Gratin de pâtes au chou-fleur & tofu fumé {végétarien}

Gratin de pâtes au chou-fleur & tofu fumé {végétarien}

La recette du jour est un plat typique de confort food : un gratin de pâtes au chou-fleur ! On le fait très souvent à la maison et on l’adore.

J’ai choisi des macaronis parce que ce sont les pâtes que je trouve en vrac près de chez moi, avec les coquillettes, mais vous pouvez prendre n’importe qu’elle sorte de pâte, ça sera très bien. De même, ce jour là j’avais fait une béchamel végétale mais quand je n’ai pas le temps (ou la flemme), je met simplement une briquette de crème de soja.

Pour une version 100% végétalienne, remplacez simplement l’emmental râpé par un mélange de levure maltée et de chapelure. Personnellement je préfère la levure maltée de chez Markal (voir même je déteste toutes les autres^^).

Gratin de pâtes au chou-fleur & tofu fumé {végétarien}

Pour 4 personnes

Ingrédients

  • 180 g de macaronis pesés secs (ou d’autres pâtes)
  • 1 gros chou-fleur (ou 2 petits)
  • 80 g d’emmental râpé
  • 200 g de tofu fumé aux graines (ici de la marque Taifun)
  • 300 mL de lait de soja
  • 1 CS d’huile d’olive
  • 2 CS de farine (au choix : blé, épeautre, pois chiches, riz…)
  • Sel, poivre, muscade

Préparation

  • Faites cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salé pendant la durée indiquée sur le paquet. Égouttez et réservez.
  • Faites cuire le chou-fleur à la vapeur pendant une petite dizaine de minutes. Je réalise souvent cette étape la veille ou le weekend précédent pour ensuite simplement assembler tous les ingrédients.
  • Préparez la béchamel végétale. Versez une cuillère à soupe d’huile d’olive au fond d’une casserole, faites chauffer quelques instants puis ajoutez 2 CS de farine. Mélangez pour obtenir un roux. Versez alors le lait de soja, salez et ajoutez une pincée de muscade. Il n’y a plus qu’à laisser épaissir à feu doux en remuant constamment. (c’est le moment où je demande à Jo de venir pour pouvoir faire autre chose en même temps #CopineIndigne).
  • Découpez le tofu fumé en petits lardons et réservez.
  • Mélangez ensuite tous les ingrédients ensemble puis versez le tout dans un plat à gratin. Parsemez d’emmental râpé.
  • Enfournez pour 20 à 30 minutes à 200°C et servez bien chaud, avec une belle salade verte. Pour nous, c’était de la roquette, ma salade préférée entre toutes.

Bon appétit !

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Pourquoi réduire nos déchets ? #1

Suite à notre dossier sur le minimalisme, j’ai eu envie de vous parler du mouvement « zéro déchets » (et essayer de vous motiver à vous lancer dans l’aventure). En effet, pour moi, les deux sujets sont intimement liés. Quoi de mieux alors que de commencer par un article expliquant pourquoi réduire nos déchets ?

Pour la rédaction de cette série d’articles, j’ai du lire beaucoup de documents différents (et y passer un temps fou !). J’ai donc appris énormément de chose. Si vous souhaitez plus d’infos ou approfondir un sujet, la bibliographie est disponible à la fin de chaque article.

J’étais partie pour faire un seul article mais à force d’ajouter des données plus ou moins techniques, je me suis dit que ça allait être illisible. Il y aura donc 2 articles sur le sujet. Vous êtes ravie j’en suis sûr ! Prenez vous un thé ou un café pour la lecture. 😉

Et allons-y.

Gros plan sur la production de déchets annuelle

En 2012, en France, nous avons généré 345 millions de tonnes de déchets au global, dont 11,3 Mt de déchets dangereux. Rapporté à la population, cela correspond à 5,3 tonnes par habitant. Là-dedans, il y a :

  • 247 Mt de déchets pour les secteurs de la construction
  • 64 Mt de déchets liés aux activités économiques (production agricole, entreprises, activités de soin…)
  • 30 Mt de déchets ménagers
  • 4 Mt pour les collectivités

En tant que particuliers, nous sommes directement concernés par les déchets ménagers, soit 30 millions de tonnes par an environ. C’est sur cette masse là que nous pouvons agir en modifiant notre façon de consommer, mais ça, ce sera l’objet d’un prochain article. 😉

Chaque français produit environ 458 kg de déchets ménagers par an (chiffre de 2012). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans ! Ces 458 kg sont répartis en deux grandes parties : 279 kg de déchets ménagers (notre poubelle grise et nos bac à recyclage donc) et 179 kg de déchets divers qui terminent à la déchetterie (huile de vidange, vélo cassé, robot de cuisine foutu…). Personnellement je trouve ça énorme !

La composition des ordures ménagères n’a pas beaucoup changé entre 1993 et aujourd’hui, en dehors de la forte augmentation des textiles dits sanitaires (les couches, les serviettes hygiéniques et les lingettes quoi). Il y en tout de même pour 34kg par an par personne ! La bonne nouvelle c’est que la toxicité globale de nos poubelles semble avoir diminué. L’ADEME attribue cela à de meilleurs systèmes de collecte des déchets dangereux et une meilleure conception des produits à la base. On dit merci à l’éco-conception et au durcissement des normes.

Tous ces déchets ont un impact direct sur nous, notre environnement et même nos portefeuilles. Il y a donc plein de bonnes raisons pour travailler à la source et réduire nos déchets. Comme le dit la maxime, le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas.

Diminuer la pression sur les ressources naturelles

Tout le monde le sait, les pays occidentaux consomment trop de matières premières. Chaque année, nous atteignons le moment où les ressources naturelles sont épuisées de plus en plus tôt. L’année dernière c’était le 8 aout et je suis prête à parier que cette année ce sera en juillet ! On « vit à crédit », on le sait et on ne fait rien (ou pas grand-chose) pour le changer.

En France, on utilise 784 millions de tonnes de matières premières pour le fonctionnement de notre économie, dont 59% sont non-renouvelables. Ce qui fait la bagatelle de 12 tonnes de matériaux par personne par an.

A titre d’exemples, voici la quantité de matériaux nécessaires pour la fabrication, l’utilisation puis l’élimination de quelques objets qui font notre quotidien :

  • une brosse à dent : 1,5 kg
  • un téléphone portable : 75 kg
  • une puce électronique de 0.09 g : 20 kg
  • un ordinateur : 1500 kg
  • 1 Kg d’aluminium utilisable : 5 Kg
  • 1 alliance de 5g en or : 2000 Kg
  • un jean : 32 kg + 8 000 litres d’eau
  • une voiture : 70 tonnes
  • un litre de jus d’orange = 100 kg

Impressionnant n’est-ce pas ? Personnellement ça me fait carrément reconsidérer mes achats. Je préfère réparer mon PC en changeant sa batterie et un disque dur plutôt que de le jeter pour en acheter un neuf. De cette façon, j’évite de prélever 1500 kg de matériaux. Sinon, je me tourne le plus possible vers des objets d’occasion, ça évite de devoir consommer des ressources pour quelque chose qui existe déjà.

Le suremballage, le tout jetable (gobelets, assiettes en plastique…), les achats neufs tout le temps et la surconsommation de biens matériels, c’est du gâchis de ressources, que nous n’avons même pas (et j’ajouterais bien que nous les volons à d’autres pays mais on risque de me dire que je suis trop extrême) !

On a beau avoir connaissance d’un pic pétrolier, on continue de gaspiller l’or noir pourtant si important pour le bon fonctionnement de nos sociétés, juste par flemme de laver des assiettes…

Le pire c’est que tout jeter à tout va nous coûte une petite fortune, même si on ne s’en rend pas très bien compte à notre échelle.

Diminuer les coûts liés au traitement des déchets

crédit image : https://www.quechoisir.org/actualite-dechets-menagers-baisse-des-couts-unilaterale-n2209/

Les dépenses liées à la gestion des déchets sont le premier poste de dépense de protection de l’environnement, avec 16,7 milliards d’euros de gestion en 2013. Ces dépenses sont en constantes augmentation : +5% tous les ans depuis 1990. D’après l’ADEME, c’est en partie du à l’augmentation régulière du volume de déchets à traiter et ce, malgré les campagnes de sensibilisation menées par l’agence depuis 2009. Vous savez, le fameux slogan « Réduisons vite nos déchets, ça déborde ». L’augmentation du coup du traitement des déchets traduirait également les efforts d’investissements dans des moyens de collecte et de traitement permettant de réduire l’impact de ces structures sur l’environnement.

Pour payer tout ça, les collectivités locales perçoivent :

  • Les dons des éco-organismes (eco-emballage…)
  • Les aides publiques et les subventions
  • Les recettes issues de la vente d’énergie ou de la vente de matériaux issus du recyclage ou du compostage
  • Nos impôts (bah oui !)

Une fois retirées toutes les aides, il reste à payer 89€ par habitant. C’est là que l’on intervient. Il existe deux types de taxes :

  • La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui est basée sur le foncier et pas du tout sur le service rendu. Elle ne tient pas compte du nombre d’habitants dans le logement et il faut la payer même si on ne produit pas de déchets !
  • La redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), qui elle, est beaucoup plus logique puisque basée sur la quantité d’ordures ramassées. Le principe le plus retenu est celui d’une facturation en fonction du nombre des levées/ dépôts ou au poids. En 2016, 4,5 millions de personnes étaient concernées, surtout dans l’ouest et l’est de la France. Ces systèmes ont le vent en poupe et se développent de plus en plus. Ils ont montré qu’ils permettent réellement de réduire les ordures ménagères. Beaucoup craignent de trouver des poubelles abandonnées suite à l’instauration de mesures incitatives. Cela arrive évidemment (il y a des c*** partout^^), mais d’après l’ADEME, cela reste anecdotique.

Je ne sais pas vous, mais 16.7 milliards d’euros je trouve que ça fait beaucoup pour des ordures et si j’avais le choix, j’aimerais autant que les collectivités en réinjectent tout ou partie dans l’éducation, les associations, les infrastructures (médiathèques, terrains de sport…) ou l’action sociale (crèches…) par exemple. Réduire nos déchets pourrait permettre ça.

A titre personnel, nous avons fait pas mal d’économies en adoptant les principes du (presque) zéro déchet. J’en parlerais dans un autre billet, sinon celui-ci sera interminable. (ou l’art de faire du teasing haha !)

Réduire nos déchets : un objectif collectif

Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie

En 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a défini des objectifs globaux à atteindre pour la prévention et la gestion des déchets :

  • Réduire de 10 % les déchets ménagers (2020) ;
  • Réduire de 50 % les déchets admis en installations de stockage (2025) ;
  • Porter à 65 % les tonnages orientés vers le recyclage ou la valorisation organique (2025) ;
  • Recycler 70 % des déchets du BTP (2020).

Pour atteindre les deux premiers, le plus simple reste encore d’agir à la source en réduisant nos déchets. D’ailleurs, le ministère de l’environnement à démarré plusieurs projets «  Territoires zéro déchets, zéro gaspillage » depuis 2014. Plusieurs millions de personnes se sont donc lancé le challenge de réduire la taille de leurs poubelles d’au moins 10%. Pour les aider à atteindre leurs objectifs, les collectivités peuvent mettre en place la collecte des biodechets (toutes nos épluchures et environ 25% de nos poubelles !), promouvoir l’économie circulaire et animer des ateliers pour réduire le gaspillage, donner une seconde vie aux choses quand c’est possible et recycler tout ce qui peut l’être.

La ville de Roubaix a un programme de ce type : Roubaix zéro déchet. Je trouve ça vraiment bien, parce que le zéro déchet, au-delà des actions que l’on peut faire à titre individuel, doit être porté par les collectivités et les décideurs en général. Sans quoi rien ne bougera à grande échelle.

Et ensuite ?

C’est déjà la fin de ce premier article. Je l’ai voulu le plus objectif et précis possible, comme le suivant d’ailleurs. J’espère que vous aurez appris des choses et que ça vous intéressera autant que moi. Dans le second article, je reviendrais sur la gestion des déchets ménagers en France en particulier, des différentes méthodes qui existent pour les traiter et de tout ce que cela implique.

Que pensez-vous de tout ça ? Essayez-vous déjà de diminuer vos déchets ?

Bibliographie

Le rapport complet de l’ADEME en 2016 : http://www.ademe.fr/dechets-chiffres-cles

http://www.planetoscope.com/dechets/614-production-de-dechets-en-france.html

https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-22241-chiffres-cles-dechets.pdf

Loi de transition énergétique pour la croissance verte : http://www.developpement-durable.gouv.fr/loi-transition-energetique-croissance-verte

 

 

Quiche printanière aux carottes, petits pois, épinards {végétarien, sans lactose}

Quiche printanière aux carottes, petits pois, épinards {végétarien, sans lactose}

Cette semaine, je vous propose donc une recette de quiche aux légumes de printemps sans lactose. Je reste dans ma période verdure. A fond. Et je pense qu’elle va durer un petit moment, alors autant vous habituer à voir des petits pois partout. J’ai une longue de recettes que j’aimerais poster ici. Après le potimarron à toutes les sauces en automne, c’est le tour des petits pois au printemps… Monomaniaque moi !? Naaaaaaan.

Cette quiche aux légumes de printemps est parfaitement équilibrée et a un index glycémique relativement. Pour ne rien gâcher, je l’adore. 😀

Quiche aux légumes de printemps {végétarien, sans lactose}

Pour 4 à 6 personnes

Ingrédients

Pour la pâte :

  • 250 g de farine de petit épeautre
  • 55 g d’huile d’olive
  • 90 g d’eau

Pour la quiche :

  • 3 oeufs bio frais
  • 200 mL de lait de soja nature
  • 1 portion de parmesan végétale (environ 5 CS)
  • 3 petites carottes découpées en dés
  • 120 g de petits pois frais ou surgelés
  • 1 grosse poignée d’épinards frais
  • 1 gros oignon jaune
  • 1/2 botte de persil
  • Sel, poivron

Pour le parmesan végétal :

  • 50 g de noix de cajou cru non salées
  • 1 CS de levure maltée
  • 1 CS de graines de sésame blond
  • 1 petite pincée de sel

Préparation

  • Commencez par faire la pâte brisée en mélangeant tous les ingrédients à la main jusqu’à former une belle boule de pâte. Mettez la au frigo pendant que vous faites le reste.
  • Mettez de l’eau à chauffer dans une casserole de taille moyenne, et quand elle bout versez les carottes préalablement découpées en petits dés. Laissez cuire pendant 15 minutes. Ajoutez les petits pois à mi-cuisson puis égouttez.
  • Dans une sauteuse, faites chauffer 1 cc d’huile d’olive. Ajoutez l’oignon émincé ainsi que les épinards. Laissez cuire quelques minutes jusqu’à ce que les épinards « tombent ». Ajoutez alors le reste des légumes, le persil et le parmesan végétal. Mélangez et réservez.
  • Préparez le parmesan végétal en mélangeant tous les ingrédients dans un petit mixeur : ça prend au moins 30 secondes. 😉
  • Préparez l’appareil en battant les 3 œufs avec le lait de soja, du sel et du poivre.
  • Étalez la pâte et foncez un grand moule à tarte. Répartissez le mélange de légumes sur toute la surface, versez l’appareil et enfournez pour 40 minutes à 180°C.

Servez bien chaud ou froid, accompagné d’une salade verte (moi j’avais choisi de la roquette) et d’un petit bol de soupe (chez nous c’était un velouté d’épinards au cajou).

Quiche aux légumes de printemps sans lactose

Série photo : Promenade entre Little Venice et Camden Town à Londres

Série photo : Promenade entre Little Venice et Camden Town à Londres

Il y a deux semaines, Jo et moi étions à Londres pour aller voir la pièce de théâtre Harry Potter & The Cursed Child. En bons potterheads, nous avions acheté les places en janvier 2016. Il faut être patient quand on aime Harry Potter ! La pièce est merveilleuse, vraiment. On a été pris dedans du début à la fin et pourtant elle dure un peu plus de 6 h en tout ! Je suis absolument ravie d’y avoir assisté.

Quitte à être à Londres nous en avons profité pour rester 3 jours sur place et découvrir de nouveaux quartiers de la ville. Il faisait un temps superbe. Pour être honnête, c’était la première fois que je visitais Londres sous le soleil en fait. Pourtant j’y étais déjà allé 4 fois. 😉 Londres étant très étendue, on s’est concentré sur deux quartiers : Camden Town et Notting Hill. Le samedi matin, nous sommes parti pour une petite balade très agréable, au calme. Nous avons longé les canaux qui relient Little Venice à Camden Town. Il y a environ 4 km et il faut compter une petite heure de marche tranquille. Ensuite, nous avons pris le temps de déambuler dans le Camden Lock Market, le Stables Market et leurs échoppes de street food avant de redescendre par Camden High Street, connue pour ses façades toutes plus étonnantes les unes que les autres.

Aller, on vous emmène en photos ! On commence par Little Venice, un petit coin de paradis au centre de Londres : des péniches partout, des fleurs, des gens qui paressent au soleil sur les terrasses des péniches.

Après avoir longé le canal, on arrive directement au Camden Lock Market, qui grouille de monde cherchant un petit truc à manger. Il faut aimer les bains de foule ! Par contre c’est très bon et peu cher. Parfait pour nous quoi ! Nous avons fouillé un peu avant de jeter notre dévolu sur une superbe salade à emporte avec plein de légumes dedans (jeunes pousses d’épinards, roquette, radis, carottes…) et surtout plein de halloumi grillé. À la maison, on est de grands fans de halloumi, mais on en trouve très peu en France, à mon grand désarroi. Certains stands proposent des plats 100% véganes et même sans gluten. À l’intérieur du marché, il y a d’ailleurs une boutique qui fait des cookies véganes et sans gluten. Ça s’appelle « Cookies and Scream » et c’est plutôt bon (ils font même des ice cream sandwishs : de la glace entourée de deux cookies).

 

Une fois l’estomac bien rempli, on est rentré dans le Stables Market, qui est une ancienne écurie. Nous avons fait un passage express par le magasin Cyberdog pour le folklore. Dedans vous trouverez plein de tenues flashy (j’ai quasiment trouvé la tenue de Lilou du 5ème éléments mais je me suis dis que ça serait dur à porter au boulot XD), des sculptures étranges, de la musique électro beaucoup trop forte, des objets en tout genre et même une partie sextoys au sous-sol. Avis aux amateurs donc. C’est plutôt sympa à visiter, la musique met dans l’ambiance et m’a presque donné envie d’aller danser en boite de nuit ! 😉

 

Après ça, nous avons redescendu tranquillement la rue principale de Camden Town pour profiter des façades des boutiques. Il suffit de lever la tête, il y a des choses à voir partout. Comme c’était un samedi, il y avait évidemment énormément de monde ! J’avais déjà visité Camden Town il y a une dizaine d’année avec une amie et j’ai trouvé l’ambiance actuelle très différente. J’y ai croisé moins de gens aux styles punks ou gothiques qu’à l’époque. J’ai trouvé le coin beaucoup plus « classique » si je puis dire, avec ses starbucks et ses magasins bio (même si j’adore les magasins bio hein^^). Je ne m’attendais pas vraiment à ça. J’avais un souvenir plus « brut » du quartier.

 

Fin de la balade pour nous en passant par de petites ruelles pleine de fresques murales. Camden town est connu pour sa scène de street art. Il y en a un peu partout et il faut garder les yeux bien ouverts pour ne pas passer à côté de petites merveilles. Pour l’anedocte, il y a des hommages à Amy Winehouse un peu partout dans les rues du quartier et même une statue en bronze de l’artiste Scott Eaton dans le Camden market. La chanteuse était très liée au quartier et y a vécu longtemps.

C’est la fin de cette jolie balade en photos. J’espère que ça vous aura plus autant qu’à nous. Vous connaissiez cette promenade ? 

 

 

Salade printanière de quinoa, petits pois & brocoli {végétalien}

Salade printanière de quinoa, petits pois & brocoli {végétalien}

Samedi dernier je disais sur la page facebook du blog que j’avais très envie de légumes de printemps (les premiers radis !!!) et de beaucoup de verdure aussi. ça s’est donc ressenti dans les menus de la semaine, j’en ai mis des tas : à commencer par cette superbe salade printanière au quinoa, petits pois & brocoli. Elle est très légère, rapide à faire et customisable à souhait. Pour ne rien gâcher, la recette est naturellement sans gluten, parfait pour ceux qui ont un système digestif sensible.

On trouve maintenant de quinoa cultivé en France et je met un point d’honneur à acheter celui-ci, afin d’éviter de peser sur les ressources alimentaires des pays d’Amérique Latine.

Le brocolis vient directement de notre jardin. Je ne peux pas faire plus local. J’avais planté des brocolis à jet violets l’année dernière et ils ont finalement daigné faire des jets en ce début de printemps. J’adore les voir pousser et ensuite éclore en plein de petites fleurs toutes jaunes. Je laisse toujours quelques têtes sur les pieds pour admirer la floraison.

Mais venons-en à la recette ! Ici je n’utilise que les fleurettes. Mais n’allez pas jeter le pieds à la poubelle! Ça se mange très bien, si si. Samedi je l’ai mis dans un velouté avec des lentilles vertes, des patates douces & du chèvre : zéro gaspillage.

Salade printanière de quinoa, petits pois & brocoli

Pour 2 à 3 personnes en fonction de l’appétit

Ingrédients

  • 120 g de quinoa d’Anjou
  • 120 g de petits pois frais et écossés (ou surgelés)
  • 300 g de fleurettes de brocoli
  • 2 à 3 belles poignées de roquette
  • 30 g de graines de tournesol toastées
  • 2 CS d’algues en paillettes (facultatif)

Pour la vinaigrette : 2 CS d’huile de colza + filet de jus de citron, sel, poivre

Préparation

  • Rincez bien le quinoa à l’eau claire puis mettez le à cuire dans de l’eau bouillante salée pendant 15 minutes.
  • Ajoutez les petits pois dans la casserole à la moitié de la cuisson.
  • Pendant que tout ce petit monde cuit, rincez le brocoli et faites le cuire à la vapeur pendant 3 à 5 minutes, pas plus si vous voulez qu’il garde son croquant et son beau vert profond.
  • Égouttez tout, mélangez tous les ingrédients ensemble avec la vinaigrette dans un saladier. Pour les algues, j’utilise un mélange du pêcheur que je trouve en magasin bio.
  • Servez tiède ou froid dans de grandes assiettes creuses.

Variantes :

Essayez en remplaçant le brocolis par des asperges vertes en morceaux et les graines de tournesol par des amandes concassées. C’est très bon également.

Pour une version plus douce, remplacez la roquette par de jeunes pousses d’épinards, du mesclun ou du pourpier.

Bon appétit !

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Les avantages d’un mode de vie (un peu plus) minimaliste

Après vous avoir raconté notre déclic, présenter quelques méthodes de désencombrement et donner quelques pistes pour se débarrasser des affaires en trop, c’est le moment de parler des bénéfices directs du minimalisme !

Adopter un mode de vie plus minimaliste a un certain nombre d’avantages et je vous propose ici un petit tour non exhaustif de ceux que l’on a constaté à la maison. Il y a les avantages directs et visibles tout de suite (gain de place, de temps) et les avantages que l’on constate avec le temps, au fur et à mesure que l’on progresse.

Le seul inconvénient que j’ai trouvé à ce jour, c’est que parfois on nous trouve un brin bizarre avec notre manie de ne rien garder.

Gagner de l’espace

Le fait de désencombrer son appartement ou sa maison permet en premier lieu de récupérer de l’espace : au sol, dans les placards, sur les murs… Il arrive souvent que l’on se rende compte que certains meubles sont finalement en trop. Nous avons par exemple débarrassé un buffet ainsi qu’un bureau.

Certaines personnes finissent même par déménager pour une surface plus petite parce qu’elles réalisent que leur habitation est bien trop grande pour leurs véritables besoins.

On gagne donc de la place pour circuler et un certain apaisement visuel. Là c’est propre à chacun mais, personnellement, le fait de pouvoir poser mon regard sur des zones non encombrées me fait beaucoup de bien. Les surfaces planes sont vides par exemple.

La maison est bien plus agréable à vivre de façon générale.

 

Gagner du temps

Le minimalisme fait gagner du temps de plusieurs façons.

D’abord, on passe moins de temps à entretenir nos affaires, vu qu’on en a moins. Fini les journées entières à « ranger » le garage vu qu’il est tout le temps rangé. Le ménage prend moins de temps vu que les surfaces sont dégagées et qu’il n’y pas de trucs qui trainent partout. Plus besoin de slalomer ou de soulever chaque objet pour faire les poussières ! À titre d’exemple, le ménage de la maison nous prend 1h par semaine.

On trouve nos affaires plus rapidement ! Plus besoin de fouiller les placards quand on a besoin de quelque chose (J’ai souvenir de trousseaux de clés retrouvés au milieu des épingles à linge chez mes parents…).  Chaque chose à sa place, située proche de son lieu d’utilisation si possible et dans l’idéal, facilement accessible.

On gagne aussi du temps parce qu’on ne fait plus (ou peu) de shopping. Je vais dans un magasin uniquement si j’ai un besoin spécifique et que je n’ai pas trouvé mon bonheur d’occasion, ce qui est relativement rare maintenant. Je suis toujours perplexe quand on me dit ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner ou de faire du sport et qu’on m’annonce ensuite avoir été faire du lèche vitrines tout le samedi « pour le fun ». Faire les magasins, c’est clairement le contraire de ce que je considère comme un loisir.^^

Tout cela pour dire que grâce au minimalisme, j’ai gagné du temps et j’ai pu le réinvestir dans ce qui m’importe vraiment : à savoir le sport, la lecture, la cuisine et le blog.

 

Faire des économies

On n’achète plus à tord et à travers, donc on économise nos sous. Voilàààà. CQFD. XD

Cela peut paraître antinomique pour certains. En effet, parfois, le fait d’être minimalistes nous fait payer plus cher un objet, parce qu’on privilégie la qualité pour pouvoir le garder et l’utiliser longtemps. Ceci étant dit, il faut choisir la « juste qualité » plutôt que la plus haute disponible sur le marché. Par exemple, la ménagère 12 couverts en inox basique est très bien pour tous les jours ET pour recevoir ! Pas besoin d’aller mettre 400€ la dedans ! En revanche, on a mis le prix pour les couteaux de cuisine qui sont utilisés de façon intensive tous les jours. Nous les avons choisis robustes, garantis à vie et réparables facilement.

Surtout, on apprend à se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Spoiler : la réponse est souvent non et l’achat peut ainsi être évité. Parfois, c’est oui et on y va. Parfois, c’est non et on décide de s’offrir l’objet de notre convoitise quand même. Les objets futiles apportent aussi leur lot de petits bonheurs : un joli collier, un bon roman, un legging de running un peu plus seyant… Mais au moins, les achats effectués le sont en conscience, et non sur un coup de tête. Notre compte en banque nous remercie. Pour ses achats-envies, surtout ceux nécessitant un investissement important, Jo utilise la technique suivante : quand une envie est là, elle subit le test des trois mois. Si trois mois après, l’envie est toujours là, c’est que ce n’était pas une envie de passage, et que l’investissement en vaut la peine.

Si vous déménagez pour une habitation plus petite, l’impact sur les finances sera probablement direct : loyer moins élevé, facture de chauffage et d’électricité à la baisse, etc. (Attention, l’astuce ne fonctionne pas si vous passez de la province/ banlieue à Paris. ^^)

La encore, ça permet de réinvestir l’argent dans ce qui nous importe vraiment. En l’occurrence, nous, on fait gonfler un PEL et on part en Irlande ce printemps. Certains partiront faire un tour du monde, d’autres iront plus souvent au restaurant ou d’autres encore auront simplement des fins de mois plus zen ou feront des dons à des associations. J’ai aussi lu que certains, forts de leur changement de mode de consommation, ont pu choisir de passer à mi-temps sereinement et ainsi passer plus de temps avec leurs proches. C’est le cas de Marina par exemple, qui raconte son expérience ici. Je trouve ça très inspirant.

 

Apprendre à mieux se connaitre

Le fait d’avoir peu de choses et de les utiliser régulièrement permet de mieux cerner nos goûts et nos usages au fur et à mesure. Résultat : on se plante de moins en moins quand on achète quelque-chose et on sait ce dont on a vraiment besoin au quotidien.

Effet collatéral : on devient (encore un peu) plus compliqué pour les cadeaux. 😉 (Tu vois maman, je ne suis pas une fille indigne, je sais juste très précisément ce que j’aime et ce que j’utilise.)

 

Voyager léger

On peut partir à deux avec seulement une petite valise pendant plusieurs jours. C’est hyper agréable pour voyager ! (sauf si on prend nos affaires de sport en plus du reste) (là clairement ça ne rentre plus dans la valise ahem).

 

(Ré)apprendre à se satisfaire de ce que l’on a

C’est le point le plus important selon moi. Le minimalisme nous réapprend à apprécier ce que l’on possède. On perd le réflexe de courir acheter dans un magasin dés qu’on veut faire quelque chose. On regarde ce que l’on a dans nos placards qui pourrait très bien faire l’affaire ou on emprunte ponctuellement à nos voisins, collègues ou amis.

Par exemple à Noël, j’ai emprunté un moule à cake à ma voisine. J’en avais besoin de deux pour l’occasion mais le reste du temps, un seul me suffit largement !

Autre exemple, dernièrement j’ai eu envie de changer mon appareil photo et de monter en gamme. Après en avoir parlé avec mon papa, il m’a proposé de récupérer son ancien Nikon D90 qui traînait dans un placard. L’appareil fait de meilleures images que mon ancien reflex et convient très bien pour mon usage actuel. J’ai économisé 1000€. \o/ Merci papa !

Pour l’inspiration, j’aime beaucoup la phrase « Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a ».

 

Réduire son impact environnemental

C’est un peu la conséquence directe de plusieurs points listés plus haut et je le place ex-æquo avec le point précédent en termes d’importance.

En effet, l’achat d’un objet neuf génère des déchets, puise dans les ressources mondiales, pollue et finalement pèse sur les ressources et les écosystèmes. Apprendre à s’en passer et adopter une consommation raisonnée permet donc, a fortiori, de limiter notre empreinte écologique.

De plus, le fait de faire des économies d’un côté peut permettre de faire des choix plus responsables et éthiques pour les achats neufs que l’on se décide finalement à faire.

 

Et vous, vous en êtes où par rapport à tous ça ? Vous trouvez ces mêmes bénéfices ou vous en avez d’autres encore ?