Bilan lectures #4

Bilan lectures #4

bilan lecture 4

On se retrouve pour le dernier bilan lecture de l’année. Je vous présente 4 livres que j’ai lu depuis septembre et que j’ai adoré : trois romans contemporains et un classique. Je vous laisse les découvrir.

 

Et soudain, la liberté d’Evelyne Pisier et Caroline Laurent

Et soudain la liberté

Ce roman, c’est chouchou qui me l’a offert. Et soudain, la liberté fait parti des livres parus pour la rentrée littéraire de 2017. Jo en avait entendu parler sur instagram. Ayant compris qu’il s’agissait d’un roman historique parlant, entre autre, de féminisme, il s’est dit que ça me plairait. Et il a eu raison.

Ce livre m’a énormément touché, pour plein de raisons différentes. D’abord la plume des auteurs. Au lieu d’une histoire, il y en a deux. Caroline Laurent a en effet choisi de terminer le roman d’Evelyne Pisier après que celle-ci ait été emportée par la maladie. Elle a donc fait sien le matériau sur lequel elles avaient travaillé toutes deux au cours des mois précédents pour livrer un roman mêlant leurs deux histoires. Le tout est extrêmement touchant, souvent émouvant et appelant à la réflexion également. On ressent toute la tendresse qu’avait Caroline pour son auteure et amie.

Evelyne Pisier souhaitait raconter l’histoire de sa mère et la sienne, de façon romancée. Au fil des pages, on découvre donc le parcours d’émancipation des deux femmes. On voit leur libération : par exemple le passage du permis de conduire ou la lecture du deuxième sexe de Beauvoir pour la mère ; l’engagement politique profond pour la fille. Je ne veux pas trop en dire. Cela gâcherait votre lecture, si d’aventure vous vous décidiez à la lire (ce que je vous conseille très vivement)(je l’offre à plusieurs personnes à Noël cette année ^^).

Le roman parle féminisme, libération, avortement, politique, colonisation, homophobie, sida, amour, amitié… De la vie quoi. Tellement de sujets différents abordés avec beaucoup d’humanité. Leurs deux héroïnes sont fascinantes. Je me suis souvent demandé comment c’était possible d’avoir vécu tant de choses à elles deux seulement. Les mots de Caroline Laurent sont justes, émouvants, prenants. J’ai dévoré ce roman en 2 jours, tout en souhaitant le faire durer, ne pas le finir déjà.

Et soudain, la liberté est mon immense coup de cœur littéraire de la rentrée, et même de l’année.

 

Neverland, Timothée De Fombelle

Neverland

J’ai découvert Timothée de Fombelle par Tobie Lolness, sage en 2 tomes plaidant pour la protection de notre environnement. J’ai ensuite lu Victoria rêve et le livre de perle de cet auteur. A chaque fois, sa plume est poétique et me touche droit au cœur. Quand j’ai vu qu’il avait écrit son premier roman pour adulte, je n’ai pas hésité une seconde. Je l’ai attrapé et je suis rentrée chez moi pour le lire.

Neverland, c’est la quête de l’auteur pour son enfance. Pour la retrouver, il remonte ses souvenirs, nous raconte certains de ces moments où il a senti avoir passé la barrière, plus jeune. Cette lecture a fait remonter mes propres souvenirs d’enfances. Forcément, à l’évocation de trésors de grenier, je me suis revu en train de fouiller dans les vieilles armoires et valises de mes grands-parents. Je me suis souvenu des haricots verts ramassés tous les étés chez ma grand-mère en Bretagne, des crêpes beurrées sur la plage avec mes parents, des livres dévorés partout, des jeux avec mon petit frère et de tant d’autres choses.

Ce roman est une bulle de douceur, qui se lit comme on déguste un bonbon ou du chocolat. Une invitation à se rappeler son enfance et à toujours écouter l’enfant qui est –et reste- en nous. Une phrase m’a marquée : « on fait semblant d’être grand, et dans le meilleur des cas je crois, on fera semblant toute sa vie ». C’est ce que je ressens depuis pas mal d’année. A me demander, mais en vrai, quand est-ce qu’on est vraiment adulte ? Pour de vrai ? Si quelqu’un a la réponse…

 

Jane Eyre, Charlotte Brontë

Jane eyre

En automne, j’aime prendre le temps de lire un « classique » de la littérature. Cette année je me suis lancée dans la lecture de Jane Eyre, le premier roman de Charlotte Brontë, publié pour la première fois en 1847. Je trouve que l’ambiance de ce type de roman colle parfaitement avec la saison : baisse des températures et envie de douceur. J’ai bien fait, c’est un très bon roman. C’est un joli pavé de plus 500 pages et pourtant,  je n’ai pas vu le temps passer en le lisant.

Le roman raconte la vie de Jane Eyre qui, malgré ses handicaps de départ, arrive à trouver sa place et l’amour dans la société rigide de l’Angleterre victorienne. En effet Jane Eyre est orpheline, pauvre et pas très jolie. D’ailleurs, sa « non-beauté » est rappelée régulièrement tout au long du livre ; c’est vraiment quelque chose de très négatif pour une femme de cette époque. Même enfant, ça lui est reproché ! Autant dire que ce n’était pas gagné pour elle au départ.

Le roman commence très fort par une scène d’une grande injustice et cela a suffi à m’accrocher. Facile, vu que je ne supporte pas l’injustice. Je me suis immédiatement prise d’affection pour la petite Jane et en parallèle, j’ai viscéralement détesté certains de ses proches. Il est facile de s’identifier à Jane. On comprend aisément son besoin d’affection mais aussi de reconnaissance, son énervement face aux injustices subies par elle-même ou par les autres, ses aspirations mais aussi ses peurs. Page après page, on a envie de découvrir ce qu’il va arriver à notre héroïne. Le roman est ainsi riche en rebondissements et alterne les phases riches en péripéties, et celles, plus calmes où Jane a l’occasion de s’épanouir.

Certains pourraient dire que Jane Eyre raconte une histoire d’amour comme tant d’autres (les mauvaises langues !), puisque le sujet occupe une grande partie du livre. Je pense cependant que cela serait très réducteur. Le livre parle avant tout de Jane, une femme battante, passionnée, ouverte d’esprit pour son époque, qui refuse toute forme de soumission, qui rejette l’injustice et souhaite vivre en accord avec ses principes. Elle refuse ainsi à plusieurs reprises un bonheur factice pour suivre son propre chemin.

De plus l’auteure utilise son personnage pour dénoncer certaines situations avec ironie ou avec sérieux. Je pense à la magnifique tirade de Jane sur l’égalité des hommes et des femmes en début de roman ou à la façon dont le (mauvais) traitement des domestiques est dénoncé, entre autres sujets.

Charlotte Brontë a su crée un personnage féminin fort et riche, comme j’aime en découvrir. En bref, Jane Eyre est un roman que je vous conseille vivement.

 

Une apparition, Sophie Fontanel

Une apparition sophie Fontanel

J’ai découvert Une apparition grâce à Instagram et le roman m’a tout de suite intrigué. Une apparition c’est le carnet de bord de Sophie Fontanel, qui suite à une rencontre inattendu, décide d’arrêter de se teindre les cheveux et d’attendre qu’ils repoussent naturellement. Dans son roman, elle nous raconte l’année de transition qu’elle a vécue pour passer de ses cheveux bruns teints à sa belle chevelure nacrée. Une fresque capillaire en somme.

Le sujet est très simple et pourrait sembler futile. En réalité, il n’en est rien. La mode et les critères de beauté sont des sujets de société importants, et donc sérieux puisqu’ils nous impactent au quotidien. J’irai jusqu’à dire qu’ils sont politiques. Là c’est mon côté féministe qui s’exprime. Nous sommes sans cesse jugés sur notre apparence. A notre époque, où tout le monde ou presque a peur de vieillir, on se doit de vouloir paraitre jeune et donc de gommer toute trace du passage du temps. Accepter ses cheveux blancs demande de passer outre le regard des gens, de faire fi de la pression environnante, de s’affranchir des diktats de beauté et d’accepter qui l’on est vraiment. D’ailleurs, au fil du livre, l’auteure nous livre certains commentaires qui lui ont été adressés. Beaucoup de femmes aimeraient « faire comme elle » mais n’osent pas, n’assument pas face aux autres. C’est dire si la pression pour cacher les cheveux blancs est importante.

On lui demande également très souvent ce qu’en pense la gente masculine, ce qui m’a beaucoup agacée ! Même si c’est toujours sympa de continuer de plaire aux autres, les femmes ne vivent pas pour et par le regard des hommes, merci bien !

Quand elle s’interroge sur ses motivations, Sophie Fontanel dit finalement qu’elle fait ça pour être libre. Arrêter les teintures, ce n’est pas une renonciation à quelque chose, pas plus qu’un geste pour accepter son âge. C’est simplement un pas de plus vers la liberté et de joie de vivre.

L’écriture est fluide, percutante. J’ai été happée dès les premières lignes. L’auteure est pleine d’humour et d’autodérision. La lecture du livre fut un vrai plaisir. A vrai dire, j’ai dû me forcer à ne pas le terminer trop rapidement.

Ce je retiendrais du livre : oser, oser être soit et être libre. Et aussi cette jolie phrase « ça ne fait pas vieux, ça fait vivant ».

Un de ces livres vous fait-il envie ? Ou les avez vous déjà lu ?

 

Crumble forestier aux champignons et châtaignes {sans gluten}

Crumble forestier aux champignons et châtaignes {sans gluten}

Une nouvelle recette ici ?! Mais oui vous ne rêvez pas ! Je reviens pour vous partager cette recette de saison très simple et parfaitement de saison. Cet automne, j’ai une passion pour les champignons. J’en colle partout. Après des années à ne pas aimer ça, c’est assez étrange. J’ai fait ce crumble forestier  aux champignons et châtaignes cette semaine et il est vraiment très bon.  Pour tout vous dire, il sera au menu du 25 décembre dans ma famille, servi avec une généreuse salade verte et un bon vin rouge pour les amateurs. Un morceaux de bûche maison en dessert, un bon thé noir aux épices et je serais au paradis.

Ce crumble est naturellement sans gluten ; il est donc parfait pour les ventres sensibles et les intolérants. Il est également riche en protéines grâce aux champignons, au parmesan, au tofu fumé et à la farine de sarrasin. Une version végétalienne de la recette est tout à fait possible. Il suffira de remplacer le beurre par de la margarine végétale (sans huile de palme, c’est mieux) et d’utiliser un parmesan végétal.

Crumble forestier aux champignons et châtaignes

Crumble forestier aux champignons et châtaignes

Crumble forestier aux champignons et châtaignes

Pour 2 personnes en plat unique (ou 4 en entrée)

Ingrédients

  • 80 g de farine de sarrasin
  • 40 g de beurre demi-sel
  • 40 g de parmesan râpé
  • 400 g de champignons de Paris frais
  • 150 g de châtaignes cuites à l’étouffée
  • 125 g de tofu fumé
  • 1 pomme de terre moyenne cuite à la vapeur
  • 2 échalotes
  • 2 gousses d’ail
  • 2 cc de thym séché
  • 2 CS de tamari (ou de sauce soja)
  • 1 cc d’huile d’olive
  • Sel, poivre du moulin

Préparation

  • Pelez et émincez les échalotes, puis écrasez les gousses d’ail. Lavez les champignons et émincez-les finement également. Concassez les châtaignes et découpez pomme de terre et tofu en tous petits dés.
  • Faites chauffer 1 cc d’huile d’olive dans une sauteuse. Faites suer les échalotes quelques instants avant d’ajouter les gousses d’ail écrasées. Remuez pendant une trentaine de secondes puis ajoutez ensuite les champignons, le tofu fumé, le thym, les châtaignes concassées et la pomme de terre découpée en petit dès. Faites cuir pendant une dizaine de minutes sur un feu moyen en remuant régulièrement. Assaisonnez avec 2 CS de tamari et quelques tours de moulin à poivre. Quand les champignons sont bien fondant, transvasez la préparation dans des moules individuels allant au four.
  • Préparez la pâte à crumble en mélangeant la farine de sarrasin, le parmesan et le beurre demi-sel du bout des doigts. La pâte doit être friable.
  • Parsemez les légumes de crumble puis enfournez pour 25 minutes à 180°C.
  • Servez bien chaud avec une belle salade verte.

Crumble forestier aux champignons et châtaignes

Bon appétit !