Dhal de lentilles corail aux épinards {végétalien}

Dhal de lentilles corail aux épinards {végétalien}

Aujourd’hui je vous propose un classique de la cuisine végétarienne : le dhal de lentilles corail. C’est vraiment un plat « doudou » et réconfortant, parfait pour l’automne quand les températures diminuent. J’adore en manger pour la texture fondante et les épices qui me réchauffent de l’intérieur.

C’est un plat très versatile. Il s’adapte au contenu de vos placards et aux légumes de saison. Ici je vous propose une version aux épinards mais on peut très bien imaginer en préparer un avec des carottes, des tomates, des courgettes… Avec ou sans lait de coco.

Pour finir de vous convaincre si ce n’est pas déjà fait, c’est un plat très vite prêt : une vingtaine de minutes et hop, à table !

Comme d’habitude, je prépare 3 portions pour en emmener une le lendemain midi au travail.

Dhal de lentilles corail aux épinards

Dhal de lentilles corail aux épinards - végétalien

Ingrédients pour 3 personnes

  • 200g de lentilles corail rincées
  • 600g d’épinards lavés et émincés grossièrement
  • 1 gros oignon jaune émincé
  • Bouillon de légumes
  • 100 ml de lait de coco
  • Curry
  • Curcuma
  • 1 CS d’huile de coco

Préparation

  • Faites fondre l’huile de coco dans une sauteuse puis ajoutez du curry et du curcuma. Mélangez bien et faites chauffer quelques instants pour que les épices diffusent leurs aromes.
  • Ajoutez l’oignon émincé et faites le fondre.
  • Ajoutez les lentilles corail et couvrir de bouillon de légumes. Laissez cuire 15 minutes environ en ajoutant du bouillon si besoin.
  • Ajoutez les épinards et laissez cuire 5 minutes, le temps de les faire tomber, puis versez le lait de coco. Rectifiez l’assaisonnement si besoin.
  • Servez bien chaud ! Bon appétit.

Ce plat est très bon servi avec du quinoa, du riz complet, des pommes de terre vapeur ou encore des naans (une recette de ces petits pains toute simple ici)

Notes :

Le lait de coco est assez riche, du coup je n’en met que 100ml (et je peux utiliser le reste pour un second plat) mais sentez-vous libre d’en mettre plus pour un plat encore plus onctueux.

Je ne donne pas d’indications précises pour les quantités d’épices car je ne suis jamais les proportions indiquées dans les recettes. ^^ Faites en fonction de votre goût : plus ou moins épicé. Moi je mets beaucoup de curcuma, parce que j’adore ça !

Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Coup de cœur littéraire : L’Espace d’un An de Becky Chambers

Je ne savais pas trop quoi lire. Je venais de terminer ma phase « pirates » et je voulais refaire le monde, encore une fois. En parcourant les étagères de ma librairie favorite, je suis tombé sur ce livre : L’espace d’un An, de Becky Chambers (édition Atalante). Que dis-je : cette merveille ! Mais ça, je ne le savais pas encore… Et j’étais loin de m’y attendre !

Je n’ai jamais été fan des histoires qui se déroulent dans l’espace. Je préfère celles qui sont plus proches du réel. Oui bon, je sais, les zombies c’est pas vraiment réel… Mais c’est parce que vous ne m’avez jamais vu un lundi matin avant mon café, sinon, vous vous trimbaleriez toujours avec une batte de baseball à la ceinture ! Bref, passons. Après avoir fini ma lecture, ce monde-là, ces personnes-là, je ne voulais pas les quitter… Au point que j’ai traîné un peu pour finir les quelques pages qui me restaient. Non pas que ça traînait en longueur, mais je ne voulais vraiment pas que cela se termine.

Espace d'un an

Quatrième de couverture

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile. Elle réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l’exotisme à la sensation d’une familiarité saisissante.

L’Equipage

Rosemary est nouvelle à bord. Humaine, greffière spécialisée dans les relations inter-espèces, fraîchement sortie de l’école, elle va aider le capitaine à mettre un peu d’ordre dans ses rapports. Elle est novice dans les voyages spatiaux. Elle a grandi sur Mars mais semble vouloir fuir sa planète à tout prix. Nous découvrons avec elle ce vaste et riche univers.

Ashby, le capitaine du Voyageur, humain aussi, est né et a grandi dans l’espace. Lui et son équipage creusent des tunnels dans l’espace (worm hole) pour relier des points éloignés de l’espace.

Sissix est la pilote du Voyageur. Elle est Aandrisk, une espèce qui vit normalement en communauté, mais elle en a décidé autrement.

Kizzy, humaine, est la tech méca. Déjantée, elle est passionnée par ce qu’elle fait, et a soif d’en apprendre toujours plus, de vivre toujours plus.

Elle est cul et chemise avec Jenks, le tech info. Leur relation est celle qui m’a le plus touché. Il a un penchant pour les Intelligences Artificielles.

Docteur Miam est la papa du groupe. C’est un Grum.  Il est médecin et cuisinier (combo magique). Il prend soin des autres comme de ses propres enfants, et bien sûr, surveille leur alimentation.

Corbin, c’est … Corbin. Humain, grincheux by design, il est l’alguiste du groupe (les algues servent de carburant au vaisseau). Son métier en fait un solitaire, toujours dans son labo à surveiller les algues. Il a beaucoup de mal  avec les autres, en particulier avec Sissix, avec qui tout est prétexte à dispute !

Lovelace, Lovey est l’IA du vaisseaux. Elle est très proche de Jenks, et songe a se faire transférer dans un corps. Seul problème : cette opération est illégale au sein de l’union galactique…

Ohan sont le navigateur. Oui, « sont ». Ils sont sianates. Les sianates sont des paires : un individu infecté par un virus, quelques années après sa naissance. Le virus en question leur donne la capacité extraordinaire de comprendre l’univers. Rien que ça. Et cette capacité aide les tunneliers comme le Voyageur à naviguer pendant les opérations de perçage.

Nos héros sont envoyés en mission dans un espace lointain par l’UG pour percer un tunnel vers le territoire d’un peuple, avec qui ils viennent de signer un traité. Mais voilà, un voyage d’un an les sépare de leur destination finale. Cela nous donne le temps, comme Rosemary, de découvrir plus en détails ses nouveaux collègues et amis.

Espace d'un an 2

Mon avis sur le livre : une leçon de tolérance

Comme je le disais, je ne suis généralement pas fan de science-fiction. La raison principale pour ça, est que j’ai énormément de mal à lire des noms d’objets sans être capable de tout de suite me représenter à quoi ça ressemble et à quoi ça sert. Je me rappelle avoir commencé la saga Hyperion de Dan Simmons … J’ai voulu jeter le livre sous le métro tellement ça me donnait des mots de tête ! (Bon, je l’ai pas fait, parce que c’était sur ma liseuse … mais vous saisissez l’intention). Alors que dans L’Espace d’un An, c’est simple, limpide, pas besoin d’avoir fait math sup. On peut avoir bu un peu trop de mik, ou fumé du smash qu’on comprendait encore ! … … … Simple j’vous dis !

Cet univers n’est pas très éloigné du notre. Le capital le régit, sous couvert de politique (l’Union Galactique ou UG). Il faut travailler pour gagner sa vie. Les démarcations entre les classes sociales se font bien sentir. On y trouve beaucoup d’espèce « intells » différentes : Exodiens (humains), Aandriskes, Harmagiens, Rosks, Aéluons, Grums (espèce non-UG) (… et bien d’autres encore), chacune avec leurs spécificités physiques, leur culture, leur langage, leur religion, leur guerre… rien de bien différent qu’ici-bas finalement :-). Et dans cet espace infini, de plus en plus proche grâce aux technologies de transports améliorées, et de perçage interstratique (trop la classe !), se trouve notre équipage. Etoiles, j’ai de la nostalgie rien que de penser à eux ! J’ai adoré ces personnages. Chacun d’entre eux, même le plus antipathique. Leur histoire, leur être, leur façon d’appréhender l’autre… C’est une vraie famille dont on a envie de faire partie.

Une ambiance chaleureuse émane de ce groupe. Et ce n’est pas toujours évident, quand on se retrouve dans un espace confiné pendant une longue durée, avec des gens d’une autre culture que la sienne. D’une autre espèce même ! Avec des odeurs différentes ! … Et cette chaleur, cet amour, cette tolérance, qui nous rend attentif aux besoins d’autrui … Ça m’a réconforté. Dans une société favorisant toujours plus l’individualité, la performance, et toutes ces conneries, lire ces lignes m’a sincèrement fait du bien, et m’a aussi montré que j’avais beaucoup à apprendre.

À titre d’exemple, je ne comprenais pas pourquoi, en lisant des articles féministes, les autrices employaient des formes neutres pour désigner quelqu’un : illes, é-e-s à la fin des participes, etc. Je n’arrivais pas à saisir l’importance de la chose. Et puis, dans ce livre, j’ai lu la forme « Iel« , pour désigner une personne, dont le genre n’est pas connu en avance. Normal, quand on rencontre une espèce dont le genre ne peut pas être identifié facilement. Encore plus que un individu change de sexe en cours de route. Et là, c’était l’évidence même. Tout était clair. Dans ce monde comme dans le mien.

L’humain, cette jeune espèce

Je ne suis pas fan de l’espèce humaine. Surtout nous occidentaux. Nous sommes désespérés pour tout ce qui peut nous rendre la vie plus facile, pour pouvoir faire plus de chose, remplir notre emploi du temps, remplir notre maison d’objets, essayer d’y trouver notre self-estime que notre façon de vivre détruit dès le plus jeune âge. Et pour aller plus vite, on arrête de penser, on s’empresse de ranger les choses dans des cases, et surtout, on arrête de se remettre en cause. Le problème, c’est l’autre ! Ce n’est pas nous ! Ça ne peut pas être nous, sinon ça voudrait dire qu’il faudrait nous réparer nous-même. Et ça, c’est dur, et ça prend du temps. Nan, c’est plus simple si ça vient de l’autre. Nous, on ne peut pas se tromper. On détient la vérité…. Sauf que non. Nous détenons seulement notre vérité. Un ensemble d’idées cohérentes, qui n’est valable que pour nous, et elle s’arrête lors de la rencontre avec l’autre. C’est à nous de faire l’effort d’accueillir l’autre, ce qu’il est, et ce qu’il pense (et surtout, pourquoi il le pense), pour qu’on puisse vivre un peu mieux tous ensemble.

Lire ce livre m’a fait penser qu’on a encore beaucoup à faire, en tant qu’espèce, avant de pouvoir se prétendre évolué. Et je suis heureux de voir que de plus en plus, les gens se lèvent se révoltent, s’indignent des injustices qui leur sont faites à eux, mais aussi aux autres aussi. Il reste beaucoup à faire, oui, mais nous sommes en bon chemin. Du moins j’aime le croire.

Velouté de potimarron & tomates {végétalien}

Velouté de potimarron & tomates {végétalien}

En ce dimanche d’automne embrumé, je vous propose une recette de soupe simplissime parfaite pour l’intersaison. C’est ma deuxième préférée après celle aux courgettes et haricots blancs. Je la fais très régulièrement au début de l’automne, notamment pour utiliser les tomates du jardin qui sont un peu abimée.

Evidemment il y a du potimarron dedans. Parce que je suis folle de ce légume. Voilà tout.

Velouté de potimarron & tomates

Pour 2 gourmands en plat principal

(Ou 4 petits bols en entrée)

Velouté tomates & potimarron

Ingrédients

  • 600g de potimarron
  • 600g de tomates
  • 2 têtes d’ail
  • Bouillon de légumes
  • Herbe de Provence

Préparation

Vous allez voir c’est compliqué! 😉

  • D’abord découpez les légumes en morceaux de taille moyenne. Nul besoin d’éplucher le potimarron, sa peau est fine et se mange très bien.
  • Tout mettre dans une casserole. Ajoutez l’ail écrasé.
  • Couvrir de bouillon de légumes et faites cuire à petits bouillons pendant une vingtaine de minutes.
  • Ajoutez les herbes, assaisonnez et misez le tout. C’est prêt!

Je la sers souvent avec des tartines de houmous par exemple, ou des galettes de légumineuses comme des « steaks » de haricots rouges. Il m’arrive également de la servir seule avec un peu de granola salé, c’était le cas dimanche dernier.

Velouté de potimarron & tomates

Bon ça c’est pour la version expéditive des dimanches soirs où j’ai vraiment la flemme (et des autres soirs aussi d’ailleurs). On peut aussi faire revenir un oignon dans une cuillère à soupe d’huile d’olive, ajoutez l’ail et les légumes et les faire dorer avant d’ajouter le bouillon. C’est la version plus sophistiquée. Mais la plus simple est déjà très bonne, je vous jure!

Sur ce je vous souhaite une très bonne journée, moi je vais m’équiper et partir dans le froid glacial (au moins) pour ma sortie longue du dimanche tant attendue ! 🙂

Balade aux Tuileries

Balade aux Tuileries

Balade aux Tuileries

Pour cette deuxième série de photos, on vous emmène à Paris, dans le jardin des Tuileries.

En y allant, j’avais en tête de photographier les parisiens en train de profiter du parc (se promener, lire, faire la sieste…), de mettre en valeurs les couleurs de l’automne et d’arriver à prendre un joli portrait de Jo. Je crois que j’ai réussi à faire les trois. Certaines des images sont de Jo. A vous de deviner lesquelles !

Je suis toujours guidée par les conseils donnés dans cet article pour les photos à prendre. A savoir :

  • Photo d’accroche
  • Vue d’ensemble
  • Photos d’action
  • Détails
  • Portrait

J’ai encore et toujours du mal à faire des photos de détails, mais je finirais par y arriver ! J’ai remarqué également que je cadre quasiment tout le temps à l’horizontal, ce qui n’est pas des plus pratiques pour faire de jolis montages ensuite. 😉

Maintenant, place aux images.

 

dsc_1118Tuileries

Tuileries

Jo

Tuileries

Jo

TuileriesTuileries

Tuileries

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J’espère que ça vous plait. Si c’est le cas, pensez à partagez l’article et à me donner vos impressions en commentaires. 🙂

 

Assiette complète d’automne…

Assiette complète d’automne…

…ou boudha bowl pour faire dans le tendance! L’assiette, ou le bol donc si vous avez suivi, où on met tout dedans pour avoir un repas complet, bon et beau tant qu’on y est.

Assiette complète d'automneEn automne (et en hiver aussi d’ailleurs), on mange beaucoup de courges à la maison. Déjà parce qu’on adore ça (c’est une très bonne raison) et aussi parce que je sais les préparer de plein de façons différentes. On mange surtout du potimarron et de la courge butternut pour être précise. D’ailleurs il y a peu, j’ai fait la liste des recettes que j’ai envie de publier sur le blog et je me suis rendue compte que pour dans la plupart, il y a du potimarron. Je me demande si c’est grave ? Il faudra peut-être renommer le blog « Ode au potimarron » avec le temps ! 😉

Cette recette-ci ne fait pas exception et comporte du potimarron rôti au four, une de mes façons de le préparer favorites.

assiette complète d'automne

Assiette complète d'automne

Assiette complète d’automne

Pour 2 personnes

Ingrédients

  • 240 g de haricots rouges cuits
  • 120g de riz complet sec
  • 400g de potimarron
  • 200g de betteraves cuites
  • 60g de feta
  • 2 belles poignées de roquette ou de jeunes pousses d’épinards
  • Basilic
  • 2 cc d’huile d’olive
  • Jus de citron
  • Sel, poivre

Préparation

  • Commencez par découper votre potimarron en petits cubes. Nul besoin de l’éplucher: la peau est fine et se mange. Mettez vos morceaux dans un plat passant au four et versez 2 cc d’huile d’olive sur les légumes. Salez, mélangez et enfournez pour environ 30 minutes à 180°C. Pensez à remuez régulièrement pour éviter que le dessus des morceaux de légumes noircissent. Il faut que le potimarron soit tendre.
  • Ensuite, rincez le riz et mettez le à cuire également dans de l’eau bouillante salée.
  • Pendant ce temps, préparer le reste des assiettes en disposant les haricots rouges, les betteraves en petits morceaux, la feta et les feuilles vertes.
  • Quand tout est cuit, assemblez le tout. Versez un filet de jus de citron, parsemez de basilic et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
  • Et surtout régalez-vous.

Pour une version végane, retirez simplement la féta ou remplacez la par un fromage végétal, comme un fromage à base d’amandes.

Cette recette vous plait ? Dites-moi si vous la tester !

Lectures de Septembre

Lectures de Septembre

lectures de septembre

Au mois de septembre j’ai lu 4 romans aux styles très différents  et aux auteurs variés : trois femmes et un homme. Deux d’entre eux sont des gros coup de cœur! Je vous laisse les découvrir plus en détails.

Eleanor & Park

Par Rainbow Rowel, aux éditions France Loisirs et traduit par Juliette Paquereau

Paru le 5 juin 2014, 378 pages

Eleanor & Park

Quatrième de couverture

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis

Je me suis décidé à lire Eleanor & Park environ mille ans après tout le monde je pense. Je le voyais tellement partout que j’y allais à reculons et puis finalement, au détour d’une vidéo de Margaud Liseuse, j’ai me suis laissée tenter.

Et grand bien m’en a pris, parce que ce roman est un vrai coup de cœur. J’ai été happé par l’histoire dés les premières pages. J’ai adoré voir les liens se tisser entre les deux adolescents, leur relation se renforcer de jours en jours. C’est ma partie favorite du roman. Les personnages sont normaux, entendez par là que l’on peut s’identifier à eux, ce que je trouve franchement chouette pour un roman destiné aux adolescents. Eleanor est une jeune fille intelligente, un peu ronde, qui se pose beaucoup (trop) de questions, ne se trouve pas jolie et possède un style vestimentaire bien à elle qui ne manque pas de la faire remarquer partout où elle va. Park est un adolescent  dans la moyenne, pas particulièrement populaire, pas  looser non plus, avec comme signe distinctif d’être le seul asiatique dans un quartier blanc. Nos deux protagonistes vont se rencontrer dans le bus qui les emmènent au lycée et apprendre à se connaitre tout doucement, jour après jour.

Les émotions, les conflits intérieurs et les sensations sont merveilleusement bien décrits. J’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière, à l’heure des premiers amours où toutes les sensations sont plus vives et les émotions plus violentes. L’alternance de points de vue entre Eleanor et Park est aussi particulièrement bien trouvée. Elle permet par exemple de voir les personnages tels qu’ils sont grâce au regard de l’autre et non tels qu’ils se perçoivent eux-mêmes.

En dehors de l’histoire d’amour, ce roman nous parle du bullying à l’école et des dégâts qu’il occasionne, de la nécessité d’accepter les autres, d’apprendre à les connaitre. Je pense notamment à Park qui se demande sans cesse comment il avait pu penser « ça » d’Eleanor la première fois qu’il la vu. Enfin le livre nous montre ce que peut être la violence physique et psychologique au sein d’une famille.

La fin est riche en émotion (et m’a fait verser quelques larmes) et laisse libre court à l’imagination du lecteur. Si j’ai été d’abord très frustrée par la conclusion du dernier chapitre, j’ai fini par décider moi-même de la fin de l’histoire et elle me convient très bien ! 😉

Pour toutes ces raisons, Eleanor & Park est un petit bijou, un livre bonbon qui se savoure et que je vous recommande chaudement. Moi je me suis déjà offert Fangirl, de la même auteure, et je me le réserve pour un long weekend d’automne !

Fahrenheit 451

De Ray Badbury, aux éditions folio SF et traduit de l’américain par Jacques Chambon et Henri Robillot

Paru en 1953, nouvelle traduction française en 1995, 236 pages

Fahrenheit 451

Quatrième de couverture

En 1953, Ray Bradbury eut à travers son roman Fahrenheit 451, devenu depuis un classique de la science-fiction, l’une des visions les plus effroyables de l’avenir. Dans cette première adaptation autorisée en bande dessinée, réalisée en étroite collaboration avec Ray Bradbury, Tim Hamilton a su créer une oeuvre d’art véritablement saisissante. La prise de conscience par le héros des méthodes d’un gouvernement violemment obscurantiste s’y accompagne de la découverte de l’importance de la lecture en tant que liberté individuelle.

Mon avis

J’ai découvert Fahrenheit 451 pour la première fois au détour d’une page de livraddict et ma curiosité a tout de suite été piquée ! Pensez-vous, un monde où les livres sont interdits, ça ne peut que m’interloquer ! Ça se rapproche de mon pire cauchemar.

Le livre a été écrit en 1953 aux Etats-Unis, à une époque où les voitures allaient lentement et où les télévisions arrivaient à peine dans les foyers. Il s’agit d’une dystopie et l’auteur nous dépeint un monde froid, où les interactions sociales ont disparu, où les gens ne réfléchissent plus ni ne marchent.

Dans ce pays, le rôle des pompiers a changé : maintenant que les maisons sont toutes ignifugées, ils brûlent tous les livres qu’ils trouvent. Leur possession est interdite et passable de punition. C’est dans ce contexte que Montag, pompier de son état, va rencontrer Clarisse, sa jeune voisine. Lui, ne se pose pas de questions et exécute simplement son travail. Elle, c’est une originale. Elle marche dans la rue, regarde la lune, discute de choses et d’autres. Au fil de leurs rencontres, Montag commence à  s’interroger sur sa vie et finit par se rebeller en volant un livre lors d’une opération « de nettoyage ». S’en suit une course poursuite entre lui et ses anciens employeurs, tandis que son ancienne vie tombe en ruine.

Honnêtement, le style d’écriture n’est pas magnifique et j’ai trouvé que le roman souffrait de quelques longueurs. Malgré tout, il se lit très rapidement. Petit bémol concernant le personnage de Clarisse. Elle est là uniquement pour changer le héros. Quand c’est chose faite, pouf, elle disparaît. Oui, ça m’a un peu agacé.

Ceci étant dit, j’ai surtout aimé ce livre pour les idées mises en avant. Et surtout, en faisant le parallèle entre l’univers dépeint et notre époque, j’ai été un peu scotchée.

Voyez-vous-même : les voitures vont de plus en plus vite et il y a une vitesse minimum à respecter ( !) ; les habitants se mettent des appareils dans les oreilles pour écouter des bruits plus intéressants que ceux de la nature et les «4 murs à images» remplissent les salons, empêchant ainsi toutes discussions entre personnes ; les livres ont disparu parce que les gens ont arrêté de lire progressivement; la société est pensée pour apporter un bonheur facile et superficiel ; le héros (et les autres) se sentent vides et il y a beaucoup de tentatives de suicides ; la violence augmente ; les gens recherchent de plus en plus les sensations ; à l’intérieur du pays on mange à sa faim mais partout ailleurs c’est la misère ; les médias manipulent les images et les informations ; on sait qu’il y a des conflits armés ailleurs mais personne ne n’y intéresse vraiment… Honnêtement ça ne vous rappelle rien ?

J’ai eu l’impression en lisant, que tout de même, on s’en rapproche un peu de ce monde. Pour ça, je vous conseille ce roman.

L’appel du coucou

De Robert Galbraith, aux éditions France Loisirs et traduit de l’anglais par François Rosso

Publié en 2013, 695 pages

l'appel du coucou

Quatrième de couverture

Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.

Mon avis

Robert Galbraith est le pseudonyme qu’à utiliser J.K. Rowling pour pouvoir publier un nouveau roman anonymement. Ais-je vraiment besoin d’expliquer plus en détails pourquoi je tenais à lire L’appel du coucou ? 😉

Habituellement quand je lis un polar, je lis la fin très rapidement. Là, vous vous dites sans doute que je suis complètement folle puisque tout l’intérêt d’un roman policier, c’est le suspens… Bon, et bien, vous serez contents de savoir que pour une fois, j’ai fait un effort surhumain et je ne me suis pas spoiler la fin ! Tout ça pour savoir si je pouvais deviner le coupable à l’avance. Si c’est pas de l’abnégation…

Le roman est assez long, plus de 600 pages tout de même. J’ai eu des difficultés à vraiment rentrer dans l’histoire et du coup mis quasiment 2 semaines à le finir, vu que je le délaissais au profit d’autre chose. Je n’avais pas spécialement envie de replonger dedans et pourtant, à chaque fois que je reprenais la lecture, je passais un bon moment. C’était assez bizarre. J’ai trouvé le rythme plus lent que d’habitude pour un roman policier. J’ai été un peu déroutée au début puis j’ai finalement commencé à apprécier cette lenteur. Je pense qu’on se rapproche plus du rythme d’une véritable enquête. Il n’y a pas de l’action à chaque page. Tout n’est pas résolu en 48h, il faut plusieurs semaines à notre héros pour avancer et récupérer ses indices et ses preuves.

Le héros parlons-en. Cormoran Strike est détective privé et son affaire ne marche pas très bien. Il est même carrément au bout du rouleau. Il m’a fait l’effet d’un gros ours, un homme bourru et hirsute, peu délicat et pourtant gentil dans le fond. Je m’y suis facilement attachée. Avec tout ce qu’il a vécu (et ce qu’il vit !), on a envie que ça s’arrange enfin pour lui. L’enquête sur la mort du superbe mannequin Lula Landy, il l’accepte comme l’enquête de la dernière chance pour remonter son affaire. Il est accompagné dans son travail par Robin, secrétaire intérimaire fraichement arrivée à Londres. Elle lui est d’un grand secours et apporte un peu de chaleur humaine au roman si je puis dire. J’espère cependant que son personnage sera plus développé dans les opus suivants.

Londres est superbement bien décrit, on a l’impression de visiter la ville avec les personnages. Apparemment les descriptions sont précises et réalistes. N’étant pas Londonienne, je ne saurais confirmer.

L’appel du coucou est finalement un bon roman policier, qui respecte tous les codes du genre : des personnages hauts en couleurs parfois sympathiques mais souvent détestables, des suspects en pagaille, des rebondissements et une jolie fin que, personnellement, je n’avais pas vu venir. Par contre on n’échappe pas à la tirade explicative du meurtrier à la fin ! De toute façon, je crois bien qu’on n’y échappe jamais que ce soit dans un livre, un film ou une série.

L’espace d’un an

De Becky Chambers, aux éditions L’atalante

L'Espace d'un an

 

Je ne vais pas vous dire grand-chose sur ce roman, à part que c’est un énorme coup de cœur. Et je pèse mes mots.

Il mérite un article pour lui tout seul et c’est Jo qui s’en chargera.

Je vous dirais simplement que si vous cherchez un roman qui montre ce qu’est vraiment l’acceptation des différences d’autrui, inclusif au possible, drôle, émouvant et plein de rebondissements, c’est celui-ci qu’il vous faut !

Avez-vous lu ces romans ? Certains vous tenteraient pour vos prochaines lectures ?

Compte rendu des 10km Paris-Centre

Compte rendu des 10km Paris-Centre

La course des « 10km Paris centre », organisée par Nike, a eu lieu dimanche dernier, à Paris comme son nom l’indique ! C’est une course appréciée dans le petit monde des runners, connue pour être une course à records et je l’avais vu absolument partout sur internet ! Pourtant je n’avais pas prévu de m’y inscrire parce que je ne pensais pas avoir le niveau et que j’avais peur de finir bonne dernière. ^^

Je me suis finalement inscrite après une séance chez mon ostéopathe. Jeanne a passé la moitié de la séance à essayer de me convaincre que, si, je pouvais la finir, que le parcours était tout plat et même que ça serait la parfaite première course pour moi ! Le soir même, j’achetais mon dossard pour éviter de tergiverser pendant des jours et 5 minutes après, je me demandais dans quelle m**** je venais de mettre. XD

J’ai aussi embarqué Jo dans l’affaire, histoire de me sentir moins seule sur la ligne de départ !

Il me restait 4 semaines avant la course. J’ai du coup modifié mon entrainement pour ajouter des fractionnés à base de séries de 200m à fond et des sorties longues en vraie endurance fondamentale où j’avais quasiment l’impression de reculer tellement j’allais lentement. Un pur bonheur ! Et bien sûr une dernière semaine d’entrainement très allégée pour arriver à peu près fraiche le jour J.

Quelques jours avant le parcours est enfin dévoilé et là, stupeur et tremblements, il a été complètement modifié pour des raisons de sécurité. La course se fera le long des quais. Verdict : ce n’est plus plat du tout. Il y a plein de tunnels avec des montées/ descentes et de beaux faux plats pour pimenter un peu plus la chose. Je me demande un peu plus pourquoi j’ai eu la bonne idée de m’inscrire.

Le samedi, nous sommes arrivés à Paris en début d’après-midi pour aller récupérer nos dossards dans le village pas loin d’Opéra. Bon on aussi fait comme tout le monde, à savoir prendre nos noms en photos sur la maquette «  We run Paris » mise au milieu. 😉 Cette année le t-shirt est en matière technique, je vais pouvoir le remettre plus tard, et ça c’est chouette.

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Une après-midi de promenade, des photos, un diner entre amis et une nuit trop courte plus tard, nous voici sur la ligne de départ. Nous sommes en avance et après un petit échauffement, Jo et moi rejoignons nos sas respectifs : 1h et plus pour moi, moins de 55 minutes pour lui.  Pour ma part j’avais pour principal objectif de finir, même si j’espérais secrètement faire moins d’1h10, soit 3 minutes de moins qu’à l’entrainement.

Le départ est prévu pour 9h30 mais l’organisation a du retard. On a donc patienté un bon moment dans les sas, et j’ai eu le temps de me geler sur place jusqu’à claquer des dents !

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Le départ est finalement donné aux alentours de 10h15. Les sas se vident par vagues successives et finalement, c’est à la mienne de s’élancer. Pour le début de la course, je n’ai qu’une peur : partir trop vite en suivant d’autres coureurs et me griller au bout de 2km ! Comme j’aperçois une meneuse d’allure qui affiche 1h10, je décide de la suivre et je me cale sur son allure. Au premier kilomètre, ma montre m’annonce 6min38, donc en avance sur le chrono pour 1h10. Elle me dit que si je peux parler, c’est que je suis bien donc je peux continuer. Effectivement, je me sens bien. Je ne vais pas exploser tout de suite.^^ Du coup je reste avec elle et les kilomètres s’enchainent doucement. Le chrono reste stable. Cette vitesse là, je ne l’ai jamais tenue sur 10km et ça m’inquiète un peu. Je me vois sur le point d’imploser parce que j’ai trop forcé.^^ Mais en fait non, ça passe et ce malgré les faux plats et les montées à répétition.  Je profite du parcours, de la vue sur la seine, du soleil et de la tour Effel. C’est un peu magique.

Je bois un peu au ravitaillement du 5ème kilomètre et je perds ma porteuse de fanion de vue, elle s’est recalée à 7min/km pour 1h10. Je me dis que quitte à avoir tenue un rythme plus rapide jusque là, ça serait dommage de le lâcher donc je continue sur ma lancée avec un autre coureur.

 Au 8ème kilomètre, j’en ai marre, j’ai mal aux jambes, je commence à avoir du mal à tenir l’allure voulue et j’ai un point de côté  pour couronner le tout. Manque de bol, c’est à peu près à ce moment là qu’on croise tous les photographes! Je gère comme je peux avec la respiration et en appuyant dessus très fort, mais il persiste à rester le con (je parle du point de côté hein^^).  D’ailleurs sur la photo juste en dessous, on voit ma tête bien fatiguée et ma tentative pour faire passer le point de côté. 😉 C’est à ce moment que le coureur à coté de moi, à ma droite, a été d’un grand secours. Il m’a motivé à avancer, à garder le rythme et a tenu ma bouteille d’eau jusqu’au bout. On s’est même payé le luxe d’une accélération sur le dernier kilomètre à 6,15min/km malgré la dernière montée de la mort à la sortie d’un tunnel. La solidarité pendant une course, ça fait vraiment chaud au cœur.

Quand on aperçoit enfin (!) la ligne d’arrivée, j’ai l’impression que mon point de côté va exploser et je n’ai plus de souffle. En la passant je suis au bout de ma vie. Je n’aurais pas fait 100m de plus ! XD J’arrête le chrono, récupère ma médaille bien méritée et remercie le monsieur qui m’a soutenue.

J’attrape tant bien que mal une bouteille d’eau au ravitaillement et pars à la recherche de Jo et de Jeanne qui sont cachés quelque part dans la foule.

Officiellement, j’ai fait 10km en 1:06:56, soit 6 minutes de gagnées ! ça sera mon temps ma première course officielle. Je suis plus que ravie !

Jo a aussi explosé son record perso avec un temps de 47:33, s’il vous plait !

J’ai trouvé l’organisation autour de la course hyper fluide et efficace. L’ambiance était superbe également. Et pourtant il y avait plus de 15000 coureurs ! L’année prochaine c’est sûr, on revient !

Velouté de courgettes aux haricots blancs et fromage fondu {végétarien}

Velouté de courgettes aux haricots blancs et fromage fondu {végétarien}

Tout est dans le titre ou presque ! 😉

A la fin de l’été, ou au début de l’automne tout dépend du point de vue, les températures diminuent et pour un peu, on attraperait presque un rhume. Surtout quand, comme moi, on s’obstine à rester en tee-shirt et short pour courir. C’est à ce moment là que je recommence à faire des soupes et plus particulièrement mes deux préférées de l’inter-saison: velouté de courgettes & velouté de tomates et potimarron. Aujourd’hui je vous présente la première, toute simple et prête en deux coup de cuillère ou presque!

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Velouté de courgettes aux haricots blancs et fromage fondu

Ingrédients pour 2 gourmands

  • 250 g de haricots blancs cuits
  • 3 petites courgettes
  • 2 portions de fromage fondu
  • 1 CC de bouillon de légumes

Préparation

  • Découpez les courgettes en petits morceaux
  • Dans une casserole, mettez les légumes, les haricots blancs et le bouillons de légumes. Couvrez d’eau puis faites cuire à petits bouillons pendant une vingtaines de minutes.
  • Hors du feu, ajoutez le fromage fondu et mixez le tout.
  • Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

Notes :

  • Les haricots blancs permettent de donner du corps à la soupe, que je trouve beaucoup trop liquide sans.
  • Le fromage fondu donne un goût particulier mais pour une version 100% végétale, remplacez le par un peu de crème de soja par exemple, ou par un fromage végane si vous avez sous la main.

Une journée à Berk

Une journée à Berk

Depuis quelques temps j’essaie de faire plus de photos et de varier mes prises de vue. J’ai envie de progresser dans le domaine de la photographie et le plus efficace c’est encore de pratiquer, pratiquer et… pratiquer !

La plupart du temps je me contente de prendre des vues d’ensemble parce que je trouve ça assez facile et que ça me vient spontanément. Du coup je ne sors pas assez de ma zone de confort !

Suite à la lecture de l’article de Marie (clic), j’ai eu très envie de réaliser une série photo en bonne et due forme. Le but étant de rendre compte de l’ambiance d’un lieu ou d’un évènement de manière complète en faisant ces 5 types de photos :

  • Photo d’accroche
  • Vue d’ensemble
  • Détails
  • Portrait
  • Photos d’actions

Il y a deux semaines, je me suis octroyée quelques jours de congés et à l’occasion, je suis partie à Lille voir ma famille et des amis. Avec Gwenaëlle on en a profité pour aller une journée à la mer, à Berk pour marcher, beaucoup, et manger des crêpes aussi. J’ai donc embarqué mon reflex avec moi et essayé d’immortaliser cette journée en ayant ces 5 points en tête.

Pour les portraits c’est évidemment plus facile quand on a une jolie modèle avec nous, comme Gwenaëlle ce jour là ! 😉 Les miens sont encore très posés et gagneraient sans doute à être un peu plus dynamiques.

Les photos d’ensemble, sans surprise, je m’en sors plutôt bien même si je les cadre surtout horizontalement. J’essaierais de plus varier les cadrages la prochaine fois.

Je me suis forcée pour les photos de détails et d’actions, ce n’est vraiment pas un regard que j’adopte naturellement. Je suis toutefois contente du résultat pour cette première fois.

Allez je vous laisse avec les images ! Dites moi si ça vous plait.

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Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

Bilan lecture : J’aurais dû être pirate …

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Oui, je sais ce que vous allez dire. « Mais les pirates, ils sont méchants ! Ce sont des brutes sanguinaires qui pillent, violent et détruisent tout sur leur passage ! ».

Et si on vous avez menti ?

« Quoi ? Mensonges et fourberie ? Pirates des caraïbes n’est pas une description exacte de la réalité ? Mais qui étaient-ils alors ? Et pourquoi donc suis-je en train de lire un article sur les pirates ? »

Et bien les enfants, essayez-vous dans votre canapé préféré, avec un bon chocolat chaud (parce qu’il faut prendre les bon réflexes de l’automne approchant), et laissez-vous conter leurs histoires !  … Et puis faut dire ce qui est, y’en a marre des zombies !

LES PIRATES DE TOUS LES PAYS – MARCUS REDIKER

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J’ai tendance à fonctionner par phase. Philosophie, psychologie, éducation, zombies … et maintenant, pirates (cherchez le lien). Il y a quelques temps, j’étais dans ma phase « Politique », et au détour d’une vidéo, je suis tombé sur une personne ventant le système politique des pirates. Il avait gagné mon indivisible attention. Cette personne, dont je ne saurais retrouver le nom malheureusement, conseillait les ouvrages de Marcus Rediker, historien et professeur, portant un intérêt particulier pour les boucaniers et flibustiers de l’atlantique, et affirmait que les pirates n’étaient pas des barbares comme on essaie de nous faire croire, mais des personnes extrêmement démocratiques ! (Whaaaaat ?!)

Piqué au vif, je me suis (enfin) procuré son livre, et je n’en suis absolument pas déçu ! À tel point que j’ai saoulé mes collègues à en parler sans cesse, et j’avais une folle envie de m’acheter un tricorne et de mettre un eye-patch !

RÉSUMÉ DU LIVRE (4E DE COUVERTURE)

L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726)

« Maudit sois-tu, tu n’es qu’un lâche, comme le sont tous ceux qui acceptent d’être gouvernés par les lois que des hommes riches ont rédigées afin d’assurer leur propre sécurité. Ils nous font passer pour des bandits, ces scélérats, alors qu’il n’y a qu’une différence entre eux et nous, ils volent les pauvres sous couvert de la loi tandis que nous pillons les riches sous la protection de notre seul courage. »
Charles Bellamy.

Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
Dans cet ouvrage passionnant et novateur, traduit pour la première fois en français, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l’ordre mercantile et à l’exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

SUR LA ROUTE DES FLIBUSTIERS

Livre pirate

Edward Teach dit Barbe Noire, Bartholomew Robert dit le Baronnet Noir, England, Kennedy, Fly, mais aussi Anne Bonny et Mary Read, ce livre nous fait le récit de leurs aventures, mais surtout nous raconte comment et pourquoi ils et elles se sont « mis et misent à leur compte ». C’est un livre d’histoire certes,mais pas celle des vainqueurs. Et c’est tout de suite moins noir et blanc.

Il s’agit d’histoires de héros ! Car oui, ces hommes et ses femmes étaient considérés comme des héros par beaucoup. Ils se battaient contre les Etats et les marchands, et pour un monde meilleur, régit par des règles qu’ils auraient tous choisi. La fin du XVIe siècle voit la naissance du capitalisme, et laissez moi vous dire, que ça s’est pas fait dans la joie et l’harmonie ! Ça fout même plutôt la rage, et on comprend vite pourquoi les mutineries étaient fréquentes. Imaginez que vous arriviez au bureau le matin, que le capitaine vous attende avec un fouet au cas où vous voudriez prendre une pause café, que vous pouviez vous asseoir sur votre salaire, qui de toutes façons ne pèse pas bien lourd, et qu’à manger le midi, vous aillez à peine de quoi remplir une carie. C’est bon ? Maintenant imaginez que c’est le XVIIe siècle et que la médecine avait encore beaucoup de progrès à faire … Et c’est pas un bureau, mais un bateau. Et vous n’avez pas vraiment voulu venir par vous même, alors on vous a forcé. Eh bien c’était ça, la marine du XVI et XVIIe siècle ! Française, anglaise, hollandaise, espagnole ou portugaise, même combat. Et ça, c’est si on avait de la chance. Parce qu’on pouvait aussi être un esclave, vendu au plus offrant…

Alors ça donne envie de casser de l’officier ? Ça vous rappelle quelqu’un au bureau, et vous irez travailler demain en chantant des chansons pirates ?

Parce que c’est là la volonté primaire de ces milliers de personnes : se venger des injustices commises, retrouver leur liberté et le droit de choisir. Choisir une vie plus joyeuse, plus remplie ! … Bon, plus courte du coup aussi, car hors-la-loi.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Y’a pas à dire, j’ai vraiment apprécié lire ce livre. Je l’ai trouvé d’abord bien construit. La trame ne se base pas sur le temps, mais prend un élément de la vie pirate (vie à bord, système politique, justice, etc…) et prends plusieurs exemple sur la période historique.

Cette lecture a beaucoup raisonné en moi, car c’est malgré tout d’actualité. Beaucoup de monde essaie de trouver une issue à notre société actuelle. Ecologie, décroissance,  grèves, pédagogies alternatives … Tous les sujets sont taclés par le peuple pour trouver de meilleures solutions à celles proposées, et tendre vers plus de bonheur. C’est aussi ça d’être un pirate !

Illustration pirate

Un petit mot sur les illustrations se trouvant à l’intérieur du livre, à chaque début de chapitre. Elles ont été réalisées par Thierry Guitard. Elles aident beaucoup à l’immersion, et ont bien stimulées mon imagination ! XD

CONCLUSION

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais heureusement que les historiens sont là pour rétablir la vérité. J’ai adoré apprendre l’univers des pirates, et je ne peux que vous conseiller d’en faire de même. D’une manière générale, ce livre me rappelle qu’il faut sans cesse remettre en question ce qu’on nous dit et ce qu’on nous a appris, de sans cesse apprendre, réfléchir, et contruire. Cela ne pourra que nous rapprocher de notre liberté, et de celle qui nous suivront.