter le musée des Confluences,  situé dans le quartier du même nom. Le musée a une architecture vraiment particulière, avant-gardiste, comme le reste des bâtiments du quartier d’ailleurs ! Nous avons visité 3 des 4 expositions permanentes : éternités & visions de l’au-delà, origines du vivant et la partie sur l’organisation de nos sociétés actuelles et passés. C’est assez étrange de voir un appareil à fondue océane ou une bilique exposé en vitrine dans un musée mais ça fait sens, puisque ça raconte les rapports différents que nous avons par rapport aux objets en fonction de notre culture d’origine, ici culinaire. La partie histoire naturelle est toujours chouette et impressionnante ! En témoigne le squelette de Mammouth que l’on a pu admiré et qui a été retrouvé près de Lyon.

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J’espère que, comme nous, vous avez apprécié la balade. N’hésitez pas à partager autour de vous !

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

L’adoption du mode de vie minimaliste : notre déclic

En ce début année, propice aux bonnes résolutions, j’ai eu envie de parler de minimalisme et de partager avec vous notre expérience sur le sujet ainsi que nos motivations, nos échecs et nos réussites.

D’ici un mois ou deux, nous allons voir fleurir un peu partout les sujets sur le ménage de printemps, le rangement et la bonne organisation des placards. Or pour la plupart d’entre nous, j’ai tendance à penser que nous ne manquons pas vraiment de place ou d’organisation mais que nous avons surtout beaucoup trop d’affaires ! (si vous habitez dans une chambre de bonne de 9m² sous les toits à Paris – douche comprise et toilettes sur le palier – vous n’êtes pas visé évidemment^^).

Parler de minimalisme permet de réfléchir sur notre rapport aux objets, à leur valeur que nous leur portons, à la manière dont nos affaires peuvent changer le regard que l’on porte sur nous-même ou de comment le regard des autres modifie notre façon de consommer.

Dans ce premier article sur le sujet, je vais d’abord vous parler de notre parcourt : qu’est-ce qui nous a poussés à suivre ce chemin ? Quels sont les objectifs d’une telle démarche ?

Notre déclic

Bougie

Pour nous, tout a commencé un soir d’hiver il y a 3 ans un dimanche soir. Nous nous préparions à aller nous coucher, pas tout à fait prêts à entamer une nouvelle semaine. Gwen était déjà dans la chambre, je finissais de me brosser les dents et d’enfiler mon pyjama. Quelques vérifications de routine : porte d’entrée bien fermée, extinction des lumières, les chats dans le salon… Direction la chambre pour une nuit de sommeil bien méritée. C’était sans compter sur la poignée de porte qui qui choisit à ce moment là de me rester dans la main, condamnant la porte avec Gwen d’un côté et moi de l’autre. J’ai repensé aux trois autres poignées de portes déjà cassées pendant le mois et à notre facture de chauffage astronomique malgré les 16°C dans l’appart, c’en était trop ! Après un long moment à essayer de démonter la poignée avec une lame de rasoir (les tournevis étaient rangés dans la chambre, logique je sais), j’ai décidé que, là, vraiment, il fallait qu’on bouge : « On déménage ! ».

La décision était prise, mais on ne savait pas encore où cela nous mènerait. En effet, pour pouvoir déménager plus facilement nous avons du nous délester de beaucoup de nos biens matériels.

Nous avons donc commencé, plein d’enthousiasme, à préparer les cartons, remplir les valises, vider les meubles et la cave. Ah la cave ! A l’époque elle était tellement pleine qu’on ne pouvait littéralement plus passer la porte. Pour accéder au fond, il fallait escalader une cuisinière si je me souviens bien, la faute à toutes nos affaires d’étudiants entassées dedans. Nous nous sommes donc retrouvés un peu ahuris devant notre montagne de bazar en nous demandant « comment on a fait pour accumuler autant de trucs ?!».  Cette étape nous a vraiment permis de nous rendre compte de la quantité d’objets que nous possédions et d’ouvrir les yeux sur notre surconsommation. Quand vous retrouvez un pèle-pomme au fin fond d’un placard alors que vous avez l’habitude de les manger entières avec la peau, vous vous interrogé sérieusement sur votre capacité à acheter n’importe quoi (et à balancer vos sous par les fenêtres par la même occasion !).

Nous avons alors débuté le grand jeu du tri en mettant les choses « qui ne servent à rien » d’un côté et tout le reste de l’autre. Parmi les choses éliminées, il y avait tous les vêtements que nous n’avions pas mis depuis 1 an ou plus, les gadgets, de vieilles peluches, les DVDs qu’on ne regardait jamais, nos anciennes affaires d’étudiants, les trucs en double ou en triple exemplaire… L’idée était simple : moins on en garde, moins de cartons on aura à faire et à transporter. #teamfeignasse. Nous avons ainsi pu éliminer six ou sept de sacs de 100L de vêtements, donner plus de 300 lots d’objets en tout genre et revendu pas mal des choses entassées à la cave. C’est donc considérablement allégés que nous avons enfin quitté notre vieille appartement !

En arrivant dans la nouvelle maison, nous nous sommes fixés une règle : tout doit rentrer dans les placards intégrés, à une exception prête : les livres, la grande passion de la maison. Que voulez-vous, nous ne sommes pas parfaits 😉 . Nous nous sommes alors rendu compte que nous avions toujours trop d’affaires. Les placards débordaient toujours et nous avions du mal à tenir notre résolution à garder la table à manger sans rien dessus. C’est à ce moment que nous avons découvert que ce que l’on avait fait naturellement portait un nom « le minimalisme » et que plein de gens en parlaient sur les blogs, dans les livres ou les magazines ! Il se trouve qu’actuellement, le rangement et le désencombrement sont des sujets qui ont le vent en poupe, il y a donc pléthore de bouquins disponibles dans les rayons, des plus pratiques au plus théoriques en passant par les plus farfelus aussi. Vous trouverez ci-dessous une petite sélection non-exhaustive de livres sur ce thème. Ceux avec une petite étoile devant sont ceux que nous avons lus :

Chaque auteur propose sa propre définition du minimalisme. Ils sont tous inspirant à leur manière et donnent envie de commencer à désencombrer. Par contre certains adoptent un ton extrêmement péremptoire, du style à vous dire combien de paires de chaussettes vous êtes supposés avoir dans votre tiroir pour être un « vrai » minimaliste. Il faut donc garder son esprit critique et prendre un peu de recul par rapport à ce qu’on lit. Ce n’est pas du tout notre vision des choses et je vous propose maintenant de vous parler de notre façon de faire.

Notre vision du minimalisme

Salon

Définir ce qu’est le minimalisme n’est pas une mince affaire tant les points de vue diverges.

Commençons par le plus évident : non (!), ce n’est pas souhaiter vivre dans une cabane au fond d’un bois de l’arrière-pays, vivant uniquement d’amour et d’eau fraiche en élevant des brebis (Maman, merci pour ton soutien sans faille XD Je t’aime !).

Notez qu’on a le droit de vouloir ça hein ! Certaines personnes vont effectivement jusqu’à vivre avec 100 objets ou moins et adopter un style nomade. Ceci étant dit, c’est loin d’être la majorité des cas et je ne pense pas que ce style de vie convienne à tout le monde.

Le minimalisme n’est pas non plus réservé à ceux qui ont plein de sous, sont sans enfants, vivent à Paris, aux hippies ou à ceux tiennent un compte instagram ou une galerie sur Pinterest (rayez les mentions inutiles). On n’est pas obligé d’adopter les murs tous blancs ou de vivre dans un appart digne d’un magazine de déco ! Et même les familles avec enfants peuvent s’y mettre. J’irais même jusqu’à dire qu’elles le devraient ! 😉 Plein de familles partagent leur témoignage sur le net, par exemple ici, ici ou .

Le principe du minimalisme d’après nous : vivre aussi bien (ou mieux), avec moins de choses, revenir à nos vrais besoins, libérer de l’espace et retrouver du temps pour voir nos proches, vivre des expériences enrichissantes et réaliser tous les projets qui nous tiennent à cœur mais que l’on reporte en permanence d’habitude. Le minimalisme c’est aussi très bien pour simplement prendre le temps pour faire la sieste (j’adore la sieste) !

À mon sens, il n’y a pas de minimaliste parfait, d’objets à avoir ou au contraire, à éviter absolument. Chaque personne ou famille doit adopter un mode de vie qui lui convient en prenant le temps de réfléchir à ses propres besoins. Certains vous diront qu’ils n’ont pas besoin d’un micro-onde ou d’un canapé, d’autres qu’ils n’ont plus aucuns livres ou d’objets de décoration chez eux… Chez nous, des bouquins, il y en a plein (Gwen a une collectionnite aigüe de livres de cuisine végétale) (il parait qu’elle se soigne mais j’ai un doute). On a aussi une chambre qui sert de salle de sport avec plein de poids, d’haltères, kettlebells et autres joyeusetés parce qu’on s’en sert tous les jours. (Ca fait parti des avantages d’habiter à la campagne de pouvoir faire ça, je le reconnais.) Chez d’autres, ça serait totalement superflu. En revanche, vous ne trouverez pas de consoles de jeu ou de tablettes chez nous. Il n’y a pas un minimalisme mais autant de façon de faire et de vivre que de personnes.

Vinyles

Certains vont jusqu’à compter le nombre de leur possession pour pouvoir ensuite juger de leur degré de minimalisme. Personnellement je n’en vois pas l’intérêt du tout. Pour moi, le minimalisme c’est se détacher du matériel, et non remplacer une obsession (accumuler des objets) par une autre (réduire ses possessions coûte que coûte). Je trouve que compter ses affaires revient à remettre les objets au centre de notre attention alors que l’on cherche justement à s’en défaire.

Pour nous le mode de vie minimalisme est aussi fortement lié aux problématiques environnementales, à la réduction de nos déchets et au végétarisme. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Dans les prochains articles sur ce thème, je reviendrais plus en détails sur les aspects pratiques : comment désencombrer et que faire des objets en trop. Je tenterais de répondre à la « grande question » que tous nos proches se posent « sont-ils fous ? » « Qu’est-ce que cela peut bien leur apporter de tout vider comme ça, aussi bien mentalement que physiquement ? ».

Pain au chocolat et raisins secs {Végétalien}

Pain au chocolat et raisins secs {Végétalien}

Noël approche mes amis ! Les bureaux sont de plus en plus vides, les maisons sont en ébullition. Nous terminons les préparatifs pour le grand soir. Décorations, cadeaux, menus…  C’est la dernière ligne droite avant de retrouver nos proches pour un moment de partage et d’amour.

Et c’est dans cet esprit là que j’ai envie de partager avec vous une recette qui est devenu une tradition chez nous au fil des années : celle du pain au chocolat et aux raisins secs. Je ne parle pas ici d’un pain avec quelques pépites, ou ceux à 15 centimes (blague politique). Non, je parle bien d’un pain full chocolat (pépites incluses) ! Nous le servons généralement au brunch du 25 décembre, il s’accompagne très bien d’une pâte à tartiner au chocolat (y’en a jamais assez XD), ou seul, passé au grille-pain. Il fait le bonheur de mon beau-père, à tel point que j’en prépare maintenant deux !

La recette original vient du livre Pains & Viennoiseries – Pas à pas, de Emmanuel Hadjiandreou chez Marabout. Je vous préviens, pour effectuer cette recette, mieux vaut s’y prendre tôt ! Le mieux, c’est de commencer au petit matin pour que le pain soit prêt pour le goûter, ou bien la veille. C’est parti !

Pain au chocolat et aux raisins secs

Pain de Noël au chocolat et raisins secs

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Ingrédients

Voici les ingrédients utilisés pour cette recette, pour un pain moyen :

  • 330 g de farine T80
  • 250 g d’eau à température ambiante
  • 35 g de levain déshydraté
  • 5 g de levure boulangère
  • 8 g de sel
  • 20 g de cacao en poudre pur (Van houten)
  • 100 g de raisins secs
  • 80 g de pépites de chocolat noir 70%

Préparation

Dans un saladier, mélangez la farine, le sel, le cacao, les raisins secs et les pépites de chocolats. Dans un bol, versez l’eau, puis le levain déshydraté et la levure boulangère. Mélangez jusqu’à dissolution de cette dernière. Versez ensuite le contenu du bol dans le saladier, et remuez bien. La pâte doit être bien légère. Vous pouvez rajouter un peu d’eau si vous trouvez qu’elle est trop sèche. Recouvrez le saladier d’un linge légèrement humide, et laissez poser 10 minutes. Répétez ces deux étapes deux fois, avant de laisser poser une bonne heure dans un endroit un peu chaud (21 °C), dans la salle de bain à côté d’un radiateur par exemple (étape de pointage).

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Au bout de cette heure, la pâte devrait avoir levé. Chassez-en le gaz en la frappant doucement, puis déposez la sur un plan de travail fariné. Vous pouvez ensuite diviser la pâte en deux avant de la mettre dans un banneton allongé. Je préfère la laisser en un bloc. Farinez le banneton, et déposez-y la pâte. Laissez poser pendant 3 à 6h. Voilà pourquoi il vaut mieux s’y prendre en avance !

Lorsque que la pâte a bien gonflé, préchauffez le four à 240 °C. Placez un plat creux en bas du four. Retournez le banneton sur une plaque recouverte de papier cuisson. Saupoudrez la pâte de farine et incisez le dessus dans la forme que vous souhaitez (croix, ligne, diagonale, …). Versez une tasse d’eau dans le plat au four, puis enfournez le pain. Baissez la température du four à 220 °C, et laissez cuire pendant 30 minutes.

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J’espère que ce pain vous plaira. Perso, je ne peux plus m’en passer … Joyeux Noël à toutes et à tous !

 

Retraite en forêt de Fontainebleau

Depuis quelques temps, j’avais envie de me retrouver un peu. J’ai eu du mal à encaisser l’arrivée de l’automne, et j’avais envie de prendre un peu de temps pour moi. Alors dimanche dernier, je me suis levé tôt, j’ai pris mon appareil, et je suis parti en forêt. À la base, je voulais juste aller marcher, me ressourcer un peu. Puis ça a vite tourné en séance photo. Faut dire que le paysage était vraiment magnifique. Je vous laisse en juger par vous-même. J’espère que ça vous plaira.

 

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Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Je ne savais pas trop quoi lire. Je venais de terminer ma phase « pirates » et je voulais refaire le monde, encore une fois. En parcourant les étagères de ma librairie favorite, je suis tombé sur ce livre : L’espace d’un An, de Becky Chambers (édition Atalante). Que dis-je : cette merveille ! Mais ça, je ne le savais pas encore… Et j’étais loin de m’y attendre !

Je n’ai jamais été fan des histoires qui se déroulent dans l’espace. Je préfère celles qui sont plus proches du réel. Oui bon, je sais, les zombies c’est pas vraiment réel… Mais c’est parce que vous ne m’avez jamais vu un lundi matin avant mon café, sinon, vous vous trimbaleriez toujours avec une batte de baseball à la ceinture ! Bref, passons. Après avoir fini ma lecture, ce monde-là, ces personnes-là, je ne voulais pas les quitter… Au point que j’ai traîné un peu pour finir les quelques pages qui me restaient. Non pas que ça traînait en longueur, mais je ne voulais vraiment pas que cela se termine.

Espace d'un an

Quatrième de couverture

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.

L’Equipage

Rosemary est nouvelle à bord. Humaine, greffière spécialisée dans les relations inter-espèces, fraîchement sortie de l’école, elle va aider le capitaine à mettre un peu d’ordre dans ses rapports. Elle est novice dans les voyages spatiaux. Elle a grandi sur Mars mais semble vouloir fuir sa planète à tout prix. Nous découvrons avec elle ce vaste et riche univers.

Ashby, le capitaine du Voyageur, humain aussi, est né et a grandi dans l’espace. Lui et son équipage creusent des tunnels dans l’espace (worm hole) pour relier des points éloignés de l’espace.

Sissix est la pilote du Voyageur. Elle est Aandrisk, une espèce qui vit normalement en communauté, mais elle en a décidé autrement.

Kizzy, humaine, est la tech méca. Déjantée, elle est passionnée par ce qu’elle fait, et a soif d’en apprendre toujours plus, de vivre toujours plus.

Elle est cul et chemise avec Jenks, le tech info. Leur relation est celle qui m’a le plus touché. Il a un penchant pour les Intelligences Artificielles.

Docteur Miam est la papa du groupe. C’est un Grum.  Il est médecin et cuisinier (combo magique). Il prend soin des autres comme de ses propres enfants, et bien sûr, surveille leur alimentation.

Corbin, c’est … Corbin. Humain, grincheux by design, il est l’alguiste du groupe (les algues servent de carburant au vaisseau). Son métier en fait un solitaire, toujours dans son labo à surveiller les algues. Il a beaucoup de mal  avec les autres, en particulier avec Sissix, avec qui tout est prétexte à dispute !

Lovelace, Lovey est l’IA du vaisseaux. Elle est très proche de Jenks, et songe a se faire transférer dans un corps. Seul problème : cette opération est illégale au sein de l’union galactique…

Ohan sont le navigateur. Oui, « sont ». Ils sont sianates. Les sianates sont des paires : un individu infecté par un virus, quelques années après sa naissance. Le virus en question leur donne la capacité extraordinaire de comprendre l’univers. Rien que ça. Et cette capacité aide les tunneliers comme le Voyageur à naviguer pendant les opérations de perçage.

Nos héros sont envoyés en mission dans un espace lointain par l’UG pour percer un tunnel vers le territoire d’un peuple, avec qui ils viennent de signer un traité. Mais voilà, un voyage d’un an les sépare de leur destination finale. Cela nous donne le temps, comme Rosemary, de découvrir plus en détails ses nouveaux collègues et amis.

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Mon avis sur le livre : une leçon de tolérance

Comme je le disais, je ne suis généralement pas fan de science-fiction. La raison principale pour ça, est que j’ai énormément de mal à lire des noms d’objets sans être capable de tout de suite me représenter à quoi ça ressemble et à quoi ça sert. Je me rappelle avoir commencé la saga Hyperion de Dan Simmons … J’ai voulu jeter le livre sous le métro tellement ça me donnait des mots de tête ! (Bon, je l’ai pas fait, parce que c’était sur ma liseuse … mais vous saisissez l’intention). Alors que dans L’Espace d’un An, c’est simple, limpide, pas besoin d’avoir fait math sup. On peut avoir bu un peu trop de mik, ou fumé du smash qu’on comprendait encore ! … … … Simple j’vous dis !

Cet univers n’est pas très éloigné du notre. Le capital le régit, sous couvert de politique (l’Union Galactique ou UG). Il faut travailler pour gagner sa vie. Les démarcations entre les classes sociales se font bien sentir. On y trouve beaucoup d’espèce « intells » différentes : Exodiens (humains), Aandriskes, Harmagiens, Rosks, Aéluons, Grums (espèce non-UG) (… et bien d’autres encore), chacune avec leurs spécificités physiques, leur culture, leur langage, leur religion, leur guerre… rien de bien différent qu’ici-bas finalement :-). Et dans cet espace infini, de plus en plus proche grâce aux technologies de transports améliorées, et de perçage interstratique (trop la classe !), se trouve notre équipage. Etoiles, j’ai de la nostalgie rien que de penser à eux ! J’ai adoré ces personnages. Chacun d’entre eux, même le plus antipathique. Leur histoire, leur être, leur façon d’appréhender l’autre… C’est une vraie famille dont on a envie de faire partie.

Une ambiance chaleureuse émane de ce groupe. Et ce n’est pas toujours évident, quand on se retrouve dans un espace confiné pendant une longue durée, avec des gens d’une autre culture que la sienne. D’une autre espèce même ! Avec des odeurs différentes ! … Et cette chaleur, cet amour, cette tolérance, qui nous rend attentif aux besoins d’autrui … Ça m’a réconforté. Dans une société favorisant toujours plus l’individualité, la performance, et toutes ces conneries, lire ces lignes m’a sincèrement fait du bien, et m’a aussi montré que j’avais beaucoup à apprendre.

À titre d’exemple, je ne comprenais pas pourquoi, en lisant des articles féministes, les autrices employaient des formes neutres pour désigner quelqu’un : illes, é-e-s à la fin des participes, etc. Je n’arrivais pas à saisir l’importance de la chose. Et puis, dans ce livre, j’ai lu la forme « Iel« , pour désigner une personne, dont le genre n’est pas connu en avance. Normal, quand on rencontre une espèce dont le genre ne peut pas être identifié facilement. Encore plus que un individu change de sexe en cours de route. Et là, c’était l’évidence même. Tout était clair. Dans ce monde comme dans le mien.

L’humain, cette jeune espèce

Je ne suis pas fan de l’espèce humaine. Surtout nous occidentaux. Nous sommes désespérés pour tout ce qui peut nous rendre la vie plus facile, pour pouvoir faire plus de chose, remplir notre emploi du temps, remplir notre maison d’objets, essayer d’y trouver notre self-estime que notre façon de vivre détruit dès le plus jeune âge. Et pour aller plus vite, on arrête de penser, on s’empresse de ranger les choses dans des cases, et surtout, on arrête de se remettre en cause. Le problème, c’est l’autre ! Ce n’est pas nous ! Ça ne peut pas être nous, sinon ça voudrait dire qu’il faudrait nous réparer nous-même. Et ça, c’est dur, et ça prend du temps. Nan, c’est plus simple si ça vient de l’autre. Nous, on ne peut pas se tromper. On détient la vérité…. Sauf que non. Nous détenons seulement notre vérité. Un ensemble d’idées cohérentes, qui n’est valable que pour nous, et elle s’arrête lors de la rencontre avec l’autre. C’est à nous de faire l’effort d’accueillir l’autre, ce qu’il est, et ce qu’il pense (et surtout, pourquoi il le pense), pour qu’on puisse vivre un peu mieux tous ensemble.

Lire ce livre m’a fait penser qu’on a encore beaucoup à faire, en tant qu’espèce, avant de pouvoir se prétendre évolué. Et je suis heureux de voir que de plus en plus, les gens se lèvent se révoltent, s’indignent des injustices qui leur sont faites à eux, mais aussi aux autres aussi. Il reste beaucoup à faire, oui, mais nous sommes en bon chemin. Du moins j’aime le croire.

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

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Oui, je sais ce que vous allez dire. « Mais les pirates, ils sont méchants ! Ce sont des brutes sanguinaires qui pillent, violent et détruisent tout sur leur passage ! ».

Et si on vous avez menti ?

« Quoi ? Mensonges et fourberie ? Pirates des caraïbes n’est pas une description exacte de la réalité ? Mais qui étaient-ils alors ? Et pourquoi donc suis-je en train de lire un article sur les pirates ? »

Et bien les enfants, essayez-vous dans votre canapé préféré, avec un bon chocolat chaud (parce qu’il faut prendre les bon réflexes de l’automne approchant), et laissez-vous conter leurs histoires !  … Et puis faut dire ce qui est, y’en a marre des zombies !

LES PIRATES DE TOUS LES PAYS – MARCUS REDIKER

Converture pirate

J’ai tendance à fonctionner par phase. Philosophie, psychologie, éducation, zombies … et maintenant, pirates (cherchez le lien). Il y a quelques temps, j’étais dans ma phase « Politique », et au détour d’une vidéo, je suis tombé sur une personne ventant le système politique des pirates. Il avait gagné mon indivisible attention. Cette personne, dont je ne saurais retrouver le nom malheureusement, conseillait les ouvrages de Marcus Rediker, historien et professeur, portant un intérêt particulier pour les boucaniers et flibustiers de l’atlantique, et affirmait que les pirates n’étaient pas des barbares comme on essaie de nous faire croire, mais des personnes extrêmement démocratiques ! (Whaaaaat ?!)

Piqué au vif, je me suis (enfin) procuré son livre, et je n’en suis absolument pas déçu ! À tel point que j’ai saoulé mes collègues à en parler sans cesse, et j’avais une folle envie de m’acheter un tricorne et de mettre un eye-patch !

RÉSUMÉ DU LIVRE (4E DE COUVERTURE)

L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726)

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »
Charles Bellamy.

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

SUR LA ROUTE DES FLIBUSTIERS

Livre pirate

Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Robert dit le Baronnet Noir, England, Kennedy, Fly, mais aussi Anne Bonny et Mary Read, ce livre nous fait le récit de leurs aventures, mais surtout nous raconte comment et pourquoi ils et elles se sont « mis et misent à leur compte ». C’est un livre d’histoire certes,mais pas celle des vainqueurs. Et c’est tout de suite moins noir et blanc.

Il s’agit d’histoires de héros ! Car oui, ces hommes et ses femmes étaient considérés comme des héros par beaucoup. Ils se battaient contre les Etats et les marchands, et pour un monde meilleur, régit par des règles qu’ils auraient tous choisi. La fin du XVIe siècle voit la naissance du capitalisme, et laissez moi vous dire, que ça s’est pas fait dans la joie et l’harmonie ! Ça fout même plutôt la rage, et on comprend vite pourquoi les mutineries étaient fréquentes. Imaginez que vous arriviez au bureau le matin, que le capitaine vous attende avec un fouet au cas où vous voudriez prendre une pause café, que vous pouviez vous asseoir sur votre salaire, qui de toutes façons ne pèse pas bien lourd, et qu’à manger le midi, vous aillez à peine de quoi remplir une carie. C’est bon ? Maintenant imaginez que c’est le XVIIe siècle et que la médecine avait encore beaucoup de progrès à faire … Et c’est pas un bureau, mais un bateau. Et vous n’avez pas vraiment voulu venir par vous même, alors on vous a forcé. Eh bien c’était ça, la marine du XVI et XVIIe siècle ! Française, anglaise, hollandaise, espagnole ou portugaise, même combat. Et ça, c’est si on avait de la chance. Parce qu’on pouvait aussi être un esclave, vendu au plus offrant…

Alors ça donne envie de casser de l’officier ? Ça vous rappelle quelqu’un au bureau, et vous irez travailler demain en chantant des chansons pirates ?

Parce que c’est là la volonté primaire de ces milliers de personnes : se venger des injustices commises, retrouver leur liberté et le droit de choisir. Choisir une vie plus joyeuse, plus remplie ! … Bon, plus courte du coup aussi, car hors-la-loi.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Y’a pas à dire, j’ai vraiment apprécié lire ce livre. Je l’ai trouvé d’abord bien construit. La trame ne se base pas sur le temps, mais prend un élément de la vie pirate (vie à bord, système politique, justice, etc…) et prends plusieurs exemple sur la période historique.

Cette lecture a beaucoup raisonné en moi, car c’est malgré tout d’actualité. Beaucoup de monde essaie de trouver une issue à notre société actuelle. Ecologie, décroissance,  grèves, pédagogies alternatives … Tous les sujets sont taclés par le peuple pour trouver de meilleures solutions à celles proposées, et tendre vers plus de bonheur. C’est aussi ça d’être un pirate !

Illustration pirate

Un petit mot sur les illustrations se trouvant à l’intérieur du livre, à chaque début de chapitre. Elles ont été réalisées par Thierry Guitard. Elles aident beaucoup à l’immersion, et ont bien stimulées mon imagination ! XD

CONCLUSION

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais heureusement que les historiens sont là pour rétablir la vérité. J’ai adoré apprendre l’univers des pirates, et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même. D’une manière générale, ce livre me rappelle qu’il faut sans cesse remettre en question ce qu’on nous dit et ce qu’on nous a appris, de sans cesse apprendre, réfléchir, et contruire. Cela ne pourra que nous rapprocher de notre liberté, et de celle qui nous suivront.

 

Une odeur de pain chaud

Une odeur de pain chaud

Y’a pas à dire, l’odeur du pain qui sort du four fait partie de mon Top 5 des odeurs que j’préfère. Juste à côté des fleurs de lila  par une douce matinée de printemps, du melon  qu’on choisi avec une grande expertise, et du poulet rôti le samedi matin au marché (challenge hebdomadaire du végéta*ien).

Il y a quelque chose, lorsqu’on fait du pain, quelque chose qui fait qu’on est bien. J’ai l’impression de retourner en enfance : on met de la farine partout, on a de la pâte plein les mains (et parfois les cheveux …), on pétrit avec force, concentré sur la tâche. C’est un travail d’orfèvre. Mais la récompense est de taille : quand le pain sort du four, encore brûlant, je ne peux m’empêcher d’en piquer, du bout des doigts, et de laisser la chaleur et la douceur emplir ma bouche. Et alors là mes amis … quelques secondes de paradis.

pain_chaud

Il y a des tas de recettes de pain sur la toile ou dans les livres. Je vous propose ici une recette inspirée du livre Le Larousse du pain d’Eric Kayser : le pain multigrains. J’ai toujours tendance à changer un peu les recettes, la plupart du temps parce que je n’utilise pas les mêmes farines, et donc il faut adapter la quantité d’eau, et là, je fais ça au feeling pour obtenir une pâte souple et lisse. C’est aussi pour ça que je préfère pétrir à la main : c’est plus facile d’apprécier la souplesse de la pâte qu’avec une cuillère en bois.

Voici les ingrédients utilisés pour cette recette, pour 4 pains de 400 g :

  • 1 kg de farine T80.
  • 650 g d’eau à température ambiante
  • 50 g de levain déshydraté
  • 6 g de levure boulangère
  • 20 g de sel
  • 180 g de graines (toujours bien de les torréfier et tremper auparavant)

 

 Ingrédients_1

Les étapes de préparation du pain.

Pour réussir un bon pain, il y a plusieurs choses à savoir et à respecter. Il est évident qu’il faut avant tout des ingrédients de qualité. Mais ce n’est pas tout. Les temps entre chaque étape et les températures sont aussi important.

Le pétrissage

Cette étape consiste à mélanger les ingrédients. L’ordre dans lequel ces derniers sont mélangés importe !  Il faut d’abord mélanger l’eau, le levain et le sel dans un puit de farine avant d’y ajouter le reste de farine et les autre ingrédients éventuels. C’est le frasage.

Le pointage

C’est le premier temps de fermentation. Les bactéries commence à manger le sucre de la farine, et libèrent du gaz carbonique. C’est pour ça que la pâte gonfle ! Cette phase dure entre 1 et 3 heures

La détente

Cette étape permet de séparer la pâte en morceau pour façonner les pains, et de la laisser se reposer un peu. C’est l’histoire de 10 à 20 minutes

L’apprêt

Deuxième phase de fermentation. Les bactéries continuent de former du CO2, ce qui permettra de donner une mie aérée.

La cuisson

Attention à la température ! Un four à chaleur tournante permet d’avoir une cuisson homogène. Si il est trop chaud ou pas assez, le pain ne prendra pas de volume.

 Farine_2

Mettre la main à la pâte

Commencez par mettre la farine dans un saladier, en faisant un puit au milieu. Versez-y le levain déshydraté, le sel et la levure. Ajoutez la moitié de l’eau au milieu, et mélanger. Versez ensuite le reste de l’eau, et pétrissez jusqu’à ce que la pâte soit lisse et souple.

Continuez pendant une dizaine de minute. Pour pétrir, tirez un côté de la pâte pour le rabattre au centre de la boule. Tournez, et recommencez.

Mélange_1

Ajoutez les graines, et continuez à pétrir encore quelques minutes pour bien les répartir.

Laissez la pâte dans le saladier, couvrez d’un linge humide pour éviter qu’une croute se forme, et laissez reposer 1h30, temps au bout duquel la pâte devrait avoir pris du volume : c’est le pointage.

Le moment de la détente est venu. Farinez le plan de travail, déposez-y la pâte et coupez-là en 4 pâtons de taille égale. Formez des boules avec chacun des pâtons et couvrez d’un linge humide. Laissez reposer 15 minutes.

Il est temps de former vos pâtons. Ici vous avez le choix. Vous pouvez utiliser des bannetons si vous en avez,  ou bien directement sur la plaque (avec une feuille de silicone tout de même pour protéger 😉 ). Il y a plusieurs façons de former les pâtons, selon le type de pain que vous préférez. J’aime bien le bâtard (wesh), ça donne une forme pas trop grosse, pas trop fine. Parfait pour des tartines !

Pour cela, aplatissez le pâton de la paume de la main. Repliez-le d’un tiers, puis faites de même avec l’autre tiers. Pour finir, dans le sens de la longueur, replier le en deux. Vous pouvez le rouler un peu sous vos mains pour l’allonger encore un peu si vous le souhaitez. Le pâton est prêt pour l’apprêt (mouarf mouarf mouarf). Déposez le dans le banneton, ou bien sur la feuille de silicone préalablement farinée, et mise sur la plaque de cuisson, et laissez reposer 2h sous un linge humide une nouvelle fois. C’était la dernière opération manuelle,  sur la pâte, à l’exception du lamage, vous savez ce qui donne ces formes sur le dessus du pain ! Il y en a de plusieurs type, mais laissez l’inspiration vous envahir ! Une section sur la longueur ? en petit carré ?en diagonale peut-être ? Comme vous voudrez, mais attendez encore un peu que vos pâtons lèvent. À propos, si vous les disposez sur une plaque, attention à l’espace entre chacun. Ils vont gonflez, et peuvent se collez entre eux si ils sont trop près les uns des autres.

Se brûler le bout des doigts

C’est le moment de mettre au four. Positionnez une plaque ou un récipient en bas. Faites chauffer à 230 °C, ou un peu moins si comme moi votre four chauffe beaucoup. Préférez le mode à chaleur tournante si il est disponible.

Juste avant de mettre au four, procédez au lamage, et versez 5 cl d’eau dans le récipient, et enfournez pour 20 minutes.

L’astuce du jour :

Pour savoir si le pain est cuit, retournez-le et tapotez. Si cela sonne creux, c’est prêt ! 🙂

Laissez les pains refroidir sur une grille.

Si vous êtes vraiment trop pressés, prenez en un morceau du bout des doigts, mais attention à ne pas vous brûler !

Roadtrip en Ecosse #4 : De Skye à Glen Coe

Roadtrip en Ecosse #4 : De Skye à Glen Coe

Suite de notre périple en Ecosse. Après 3 jours merveilleux sur l’île de Skye, nous revenons sur le main land, direction les montagnes de la vallée Glen Coe !

JOUR 11 : Glen Coe

Pour s’y rendre, depuis Skye, le plan initial était de prendre le ferry depuis Armadale, ce qui semblait être le plus rapide, mais on nous a suggéré de prendre la route (A 87) à la place. Si le temps de parcours est à peu près le même, le coût est beaucoup plus faible. Il faut compter 15 £ pour le ferry pour deux personnes et une voiture. Nous nous sommes d’abord rendu au Glencoe Visitor Center pour recueillir les informations sur les randonnées à faire dans la vallée, puis nous nous sommes allé directement aux pieds des Trois Sœurs. Les Three Sisters sont trois petites chaines montagneuses parallèles, surplombées par le Bidean Nam Bian, culminant à 1150 mètres.

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The three sisters

 

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Bienvenue dans la vallée de Glen Coe

Plusieurs randonnées, de tous niveaux, sont possibles à partir de là. Pour cet après-midi, nous voulions faire celle menant à la vallée perdue, vallée située entre les deuxièmes et troisièmes sœurs. Grâce à nos piètres capacités d’orientation … on s’est planté de vallée, et on a fait celle d’à côté … beaucoup plus longue … beaucoup plus dure… mais tout aussi belle ! Elle permet d’atteindre la vallée suspendue, au pied du Bidean Nam Bian. Une fois arrivé en haut, on profite d’une superbe vue sur la vallée. Il y avait encore un peu de neige (ce sera la seule qu’on aura vu cette année) (on a même fait une petite bataille de boules de neige !). Attention, un peu avant d’atteindre la vallée suspendue, le chemin est un peu plus dur à trouver, et très rocailleux. ça devient presque de l’escalade! Soyez sûrs de vous ! Evidemment, c’est à ce moment qu’il a commencé à pleuvoir, on est donc redescendu rapidement. Voir arrivé un orage potentiel  depuis le sommet, ce n’est pas hyper rassurant pour les amateurs que nous sommes.

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Vue sur la première des trois soeurs, et la route vers la vallée suspendue. Tout au fond là-haut, encore enneigé, le Bidean Nam Bian

 

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La vallée suspendue
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Hello you
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Glen Coe … rien d’autre à ajouter … <3

Après cette longue marche (6 h), nous sommes retournés sur nos pas pour rejoindre la Campfield House, puis nous sommes aller dîner à Fort William. Pas grand chose à dire ici, nous n’avons pas fait de vieux os ce jour-là.

JOUR 12 : Glenfinnan, et Glen Coe ( 2nd rournd)

Après une nuit de repos bien méritée, nous avons repris la route pour le viaduc de Glenfinnan, rendu célèbre par la saga Harry Potter !

 *naaaaa, naa naaaaa, naa NAAAAA, NAa naaaaa … Naaaaaaa nana na, Naaaa naaaaaaa* (Thème d’Harry Potter, si vous n’aviez pas reconnu)

Deux fois par jour, de mai à octobre, un train à vapeur empreinte cette voie pour relier Fort William à Mallaig. Deux fois par jour, autant vous dire que vous n’avez pas envie d’arriver en retard sur le site ! Grâce à nos talents de planificateurs professionnels, nous y sommes parvenu sans encombre. En contre-bas du viaduc, au bord de la route, se trouve le parking du National Trust for Scotland. À partir de là, il faut marcher 5 minutes pour atteindre le pied du viaduc. Dessous, une petite barrière garde un chemin que vous pouvez prendre pour atteindre un point de vue en hauteur, et attendre la fumée de train *big smiley face*.

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The Jacobite Steam Train passant sur le viaduc de Glenfinnan

Proche du viaduc se trouve un autre site des films Harry Potter : l’îlot où se trouve la tombe de Dumbledore. L’îlot est situé au nord du Loch Eilt et est très facilement reconnaissable pour les fans! Et si vous êtes assez rapide, vous pourrez même voir le train à vapeur passer derrière l’îlot ! Bon, pas la peine de rouler à 130 km/h hein, le train ne va pas si vite ! Je vous le cache pas, y repenser me donne des frissons …

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La tombe de Dumbledore … RIP.
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La vue depuis le nord du Loch Eilt

Suite à cette mise en bouche et n’ayant pas oublié notre échec d’orientation de la veille, nous avons décidé de retourner aux Three Sisters (ça pète vachement plus en anglais tout de même !) pour fouler the Lost Valley ! Mêmes joueurs – jouent – encore ! La randonnée est plus courte et moins intense que celle de la vallée suspendue. Elle ne prend vraiment que 3h, en traînant un peu en haut. La vallée perdue est chargée d’histoire. Son nom lui vient du XVII siècle, lorsque les membres du clan MacDonald l’utilisaient pour cacher le bétail volé à leurs voisins durant les guerres de clans.

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The Lost Valley, vue vers le bas de la vallée.
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The Lost Valley, vue vers le sommet.

Petite note désagréable. Si globalement dans le pays, les sites sont très bien entretenus et propres, celui-ci était parsemé de détritus en tout genre. Cela n’est pas visible au premier coup d’œil, mais en regardant de près, ça devient vite répugnant. C’est peut-être l’histoire de cette vallée qui incite les gens à venir y camper, pour ressentir le poids de l’histoire, ou simplement faire la fête, mais je doute que les soldats écossais disposaient de canettes de bière, encore moins de bracelets phosphorescents. Dans des lieux comme ceux-là, voir cette négligence provoque un retour à la réalité un peu brutal…

J’étais déjà sur les rotules à ce moment de la journée. L’accumulation de la fatigue se faisait bien sentir. Gwen voulait absolument aller voir un site non-loin de là avant d’aller s’effondrer misérablement dans un lit : le Glencoe Lochan. Et je crois que c’est l’endroit où j’ai pris ma plus belle photo du voyage. La personne qui a créé cet endroit, de nationalité canadienne, l’a fait ainsi car elle avait le mal du pays… et ça se sent.

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Moment de quiétude au bord du Glencoe Lochan.
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Ma nouvelle Happy Place.

Nous avons dormi à l’auberge Corran Bunkhouse Ltd. C’était la seule auberge de jeunesse de notre voyage. Je ne vous le cache pas, j’ai un grand sourire rien que d’y repenser, parce que j’y ai passé un super moment ! À notre arrivée, les gérants nous ont fait visiter l’auberge, et ont répondu à nos questions sur la région, mais quand je parle de réponse, je ne parle pas de « oui », « non », ou « peut-être par-là, au fond à droite » ! Nan, nan, nan. Je parle de passion, d’histoires, de conseils géniaux ! Bref, aux petits soins. (Y’avait même un sauna !). L’auberge se trouve juste à côté d’un ferry, qui vous fait traverser le loch Linnhe. La traversée est gratuite pour les piétions. Sur l’autre rive, directement en descendant du ferry, vous pourrez manger au restaurant du Inn at Ardgour, avec évidemment des options végétariennes (J’adore ce pays rien que pour ça !).

À noter :

En Ecosse, il y a une tolérance zéro pour l’alcool au volant. Si vous devez conduire après une soirée ou un restaurant, INTERDICTION de boire une seule goûte d’alcool ! D’où l’avantage de pouvoir prendre le ferry à pied ! J’dis ça, moi …

Petit pensée pour Laura et Fred, un couple français que nous avons rencontré à l’auberge, également en vadrouille en Ecosse. Nous avons passé la soirée à discuter, rigoler et se gaver de petits gâteaux. Des bisous à vous deux, merci d’avoir ravivé ma passion pour l’histoire. #dédicace

Les moments les plus beaux sont ceux où j’oublie de prendre des photos.

Informations pratiques :

  • Pour relier Skye à Glencoe, il faut compte un peu plus de 2h de route.
  • Au Glencoe Visitor Center, il est possible d’acheter des dépliants montrant les randonnées. Celui pour les Threes Sisters coûte 2 £.
  • Pour pouvoir prendre le train à vapeur, il faut compte 34 £ par personne pour l’aller/retour, 29 £ pour un aller simple. Le train met 2h15 pour aller de Fort William à Mallaig.
  • Le second jour, nous avons déjeuner au Clachaig Inn, qui est le repère des alpinistes et randonneurs de la région. Ils ont un haggis végétarien qui dépote!

Roadmap : 


Photo Bonus :

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Roadtrip en Ecosse #2 : d’Edimbourg à Inverness

Roadtrip en Ecosse #2 : d’Edimbourg à Inverness

Pour cette seconde partie de notre voyage, je vous emmène à la conquête des Highlands !

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JOUR 4 : D’Édimbourg à Pitlochry

Il faut dire, on a facilement l’impression d’être au beau milieu des paysages magnifiques du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Mais ce ne sont pas ces films (ou livres), ni Braveheart qui ni nous intéressait tout au long de notre périple, mais Harry Potter, et la série Outlander. Si vous ne connaissez pas cette dernière, je vous la recommande vivement (en VOST surtout ! pas de triche ! Ça peut aider à se faire à l’accent écossais). Nous avons donc fait en sorte de visiter certains des lieux de tournage durant notre voyage.

Pour rejoindre ces sites, il nous a d’abord fallu récupérer la voiture que nous avions loué via l’entreprise Entreprise Rent-a-Car, à l’agence de la gare Waverley d’Édimbourg. Un mot sur la conduite outre-manche : j’étais très stressé à l’idée de conduire de l’autre côté de la route (qui, au passage, est le bon côté … oui oui). Alors, pour essayer de limiter la casse, j’ai passé les trois jours d’Édimbourg (racontés ici par Gwen) à familiariser mon cerveau à ce nouveau paradigme. Dans la pratique, cela revient à croiser les passants sur ma droite, et les doubler par la droite aussi… pendant trois jours … et ça marche !  Bon, ça n’enlève pas le stress de la première fois, mais du coup, les réflexes viennent plus facilement. En plus de ça, j’ai été accueilli à l’agence de location par une personne française adorable, qui m’a beaucoup rassuré. Surtout quand elle a failli se cartonner une autre voiture dans le parking… Passée l’angoisse des premiers mètres, la conduite s’est bien passée sur l’ensemble du trajet. Malgré tout, je vous recommande grandement de ne pas vous limiter au premier niveau d’assurance à la location. Un gravier sur le pare-brise ou un accrochage avec un mouton ayant décidé de faire une sieste au milieu de la route est très vite arrivé ! (True story). Aussi, réservez la voiture en avance sur leur site internet vous permet d’avoir une réduction sur le prix.

Premier arrêt : Culross, à 35 miles. Ce charmant village situé de l’autre côté de l’estuaire, était très prospère au XVIe siècle, grâce au sel et à l’extraction du charbon. Une place du village a été utilisé dans le tournage de Outlander. Reconnaissez-vous ce lieu de la série ?

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Ici se tient normalement un bûcher, où l’héroïne Claire, accusée de sorcellerie, doit être mise à mort … mais c’est très joli ! Durant le tournage, les façades des maisons ont été repeintes en gris pour coller à l’ambiance de l’époque, et peintes à nouveau en blanc ensuite.

Au nord-ouest du village, on trouve un autre lieu de tournage de la série: l’ancienne abbaye, West Kirk. Les ruines de l’abbaye sont libre d’accès. Il faudra traverser le cimetière pour atteindre ses murs, érigés au XVIe siècle. Bien que l’église ne soit plus  en fonction depuis le XVIe siècle, il semble que son cimetière soit toujours utilisé; nous avons vu une sépulture datant de 2008.

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Vue d’ensemble sur West-Kirk
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Le moment où je me prend pour Claire Beauchamp

 

Nous sommes allés nous restaurer ensuite au Biscuit Cafe, où j’ai mangé (et suis tombé amoureux de) mon premier sandwich brie / sauce Cranberrys… Pour ceux qui peuvent/veulent, go for it !

L’arrêt suivant s’est fait au Doune Castle, ou Castle Leoch pour les fans d’Outlander, sur les rives du Teith, 25 miles plus loin.

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Doune Caslte, aka Castle Leoch, résidence des MacKenzie

Construit au XIVe siècle, ce château formidablement bien conservé, nous immerge dans le passé, les images de la série nous revenant en mémoire tout au long de la visite, en partie audio-guidée par Sam Heughan (Jamie Frazer dans la série).Si vous aimez Sacré Graal des Monthy Python, c’est aussi un château à Visiter. Le film a été tourné là-bas et de nombreuses références y sont faites lors de la visite. En sortant, empruntez les chemins partant sur la droite, vous pourrez vous tremper les pieds dans la rivière et profiter des clapotis de l’eau ;-).

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Les cuisines du château. Les scènes de la série ont été filmés dans une reproduction fidèle de la pièce, pour ne pas abîmer l’originale.
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Le grand hall où se tenaient les réceptions et se donnait la justice. Dos à nous, un balcon en bois de la largeur de la pièce accueillait les musiciens. Au bout, la pièce est surélevée, c’est la place des hôtes des lieux.

Nous séparant de notre point de chute à Pitlochry pour cette première journée dans la comté  euuuuh… des campagnes des Highlands, se trouve Glen Lyon. À ce moment là, on commence à monter d’un ton dans le prenage dans les mirettes.

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Falls of Dochart, Killin
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Vue sur le Loch Tray, Glen Lyon

Glen Lyon est l’une des plus belle vallée d’Écosse, et l’un des lieux supposés de la naissance de Ponce Pilate, l’autre étant Lyon, en France. On s’est arrêté quelques fois avant de rejoindre Pitlochry pour profiter du paysage, et encore, on s’est retenu, sinon je pense qu’on aurait tout fait à pied. Mais il fallait se préserver un peu pour la suite, qui s’est avérée encore plus époustouflante !  Et en attendant la suite, petit stop  au bar McKays. Vous connaissez le meilleur burger végétarien du monde ? Attendez d’avoir goûté le Portobelo Burger de cet endroit typique. On n’a malheureusement pas pris le temps de prendre de photo, parce que l’instant était tellement savoureux qu’on a pas voulu en perdre une miette (bon, on était aussi épuisé de la journée).

Note: Les passings places sont des emplacements réguliers sur le bord des routes à une voie (single track road) pour permettre de croiser plus facilement des voitures, ou bien de laisser les voitures nous dépasser. Il ne faut pas stationner sur les passing places !

JOUR 5 : De Pitlochry à Aviemore et Glenmore

Après une bonne nuit de repos dans le B&B Buttonboss Lodge, direction Aviemore et Glenmore. Je voulais initialement visiter la distillerie de Dalwhinnie, qui propose des dégustations de leur whisky, en les associant avec différents chocolats ( … ouai … *bave au lèvres*), mais finalement, le Dieu de la météo écossaise étant avec nous, j’ai préféré resté dehors. Nous avons donc directement rejoint Glenmore. Et alors là mes p’tits loups…

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Loch Morlich, au pied de la Cairngorm Mountain

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Le village de Glenmore, au pied du Cairngorm, vous proposera de belles balades à travers la forêt et autour de ce lac. Il est possible d’aller au sommet de la montagne.Il faut pour cela prendre le funiculaire du Cairngorm Ski pour accéder à son plateau, puis les chemins balisés. Comptez 3 heures pour atteindre le sommet.

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Petit coin de paradis dans la forêt de Glenmore

Il n’y avait pas énormément de monde malgré le beau temps (relatif à l’écosse, 17°c, peu nuageux, c’est le tropiques !). Ces balades sont vraiment agréables. J’en ai même profité pour faire un peu de méditation sur la plage. #HappyPlace.

Après quoi nous sommes allé nous reposer dans un charmant B&B à Aviemore, Eriskay. L’accueil y était chaleureux (littéralement, avec du thé, du café, et des petits oiseaux). Ils ont des petites maisonnettes en bois pour les séjours de quelques nuits, avec une place sur laquelle il est possible de faire un feu, pour un barbecue par exemple. Allez-y les yeux fermés !

JOUR 6 : De Aviemore à Inverness, Culloden, et le Loch Ness.

Troisième journée sur les routes écossaises, sur le thème de l’histoire. Et on commence par Culloden, et son champ de bataille, à l’est d’Inverness.

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Culloden battelfield

Cet endroit marque la fin de la révolte jacobite, en 1746. Deux fronts s’opposaient : les écossais, menés par Bonnie prince Charlie soutenu par l’armée jacobite, principalement composée de Highlanders, et l’armée anglaise  (composée en partie d’écossais), menée ici par le duc de Cumberland. Les pierres tombales (une par clan) montrent les emplacements où les soldats écossais reposent, et des drapeaux aident à visualiser l’emplacement des lignes de front. C’est à cette bataille que les premiers épisodes de la série Outlander font référence.

À quelques miles de là, se trouvent les Clava Cairns, site funéraire datant de l’âge de bronze ( an -3000 à -1000).

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Clava Cairns

Maintenant à ciel ouvert, ces structures étaient autrefois fermées, avec une entrée unique, par laquelle il fallait ramper pour atteindre le centre. L’intérieur ne pouvait être éclairé qu’un seul jour par an, lors du jour le plus court, durant le solstice d’hiver. Ce lieu a quelque chose de magique.

La suite de la visite se passe sur les rives du Loch Ness, au château d’Urquhart. Allez Allez, on ne traîne pas derrière ! Je sais, ils sont trop mignons les agneaux. Nan, ils ne rentreront pas dans les valises !

Les moutons trop mignons !
Les moutons trop mignons !

 

Urquhart Caslte, rive du Loch Ness
Urquhart Caslte, rive du Loch Ness

Pour atteindre le château, vous devez empreinter la route longeant le Loch Ness par l’ouest… C’est une route sinueuse, et simplement magnifique. L’envie était grande pour moi de quitter la route des yeux. Mais de toutes façons, en Écosse, il ne faut JAMAIS quitter la route des yeux. Ne serait-ce que pour vérifier qu’on roule du bon côté …

Urquhart Castle, donc, construit au XIIIe siècle, puis agrandi, puis détruit, puis restauré en parti, puis détruit, etc… au cours du temps, il a pas mal changé, de forme et de main. Grâce aux travaux de rénovation dans les années 2000, il est toujours possible de visiter ses ruines, donnant un très beau point de vue sur le Loch, et peut-être devenir celle ou celui qui trouvera Nessie !

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Urquhart Castle
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Loch Ness

En parlant de Nessie …

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Camping Car de Steve Feltham, Nessie Hunter depuis 1991

Steve, dont voici le repère, et donc le chat est très affectueux, a tout quitté pour venir chercher Nessie, et ce depuis 25 ans !

Retour sur Inverness pour la fin de journée, pour déposer nos valises à la Market Brae Guest House, ou Paul, avec qui je partage la sensation d’être dans les paysages de Tolkien, a partager avec nous les coins sympas d’Inverness.

 Informations pratiques :
  • Pour la location de voiture, chez Entreprise Rent-a-Car, le montant de l’assurance varie en fonction de la durée de la location. Pour 12 jours de location, cela nous a coûté 471 £ tout compris, avec une caution de 200 £. Il est possible de rendre la voiture à un endroit différent de là où vous la prenez. Pas besoin de la nettoyer ^^.
  • Les routes sont limitées à 30 miles/h (mph) en ville, 40 mph dans les zones un peu plus dégagés, 60 mph sur l’équivalent des départementales et nationales, 70 mph sur les voies rapides.
  • Les parkings sur les différents sites sont payant. Il faut compter 2 £ pour la journée.
  • Dans les bars, il faut généralement commander au bar, et donner le numéro de table à laquelle vous êtes assis.
  • À Glenmore, les dépliants pour les balades sont disponible au Glenmore Visitor Centre. Elles sont accessibles à tous (1 à 2 h) et il est aussi possible de les faire en vélo. Il est même possible de relier Glenmore à Aviemore à pied (1h45) ou à vélo (30 minutes).
  • Culloden Battlefield : le champ de bataille est accessible gratuitement. Il y a aussi un petit musée dont l’entrée est à 11 £.
  • Clava Cairns : Le site est accessible gratuitement et très touristique.
  • Urquhart Caslte : l’entrée du château coûte 8,50 £. Dans la boutique qu’il faut traverser  avant d’accéder au château, il y a un petit restaurant où l’on peut prendre un repas chaud. Attention au monde par contre !

Roadmap :