Crèmes dessert à l’abricot {végétalien}

Crèmes dessert à l’abricot {végétalien}

Dimanche soir, au moment de manger, j’ai été prise d’une envie subite de dessert. Ça m’arrive très rarement et on n’a jamais de produits sucrés dans le frigo (le chocolat, ça ne compte pas on a dit!). J’ai donc été voir ce que j’avais en réserve  et j’ai improvisé une petite crème minute avec des abricots et un reste de tofu soyeux. C’est de saison, c’est frais, plein de protéines végétales et surtout, c’est très bon!

crème abricot 2

Pour 2 gourmands impatients

Ingrédients

  • 125 g de tofu soyeux nature
  • 3 abricots bien mûrs dénoyautés
  • 2 cc de purée d’amandes
  • 1 cc de sirop d’agave (ou d’un autre sucrant liquide) (ou pas de sucrant du tout)
  • Quelques grains de lavande pour la déco (attrapés dans le jardin!)

Préparation

  • Tout mettre dans un mixeur.
  • Mixez un petit moment, pour faire rentrer un peu d’air.
  • Voilà. 😀
  • Bon vous pouvez aussi les mettre au frais un petit moment avant de les servir. Moi je les ai mises au congélateur, le temps de manger le plat principal.

Bon appétit!

Roadtrip en Ecosse #4 : De Skye à Glen Coe

Roadtrip en Ecosse #4 : De Skye à Glen Coe

Suite de notre périple en Ecosse. Après 3 jours merveilleux sur l’île de Skye, nous revenons sur le main land, direction les montagnes de la vallée Glen Coe !

JOUR 11 : Glen Coe

Pour s’y rendre, depuis Skye, le plan initial était de prendre le ferry depuis Armadale, ce qui semblait être le plus rapide, mais on nous a suggéré de prendre la route (A 87) à la place. Si le temps de parcours est à peu près le même, le coût est beaucoup plus faible. Il faut compter 15 £ pour le ferry pour deux personnes et une voiture. Nous nous sommes d’abord rendu au Glencoe Visitor Center pour recueillir les informations sur les randonnées à faire dans la vallée, puis nous nous sommes allé directement aux pieds des Trois Sœurs. Les Three Sisters sont trois petites chaines montagneuses parallèles, surplombées par le Bidean Nam Bian, culminant à 1150 mètres.

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The three sisters

 

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Bienvenue dans la vallée de Glen Coe

Plusieurs randonnées, de tous niveaux, sont possibles à partir de là. Pour cet après-midi, nous voulions faire celle menant à la vallée perdue, vallée située entre les deuxièmes et troisièmes sœurs. Grâce à nos piètres capacités d’orientation … on s’est planté de vallée, et on a fait celle d’à côté … beaucoup plus longue … beaucoup plus dure… mais tout aussi belle ! Elle permet d’atteindre la vallée suspendue, au pied du Bidean Nam Bian. Une fois arrivé en haut, on profite d’une superbe vue sur la vallée. Il y avait encore un peu de neige (ce sera la seule qu’on aura vu cette année) (on a même fait une petite bataille de boules de neige !). Attention, un peu avant d’atteindre la vallée suspendue, le chemin est un peu plus dur à trouver, et très rocailleux. ça devient presque de l’escalade! Soyez sûrs de vous ! Evidemment, c’est à ce moment qu’il a commencé à pleuvoir, on est donc redescendu rapidement. Voir arrivé un orage potentiel  depuis le sommet, ce n’est pas hyper rassurant pour les amateurs que nous sommes.

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Vue sur la première des trois soeurs, et la route vers la vallée suspendue. Tout au fond là-haut, encore enneigé, le Bidean Nam Bian

 

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La vallée suspendue
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Hello you
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Glen Coe … rien d’autre à ajouter … <3

Après cette longue marche (6 h), nous sommes retournés sur nos pas pour rejoindre la Campfield House, puis nous sommes aller dîner à Fort William. Pas grand chose à dire ici, nous n’avons pas fait de vieux os ce jour-là.

JOUR 12 : Glenfinnan, et Glen Coe ( 2nd rournd)

Après une nuit de repos bien méritée, nous avons repris la route pour le viaduc de Glenfinnan, rendu célèbre par la saga Harry Potter !

 *naaaaa, naa naaaaa, naa NAAAAA, NAa naaaaa … Naaaaaaa nana na, Naaaa naaaaaaa* (Thème d’Harry Potter, si vous n’aviez pas reconnu)

Deux fois par jour, de mai à octobre, un train à vapeur empreinte cette voie pour relier Fort William à Mallaig. Deux fois par jour, autant vous dire que vous n’avez pas envie d’arriver en retard sur le site ! Grâce à nos talents de planificateurs professionnels, nous y sommes parvenu sans encombre. En contre-bas du viaduc, au bord de la route, se trouve le parking du National Trust for Scotland. À partir de là, il faut marcher 5 minutes pour atteindre le pied du viaduc. Dessous, une petite barrière garde un chemin que vous pouvez prendre pour atteindre un point de vue en hauteur, et attendre la fumée de train *big smiley face*.

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The Jacobite Steam Train passant sur le viaduc de Glenfinnan

Proche du viaduc se trouve un autre site des films Harry Potter : l’îlot où se trouve la tombe de Dumbledore. L’îlot est situé au nord du Loch Eilt et est très facilement reconnaissable pour les fans! Et si vous êtes assez rapide, vous pourrez même voir le train à vapeur passer derrière l’îlot ! Bon, pas la peine de rouler à 130 km/h hein, le train ne va pas si vite ! Je vous le cache pas, y repenser me donne des frissons …

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La tombe de Dumbledore … RIP.
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La vue depuis le nord du Loch Eilt

Suite à cette mise en bouche et n’ayant pas oublié notre échec d’orientation de la veille, nous avons décidé de retourner aux Three Sisters (ça pète vachement plus en anglais tout de même !) pour fouler the Lost Valley ! Mêmes joueurs – jouent – encore ! La randonnée est plus courte et moins intense que celle de la vallée suspendue. Elle ne prend vraiment que 3h, en traînant un peu en haut. La vallée perdue est chargée d’histoire. Son nom lui vient du XVII siècle, lorsque les membres du clan MacDonald l’utilisaient pour cacher le bétail volé à leurs voisins durant les guerres de clans.

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The Lost Valley, vue vers le bas de la vallée.
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The Lost Valley, vue vers le sommet.

Petite note désagréable. Si globalement dans le pays, les sites sont très bien entretenus et propres, celui-ci était parsemé de détritus en tout genre. Cela n’est pas visible au premier coup d’œil, mais en regardant de près, ça devient vite répugnant. C’est peut-être l’histoire de cette vallée qui incite les gens à venir y camper, pour ressentir le poids de l’histoire, ou simplement faire la fête, mais je doute que les soldats écossais disposaient de canettes de bière, encore moins de bracelets phosphorescents. Dans des lieux comme ceux-là, voir cette négligence provoque un retour à la réalité un peu brutal…

J’étais déjà sur les rotules à ce moment de la journée. L’accumulation de la fatigue se faisait bien sentir. Gwen voulait absolument aller voir un site non-loin de là avant d’aller s’effondrer misérablement dans un lit : le Glencoe Lochan. Et je crois que c’est l’endroit où j’ai pris ma plus belle photo du voyage. La personne qui a créé cet endroit, de nationalité canadienne, l’a fait ainsi car elle avait le mal du pays… et ça se sent.

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Moment de quiétude au bord du Glencoe Lochan.
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Ma nouvelle Happy Place.

Nous avons dormi à l’auberge Corran Bunkhouse Ltd. C’était la seule auberge de jeunesse de notre voyage. Je ne vous le cache pas, j’ai un grand sourire rien que d’y repenser, parce que j’y ai passé un super moment ! À notre arrivée, les gérants nous ont fait visiter l’auberge, et ont répondu à nos questions sur la région, mais quand je parle de réponse, je ne parle pas de « oui », « non », ou « peut-être par-là, au fond à droite » ! Nan, nan, nan. Je parle de passion, d’histoires, de conseils géniaux ! Bref, aux petits soins. (Y’avait même un sauna !). L’auberge se trouve juste à côté d’un ferry, qui vous fait traverser le loch Linnhe. La traversée est gratuite pour les piétions. Sur l’autre rive, directement en descendant du ferry, vous pourrez manger au restaurant du Inn at Ardgour, avec évidemment des options végétariennes (J’adore ce pays rien que pour ça !).

À noter :

En Ecosse, il y a une tolérance zéro pour l’alcool au volant. Si vous devez conduire après une soirée ou un restaurant, INTERDICTION de boire une seule goûte d’alcool ! D’où l’avantage de pouvoir prendre le ferry à pied ! J’dis ça, moi …

Petit pensée pour Laura et Fred, un couple français que nous avons rencontré à l’auberge, également en vadrouille en Ecosse. Nous avons passé la soirée à discuter, rigoler et se gaver de petits gâteaux. Des bisous à vous deux, merci d’avoir ravivé ma passion pour l’histoire. #dédicace

Les moments les plus beaux sont ceux où j’oublie de prendre des photos.

Informations pratiques :

  • Pour relier Skye à Glencoe, il faut compte un peu plus de 2h de route.
  • Au Glencoe Visitor Center, il est possible d’acheter des dépliants montrant les randonnées. Celui pour les Threes Sisters coûte 2 £.
  • Pour pouvoir prendre le train à vapeur, il faut compte 34 £ par personne pour l’aller/retour, 29 £ pour un aller simple. Le train met 2h15 pour aller de Fort William à Mallaig.
  • Le second jour, nous avons déjeuner au Clachaig Inn, qui est le repère des alpinistes et randonneurs de la région. Ils ont un haggis végétarien qui dépote!

Roadmap : 


Photo Bonus :

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Roadtrip en Ecosse #3 : du Glen Affric à l’île de Skye

Roadtrip en Ecosse #3 : du Glen Affric à l’île de Skye

Pour cette troisième partie, je vous raconte notre passage par le glen Affric et les trois jours que nous avons passé sur l’île de Skye.

Jour 7 : Du glen Affric à l’entrée de l’île de Skye

À ce moment du voyage, nous avions un peu d’avance sur le planning prévu initialement. Du coup nous avons modifié légèrement notre itinéraire pour faire un détour par le Glen Affric.

À partir de Drumnadrochit , il faut rouler un moment sur de petites routes sinueuses pour finalement arriver dans la vallée Affric.  Nous nous sommes garés au parking des Dog falls pour aller marcher. Notez que quasiment tous les parkings sont payant en Écosse afin d’aider à la préservation des sites et il faut compter 2£ à chaque fois. (Il y a aussi des toilettes partout (et propres en plus !), ce qui me change carrément la vie en vacances !) (Fin de la parenthèse).

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Plusieurs promenades familiales partent du parking et nous avons opté pour une combinaison des trois proposées à travers la forêt de pins. À part un groupe de randonneurs, nous n’avons croisé personne. Cela donne vraiment la sensation d’être seuls au monde. Pour nous qui aimons les grands espaces et le calme, c’est le bonheur !

Ce jour-là il y avait un brouillard à couper au couteau, donc tant pis pour les points de vue sur les glens…

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Cependant la brume donnait une ambiance magique au lieu et faisait d’autant plus ressortir les couleurs. Le glen Affric est connu comme l’un des plus beaux d’Écosse, notamment en automne pour ses couleurs chatoyantes. On s’attendait à voir sortir des lutins ou des personnages féériques de derrière les arbres. C’était particulièrement le cas autour du Coire Loch où nous nous sommes arrêtés pour déjeuner. Il se dégageait de l’endroit une sensation de calme absolument délicieuse.

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Tout le long du chemin, des panneaux sont installés pour présenter les animaux vivants ou ayant vécus dans la vallée tel que l’aigle royal ou le loup. Nous avions emmené les jumelles avec nous afin de pouvoir observer les oiseaux. Si on est chanceux, il est même possible d’apercevoir des cerfs.

En milieu d’après-midi, nous avons repris la voiture pour aller un peu plus loin jusqu’au parking de la rivière Affric. D’autres petites promenades partent de là, dont une qui offre un superbe point de vue sur le Loch Affric. Il est aussi possible de faire le tour du loch à pieds mais il faut être très bien équipé et prévoir la journée car cela fait tout de même plus de 16 km de marche. Nous avons eu de la chance, la brume s’était légèrement levée au moment où nous sommes arrivés en haut du chemin.

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Ensuite nous avons repris la route; direction l’île de Skye cette fois ! On s’est quand même arrêté à Drumnadrochit pour goûter ! Nous avons trouvé un petit café qui servait du thé et du café issus du commerce équitable, et de belles parts de layer cake chocolat – caramel!

Sur la route, la météo a radicalement changé et nous avons eu un grand soleil et 20°C. Ça changeait de la pluie et des 10°C du matin. On s’est même arrêté sur la bord de la route pour que je puisse me changer. Le pull commençait à être franchement insupportable! Comme quoi, la légende dit vrai: on peut vraiment avoir toutes les saisons en une seule journée en Écosse! Le paysage le long du chemin était superbe et comme souvent, nous avons croisé beaucoup de moutons !

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Le soir nous sommes ressorti pour aller admirer Eilan Donan castle sur fond de couché de soleil. Le château est situé un peu avant l’entrée de l’île, près de Dornie et c’est sûrement le plus photogénique (et le plus photographié !) d’Écosse. Il fut construit au XIIIe siècle et est accessible seulement par un petit pont de pierre. Il occupe une position particulièrement stratégique et la légende veut qu’en 1539, trois hommes réussirent à le défendre contre 50 galères !

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Jour 8 : découverte de la péninsule de Trotternish sur l’île de Skye

Le lendemain nous avons débuté notre exploration l’île de Skye en commençant par la péninsule de Trotternish qui fut l’un de mes endroits préférés de l’île. Le coin présente un relief particulièrement original et certains endroits sont parmi les plus escarpés de Skye.

Le matin nous sommes allé du côté du Old Man of Storr au nord de Portree (pour l’échauffement!). L’étrange rocher appelé Old man culmine à 719m et on y monte assez facilement bien que le chemin soit assez raide par endroit. L’allée- retour se fait en un peu moins d’1h30 de marche. Arrivé en haut, on a une très belle vue sur la péninsule. Autrefois le chemin était forestier mais à ma grande surprise, tous les arbres ont été coupés. C’est d’ailleurs le cas à de nombreux endroits dans le pays. Kévin, gérant du B&B où nous logions, m’a expliqué que ce sont en fait des forêts d’espèces importées destinées à être coupées au bout de 20 ans environ. Aujourd’hui, des espèces natives sont replantées aux mêmes endroits. Donc si l’on revient dans 5 ans, nous devrions voir des mini-arbres! Et locaux s’il vous plait!

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Après déjeuner, nous sommes allé encore un peu plus au nord, au massif de Quiraing. Il y a beaucoup de monde sur le parking mais beaucoup moins sur le sentier. Beaucoup de gens viennent prendre la vallée en photo et repartent aussitôt.Il faut compter 2h30 à 3h pour faire la randonnée mais elle vaut largement l’effort fourni. Un équipements complet est cependant conseillé et surtout une bonne condition physique. Il n’y a que 430m de dénivelé positif mais il faut les monter en une fois et les redescendre d’un coup aussi (mes genoux ne m’ont pas remercié). D’ailleurs en redescendant, nous avons croisé une femme avec une cheville en vrac et les secours de montagne en train de grimper au pas de course avec tout l’équipement pour la redescendre sur une civière. Une autre façon de visiter le pays!

Les paysages sont, comme d’habitude, sublimes (je sens que je vais me répéter souvent et commencer à manquer d’adjectifs avec Skye attention !). Nous sommes repartis de cet endroit complètement vidés, couverts de boues mais absolument ravis. Autant vous dire que nous avons très bien dormi ce soir là!

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Jour 9 : Cuillins Hills

Pour le matin du deuxième jour sur l’île, nous sommes allés du côté des Cuillins Hills, montagnes cultes de Skye.

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Nous nous sommes garés au camping de Glenbrittle pour ensuite monter jusqu’au Coire Lagan: une marche d’une dizaine de kilomètres pour 650m de dénivelés environ. Il nous aura fallu 3h30 aller-retour environ. Nous avons rencontré un couple de jeunes Français sur le chemin et discuté un moment, notamment sur le choix du chemin à prendre vu qu’à certains endroits ça ressemble plus à de l’escalade qu’à de la marche. Arrivés en haut, on est récompensé par la vue et il est possible de monter encore plus haut pour les plus sportifs d’entre nous. Nous, on a préféré la sieste et le pique-nique au bord du loch. J’avais mal aux jambes juste à les regarder monter plus haut ! Nous avons donc déjeuné la haut, en admirant le paysage et j’ai même trempé mes orteils dans l’eau.

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Après être redescendu, nous sommes allés jusqu’aux Fairy pools. Il s’agit d’une promenade longeant une succession de  cascades tombant dans des bassins plus ou moins grands. L’eau est turquoise et on a une vue magnifique avec les montagnes en fond.

Il y a énormément de touristes sur le sentier, surtout le long des premiers bassins qui sont aussi les plus grands. Mais en continuant un peu plus loin, on se retrouve quasiment seuls et il est possible de trouver une « piscine » féérique rien que pour soit. Je me suis même baignée. Bon, 15 secondes environ seulement, mais ça compte quand même !

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Jour 10 : Fairy glens & Neist point

Pour notre dernier jour sur Skye, nous sommes d’abord allés du côté des fairy glens, qui sont une sorte de Quiraing miniature avec des reliefs particuliers et plein de petites collines. Là-bas, on s’attend à croiser des hobbits ! Au sol, on trouve des cercles de pierre magiques. La légende dit qu’il faut marcher dans la spirale, déposer quelque chose au centre et faire un vœux puis ressortir sans casser le cercle de nouveau. Moi j’ai fait mon vœux!

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L’après-midi nous avons roulé jusqu’au Neist Point et son phare, point le plus l’ouest de l’île. Nous sommes descendus jusqu’en bas où l’on jouit d’une superbe vue sur les falaises escarpées en face. On a profité pour déjeuner d’un sandwich au cheddar et d’une part de carrot cake (on a fait une étude comparative des carrot cakes d’Écosse)(celui d’Édimbourg gagne haut la main pour ceux que ça intéresse). Le plus dur c’est de remonter l’escalier jusqu’au parking!

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 Nous avons terminé la journée par une courte promenade (et surtout une sieste)(encore) le long des coral beachs avant de rentrer du côté de Broadford pour la dernière nuit. Les coraux constituant le sable sont en fait de tout petits coquillages.

Informations pratiques :

  • Des dépliants gratuits sur le Glen Affric et les promenades de la région sont disponibles au visitor center de Drumnadrochit ou à l’entrée du parking des Dog Falls.
  • Pour notre première nuit sur l’ile, nous avons dormi dans un hôtel à Kyleakin qui n’a rien d’intéressant, mis à part sa localisation et son prix relativement raisonnable.
  • Nous avons passé les 2 nuits suivantes à Garybuie à côté d’Uig et c’est sans aucun doute le plus beau B&B où nous sommes allés. L’endroit est superbe et très chaleureux. Christine et Kevin sont adorables et toujours prêt à rendre service. Ils ont beaucoup d’animaux : au moins 4 chats, 1 superbe coq et plein d’autres. Nous avons pu laver nos affaires, dîner de délicieux plats végétariens faits maisons et Kevin a été de très bons conseils pour les randonnées autour des Cuillins. Il nous a d’ailleurs prêté une carte pour y aller. Enfin c’est une très bonne base pour explorer la péninsule de Trotternish. Bref, vous pouvez y aller les yeux fermés!
  • Nous avons passé la dernière nuit dans un autre B&B : Fernlea à Breakish où les hôtes ont été très gentils. Nous avons pu réchauffer notre super soupe de légumes toute prête pour le diner!
  • Si vous comptez arpenter l’île de Skye à pieds (ce qui est vivement recommandé !), je vous conseille de vous procurer le petit livre Walks of Skye qui présente 31 marches sur l’île, faisant de 1 à 19 km de long. Il coute 3£ et est vendu dans les post offices.

Roadmap :

Roadtrip en Ecosse #2 : d’Edimbourg à Inverness

Roadtrip en Ecosse #2 : d’Edimbourg à Inverness

Pour cette seconde partie de notre voyage, je vous emmène à la conquête des Highlands !

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JOUR 4 : D’Édimbourg à Pitlochry

Il faut dire, on a facilement l’impression d’être au beau milieu des paysages magnifiques du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Mais ce ne sont pas ces films (ou livres), ni Braveheart qui ni nous intéressait tout au long de notre périple, mais Harry Potter, et la série Outlander. Si vous ne connaissez pas cette dernière, je vous la recommande vivement (en VOST surtout ! pas de triche ! Ça peut aider à se faire à l’accent écossais). Nous avons donc fait en sorte de visiter certains des lieux de tournage durant notre voyage.

Pour rejoindre ces sites, il nous a d’abord fallu récupérer la voiture que nous avions loué via l’entreprise Entreprise Rent-a-Car, à l’agence de la gare Waverley d’Édimbourg. Un mot sur la conduite outre-manche : j’étais très stressé à l’idée de conduire de l’autre côté de la route (qui, au passage, est le bon côté … oui oui). Alors, pour essayer de limiter la casse, j’ai passé les trois jours d’Édimbourg (racontés ici par Gwen) à familiariser mon cerveau à ce nouveau paradigme. Dans la pratique, cela revient à croiser les passants sur ma droite, et les doubler par la droite aussi… pendant trois jours … et ça marche !  Bon, ça n’enlève pas le stress de la première fois, mais du coup, les réflexes viennent plus facilement. En plus de ça, j’ai été accueilli à l’agence de location par une personne française adorable, qui m’a beaucoup rassuré. Surtout quand elle a failli se cartonner une autre voiture dans le parking… Passée l’angoisse des premiers mètres, la conduite s’est bien passée sur l’ensemble du trajet. Malgré tout, je vous recommande grandement de ne pas vous limiter au premier niveau d’assurance à la location. Un gravier sur le pare-brise ou un accrochage avec un mouton ayant décidé de faire une sieste au milieu de la route est très vite arrivé ! (True story). Aussi, réservez la voiture en avance sur leur site internet vous permet d’avoir une réduction sur le prix.

Premier arrêt : Culross, à 35 miles. Ce charmant village situé de l’autre côté de l’estuaire, était très prospère au XVIe siècle, grâce au sel et à l’extraction du charbon. Une place du village a été utilisé dans le tournage de Outlander. Reconnaissez-vous ce lieu de la série ?

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Ici se tient normalement un bûcher, où l’héroïne Claire, accusée de sorcellerie, doit être mise à mort … mais c’est très joli ! Durant le tournage, les façades des maisons ont été repeintes en gris pour coller à l’ambiance de l’époque, et peintes à nouveau en blanc ensuite.

Au nord-ouest du village, on trouve un autre lieu de tournage de la série: l’ancienne abbaye, West Kirk. Les ruines de l’abbaye sont libre d’accès. Il faudra traverser le cimetière pour atteindre ses murs, érigés au XVIe siècle. Bien que l’église ne soit plus  en fonction depuis le XVIe siècle, il semble que son cimetière soit toujours utilisé; nous avons vu une sépulture datant de 2008.

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Vue d’ensemble sur West-Kirk
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Le moment où je me prend pour Claire Beauchamp

 

Nous sommes allés nous restaurer ensuite au Biscuit Cafe, où j’ai mangé (et suis tombé amoureux de) mon premier sandwich brie / sauce Cranberrys… Pour ceux qui peuvent/veulent, go for it !

L’arrêt suivant s’est fait au Doune Castle, ou Castle Leoch pour les fans d’Outlander, sur les rives du Teith, 25 miles plus loin.

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Doune Caslte, aka Castle Leoch, résidence des MacKenzie

Construit au XIVe siècle, ce château formidablement bien conservé, nous immerge dans le passé, les images de la série nous revenant en mémoire tout au long de la visite, en partie audio-guidée par Sam Heughan (Jamie Frazer dans la série).Si vous aimez Sacré Graal des Monthy Python, c’est aussi un château à Visiter. Le film a été tourné là-bas et de nombreuses références y sont faites lors de la visite. En sortant, empruntez les chemins partant sur la droite, vous pourrez vous tremper les pieds dans la rivière et profiter des clapotis de l’eau ;-).

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Les cuisines du château. Les scènes de la série ont été filmés dans une reproduction fidèle de la pièce, pour ne pas abîmer l’originale.
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Le grand hall où se tenaient les réceptions et se donnait la justice. Dos à nous, un balcon en bois de la largeur de la pièce accueillait les musiciens. Au bout, la pièce est surélevée, c’est la place des hôtes des lieux.

Nous séparant de notre point de chute à Pitlochry pour cette première journée dans la comté  euuuuh… des campagnes des Highlands, se trouve Glen Lyon. À ce moment là, on commence à monter d’un ton dans le prenage dans les mirettes.

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Falls of Dochart, Killin
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Vue sur le Loch Tray, Glen Lyon

Glen Lyon est l’une des plus belle vallée d’Écosse, et l’un des lieux supposés de la naissance de Ponce Pilate, l’autre étant Lyon, en France. On s’est arrêté quelques fois avant de rejoindre Pitlochry pour profiter du paysage, et encore, on s’est retenu, sinon je pense qu’on aurait tout fait à pied. Mais il fallait se préserver un peu pour la suite, qui s’est avérée encore plus époustouflante !  Et en attendant la suite, petit stop  au bar McKays. Vous connaissez le meilleur burger végétarien du monde ? Attendez d’avoir goûté le Portobelo Burger de cet endroit typique. On n’a malheureusement pas pris le temps de prendre de photo, parce que l’instant était tellement savoureux qu’on a pas voulu en perdre une miette (bon, on était aussi épuisé de la journée).

Note: Les passings places sont des emplacements réguliers sur le bord des routes à une voie (single track road) pour permettre de croiser plus facilement des voitures, ou bien de laisser les voitures nous dépasser. Il ne faut pas stationner sur les passing places !

JOUR 5 : De Pitlochry à Aviemore et Glenmore

Après une bonne nuit de repos dans le B&B Buttonboss Lodge, direction Aviemore et Glenmore. Je voulais initialement visiter la distillerie de Dalwhinnie, qui propose des dégustations de leur whisky, en les associant avec différents chocolats ( … ouai … *bave au lèvres*), mais finalement, le Dieu de la météo écossaise étant avec nous, j’ai préféré resté dehors. Nous avons donc directement rejoint Glenmore. Et alors là mes p’tits loups…

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Loch Morlich, au pied de la Cairngorm Mountain

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Le village de Glenmore, au pied du Cairngorm, vous proposera de belles balades à travers la forêt et autour de ce lac. Il est possible d’aller au sommet de la montagne.Il faut pour cela prendre le funiculaire du Cairngorm Ski pour accéder à son plateau, puis les chemins balisés. Comptez 3 heures pour atteindre le sommet.

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Petit coin de paradis dans la forêt de Glenmore

Il n’y avait pas énormément de monde malgré le beau temps (relatif à l’écosse, 17°c, peu nuageux, c’est le tropiques !). Ces balades sont vraiment agréables. J’en ai même profité pour faire un peu de méditation sur la plage. #HappyPlace.

Après quoi nous sommes allé nous reposer dans un charmant B&B à Aviemore, Eriskay. L’accueil y était chaleureux (littéralement, avec du thé, du café, et des petits oiseaux). Ils ont des petites maisonnettes en bois pour les séjours de quelques nuits, avec une place sur laquelle il est possible de faire un feu, pour un barbecue par exemple. Allez-y les yeux fermés !

JOUR 6 : De Aviemore à Inverness, Culloden, et le Loch Ness.

Troisième journée sur les routes écossaises, sur le thème de l’histoire. Et on commence par Culloden, et son champ de bataille, à l’est d’Inverness.

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Culloden battelfield

Cet endroit marque la fin de la révolte jacobite, en 1746. Deux fronts s’opposaient : les écossais, menés par Bonnie prince Charlie soutenu par l’armée jacobite, principalement composée de Highlanders, et l’armée anglaise  (composée en partie d’écossais), menée ici par le duc de Cumberland. Les pierres tombales (une par clan) montrent les emplacements où les soldats écossais reposent, et des drapeaux aident à visualiser l’emplacement des lignes de front. C’est à cette bataille que les premiers épisodes de la série Outlander font référence.

À quelques miles de là, se trouvent les Clava Cairns, site funéraire datant de l’âge de bronze ( an -3000 à -1000).

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Clava Cairns

Maintenant à ciel ouvert, ces structures étaient autrefois fermées, avec une entrée unique, par laquelle il fallait ramper pour atteindre le centre. L’intérieur ne pouvait être éclairé qu’un seul jour par an, lors du jour le plus court, durant le solstice d’hiver. Ce lieu a quelque chose de magique.

La suite de la visite se passe sur les rives du Loch Ness, au château d’Urquhart. Allez Allez, on ne traîne pas derrière ! Je sais, ils sont trop mignons les agneaux. Nan, ils ne rentreront pas dans les valises !

Les moutons trop mignons !
Les moutons trop mignons !

 

Urquhart Caslte, rive du Loch Ness
Urquhart Caslte, rive du Loch Ness

Pour atteindre le château, vous devez empreinter la route longeant le Loch Ness par l’ouest… C’est une route sinueuse, et simplement magnifique. L’envie était grande pour moi de quitter la route des yeux. Mais de toutes façons, en Écosse, il ne faut JAMAIS quitter la route des yeux. Ne serait-ce que pour vérifier qu’on roule du bon côté …

Urquhart Castle, donc, construit au XIIIe siècle, puis agrandi, puis détruit, puis restauré en parti, puis détruit, etc… au cours du temps, il a pas mal changé, de forme et de main. Grâce aux travaux de rénovation dans les années 2000, il est toujours possible de visiter ses ruines, donnant un très beau point de vue sur le Loch, et peut-être devenir celle ou celui qui trouvera Nessie !

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Urquhart Castle
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Loch Ness

En parlant de Nessie …

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Camping Car de Steve Feltham, Nessie Hunter depuis 1991

Steve, dont voici le repère, et donc le chat est très affectueux, a tout quitté pour venir chercher Nessie, et ce depuis 25 ans !

Retour sur Inverness pour la fin de journée, pour déposer nos valises à la Market Brae Guest House, ou Paul, avec qui je partage la sensation d’être dans les paysages de Tolkien, a partager avec nous les coins sympas d’Inverness.

 Informations pratiques :
  • Pour la location de voiture, chez Entreprise Rent-a-Car, le montant de l’assurance varie en fonction de la durée de la location. Pour 12 jours de location, cela nous a coûté 471 £ tout compris, avec une caution de 200 £. Il est possible de rendre la voiture à un endroit différent de là où vous la prenez. Pas besoin de la nettoyer ^^.
  • Les routes sont limitées à 30 miles/h (mph) en ville, 40 mph dans les zones un peu plus dégagés, 60 mph sur l’équivalent des départementales et nationales, 70 mph sur les voies rapides.
  • Les parkings sur les différents sites sont payant. Il faut compter 2 £ pour la journée.
  • Dans les bars, il faut généralement commander au bar, et donner le numéro de table à laquelle vous êtes assis.
  • À Glenmore, les dépliants pour les balades sont disponible au Glenmore Visitor Centre. Elles sont accessibles à tous (1 à 2 h) et il est aussi possible de les faire en vélo. Il est même possible de relier Glenmore à Aviemore à pied (1h45) ou à vélo (30 minutes).
  • Culloden Battlefield : le champ de bataille est accessible gratuitement. Il y a aussi un petit musée dont l’entrée est à 11 £.
  • Clava Cairns : Le site est accessible gratuitement et très touristique.
  • Urquhart Caslte : l’entrée du château coûte 8,50 £. Dans la boutique qu’il faut traverser  avant d’accéder au château, il y a un petit restaurant où l’on peut prendre un repas chaud. Attention au monde par contre !

Roadmap :

Lectures du mois de Mai

Lectures du mois de Mai

Bienvenue dans la rubrique lecture. Ici j’aimerais discuter de mes lectures du mois qui se termine, et peut-être même que Jonathan viendra parler des siennes de temps à autres. Cela me permettra de pratiquer l’exercice délicat de la critique littéraire et de garder une trace de mes lectures.

J’ai eu l’occasion de lire un peu pendant notre voyage en Écosse. Assez peu la première semaine finalement. En rentrant le soir, j’étais tellement fatiguée que je m’écroulais sur mon lit et m’endormais en moins de 2 minutes.

J’ai tout de même lu 4 livres au cours du mois de Mai : trois romans et un essai. Cette année je mets un point d’honneur à diversifier mes lectures. Les quatre livres que je vais vous présenter sont donc très différents tant en terme de style, que de thématique et de période narrative. Ils ont cependant un point commun, ils sont tous écrits par des femmes et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’un d’entre eux est un vrai coup de cœur et un autre m’a permis d’amorcer une réflexion sur un sujet que je trouve très important. Je vous laisse les découvrir.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee ♥♥♥♥

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Résumé :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :

J’ai adoré ce roman et l’ai lu quasiment d’une traite. J’avoue m’y être intéressée seulement parce que l’auteure est décédée il y a peu et que, comme d’habitude, son livre s’est retrouvé partout. Nous suivons donc Scout, une petite fille de 8 ans dans ces péripéties avec son frère, ses amis et sa famille. On la voit évoluer pendant 3 ans et c’est à travers son regard que l’on va suivre le procès d’un homme noir accusé de viol par une femme blanche. Son père est en effet l’avocat de cet homme.  Le récit est incroyablement bien mené. Chaque élément de l’histoire sert à un moment ou un autre. La lecture est fluide et l’auteure arrive à nous faire oublier que la narratrice n’a plus 8 ans au moment où elle raconte les faits. Ce qui fait que certaines réflexions peuvent surprendre.  C’est un livre plein d’humour, une belle histoire sur l’enfance, qui en même temps renseigne très clairement sur le racisme ambiant du sud des États-Unis à l’époque et les problèmes du système judiciaire américain. Un roman que je vous conseille mille fois.

« Mais non ! Tout le monde est obligé d’apprendre ! Les bébés savent pas lire en naissant ! Walter est aussi intelligent que possible, il est seulement un peu en retard parce que son père a besoin de lui pour l’aider. Sinon il est tout à fait normal. Non, Jem, moi je pense qu’il a qu’une seule sorte de gens, les gens. »

La prison est-elle obsolète ?, Angela Davis ♥♥♥

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Résumé :

Comment et pourquoi plus de deux millions d’américains sont aujourd’hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d’électeurs dans les minorités ?

Mon avis :

Angela Davis est une figure de proue des mouvements anti-raciste et féministe américain. Elle milite également pour l’abolition carcérale. Abolir la prison ? En voilà une idée qui a du mal à faire son chemin dans mon esprit tant l’institution me semble immuable et obligatoire au bon fonctionnement de nos sociétés. Après tout, c’est une bonne alternative à la peine de mort non ? Non ? Ah… En effet, dans cet essai d’une centaine de pages, Angela Davis démonte les arguments pro-prison et surtout explique en quoi ce système est en fait profondément raciste et prend ses racines dans la suite de l’esclavage et dans le louage carcéral. Certains passages historiques fond franchement froid dans le dos. Elle explique aussi comment le genre structure le système carcéral (violences sexuelles impunies en autre) et comment s’est construit le système carcéro-industriel. A la lecture, on découvre notamment que le nombre de prisons construites aux États-Unis (et donc le nombre de prisonniers) a explosé alors même que la criminalité était déjà en baisse, que la plupart d’entre elles sont gérées par des sociétés privées, que n’importe qui peut se retrouver dans une prison supermax en isolement 23 heures sur 24 peut-importe le crime commis,  que les violences faites aux prisonniers sont légions…

Je suis restée sur ma faim au dernier chapitre lorsque l’auteure aborde les alternatives abolitionnistes. Cette partie est assez succincte comparée au reste du livre. Elle donne les grandes lignes, qui selon elle, permettrait d’aller vers un désengorgement des prisons américaines. Elle explique qu’il ne faut pas rechercher une seule solution alternative à la prison mais qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une myriade de mesures afin d’aboutir à une désincarcération et de déconstruire le lien que l’on fait aujourd’hui entre crime et châtiment. Elle parle entre autre des politiques de réconciliation.

C’est un livre que je juge d’utilité publique pour réfléchir à l’utilité de la prison, à son efficacité réelle et à pourquoi nous considérons la prison comme la norme absolue. Maintenant j’aimerais trouver d’autres sources d’informations sur le système carcéral français. A priori, le système carcéro-industriel est tout même un peu moins puissant ici par exemple, même s’il existe aussi.

« Si on supprime les prisons, par quoi alors les remplacer ? Telle est la question piège qui souvent coupe court à toute tentative de réflexion poussée sur les visées abolitionnistes. Pourquoi serait-il si difficile d’imaginer des solutions alternatives à notre système d’incarcération ? Un certain nombre de raisons expliquent notre résistance à l’idée qu’il serait possible de façonner un système de justice entièrement différent – et plus égalitaire. Premièrement nous considérons notre système pénal, avec sa dépendance démesurée à la prison, comme une norme absolue ; nous avons donc le plus grand mal à envisager d’autres solutions  pour traiter le cas des quelques deux millions de personnes actuellement incarcérées »

Un été prodigue, de Barbara Kingsolver ♥♥

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Résumé

Dans le décor sauvage et grandiose des Appalaches, Un été prodigue tisse trois histoires de femmes. Celle de Deanna, employée par l’office des forêts, dont la solitude va être bouleversée par l’arrivée d’un jeune chasseur. Celle de Lusa, une intellectuelle qui, devenue veuve, décide de rester dans la vallée et de gagner le cœur d’une famille hostile. Celle de Nannie, enfin, dont les opinions en matière de religion ou de pesticides suscitent des querelles de voisinage.

Dans ce roman foisonnant et généreux, Barbara Kingsolver traite du thème qui lui est le plus cher – le respect de la nature – avec un charme et une grâce qui suscitent l’enthousiasme.

Mon avis

J’ai découvert ce roman dans une vidéo de Friendly Beauty. Le thème « nature » m’interpellait et je me suis laissé tenter.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et il m’a bien fallu une centaine de pages pour finalement accrocher vraiment. De la même façon, les personnages ne me touchaient pas ou peu et puis, au fil du récit, j’ai senti que je m’attachais à eux. Celles qui m’intéressaient le moins, Lusa & Nannie, sont devenues celles que j’attendais avec impatience.

Au fil des pages, les trois femmes et le vieux voisin de Nannie, sont tour à tout touchants, énervants, drôles…  J’ai trouvé Nannie pleine d’humour. On les suit le temps d’un été ; on les regarde essayer de s’adapter au mieux à leur environnement.  On sent leur amour de la nature et leur envie de la protéger, de faire des différemment des autres. Les relations humaines sont également au cœur du roman puisque les trois femmes sont confrontées à l’incompréhension de leurs proches quant à leurs choix de vie et doivent composer avec leurs réactions.

Ce livre est une véritable ode à la nature et on sent  qu’il a été écrit pour traiter, entre autre, de la fragile stabilité des écosystèmes. L’histoire des différents protagonistes ne sont finalement que des prétextes pour aborder d’autres questions : l’utilisation de pesticides qui finalement augmentent la quantité d’insectes, l’importance des prédateurs, la difficulté à vivre de la terre de nos jours ou encore les ravages causés par les plantes ou les animaux importés sur la faune et la flore locale. Beaucoup d’exemples sont donnés. J’ai vraiment beaucoup appris et je trouve que ce livre fait réfléchir. En tous cas, il m’a fait remettre en cause certaines certitudes que j’avais.

En bref je vous le conseille, au moins autant pour les histoires de Deanna, Lusa et Nannie que pour les informations disséminées çà et là au cours du roman.

« La vie d’un carnivore, c’est la plus précieuse de la pyramide, ça, c’est une chose. Dans le cas d’un coyote ou d’un grand félin, la mère passe une année entière à élever ses petits. Pas simplement quelques semaines. Elle doit leur apprendre à pister à et à chasser, ainsi que tout ce qui se rapporte à cette activité. Elle aura de la chance si un seul de ses jeunes passe au travers. […] si tu lui tires dessus, Eddie, voilà ce que tu mets par terre. »

Mémé dans les orties, Aurélie Valognés

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Résumé

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis

J’ai acheté ce roman sur un coup de tête, à la gare de Lyon en rentrant d’Ecosse parce que j’avais 1h40 de train à faire et plus rien à lire. (Un drame intersidéral pour moi.) C’est un roman agréable, qui se lit facilement mais qui ne m’a pas transporté. Du tout. Sur la forme, rien à dire mais sur le fond, j’ai vraiment eu l’impression de lire deux fois le même roman. En effet, l’intrigue m’a fait penser très fort à Ma grand-mère vous passe le bonjour de Fredrick Backman ou encore au livre Le vieux qui ne voulait pas souhaiter son anniversaire de Jonas Jonasson. On y retrouve le même petit vieux un peu (beaucoup) aigri, haut en couleurs et qui n’aime vraiment que sa chienne Daisy.  Le même type de rencontre avec un ou plusieurs personnages, ici une petite fille surdouée et une mamie de plus de 90 ans hyper-moderne, qui vont l’aider à changer et à s’ouvrir aux autres. Les personnages sont touchants et certains dialogues vraiment drôles. Mais à choisir je préfère les deux livres précédemment cités. Ce roman ne restera donc pas dans ma bibliothèque.

 «

– Non mais qu’est-ce que tu fais, là ? Je rêve ! Sors de chez moi, gamine. Illico !

-Si je peux me permettre, vous avez une tête d’œuf de Pâques ! Moi, si je devais me suicider, je ne me jetterais pas sous un bus. Trop de risques de se rater, non ?

La mâchoire de Ferdinand s’apprête à lâcher quand la petite enchaîne :

-J’ai apporté des pâtes de fruits. Je me suis dit que ça nous ferait un dessert. Je parie que vous n’avez rien dans votre frigo.

Elle se lève et ponctue son inspection rapide d’un « bingo ! ».  »

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois-ci? Un de ces livres vous intéresse-t-il?